dimanche , 21 janvier 2018
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Ariff Bahemia avec ses élèves
Ariff Bahemia avec ses élèves

Primary School Achievement Certificate : excellente performance des écoles musulmanes

Les écoles primaires musulmanes du pays sont une fois de plus à l’honneur. La plupart de ces établissements ont enregistré un excellent taux de réussite pour la première édition du Primary School Achievement Certificate (PSAC).

Chaque année, à l’an-nonce des résultats des  examens de fin de cycle primaire, les écoles musulmanes sont parmi celles qui enregistrent un taux de réussite au dessus de la moyenne. Cette année encore, elles sont à l’honneur pour la première édition du PSAC. À l’instar de la section primaire de l’établissement Doha à Curepipe qui a enregistré un taux de réussite de 92%. Sur les 153 élèves qui ont participé aux examens, 142 ont été reçus. 79 d’entre eux ont obtenu 4 unités, 24 autres ont obtenu 5 unités et les autres élèves ont tout aussi bien travaillé. À l’école, on s’attend à ce que le taux de 92% passe à 99% après que certains élèves auront la possibilité de prendre part de  nouveau part aux examens dans les matières dans lesquelles ils ont échoué ou ont mal travaillé.

Selon Noor-E-Azam Allybocus, directeur de la section primaire de Doha, le taux de réussite est très satisfaisant. Il indique que c’est le travail d’équipe qui a porté ses fruits. Il souligne aussi que la collaboration de tous les enseignants et la direction a permis aux élèves de briller. Le rôle important joué pa l’association des parents/élèves (PTA) tout au long de l’année a également encouragé les enseignants à donner le meilleur d’eux-mêmes dans l’intérêt des élèves. Le directeur nous a confirmé que la majorité des élèves qui ont réussi à leurs examens ont opté pour continuer leurs études au collège Doha. Il est d’avis que la discipline à l’école et les efforts consentis par les enseignants sont les principaux facteurs qui les encouragent à rester au sein de l’établissement. Il ajoute aussi que depuis la maternelle jusqu’au cycle secondaire, il n’y a aucune place vacante. « Les parents savent que leurs enfants sont bien encadrés et que l’enseignement islamique n’est pas négligé », dit-il.

Pour sa part, le maître d’école, Abdool Kader Khedun, rend hommage aux enseignants qui ont mis les bouchées doubles pour cette première édition du PSAC. « Tout le crédit revient au personnel enseignant qui est très dévoué », souligne-t-il. Pour lui, les résultats sont «more than expected ».

100% de réussite pour trois écoles

L’école Dar-ul-Ilm, situé à La Caverne, à Vacoas, a enregistré un taux de réussite de 100%. Le directeur de l’établissement, Obaidullah Wahedally a déclaré que son école est satisfaite des résultats des étudiants du PSAC, bien qu’au début, ceux-ci étaient faibles.

“Je peux vous assurer que nos enseignants ont travaillé deux fois plus pour les faire réussir,” souligne-t-il. Selon lui, le mérite revient à Mme Nundloll qui a aidé énormément pour rendre possible une telle performance. En outre, les parents ont travaillé en collaboration avec la direction pour assumer leur part de responsabilité à la maison. Quatre élèves sur dix ont eu 4 unités. “ Nous espérons que les parents continueront à nous faire confiance. Notre objectif principal est l’éducation, car nos frais de scolarité ne sont que de 500 roupies,» précise Obaidullah. A noter que depuis 2013, l’école obtient un taux de réussite de 100%.

Faizah Nundloll, enseignante d’anglais est originaire de la Suisse. Elle nous a dit qu’il est très important que chaque enseignant travaille avec amour pour chaque élève. “Il ne devrait jamais y avoir de discrimination contre quiconque. Je ne laisse jamais un étudiant derrière. Ils ont tous les droits de réussir,” estime-t-elle.

École Nombre de candidats Nombre de réussites %
Dar-ul-Ilm 8 8 100%
IISS 39 39 100%
Zamzam 19 19 100%
Aisha Inst. 18 17 94.44%
Doha 153 142 92.81%
Dar-ul-Marif 49 42 85.71%

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Ces élèves qui font la fierté de leur école

Nishaat Summun, Doha : «Je veux être médecin»

Une malformation cardiaque à sa naissance n’a pas empêché Nishaat Summun, une élève de la section primaire d’être reçue avec 4 unités. Sa mère, Nasreen Summun, est très heureuse pour sa fille car cette dernière a fait beaucoup d’efforts vu son état de santé. Nishaat, qui prend des leçons particulières une seule fois par semaine, ne s’attendait pas à obtenir des résultats qui dépassent toutes les  attentes. Bien qu’elle pourra être admise à la Sodnac SSS, ses parents ont choisi de la laisser continuer ses études au collège Doha. « Zotte prend li bien compte et zotte donne li classe ki pas bizin grimpe l’escalier », indique sa mère. Pour sa part, Nishaat qui est passionnée de lecture et raffole de bandes dessinées, nous a déclaré qu’elle voudra un jour embrasser une carrière de médecin. Avant tout, elle espère être lauréate dans quelques années. Elle remercie  le Créateur et ses parents qui la guident dans le droit chemin. Elle a des mots élogieux pour ses enseignants en particulier Miss Bilkiss et Miss Widaad. Ses parents remercient la direction  de l’école qui fait tout pour donner un bon encadrement à sa fille.

Madiihah Nujuraully, Institute of Islamic & Secular Studies : «Je compte terminer les 30 siparah»

Madiihah Nujuraully, habitante de Coromandel a brillé de mille feux lors des examens due PSAC. Elle a eu une unité dans tous ses sujets. Ce n’est pas tout. à cet âge, elle est hafizah de de 4 siparah du Quran et compte terminer les 30 siparah quand elle sera en Grade 9. En effet, elle devrait faire son admission à l’école du BPS à Beau-Bassin, mais a plutôt préféré demeurer à l’Institute of Islamic Secular Institute pour terminer son hifz. Elle nous raconte qu’elle a dû planifier toutes ses activités afin qu’elle puisse avoir du temps pour tout: jouer, étudier et apprendre le hifz. « Ne vous découragez jamais. Ayez pleine confiance en Allah et faites de votre mieux. Vous obtiendrez de bons résultats, » conseille la petite fille.

Asna Buxoo, école Dar-ul-Ilm : «La maladie ne doit pas être un obstacle pour réussir»

Pour Asna Buxoo, réussir  aux examens du PSAC était comme une montagne à gravir. La raison ? Elle souffrait d’une douleur atroce à la tête et ses parents affirment ne pas savoir si elle irait au collège l’année prochaine. Malgré tous ces soucis, elle n’a pas baissé les bras. La plupart du temps, elle est resteé à la maison mais avec l’aide de ses parents et enseignants de l’école, elle a pu réussir. Elle remercie toutes ses personnes de tout son cœur. “La maladie ne doit pas être un obstacle pour réussir. Il faut toujours persévérer”, estime Asna Buxoo.

Zayyan Sheikally, Zamzam Primary School : «J’apprenais le hifz à la madrassah et a terminé 4 juz»

Pour Zayyan Sheikally, habitant de Port-Louis, les examens du PSAC étaient largement à sa portée. Ses parents affirment qu’ils ne se faisaient pas de souci car Zayyan savait quasiment tout.  Il s’adonnait à son sport favori, le football, et apprenait le hifz à la madrassah et a terminé 4 juz. Pour lui, c’est la confiance en Allah et l’assuidité aux études qui sont les clés de la réussite. Toutefois, il est déçu car il n’a pas obtenu l’un des collèges où il souhaitait poursuivre ses études, à savoir  James Burty David SSS ou Sir Abdool Razack Mohamed SSS. Son père compte entamer des démarches pour qu’il y soit admis.  C’est le London college qui lui a été attribué.

Zamzam Primary School

Pour Ariff Bahemia, son objectif principal est de former les étudiants à devenir de bons citoyens du pays. «Vu que Plaine-Verte est considérée comme une zone défavorisée, nos étudiants gravissent les échelons du succès malgré tout », dit-il. Il affirme que jusqu’à 50% des étudiants dans le besoin n’ont pas à payer les frais de scolarité chez lui. «Nous avons observé que beaucoup d’étudiants viennent d’un milieu familial pauvre mais ils vont vous étonner avec leur potentiel. Nous essayons de tirer le meilleur d’eux», indique-t-il. Selon Ariff Bahemia, le secret du succès est la discipline. « Tout succès exige de la discipline », affirme-t-il. En outre, il laisse entendre que les étudiants reçoivent une attention individuelle. Les enseignants aident les élèves faibles si nécessaire après les heures de classe. Il annonce que l’admission pour 2018 a déjà commencé et qu’il reçoit un bon feedback.

Institute of Islamic & Secular Studies

L’Institute of Islamic & Secular Studies a enregistré un taux de réussite de 100%. “Tout d’abord, nous sommes reconnaissants au Tout-Puissant de nous avoir donné un succès continu pendant toutes ces années. Nous sommes vraiment satisfaits des résultats,” a déclaré Abdur Rahman Wahedally. Pour lui, dans une école payée tout le monde doit travailler dur pour obtenir d’excellents résultats. Il est reconnaissant à Taherah Domah et Surayyah Pirbai pour leur dévouement et leur enseignement de qualité. «Le secret de notre réussite est la cohérence envers nos étudiants. Ils ont  besoin d’une attention constante,” dit-il. À côté de l’enseignement de matières académiques, sont aussi offerts des sujets islamiques.

Jean Lebrun Government School

181217_ezmaÀ l’école du gouvernement de Jean Lebrun à Port-Louis, le taux de réussite est de 85.8%. Ezma Allymun Damree qui est enseignante de Grade 6 cette année se réjouit d’avoir obtenu 97.5% de réussite dans sa classe. 39 de ses 40 élèves ont brillamment réussi, dont 25 ont décroché quatre unités et le reste ont obtenu 1 dans chaque matière. Pour elle, cela n’a pas été facile, considérant le changement du programme d’études (syllabus) cette année. Pour elle le secret de la réussite pour un enseignant c’est de bien se préparer avant d’entrer en classe. “Les élèves brillants ont tendance à poser des questions qu’on ne trouve pas dans les livres, mais c’est excitant de leur répondre quand vous êtes bien préparés,” souligne-t-elle. Aussi, elle fait faire à ses élèves beaucoup de récitations matinales. Elle considère cette pratique primordiale pour une bonne mémorisation.


Nouveau système d’examen – PSAC : entre satisfaction et frustration

La première édition du Primary School Achievement Certificate (PSAC) a apporté son lot de joie mais aussi de frustration. L’attribution des collèges aux élèves qui ont réussi à leur examen a également été un exercice stressant pour de nombreux parents. Mais l’objectif du PSAC a-t-il été atteint ? Quelques éléments de réponse…

La nouvelle réforme éducative semble être partie sur de bonnes bases. 20 451 élèves ont participé aux examens de la première édition du PSAC et les résultats ont été annoncés, ce mardi. Le taux de réussite pour Maurice et Rodrigues est de 77,70% contre 76,96% en 2016, dernière année du CPE. La note générale dans les différentes matières s’est améliorée par rapport à l’année dernière.

Faizal Jeeroburkhan : « Le niveau des collèges va être un problème que les autorités concernées doivent régler au plus vite »

Ainsi, pour les Core Subjects, le taux de réussite en anglais est de 83,20% et de 80,86% en  mathématiques. En français, le taux de réussite se chiffre à 84,68% et en histoire-géographie, il est de 79,66%. En sciences, le taux est de 82,29%. Si la nouvelle approche pédagogique du PSAC a apporté une sensible amélioration au niveau des résultats, plusieurs pédagogues estiment néanmoins que plusieurs autres objectifs de ce nouveau système éducatif n’ont pas été atteints.

Faizal Jeeroburkhan, pédagogue et chargé de cours au Mauritius Institute of Education (MIE), estime qu’il y a encore des ajustements à apporter au PSAC pour qu’il puisse servir de modèle éducatif holistique à Maurice. « Le PSAC n’est qu’à sa première année et je pense qu’il est encore tôt pour faire une analyse critique et complète. Cependant, on doit se demander quels ont été les objectifs fixés au tout début et avant sa mise en application. En premier lieu, le PSAC avait pour but de combattre l’élitisme et la compétition dans les écoles. D’une autre façon, on voulait rendre aux enfants leur enfance. Puis, ce système sert à mettre un frein aux leçons particulières », avance-t-il.

La régionalisation

Abordant les autres objectifs du PSAC, le pédagogue souligne que celui-ci devait venir rehausser le niveau de l’éducation à travers un mode d’enseignement différent basé sur une approche holistique et mettant en valeur les activités extracurriculaires. « Cela avait aussi pour but de réduire l’échec scolaire car dans le passé, environ 30% d’élèves étaient en quelque sorte livrés à eux-mêmes après avoir échoué aux examens du CPE. Sur le papier, tout cela est très joli, mais en réalité, tel n’est pas le cas », ajoute-t-il.

Avec l’abolition du classement (ranking) pour l’attribution du collège aux élèves, les nouveaux critères sont le choix du collège des parents, le résultat de l’enfant et la proximité. Or, c’est ce dernier facteur qui semble être cause de remous depuis l’annonce des résultats du PSAC cette semaine. Selon Jacques Malié, pédagogue et ancien recteur du collège Saint-Esprit, tous les collèges dans les différentes régions du pays ne sont pas du même niveau. « Les parents ont bien évidemment des attentes et ils souhaitent que leur enfant ait le meilleur collège. Avec la régionalisation, les élèves auront un collège dans leur zone de proximité mais n’empêche que les collèges sont de différent niveau dans chaque région. Cela a quelque peu créé toute la confusion cette semaine », explique-t-il.

Jacques Malié : « Si on veut qu’un système éducatif soit efficace, il faut d’abord dissocier la politique de l’éducation »

Faizal Jeeroburkhan estime lui que la régionalisation peut être un avantage pour un élève dans la mesure où ce dernier n’aura pas à faire un long trajet en autobus ou en voiture pour aller à l’école. Mais il concède également que le niveau des collèges diffère dans chaque région. « Le niveau des collèges va être un problème que les autorités concernées doivent régler au plus vite. Cela peut jouer contre certains élèves. Nous avons tout d’abord les collèges d’État où on peut constater qu’il y a un laisser-aller sur le plan administratif. Certains collèges privés n’existent, quant à eux, que pour générer de l’argent et le sort des étudiants ne figure pas à l’agenda de la direction. Puis, il y a les écoles confessionnelles où il existe encore une administration correcte. Si tous les collèges étaient du même niveau, il n’y aurait pas eu de problème », avance-t-il.

Faizal Jeeroburkhan fait ressortir qu’il y a eu un manque de préparation à tous les niveaux depuis de début. « La mise en application d’une nouvelle réforme éducative nécessite au moins deux ans afin de pouvoir consulter toutes les différentes parties prenantes, effectuer des recherches et venir de l’avant avec un blueprint. Or, chez nous, il y a eu une certaine précipitation et en l’espace de trois mois, on est parti de l’avant avec le nouveau système. Il n’y a même pas eu de documents élaborés sur le PSAC », estime le pédagogue. Pour sa part, Jacques Malié déclare que si le gouvernement a réussi son pari de venir avec le Nine-Year Schooling, l’éducation ne doit être en aucun cas tributaire des changements politiques. « Si on veut qu’un système éducatif soit efficace, il faut d’abord dissocier la politique de l’éducation. Le gouvernement est parvenu à mettre sur pied ce nouveau système et soyons optimiste pour l’avenir », dit-il.


Une approche holistique

L’essence même du Nine-Year Schooling étant la continuité entre le primaire et le secondaire, les pédagogues et autres acteurs dans le domaine de l’éducation estiment qu’il est primordial d’adopter une approche holistique pour que le système soit plus efficace. C’est ainsi que Faizal Jeeroburkhan nous explique que l’éducation doit être composée de trois principaux facteurs : l’information, la formation et la transformation. « C’est à travers une approche coordonnée que le système va fonctionner de façon plus adéquate. La transmission du savoir, la compétence des enseignants et le savoir être sont autant d’éléments qui doivent être pris en considération pour un meilleur apprentissage. Par exemple, l’enseignement des valeurs humaines, civiques et républicaines auraient dû faire partie du cursus scolaire », avance-t-il.

Selon lui, cette approche nécessite la volonté et l’engagement des enseignants.   Par ailleurs, Jacques Malié déplore le fait que les résultats pour les examens modulaires d’histoire et géographie n’ont pas été annoncés. « Si on est en train de mettre l’accent sur un programme d’étude continue, alors les résultats doivent être connus afin que les mesures correctives soient prises et que les enfants puissent savoir où ils peuvent s’améliorer », estime l’ancien recteur du collège Saint Esprit. Faizal Jeeroburkhan déplore quelques autres faiblesses du système à l’instar de la discipline, le problème de l’alcoolisme et du tabagisme dans les écoles et l’absentéisme. « Malgré les nouvelles mesures prises, certains problèmes n’ont pas été résolus mais le système semble être parti pour durer et il faut apporter les ajustements nécessaires », souligne-t-il.


Resit le 21 décembre

C’est le jeudi 21 décembre que les élèves pourront prendre part aux examens du « resit ».Les résultats seront annoncés le vendredi 29 décembre. Seuls les élèves qui n’ont pas obtenu suffisamment de points dans une seule matière sont éligibles à prendre part à ces examens. Ceux-ci ont déjà reçu une lettre pour leur faire savoir la marche à suivre. Les élèves qui auront réussi aux examens du resit se verront attribuer un collège. Le resit est gratuit.

Extented programme

L’Extended Programme est destiné aux élèves qui n’ont pas réussi aux examens du PSAC. Il entrera en vigueur en janvier 2018. Ainsi, les classes préprofessionnelles (prevoc) n’existeront plus.   Les élèves qui ont des difficultés au niveau de l’apprentissage seront admis sous l’Extended Programme et ils auront une attention particulière pour étudier et une prise en charge sérieuse. Chaque collège régional comptera au moins une classe destinée à ce programme d’étude. La formation des enseignants pour l’Extended Programme se poursuit.

Les langues orientales

Le taux de réussite dans les Optional Core Subjects (langues orientales) est : ourdou 74,16%, arabe 74,70%, hindi 73,53 %, marathi 70,18%, télougou 74,04%, Modern Chinese 72,41% et kreol morisien 79,60%.

Rahim Murtuza/Ahmad Fakuddeen Jilani

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