Rencontre – Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 21 Jul 2017 09:15:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.6 Muhammad Ahmad Jameel : Hafiz à l’âge de 10 ans http://starpress.info/muhammad-ahmad-jameel-hafiz-a-lage-de-10-ans-2094/ Thu, 20 Jul 2017 11:39:39 +0000 http://starpress.info/?p=2094 Muhammad Ahmad Jameel, le fils aîné du Maulana Ainoul-Haque de la Masjid Sheikh Abdool Qadir Masjid, rue D’Artois, a terminé son hifz de 30 sipara à l’âge de 10 ans. Ses deux jeunes frères marchent sur ses pas.

Son « dastar bandi » a  eu lieu à la Jummah Masjid à l’occasion de Lailat-Ul-Qadr cette année par le Mufti Ishaaq Qadri.Il faut aussi savoir que Muhammad Ahmad Jameel est accompagné tous les jours par ses deux petits frères, qui apprennent également le hifz.

Muhammad Jameel est étudiant en classe VI et prendra part aux examens nationaux dans moins de deux mois. Malgré ces épreuves importantes, il ne s’absente jamais de ses leçons de hifz. Son père affirme que Muhammad Jameel est un élève brillant à l’école. Il trouve le temps malgré tout pour faire ses devoirs aussi bien que l’apprentissage de la lecture du quran. Chaque matin, les trois enfants récitent au moins un siparah pour ne pas oublier. Étant hafizah, leur mère, les guide aussi dans la mémorisation du quran.

Sur les traces de leur aîné

Athar, âgé de 8 ans, a pu apprendre par cœur, 24 siparas et Ubaid-Ul Haq Jameel, le  benjamin est hafiz d’un sipara.

« Mes trois enfants ne se plaignent jamais pour aller aux leçons de hifz. Je remercie Allah pour cette faveur », nous dit le père. La lecture du quran est leur passe-temps favori. Akthar, le cadet avait remporté le premier prix lors de la compétition de Quira’at organisée par Ulema  Council de Phoenix, l’année dernière.

« Le hifz quran demande beaucoup de sacrifice mais ses bienfaits sont éternels dans l’au delà. Je compte le faire aussi devenir Alim, » dit-il encore. Mais  avant, il préfère attendre qu’ils grandissent un peu. Entretemps, cela va les aider à l’avenir pour mieux apprendre les enseignements de la religion.

Le muezzin, Muhammad Basheer Boolaky, aussi bien que d’autres musallis ont volontiers aidé à déposer les enfants à la Jummah Masjid. « Aider les enfants à apprendre le quran est une bénédiction. J’espère qu’Allah me récompensera le jour du Jugement dernier. J’encourage les musulmans  à aider les autres musulmans. Rien ne se passe sans récompense auprès d’Allah », souligne Muhammad Basheer Boolaky. Il ajoute que le Qari Ali de la Jummah Masjid se donne beaucoup de peine pour que ses élèves réussissent. Des fois, il vient quitter Ahmad Jameel à la maison personnellement quand les leçons terminent tard le soir.

En Inde, tel n’est pas le cas. Le Maulana Ainoul-Haque avoue qu’il est difficile d’apprendre à la fois le hifz et d’aller à l’école. À Maurice, c’est fait plus facilement. Il tient à remercier le gouvernement qui a prolongé son séjour à Maurice, Reshad Sooba, le mutawalli et Ayaz Keenoo pour avoir soutenu sa famille dans toutes ses démarches. Il souhaite que Athar son fils cadet, puisse terminer le hifz avant de retourner dans son pays d’origine.

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Shaheen Doussoruth Azeer, présidente du SVI : «Nous voulons promouvoir la paix sociale» http://starpress.info/shaheen-doussoruth-azeer-presidente-svi-voulons-promouvoir-paix-sociale-2084/ Wed, 19 Jul 2017 05:33:17 +0000 http://starpress.info/?p=2084 Ingénieure de profession, Shaheen Doussoruth  Azeer veut promouvoir un meilleur environnement. Présidente de l’ONG Service Volontaire International(SVI), elle nous raconte son combat pour réduire  l’ampleur des problèmes sociaux et environnementaux.

Promouvoir la paix sociale à travers diverses activités. Tel est le rêve  de Shaheen.  Un environnement sain est aussi son domaine de prédilection puisqu’elle est ingénieure de profession et travaille dans le domaine du dévelop-pement durable et de l’énergie renouvelable. « Le but de notre association est de venir en aide aux jeunes. Nous voulons les encadrer afin qu’ils deviennent des activistes plutôt que d’avoir les yeux fixés  sur le Smartphone, ou errer dans la rue.  Ils auront l’opportunité de participer à des activités dans les domaines de l’environnement et social. Cela les aidera beaucoup à grandir, » nous dit-elle.

L’ONG se concentre sur la drogue à l’école. « La drogue ronge notre société.  Quelqu’un qui veut résister à la pression de consommer de la drogue, peut faire partie  d’une équipe de personnes qui le soutiennent et qui prennent soin de lui. En effet, force est de constater que de plus en plus de jeunes  consomment de la drogue même  des élèves de la form I. Le rôle des parents est primordial», insiste-t-elle.

Shaheen a toujours été une activiste sociale. Enfant, elle voulait toujours aider son prochain. «J’aime le changement et j’agis pour concrétiser mes convictions. Je suis motivée par ma passion et ma vision pour réaliser un avenir meilleur. Je souhaite que les Mauriciens deviennent plus actifs que ce soit dans les domaines – politique, social, ou environnemental. Car notre force  est  notre unité, nos armes sont nos connaissances et ensemble nous allons créer un meilleur avenir, » lance la jeune femme.

Son équipe reçoit le trophée “Pierre Ceresol”

Les efforts de l’ong ont été récompensés en décembre 2016 en Europe. SVI Maurice a  en effet obtenu le ‘Pierre Cérésol Award’. « Pierre Cérésol était un des fondateurs de Service Civil International. Le prix représente le dur labeur de nos membres. Je tiens à remercier tous les membres de SVI et aussi les participants à nos activités comme le ‘workcamp’ et ‘Caravane de l’amitié’. Je souhaite que d’autres jeunes puissent vivre  cette expérience enrichissante. Je les invite à nous rejoindre via notre  page Facebook  ‘SVI Mauritius »

La création de l’Association

En 1960, L’association était connue comme SVI-IVS. Ses membres étaient issus de toute l’Ile Maurice et comptaient  des volontaires notamment deux Anglais Patrick Alexander et John Beckett. Ils habitaient Pointe aux Sables dans la maison d’un pêcheur et y travaillaient la terre afin de contribuer au secteur agricole à Maurice. Il n’y avait pas de fondateur de SVI mais des inspirateurs comme des Européens qui ont contribué à sa création. En 1976, l’organisation a été enregistrée sous le nom de Service Volontaire International (SVI).

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À l’île de la Réunion et à Maurice : Ibrahim Affejee pionnier dans l’organisation du hajj http://starpress.info/a-lile-de-reunion-a-maurice-ibrahim-affejee-pionnier-lorganisation-hajj-2070/ Tue, 18 Jul 2017 10:15:24 +0000 http://starpress.info/?p=2070 Ibrahim Affejee, 86 ans, connu comme Bhai Chota Affejee, est une encyclopédie vivante dans l’histoire de l’organisation du hajj à l’île de La Réunion et à l’île Maurice. Pour Bhai Chota, depuis qu’il a commencé à organiser le hajj dans les  années 60 jusqu’aujourd’hui, le pèlerinage à La Mecque est demeuré une entreprise ardue.

Bhai Chota Affejee  est né à la rue La Corderie le 3 décembre 1931. Il a ensuite émigré et s’est installé à l’île de la Réunion. D’emblée, notre interlocuteur fait ressortir que l’organisation  « Affejee Group Hajj Réunion et Maurice » est à but non lucratif. Bhai Chota nous le confirme : «Depuis que j’organise le hajj, Allah m’est témoin, je ne fais aucun profit sur la tête des hajees. J’organise le package Umrah et Hajj ‘Fi Sabilillah’ », nous dit-il. Selon Bhai Chota, parfois beaucoup de personnes se demandent pourquoi le hajj organisé par le groupe Affejee coûte plus cher. Bhai Chota nous indique qu’il a toujours organisé le hajj en offrant des services de qualité : hôtel près du haram shareef, petit déjeuner à l’hôtel, déjeuner et dîner sans compter les ziyyarats accompagnés de moalims chevronnés dans des autobus climatisés. «Aucun accompagnateur ne touche un centime », fait ressortir notre interlocuteur.

Durant notre conversation, Bhai Chota Affejee ne tarit d’éloges pour Omar Ramtoolah qu’il qualifie de « génie » dans le domaine de l’aviation et de l’organisation du hajj. Il a aussi des mots élogieux pour Hassen Beebeejaun et Dawood Khodabaccus. « Ils ont beaucoup fait pour le transport des hajees. Même les Saoudiens les respectent. Ce sont des gens de grande qualité qui rendaient service sans rien attendre en retour. Si l’organisation du hajj s’est développé, c’est grâce à ce trio. Je dois aussi rendre hommage à M. Rivalland de Rogers aviation », ajoute-t-il.

Dans les années 1945, le hajj était plus qu’une expédition. Les Mauriciens fortunés voyageaient par bateau durant 3 mois. Il fallait emmener un cuisinier pour préparer le repas. Tout le monde dormait sur un matelas et à cette époque, il n’y avait pas de climatiseur. Pour rallier Madina de Makka il fallait le faire à dos de chameau. Bhai Chota se souvient du moalim qui travaillait avec Azize Khogeer. « Il est bien  connu en Arabie Saoudite. Il avait un bâtiment qui s’appelait Africa Building. En 1961, il avait demandé un emprunt de 100,000 francs d’un Réunionnais au nom de Ravate pour commencer son business », laisse-t-il entendre.

Bhai Chota raconte qu’après la guerre en 1945, ce sont les vieilles personnes qui accomplissaient le hajj. À cette époque il y’avait le moalim Hassen Fateh. En 1983 Bhai Chota fait la rencontre d’un dénommé Younous Lala qui organisait le hajj à bon marché. « 12 personnes dormaient dans une chambre sur des matelas en paille. Il faisait chaud et fallait mouiller les matelas pour dormir », se souvient-il. La même année, Chota Affejee rencontre M.Chatillan du ministère du Tourisme de la Réunion qui lui donne un billet pour l’Arabie Saoudite pour entamer des démarches. Il tombe sous le charme de l’hôtel Ahwaan building près du haram shareef. Bhai Chota se rappelle des conditions extrêmement difficiles sous les tentes à Mina. Mais personne ne bronchait car l’importance était d’accomplir le hajj.

L’agence Arab Vings

En 1985, il organise une première réunion à Sunnee Surtee pour expliquer l’importance d’une organisation du hajj et négocie avec l’agence Arab Vings pour organiser son premier hajj.

Bhai Chota Affejee se souvient des personnalités mauriciennes qui ont accompli le hajj avec son groupe :  Sir Hamid Moollan et sa famille, Dr Malleck, Yousuf Mohamed, Cassam Uteem (avant d’être Président), Mohamed Vayid.

Il revient dans le passé en 1965 où il y avait un avion charter affrété par Beekhun et Korrimboccus.

C’est à partir de 1992 que les Mauriciens et les Réunionais  accompliront le hajj ensemble avec les mêmes prestations. Bhai Chota se défend d’organiser le hajj à un prix élevé. «C’est une question de prestation et nous avons une réputation», souligne-t-il. Il n’a pas oublié le moalim Lockat qui était un homme de principe et savait comment parler aux hajees. Il les emmenaient visiter les sites historiques. Bhai Chota se souvient du premier groupe de 42 hajees sous sa responsabilité. Il indique qu’il a fondé une association à Maurice et son permis est en règle selon la loi. Mais depuis 2007 après un dernier umrah ramadan, à la suite des problèmes de santé, ce sont ses proches qui font le travail en suivant ses instructions. « Le principe de «Fi Sabillilah»n’a pas changé et nous ne réclamons rien pour nous», précise-t-il. Malgré son âge et sa santé précaire, Bhai Chota fait souvent le déplacement à Maurice pour venir s’occuper des affaires du hajj avec ses proches collaborateurs.

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Hassen Taher Sea Foods – Bahim Taher : «Nous suivons les conseils de notre père» http://starpress.info/hassen-taher-sea-foods-bahim-taher-suivons-conseils-de-pere-1996/ Wed, 12 Jul 2017 08:25:48 +0000 http://starpress.info/?p=1996 La compagnie Hassen Taher Sea Foods est très connue à Maurice. Pendant des années, le groupe a su maintenir sa suprématie dans le domaine des fruits de mer. Aujourd’hui, Bahim Khan et son frère Feroz Khan Taher ont pris la relève. Rencontre. 

Bahim Khan Taher, 41 ans, fait partie de la quatrième génération qui assure la pérennité  de Hassen Taher Sea Foods. Après ses études secondaires, Bahim s’est lancé dans l’entreprise familiale. Il avait déjà en tête ce qu’il voulait faire. Il a suivi des cours en gestion, comptabilité et business afin de mieux comprendre le monde des affaires. « À l’âge de 19 ans je me suis lancé dans le bain. J’aidais mon père à l’usine. À cette époque mon but était de transformer l’entreprise et d’y apporter ma touche personnelle, » révèle-t-il.

Il a bien suivi l’évolution de l’entreprise. Il croyait fermement que l’entreprise avait la possibilité de grandir et de se tourner vers l’exportation. Son parcours n’a pas été aussi facile comme pourraient l’imaginer certaines personnes. « Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Il fallait persévérer pour atteindre notre objectif. Si nous avons réussi c’est grâce à nos efforts et notre patience. Nous croyons aussi en la grâce et la bénédiction de Dieu, » dit-il.

La famille est primordiale

Malgré son emploi de temps chargé, Bahim adore passer du temps avec sa famille. Marié et père d’un  fils et d’une fille, il estime que la famille est très importante dans la vie d’une personne. Son frère, Feroz Khan, aussi a deux enfants. Jusqu’à présent, les deux frères suivent les directives de leur père qui est toujours actif  au sein de l’entreprise. « Mon père est notre guide et un exemple à suivre pour nous. Nous lui demandons toujours son aide et son soutien. Nous sommes toujours ensemble et nous vivons notre passion pour la mer ensemble, » relate-t-il.

Bahim nous  dira aussi que son père aime la famille élargie et unie dans les moments difficiles et les moments de  joie. Ainsi, il a  maintenu cette tradition. Toute la famille habite sous le même toit et le soir prend le dîner ensemble. « Mon frère, mon père et moi-même, nous avons nos petits moments de détente. Nous aimons bien la pêche au gros. Nous allons pêcher au moins quatre ou cinq fois par an, des moments de plaisir pour renforcer nos relations. Nous privilégions aussi des sorties en famille », dit-il.

L’homme d’affaires est aussi un mordu de foot et un grand fan de Manchester United. Mais, son père et son frère soutiennent l’équipe de Liverpool. Pour lui, c’est un immense plaisir de  suivre les grandes rencontres ensemble à la maison. « L’ambiance est formidable lors des grandes rencontres entre Manchester et Liverpool, des moments de grandes émotions chacun va applaudir et encourager son équipe sans oublier les taquineries. Bref, des moments inoubliables, » affirme-t-il.

Les plus beaux souvenirs

Le parcours de Bahim est marqué par plusieurs événements. Certains sont de beaux souvenirs dont il en parle souvent. Un des plus beaux souvenirs, c’est quand il a reçu son premier Quality Crown Award en 2005  à Londres. Après, les prix ont commencé à pleuvoir. Ainsi, en 2006, l’entreprise a reçu un autre prix International Star for Quality à Genève et en Inde c’était le Giant International pour  la filière commerce et industrie. En 2012, en Allemagne, la compagnie décroche un autre prix dans la catégorie ‘Diamond’ connu comme The Arch of Europe For Quality.

« Recevoir un prix pour son travail, c’est un moment de gloire pour l’entreprise. Cela nous a encouragés d’aller de l’avant vers une meilleure qualité et vers l’innovation. Je suis devenu plus mature et plus motivé, » confie-t-il. De plus, il a représenté Maurice à l’étranger lors des expositions internationales des fruits des mer.

Projets sociaux

L’homme d’affaires est très actif socialement et trouve toujours un moyen d’aider les gens. Il contribue mensuellement à la caisse des mosquées et autres ONG qui œuvrent pour la cause des vieilles personnes et enfants défavorisés. « Nous croyons que c’est notre devoir d’apporter notre soutien aux plus vulnérables de la société. Nous les aidons selon nos capacités. Nous avons des fonds spéciaux pour les écoles et ONG musulmanes et non musulmanes, » dit-il encore.

Ses rêves

Bahim  voudrait voir l’entreprise grandir et se développer davantage. « Mon père, mon frère et moi, nous avons le même but. Nous voulons continuer à diversifier nos activités et innover dans notre approche. Nous avons une nouvelle usine à Mer Rouge qui va se concentrer sur l’exportation. Nous allons aussi acquérir des nouvelles flottes des bateaux, » ambitionne-t-il.

Il souhaite aussi sensibiliser la population sur les bienfaits des fruits de mer. Il précise que beaucoup de gens n’ignorent pas le fait que les fruits de mer peuvent être très bénéfiques pour eux et sont un remède contre les maladies. « Les fruits de mer sont accessibles dans notre pays mais les gens n’aiment pas trop en consommer. Si les gens veulent manger sain, ils doivent impérativement inclure des fruits de mer dans leurs repas trois ou quatre fois par semaine, » conclut-il.

Historique du groupe

Au début, deux hommes partaient très tôt dans l’ouest du pays à bicyclette pour pêcher et revenir à Rose- Hill pour vendre leurs poissons. Une routine quotidienne et éprouvante, qu’ils ont su faire fructifier. Avec le temps, le grand-père de Bahim, Aboo Bakar Khan Taher a donné un nouveau souffle à ce petit commerce.  Au fil du temps, des motos ont pris la place des bicyclettes. Puis, ont suivi des voitures. Chaque génération a apporté sa touche afin de donner une nouvelle dimension à l’entreprise. Aujourd’hui, l’entreprise a quinze succursales à travers l’île et compte ouvrir deux nouvelles à Flacq et Rose-Belle. L’entreprise commercialise une centaine de variétés de poissons et fruits de mer.

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Salim Mohammad Deeda : Malgré son handicap, il pratique le sport http://starpress.info/salim-mohammad-deeda-malgre-handicap-pratique-sport-2022/ Wed, 12 Jul 2017 06:08:48 +0000 http://starpress.info/?p=2022 Salim Deeda n’est pas un visage inconnu.  Sympathique, sociable, enthousiaste, il est  connu de tous à Vallée-Pitot. Malgré son handicap physique, il fait tout pour vivre comme une personne normale. Il consacre la majorité de son temps aux activités physiques pour être en bonne santé.

Ainsi, et il pratique le karaté et fréquente une salle de gym. Il va aussi à l‘école spécialisée pour personnes autrement capables à Rose-Hill. Pour se détendre un peu après les heures de classe, il suit  un horaire hebdomadaire très chargé. « Les mardis sont consacrés à la session de karaté et les samedis je suis un cours de yoga. Entre 15h à 17h les autres jours, je vais m’entrainer à l’Arena Gym à Vallée-Pitot. Je m’y suis  fait beaucoup d’amis», explique-t-il. D’autant que son sourire fait de lui une personne très amicale.

Même Farhaan Hossenally, le propriétaire de l’Arena Gym a  de l’admiration pour Salim. Il estime que ce dernier  est une inspiration pour tout le monde. Son handicap ne l’empêche pas d’être un exemple pour  ceux qui sont physiquement et mentalement en bonne santé. « Salim vient très souvent ici. Je constate que les autres l’encouragent beaucoup. Il faut faire comme Salim pour gérer ses problèmes. C’est malheureux que des gens normaux ne prennent pas leur santé au sérieux, » souligne-t-il. Il  fait de son mieux pour que personne ne se moque de lui et l’encourage plutôt  à venir s’entraîner.

Sa maman, Afsah Dinally, nous apprend que Salim n’avait pas connu un développement normal. Elle consultait souvent les médecins car son fils était très vulnérable aux maladies saisonnières. « Maintenant, c’est une personne transformée. Il peut tout faire par lui-même. Il peut même se baigner et faire des menus travaux à la maison. Il balaie la cour et la maison, » raconte-t-elle. Pendant trois ans, sa mère ne savait même pas qu’il allait au gym. Il avait l’habitude de faire de la marche dans le quartier. « Voyant son enthousiasme pour les activités physiques, je n’ai pu l’empêcher. C’est mieux pour nous tous qu’il se développe afin qu’il puisse prendre soin de lui-même quand je ne serai plus de ce monde. Je suis heureuse de le voir autonome. Et maintenant quand je le vois ainsi, je peux pousser un ouf de soulagement, » déclare-t-elle.

Quoiqu’il touche une pension, Salim veut travailler comme une personne normale. Il a suivi des cours en emballage de sucre. Il avoue qu’il a fait beaucoup de démarches pour se faire embaucher, mais en vain. Toutefois, quand il est à la maison, il aime planter des légumes fins comme le coriandre (cotomili) et la menthe pour les vendre.

Salim a  un message pour les Mauriciens: « C’est mal de fumer, boire des boissons alcoolisées ou prendre de la drogue. Ce n’est pas bien de nous faire du tort avec des choses malsaines. Le sport peut vous aider à transformer votre vie, » conclut-il.

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Farhad Dowlut nouveau maire de Vacoas – Phoenix : idées et projets novateurs http://starpress.info/farhad-dowlut-nouveau-maire-de-vacoas-phoenix-idees-projets-novateurs-1999/ Tue, 11 Jul 2017 08:48:37 +0000 http://starpress.info/?p=1999 La désignation de Farhad Dowlut comme maire  de la ville de Vacoas/Phoenix n’est pas une surprise. Le collier mairal lui a été attribué en guise de reconnaissance de ses compétences et de sa fidélité au Mouvement Socialiste Militant (MSM).

Natif de Phoenix, Farhad Dowlut a connu une enfance heureuse entouré de ses six frères et trois soeurs.Son père Aboo Akil Dowlut, bijoutier de profession, et sa mère, Ansoo, femme au foyer, avaient à coeur l’éducation de leurs enfants.Farhad a effctué sa scolarité à l’école primaire de la localité avant d’être admis aux colleges Newton et Islamic. Dès son jeune âge il s’est engagé dans le social et il est detenteur du Gold Duke of Edinburgh’s Award. Au collège, il répondait toujours présent pour les activités de bienfaisance de même qu’au niveau des mosquées où il donne beaucoup de son temps. En 1982, ses etudes secondaires terminées, et alors que le chômage battait son plein, il aide son père dans la bijouterie avant de prendre de l’emploi comme entrepreneur en bâtiment.

Son parcours politique remonte à 1980 quand il intègre une cellule du Mouvement Militant Mauricien (MMM). Farhad a passé presque 15 ans au sein du MMM et a donné beaucoup de son temps à son parti. En 1997, à la suite d’un différend, il prend ses distances du parti mauve et se met en retrait de la vie politique. En 2003, il s’engage dans le social. Il est élu  président de l’association perents-professeurs (PTA) de l’école primaire de Phoenix. En 2005, Showkutally Soodhun l’invite à se joindre au MSM.  Aux élections générales de 2005, il se jette dans la bataille pour donner un coup de main personelle à Showkutally Soodhun. Membre du comité central du MSM, en 2012, il pose sa candidature aux élections municipales de Vacoas/Phoenix. Elu en tête de lice au ward 5, le le conseiller Farhad a contribué au relooking de sa région et a demontré ses competences en réalisant plusieurs projets à la grande satisfaction des habitants. De 2014 à ce jour il est le président de la PTA du college John Kennedy. “Je suis fier de ma contribution comme président de la PTA. En 2016, le college à connu la satisfaction d’avoir 1 lauréat. Cette année trois élèves du JCC se sont classés après les lauréats et ont obtenu une bourse du gouvernement”, dit-il.

En 2015, Farhad Dowlut est élu en tête de lice aux élections municipales dans le ward 5. “Quand Pravind Jugnauth a pris les rênes du parti soleil, j’y ai vuune nouvelle vision pour le pays”, laisse-t-il entendre.

Sa fidélité au MSM a été récompensée par son élection comme maire pour diriger la ville de Vacoas/Phoenix. “Je dédie ma nomination au Premier ministre, Pravind Jugnauth, au Premier ministre adjoint, Ivan Collendaveloo et surtout à Showkutally Soodhun, un homme de parole qui travaille très dur pour sa circonscription”, souligne-t-il.

Farhad Dowlut est un visionaire avec de grandes idées pour rédessiner les contours de sa ville. Ses projets novateurs feront de la ville de Vacoas/Phoenix une ville moderne surtout avec le tracé du Métro Express qui passera à Vacoas. Dans les cartons, la construction d’une piscine de dimension olympique à côté de l’Indira Gandhi Cultural Centre.Ce projet sera aura l’appui du Premier ministre. Plusieurs établissements scolaires primaires et secondaires se trouvent à proximité de l’emplacement choisi.  Les habitants ne seront pas oubliés et auront accès à la piscine durant les heures libres. Autres projets que le nouveau maire compte lancer est la construction d’un complexe sportif et celle de plusieurs mini-terrains de football. Avec le Jeux des Iles qui seront organisés à Maurice en 2019, Farhad Dowlut soutient que la municipalité de Vacoas/Phoenix sera un partenaire de choix et aidera les sportifs dans leur préparation. “Si la piscine sera prête, il se pourrait que des compétitions soient organisées avant les jeux”, ajoute-t-il.

Les projets de drains, d’asphaltage des routes et  la mise en place des points de lumière sont les priorités du nouveau maire. “Je serai un maire de proximité et je compte me mettre au service des habitants. Mais je ne compte pas me laisser dicter dans les réalisations de nos projets”, prévient-il. Une campagne de sensibilisation sera lancée bientôt pour sensibiliser les habitants au ramassage d’ordures.Un projet de «Waste Composting» est à l’étude.

Marié à Rehana Didorally, Farhad remercie son épouse pour son support et les sacrifices consentis.Le couple a trois enfants. l’aîné, Taariq Al Sultan, débutera ses études de médecine bientôt, Sheikh Ziyad est étudiant en HSC au college John Kennedy,et le benjamin, Sheikh Ayman, est élève du primaire.

Farhad remercie le Créateur du fond du coeur pour cet honneur. Il espère être à la hauteur des espérances placées en lui.

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La famille Gokhool vient fêter Eid à Maurice : «Les musulmans ne sont pas en danger en Angleterre» http://starpress.info/famille-gokhool-vient-feter-eid-a-maurice-musulmans-ne-danger-angleterre-1876/ Mon, 26 Jun 2017 08:09:58 +0000 http://starpress.info/?p=1876 Siddick Gokhool, avocat de profession, qui s’est établi en Angleterre il y a 15 ans, est venu célébrer la fête Eid à Maurice avec son épouse Razia, ses trois enfants, Fayaaz, Zoya et le petit dernier, Rizwan. Il affirme que « ce n’est pas vrai de dire que les musulmans sont visés.»

Siddick Gokhool se déplace presque chaque année à Maurice. « Cette année la fête Eid revêt un cachet spécial et c’est un vrai plaisir d’être là car en Angleterre c’est un jour de travail normal pour les musulmans. Vous savez, vivre loin de la famille le jour d’Eid est bien triste et pénible,», nous dit-il avant d’ajouter qu’observer le ramadan en Angleterre est assez dur car actuellement il fait 32%  à l’ombre.  « Il faut se réveiller à 2h.45 du matin pour le sehri et le soir c’est à 21 heures 30 qu’on rompt le jeûne. Le namaz de taraweeh débute à 23.00 heures pour prendre fin à 1.00 du matin. Couma faire sheri aprés taraweeh nous alle dormi ».

Cette année pour le namaz Eid ,il sera accompagné de son père et de son fils. Après les visites chez ses frères, Siddick et sa famille vont déguster un  briani succulent qu’on ne trouve qu’à Maurice. Le soir il sera chez la famille de son épouse à Mahebourg pour le dîner. S’ensuivra une petite fête pour souhaiter la bienvenue à Rizwan né le 6 février 2017. Siddick souhaite une joyeuse fête d’Eid à tous les musulmans de Maurice et d’Angleterre.

Havre de paix

Siddick Gokhool soutient que l’Angleterre est un havre de paix et qu’il n’y a pas péril en la demeure. « C’est un lieu sûr où les droits religieux des musulmans sont respectés. Chacun jouit  de la liberté de pratiquer sa religion». Pour corroborer ses dires il évoque le fait que, des cours de justice ont aménagé un espace pour que les musulmans fassent leurs ablutions et accomplissent le namaz. Autres lieux publics qui offrent les mêmes facilités aux musulmans:  les grands centres commerciaux, les hôpitaux, les universités et les écoles. « Il n’y a pas de quoi s’alarmer. L’attaque contre les musulmans à Finsbury Park est un cas isolé.  On peut dire la même chose pour l’attentat terroriste contre les Anglais sur le London Bridge. Ce ne sont pas de vrais musulmans car ils ont subi un lavage de cerveau et ne fréquentent pas les musjids», dit l’avocat.

Hard worker

Selon Siddick Gokhool, les  juges et magistrats anglais et la police anglaise considèrent les Mauriciens comme des gens pacifiques qui ont réussi leur intégration dans la société. « En général les Mauriciens sont bien établis et sont des ‘hardworkers’ très respectés », ajoute-t-il.

Siddick Gokhool indique que les Anglais respectent les musulmans et ne sont pas islamophobes. « Par exemple, ma propre fille Zoya, qui fréquente une université rentre tard à la maison. Elle porte le hijab et jamais personne ne l’a injuriée en chemin ni a-t-elle été l’objet de remarques racistes », dit-il.  Notre interlocuteur cite  deux cas de la tolérance de l’islam par les Anglais. Le premier est confirmé par sa fille Zoya. « Vous savez à l’université de ma fille les étudiants ont le droit de faire le dawaa pour l’islam sans  problème». Il cite un deuxième cas avéré de tolérance. «Mes collègues anglais partent m’acheter des gâteaux pour que je rompe le jeûne quand je travaille jusqu’à fort tard », dit-il.

Notre interlocuteur indique qu’il y a pas mal d’églises désaffectées qui ont été converties en mosquées. « On vit en parfaite harmonie. Il n’est pas inhabituel de voir en Angleterre une musjid à proximité  d’une église ou d’un synagogue,» affirme notre interlocuteur.

Siddick Gokhool indique que beaucoup de madrassahs ont ouvert leurs portes dans le pays et que de nombreux adolescents de 13 à 14 ans sont devenus des Haafiz-ul-Quran. Il donne l’assurance aux parents mauriciens que leurs proches ne sont pas en danger et que  c’est faux de dire que seuls les musulmans sont visés et que le droit de porter le hijaab est  interdit.  « Les Anglais ont voté le Brexit pour se protéger des Européens et non pour se protéger des musulmans. Cela ne leur fait pas plaisir que les Européens prennent leurs emplois et profitent des avantages, alors que ce sont eux qui payent la taxe », poursuit-il.

Parcours professionnel

C’est en 2002 qu’il quitte le pays pour Londres pour entamer des études de droit. En 2005 il termine ses études et rentre à Maurice un an plus tard. L’adaptation devient difficile Siddick remet le cap sur Londres pour pratiquer comme Solicitor Advocate à Stratford. Spécialisé dans la criminologie et connaissant du bout des doigts le dossier des immigrés, il s’est fait un nom en Angleterre. En 2014, il ouvre son propre cabinet d’avocat. Il défend les droits des immigrés et s’occupe du dossier des personnes qui ont des problèmes de résidence. Ses services sont très sollicité    s. C’est le 23 janvier 2016 qu’il a été « called to the bar » à Maurice.

Naissance de Rizwan 17 ans après

Siddick Gokhool et sa famille ne vivent que pour Rizwan dernier né dans la famille après 17 ans. Son épouse Razia avec le sourire nous indique que son époux et elle se sont mariés très jeunes. Leur fils Fayaaz étudie le Computer Science tandis que leur fille Zoya étudie le Natural Science au UCL. Elle précise que le rite de «Haqeeeqa» de Rizwan avait été célébré à Maurice après sa naissance et que c’est sa deuxième visite à Maurice. Siddick est un père heureux et son visage rayonne de bonheur. «Vous savez, l’arrivée de Rizwan après 17 ans est un grand évènement et a apporté la joie dans la famille. Nous allons profiter pour célébrer Eid et l’arrivée de notre petit prince Rizwan», dit-il. Bien au chaud dans le bras de sa maman, le petit bout de chou  sourit comme pour faire comprendre qu’il est tout aussi heureux d’être parmi la famille.

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Études au Japon : le ramadan de Nawshin Mahadooa à Tokyo http://starpress.info/etudes-japon-ramadan-de-nawshin-mahadooa-a-tokyo-1816/ Tue, 20 Jun 2017 06:09:11 +0000 http://starpress.info/?p=1816 Vivre le ramadan loin de sa terre natale est toujours une expérience inédite et enrichissante. Nawshin Mahadooa est actuellement à Tokyo pour ses études. La Mauricienne nous fait découvrir le ramadan au pays du Soleil-Levant.

Quand Nawshin Mahadooa a su qu’elle allait poursuivre ses études au Japon, elle s’est tout de suite demandé comment elle allait passer le ramadan dans un pays étranger et loin de sa famille.

C’est l’année dernière durant le mois du ramadan qu’elle a eu la confirmation pour sa bourse d’étude à Tokyo. Elle savait déjà que le Japon est un pays où les valeurs morales et ethniques sont bien ancrées mais nous dit être émerveillée par la tolérance du peuple japonais envers d’autres religions. « Je suis émue par l’accueil que m’ont réservé les habitants. Les Japonais accordent beaucoup d’importance et font montre de respect envers les pratiques religieuses et spirituelles des musulmans. Tout est si bien planifié pour que nous passions un bon séjour durant ce ramadan et aussi durant toute l’année », nous confie la jeune femme. Elle ajoute qu’il y a des restrictions sur la vente et la consommation des aliments à l’heure des prières.

Découvrir la gastronomie japonaise

Le jeûne dure 16 heures et 22 minutes au Japon. Nawshin Mahadooa nous apprend que la prière du matin (Salat-ul-fajr) débute à 2h30 alors que le namaz maghrib est à 18h52. Elle indique que c’est la fin du printemps en ce moment et qu’il fait assez chaud. La température varie entre 25 et 27 degrés pendant la journée et  est de 15 à 19 degrés durant la nuit. « Le soir, je me promène au bord de la mer jusqu’à l’heure du Suhoor. Je tente toujours de tirer le maximum de ce mois béni et de multiplier les îbâdat. Mais à Tokyo, il faut faire des efforts supplémentaires », nous dit-elle.

Depuis le temps que Nawshin a commencé à jeûner à Maurice, elle prenait toujours des céréales –  cornflakes, Weetabix, Nestum – pour le sehri.  Au Japon, elle nous dit n’avoir pas modifié ses habitudes alimentaires. « Pour le sehri, je prends des cornflakes avec des graines de Chia, de l’eau, du thé japonais et parfois du jus de fruit. Lors des occasions spéciales, mes amis préparent du ‘mahshi’, qui est une préparation à base de choux ou de couscous », souligne-t-elle.

En ce qui concerne l’iftaar, elle indique que tout dépend de son emploi du temps. Nawshin dit qu’elle préfère rompre le jeûne dans son laboratoire, dans son appartement ou dans un restaurant avec ses amis égyptiens, marocains, bangladais et turcs. « Si je rentre chez moi plus tôt, je prépare habituellement du jus de fruits. Dans la plupart des commerces au Japon, on retrouve des ‘onigiri’ qui sont des boulettes de riz japonais en forme triangulaire farcies au thon, au saumon et aux algues. Il y a aussi des plateaux de sushi et autres plats prêts à manger. C’est très pratique. Mais les délicieux tikka de poulet et la mousse de ma mère me manquent. Cela dit, j’aime bien cette nouvelle expérience et je commence à découvrir la gastronomie japonaise », fait-elle ressortir.

Iftar gratuit et dîner spécial

Nawshin explique qu’il y a environ 10,000 Japonais qui se sont convertis à l’islam et environ 100,000 musulmans étrangers venant de l’Indonésie, du Pakistan, du Bangladesh, de la Malaisie, de la Turquie, du Maroc, de l’Égypte, de Paris, de Londres, de New York, de l’Afghanistan, de la Syrie et aussi de la Chine. Au total, il y a 80 mosquées au Japon. Quinze d’entre elles se trouvent à Tokyo, la plus grande mosquée étant le Tokyo Camii & Turkish Culture Centre situé à Shibuya Tokyo. Selon Nawshin, tous les jours durant le ramadan, cette mosquée offre une iftar gratuit et un dîner spécial aux musulmans aussi bien qu’aux non-musulmans.

« Un bon nombre de Japonais non-musulmanas participent souvent à la rupture du jeûne pendant le week-end. Ils espèrent ainsi apprendre l’histoire et les traditions islamiques et turques. On nous sert principalement une cuisine turque. Deux chefs turcs sont venus à Tokyo spécialement pour le ramadan. Dimanche dernier, j’ai mangé de l’Ayamek qui est une soupe à base de pomme de terre, du bœuf et des carottes. J’ai eu l’occasion aussi de déguster les délices turcs comme le ‘choruba’ », raconte-t-elle.

Par ailleurs, la jeune femme nous apprend qu’il existe également des institutions islamiques dirigées par des Indonésiens où les Japonais viennent apprendre la langue arabe et la culture islamique. Dans toutes ces institutions qui existent à Tokyo, l’iftar est offert à tous les musulmans quotidiennement. Grâce à Facebook, il est possible d’obtenir des mises à jour sur les différents endroits où l’iftar est offert et avoir des renseignements sur les endroits où les musulmans se rassemblent pour rompre le jeûne. « Il faut simplement cliquer sur l’option ‘aller’ pour voir les différentes façons de faire l’iftar à travers le monde. Aussi, lors de la 27e nuit du ramadan, la grande mosquée est ouverte jusqu’à fort tard et j’espère pouvoir m’y rendre pour des prières surérogatoires. Les mosquées restent également ouvertes lors des derniers jours du ramadan pour l’itikaaf », ajoute-t-elle.

Une Japonaise se convertit à l’islam

200617_alifDurant ce mois de ramadan, Nawshin a eu l’occasion d’assister à une cérémonie religieuse durant laquelle une jeune japonaise, Tamaki, s’est convertie à l’islam. Elle était présente quand la fille a prononcé le ‘Shahada’.  « Elle s’appelle désormais Alif et elle est très heureuse d’avoir fait ce choix. Elle a même posté des photos sur Facebook et a expliqué que personne ne l’a influencé dans son choix d’embrasser l’islam. C’était un moment émouvant. Beaucoup de Japonais ont également assisté à la cérémonie et voulaient savoir plus sur le ramadan. Un de mes professeurs m’a dit que de nombreux Japonais non musulmans commenceront à observer le jeûne du ramadan car cela a des nombreux bienfaits sur le corps humain », nous dit-elle.

Un petit coin pour la prière au laboratoire

200617_tokyoNawshin Mahadooa révèle que son chargé de cours a aménagé un petit coin dans le laboratoire afin qu’elle puisse accomplir le namaz à l’heure qu’elle le souhaite. Elle indique que ses camarades de classe japonais s’excusent quand elles doivent manger ou boire en sa présence. « Mes parents, mes frères et mes sœurs me manquent énormément pendant ce mois béni. Mais je suis reconnaissante envers les Japonais car ils m’ont bien accueillie et ont tout fait pour que je puisse observer le jeûne du ramadan en toute quiétude », dit-elle.

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Fadhil Korimbocus, conseiller municipal en France : candidat suppléant aux élections législatives http://starpress.info/fadhil-korimbocus-conseiller-municipal-france-candidat-suppleant-aux-elections-legislatives-1805/ Mon, 19 Jun 2017 11:05:32 +0000 http://starpress.info/?p=1805 Dans la banlieue parisienne de Noisy Le Sec, Fadhil Korimbocus est une vedette. Candidat aux élections législatives de ce dimanche 18 juin, il est le suppléant de Jeanne Dromard sous la bannière La République En Marche (REM). Il a accepté de répondre aux questions du journal Star.

Sa médaille de l’île Maurice autour du cou, chemise décontractée, sacoche sur les épaules, c’est tout souriant que ce jeune homme de 24 ans arpente les rues à la rencontre des jeunes Noiséens. Sa photo est placardée dans toutes les rues de la ville. En quelques semaines, Fadhil est devenu  le porte-parole des jeunes de la banlieue de Noisy Le Sec dans le 93. Il est venu défendre des valeurs sûres de la jeunesse française et redorer le blason des jeunes des cités.

Comment vivez-vous cette  nouvelle expérience ?
J’ai déjà acquis de l’expérience dans le domaine de la politique  grâce à mon mandat de conseiller municipal. Mais là, c’est autre chose étant donné la portée nationale des élections. Mais, je peux compter sur Jeanne Dromard, candidate qui représente Noisy Le Sec, Romainville, Les Lilas, Le Pré Saint Gervais et Bondy.

Votre photo est placardée partout dans la ville. Comment gérez-vous cette notoriété ?
Je ne suis pas encore une star (rires). Mais c’est vrai que cela fait un peu drôle d’être reconnu de temps en temps dans la rue par des personnes que l’on ne connait forcément pas.

Pourquoi avez-vous voulu participer aux législatives ?
Je souhaite faire passer un message pour montrer qu’une nouvelle jeunesse émerge de la banlieue et dans ma ville de Noisy Le Sec. Une jeunesse pas forcément  bardée de diplômes mais qui peut faire aboutir de très bons projets.

Avez vous pu convaincre les électeurs à adhérer à votre programme ?
J’ai pris  connaissance du programme du Président de la République, Emmanuel Macron, et aussi des spécificités de chaque ville. J’en ai parlé aux lecteurs et leur a dit que nous comptons bien améliorer les infrastructures de leur ville.

Justement, quels sont les points forts de votre programme pour les jeunes de banlieue ?
L’éducation avec la division par 2 des classes de CP/CE1 et des emplois  au sein des entreprises qui vont s’installer en banlieue. Nous avons déjà beaucoup fait mais je veux profiter de cette tribune pour mettre en valeur les jeunes. Après, on  pourra essayer de s’attaquer aux problématiques auxquelles font face les jeunes de banlieue. D’ailleurs, je les connais très bien  car je les vis au quotidien.

Comment casser cette image qui leur est très souvent défavorable ?
Tout simplement en montrant les projets que les jeunes peuvent réaliser. Nous en avons dans notre ville des jeunes qui pourraient être des exemples, des modèles.

Si vous remportez cette élection, à qui allez-vous dédier cette victoire ?
Je la dédierai à ma famille ainsi qu’à tous les militants qui nous ont aidés depuis le début de notre campagne.

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Tradition Islamique : l’usage du bonnet vu par Emmanuel Richon http://starpress.info/tradition-islamique-lusage-bonnet-emmanuel-richon-1703/ Wed, 07 Jun 2017 06:11:09 +0000 http://starpress.info/?p=1703 Plus de six mois après son exposition sur les bonnets, Emmanuel Richon a présenté, le jeudi 25 mai, un ouvrage unique sur ces couvre-chefs, symboles de la culture musulmane. Pour lui, c’est une façon de mettre en valeur l’art islamique…

Intitulé « Le bonnet de tradition islamique », ce livre est une grande première car jamais pareil ouvrage n’a été publié ailleurs dans le monde. Il a été rendu possible grâce à l’exposition tenue l’an dernier mais se démarque avec l’ajout de moult détails sur les bonnets et retrace aussi l’histoire des premiers musulmans à Maurice, entre autres. Allant du simple ‘pagri’ au ‘kufi’ joliment confectionné en macramé, le livre expose l’incroyable richesse de motifs, couleurs, arabesques et dessins géométriques de ces couvre-chefs.

Pour Emmanuel Richon, conservateur au musée Blue Penny au Caudan, l’idée derrière la conception de ce livre est de mettre en valeur toute la richesse de l’art islamique. « J’ai toujours été fasciné par l’aspect architectural de la Jummah Mosque. Mais pour l’exposition et la publication de ce livre, il fallait trouver autre chose. D’où l’idée du bonnet qui est un objet très simple mais très intime et lié à la religion », nous dit-il.

Par ailleurs, Emmanuel Richon estime que le thème choisi a eu un impact considérable car Maurice n’a pas son bonnet à elle. « Si Maurice avait son propre bonnet, je ne serais certainement pas allé de l’avant avec l’exposition et à fortiori le livre n’aurait pas vu le jour. Ce qui est fascinant, c’est que Maurice a eu ses bonnets avec l’arrivée des musulmans des quatre coins du monde », fait-il ressortir. Il  ajoute que la multitude de ces couvre-chefs, provenant de l’Inde, du Pakistan et d’autres pays d’Asie ainsi que ceux de l’Afrique, ne fait qu’intensifier l’art islamique à Maurice.

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Esprit de partage

Le conservateur du Blue Penny Museum se réjouit aussi de l’esprit de partage derrière la réalisation de cet ouvrage. Il se dit émerveillé lorsque des gens qu’il ne connaît pas, sont venus lui prêter des bonnets car il n’en avait aucun. « Sans la communauté musulmane à Maurice, je n’aurais jamais fait cette exposition ni sorti ce livre. Les membres du Centre Culturel Islamique m’ont également soutenu et ont pu trouver des sponsors pour la publication du livre. Et quand ils m’ont informé que le lancement allait se faire la veille du ramadan, cela m’a fait énormément plaisir », souligne notre interlocuteur.

Il dira aussi qu’en tant que non musulman, il a pu donner une dimension interculturelle à cet ouvrage. « Rien ne m’empêche d’être non musulman et de m’intéresser à l’islam », précise-t-il. Il cite en exemple Louis Massignon, universitaire et islamologue français du siècle dernier, qui n’était pas musulman mais qui a consacré sa vie à étudier l’islam.

Dans ce même registre, Emmanuel Richon estime qu’il souhaite à travers les expositions et les livres publiés attirer l’attention des gens sur les vraies valeurs de l’islam contrairement à l’image négative véhiculée par certains médias à travers le monde. « Tous les musulmans savent que l’islam ne reflète pas ce qui est projeté par ces médias. Mais d’autres personnes l’ignorent et cela me touche car j’ai des amis musulmans. Je n’aime pas aussi le fait que mon fils qui a 15 ans grandisse avec une mauvaise perception de l’islam », nous dit-il. Soulignons que le conservateur ambitionne de monter l’exposition sur les bonnets, mais cette fois-ci en France, dans un proche avenir.

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