mercredi , 22 mai 2019
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Ombudsperson for Children

Rapport de l’Ombudsperson for Children : les grossesses précoces mises en exergue

Le rapport annuel de l’Ombudsperson pour les enfants, édition  (2017-2018) a été lancé jeudi 11 octobre au Rajiv Gandhi Science Centre à Bell Village. De nouvelles mesures sont recommandées pour le bien-être et la sécurité des enfants mauriciens.

L’Ombudsperson pour enfants, Rita Venkatasawmy, a tenu à souligner que toutes les enquêtes sont faites d’une façon indépendante et que ce sont les intérêts des enfants qui doivent primer. Ainsi, le « Children’s Bill » sera débattu à l’Assemblée nationale dans quelques mois.

Le rapport de 466 pages explique en détail les recommandations de l’Ombudsperson. Selon elle, les mariages précoces constituent le principal danger qui affecte les jeunes de 12 et 13 ans en ce moment.  « Les enfants concernés peuvent appartenir à n’importe quelle ethnie et religion, » dit-elle.

Il est à noter que les filles de cet âge ne sont préparées ni physiquement ni mentalement pour vivre en couple. Toutefois, les statistiques sont alarmantes : le taux de fertilité chez les 15-19 ans est d’environ 32% à Maurice. Depuis quatre ans, le nombre de filles enceintes s’élève à environ 2000. Rita Venkatasawmy rappelle que l’éducation est obligatoire pour les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans. Les parents doivent assumer leur rôle et s’assurer de l’apprentissage de leurs enfants en respectant les lois mauriciennes de mariage qui est à 18 ans à Maurice.

Selon les statistiques,  un cas de viol est signalé en moyenne chaque mois. Mais, de nombreux cas ne sont pas signalés pour diverses raisons. Elle recommande donc au policier qui enquête au poste de police d’agir de manière à ce que l’enfant n’ait pas peur de rapporter sa mésaventure. De nombreuses victimes ont signalé que les policiers leur demandent si les violeurs n’étaient pas leurs petits amis. « Ce que les enquêteurs devraient savoir, un violeur reste un violeur. Un petit ami ne peut pas se permettre de violer la fille», explique-t-elle.

Une autre recommandation importante :  le policier doit enregistrer la déclaration de l’enfant en vidéo, car la victime oublie très souvent les détails lors du procès. Dans certains cas, le DPP a du mal à prendre des décisions en raison du manque de preuves.

Pour sa part, la vice-Première ministre, Fazila Daureeawoo, a déclaré qu’il était grand temps pour une profonde réflexion sur nos enfants et les jeunes de notre pays. Selon elle, ce n’est pas seulement le travail du gouvernement mais c’est la responsabilité de tous. « Nous voulons construire un avenir prometteur pour chaque enfant, sans exception. La protection des enfants est une préoccupation de tous, y compris du gouvernement, » a-t-elle déclaré. Elle fait ressortir aussi bien que les parents soient extrêmement occupés et que nous soyons une société en constante modernisation, nous avons à prendre nos responsabilités. Dans chaque maison l’enfant et ses parents peuvent communiquer librement au quotidien. « Le dîner et le petit-déjeuner sont les moments opportuns pour le faire, » conseille-t-elle. De plus, elle estime que lorsque les parents sont en conflit avec leurs enfants, ils doivent réfléchir profondément à ce problème pour trouver une solution durable.

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