mercredi , 24 mai 2017
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Réforme éducative – Les écoles confessionnelles pas concernées par la mixité

Les collèges confessionnels ne seront pas concernés par la mixité après la form III. Ils sont considérés comme des collèges régionaux. Cela dit, ils ne seront pas trans­formés en académies. C’est ce que précise la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun à STAR.Leela Devi Dookun-Luchoomun souligne l’importance de la mixité dans les écoles. « À la maison, les filles et les garçons jouent ensemble. Au primaire, ils étudient ensemble. Quand ils prennent des leçons particulières dans un garage, ils sont ensemble. Il faut comprendre que rien ne va se passer au niveau de l’école. Chacun va assumer sa responsabilité », affirme la ministre. Elle se base sur des écoles mixtes comme MGI et St Andrews et affirme que la mixité ne devra pas poser problème. « Il n’y a jamais eu de problème d’indiscipline. Les gens apprennent à se respecter. Ils arrivent à mieux s’entendre et je crois que le premier pas vers le respect mutuel commence là », dit-elle.

En ce qui concerne les écoles confessionnelles, elle insiste que cela ne posera pas de problème. « Douze des collèges nationaux seront convertis en académies. Les collèges régionaux resteront tels qu’ils sont. D’ailleurs, il n’y pas de national school parmi les écoles confessionnelles. Elles sont plutôt régionales. Ainsi, elles resteront des collèges régionaux. Si dans les années à venir, ils veulent changer tant mieux. Mais les écoles confessionnelles disent ne pas être pour la création des élites. D’ailleurs, les écoles confessionnelles restent ouvertes à tous nos enfants et les 50% qui ont l’habitude d’y aller, le feront toujours. Il n’y a pas de changement et donc, pas de souci. Les collèges confessionnels sont avec nous dans la réforme », explique Leela Devi Dookun Luchoomun.

Les changements

  • Mode d’admission

Selon Leela Devi Dookhun-Luchoomun, la réforme prévoit un nouveau mode d’admission, prenant en considération le choix des parents, le « grade aggregate » et la proximité. « L’admission se fait sur une base régionale, ce qui fait que la pression sera moindre », affirme la ministre.

  • Les bourses régionales

La réforme fait également provision pour des bourses régionales. La ministre de l’Education explique qu’il y aura des écoles régionales et les élèves pourront bénéficier des bourses nationales. Mais il y aura quatre bourses additionnelles par an dans chaque zone qui seront exclusivement pour les écoles régionales. « Toutes les motivations sont là. Nous avons mis en place un système avec des motivations pour que les écoles s’améliorent », souligne la ministre.

  • Mixed abilities

Leela Devi Dookhun-Luchoomun fait ressortir que notre système éducatif comprend déjà un système de « mixed abilities ».

« La réforme va donner à chaque enfant une possibilité d’apprendre dans un milieu correct et harmonieux. Harmonieux parce qu’il faut que les enfants puissent s’épanouir, grandir, évoluer et se sentir bien dans leur peau », affirme la ministre. Et d’ajouter que le système éducatif s’étale sur 13 ans de scolarité. Elle souligne que le gouvernement souhaite que tous les enfants puissent, avant de choisir la direction qu’ils vont adopter, avoir au moins un minimum de neuf ans d’éducation de base continue. Après cela, les enfants pourront soit choisir de rester dans le même établissement scolaire ou aller dans une académie ou dans un centre vocationnel de formation.

  • De grade 6 à grade 7

La ministre explique que son ministère a pris toutes les dispositions nécessaires pour que les enfants qui entameront le grade 7 en 2018 soient mieux encadrés qu’ils le sont aujourd’hui. « À partir de 2018, les enfants qui entrent en grade 7 auront un soutien. Dans chaque établissement scolaire secondaire, en 2018, il y aura une classe d’élèves avec un rythme d’apprentissage différent, encadrés d’une manière plus adéquate avec des support teachers qui seront formés pour couvrir le cursus de grade 7 au grade 9 sur quatre ans au lieu de trois ans », explique-t-elle encore.

  • Early Support Programme

L’Early Support Programme sera introduit dans une centaine d’écoles cette année et il continuera avec d’autres écoles en 2018. L’Early Support Programme est destiné à identifier les difficultés chez les élèves.

  • De nouvelles matières

340 éducateurs ont été recrutés pour enseigner l’éducation holistique aux enfants. Ces derniers auront également l’occasion de pratiquer des sports ou d’apprendre la musique ou la danse, la peinture, entre autres. D’ailleurs, le ministère démarre avec la natation cette année. Un calendrier a déjà été établi, avec cinq écoles par zone, c’est-à-dire vingt écoles au total. Le programme débute à la fin janvier cette année. La ministre indique également que l’emphase sera mise sur l’éducation de valeur, sur le health and wellness directorate, l’emotional and social well being, entre autres.

  • Prevoc

La ministre de l’Education avance que le pré vocationnel n’existe plus. « Si un enfant veut être formé dans un centre vocationnel, cela demande quand même une certaine connaissance. Il nous faut établir une fondation solide sur laquelle l’enfant pourra par la suite développer d’autres compétences. Chaque élève a son propre rythme d’apprentissage et il ne faut pas brusquer les choses. Il reste dans le système mais il sera mieux encadré et bénéficiera du soutien pédagogique. Il y aura des cours de rattrapage et une adaptation du cursus. Les manuels du MIE sont revus pour qu’ils soient adaptés sur quatre ans au lieu de trois », dit-elle.

  • ZEP

La réforme fait provision de cinq écoles ZEP (community schools), pour développer le community schooling avec l’aide des parents. Les enseignants ont eu des sessions de travail avec le Professeur Rathore (neurosurgeon) pour mieux comprendre comment évoluent les enfants des écoles ZEP. Ils ont développé le brain base learning pour mieux aider les enfants à apprendre.

  • Les académies

En 2018, les salles de classe des établissements qui seront transformés en académies subiront des travaux d’infrastructures. La ministre souligne que toutes les infrastructures dans toutes les écoles seront revues. « Il faudra effectuer des travaux dans les écoles pour pouvoir enseigner des nouvelles matières qui seront introduites », conclut-elle.

Bashir Taleb, recteur « Une rentrée avec beaucoup de difficultés »

Bashir Taleb, président de l’Union des managers des collèges privés, est catégorique : la rentrée scolaire 2017 se fera avec beaucoup de difficultés. Il explique que les admissions en form I diminuent. Ce qui fait qu’il y a deux ou trois classes en moins dans plusieurs collèges privés. « Il y a deux raisons principales qui expliquent cette baisse. D’abord, le nombre d’étudiants a diminué et deuxièmement, les collèges d’Etat attirent plus d’élèves. Du coup, il ne reste plus grand monde pour être admis dans les collèges privés. En outre, le nombre qui reste n’est pas réparti équitablement », déplore Bashir Taleb. Et d’ajouter qu’avec moins d’élèves en form I dans le privé, la qualité laisse à désirer. En ce qui concerne la grande rentrée scolaire de la semaine prochaine, Bashir Taleb précise qu’elle sera marquée par la lutte des recteurs et enseignants contre la Private Secondary Education Authority (PSEA). Quant au système de Nine-Year Schooling, Bashir Taleb avance qu’il attend toujours les directives du ministère de l’Education pour connaître la marche à suivre. « Cette année, les enseignants du secondaire seront formés dans le cadre de la réforme du système éducatif. Nous sommes un peu dans le flou et dans l’attente pour le moment », dit-il encore.

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