mardi , 25 avril 2017
Accueil / Actualités / Planet Earth Institute : L’intérêt de la présidente pour les jeunes intellectuels
ameenah

Planet Earth Institute : L’intérêt de la présidente pour les jeunes intellectuels

Certains veulent avoir la peau de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim. Ils font délibérément un amalgame entre Planet Earth Institute(PEI) et le business du milliardaire Alvaro Sobrinho. Qu’en est-il au juste ?Dans l’entourage de la présidente de la République, on n’arrive pas à comprendre pourquoi certains refusent de reconnaître qu’il y a une ligne de démarcation entre Planet Earth Institute (PEI) et les affaires du milliardaire Alvaro Sobrinho. Planet Earth Institute où Alvaro Sobrino était Chairman, est administré par des matières grises dont Lord Paul Boateng, sir Magdi Yacoob, sir Christopher Edwards et le Professeur Paul Younger. « Des fins intellectuels de ce calibre n’auraient jamais été en contact avec Alvaro Sobrinho. D’ailleurs, la Présidente avait négocié avec Alvaro Sobrinho après que ce dernier avait été blanchi par la justice portugaise après avoir été suspecté de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale », fait ressortir un de ses collaborateurs.

Planet Earth Institute est enregistré en Angleterre sous la ‘Charitable Commission’ qui est considérée comme « a very tough regulatory body in matters of due diligence. »

Notre interlocuteur fait ressortir que la Présidente a oeuvré dans l’intérêt des jeunes intellectuels mauriciens pour leur permettrre de poursuivre leurs études. Pas moins de sept Mauriciens vont terminer leur doctorat en Afrique du Sud. Les boursiers détenteurs d’une bourse de Planet Earth Institute pour terminer leur doctorat sont tous satisfaits des modalités et n’ont rien trouvé à dire. Depuis les mois d’août et septembre 2016 les dizaines d’étudiants avaient déjà confirmé leur intention de partir faire leurs études à l’université de Cape Town (UCT) et l’université de Pretoria. Ils avaient déjà trouvé des superviseurs pour enregistrer leurs programmes de PHD.

Éviter des risques

Mais à la suite de gros problèmes d’insécurité à Université de Cape Town (UCT) et Pretoria, les membres du board académique de Planet Earth Institute ont décidé de ne pas prendre des risques pour envoyer les étudiants en Afrique du Sud. Les membres du board ont tout fait pour trouver d’autres universités d’excellence à travers l’Afrique dans des pays tels que le Kenya, le Ghana et le Zimbabwe. L’autre option était de commencer le programme à l’université de Maurice et le terminer à Université de Cape Town (UCT) et l’université de Pretoria.

Sur les 10 boursiers, 9 ont accepté l’offre et un étudiant s’est retiré. À partir de la date de la signature de la lettre de confirmation Planet Earth Institute avait déjà choisi un mentor à Maurice et un autre en Afrique du Sud. 5 propositions de PEI sont déjà prêtes pour l’enregistrement en vue d’un doctorat. Entretemps 5 boursiers s’étaient envolés pour Angleterre au mois de novembre 2016 pour assister à une conférence financée par Bill et Melinda Gates pour écouter la communauté scientifique. Selon notre interlocuteur, d’ici cette semaine, les boursiers vont soumettre leurs demandes pour débuter le programme. Des boursiers nous ont déclaré qu’ils ne trouvent aucun problème ni de souci majeur pour leurs études. Ils ne blâment pas PEI ni la présidente de la république Ameenah Gurib-Fakim qui a facilité leurs démarches à travers le board du PEI.

Roubina Jadoo-Jaunbocus soutient Ameenah Gurib-Fakim

La PPS Roubina Jadoo-Jaunbocus ne peut rester insensible aux attaques contre la présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim par une certaine presse. Elle nous a déclaré qu’elle est indignée par les attaques viles, mensongères et sans fondement d’une certaine presse qui traîne Ameenah Gurib-Fakim dans la boue. « Du fond de mon coeur, je suis vraiment triste pour une grande dame qui a fait ses preuves en tant que présidente et comme une scientifique de renom international qui a mis notre pays sur le toit du monde », dit-elle. La PPS fait ressortir qu’en tant que femme, mère de famille et politicienne, elle est indignée par le lynchage médiatique que subit la présidente depuis une semaine. « Je déplore certaines attaques contre Ameenah Gurib Fakim qui n’a rien à faire avec le dénommé Alvaro Sobrinho. À travers ce dernier la présidente a voulu aider le pays et offrir des bourses aux Mauriciens pour leurs doctorats à travers Planet Earth Institute », dit-elle encore. Roubina Jadoo-Jaunbocus trouve déplorable qu’une personne qui a voulu aider les jeunes de son pays récolte la tempête. « En tant que femme musulmane je trouve les attaques personnelles contre Ameenah Gurib-Fakim de bas étage et dégradantes. Des journalistes ont même demandé qui est l’ami mystérieux de la présidente? Pour eux, la présidente est une femme qui a des amis mystérieux et infréquentables”, dit-elle. Roubina Jadoo-Jaunbocus demande à la population de s’ériger en rempart contre ceux qui attaquent les femmes. « Il faut soutenir la présidente pour les empêcher d’arriver à leurs fins. Il faut avoir un certain respect pour une institution telle que la présidence. Je serai présente pour soutenir Ameenah Gurib-Fakim contre les attaques injustifiées. C’est trop facile de faire des allégations et des insinuations sans preuves. C’est blessant et c’est un mauvais signal pour le pays », estime-t-elle. La PPS ajoute que cela démontre qu’une certaine presse ternit l’image de notre pays sur le plan international.

 

 AFFAIRE ALVARO SOBRINHO

Pravind Jugnauth : « Evitons de faire des allégations tous azimuts »

Malveillant et de mauvais goût. C’est en ces termes que le Premier ministre, Pravind Jugnauth a commenté ce qu’il considère « d’insinuation » à l’encontre de la présidente de la République, Ameenah Gurib- Fakim dans l’affaire du Dr Alvaro Sobrinho.

Pravind Jugnauth juge « pas Korek » la manière dont certains s’attaquent à la Présidente, Ameenah Gurib-Fakim. « Il faut éviter de faire des allégations tous azimuts. des insinuations sont faites contre la présidente de la République que je considère malveillantes et de mauvais goût. S’il y a quoi que ce soit contre la présidente, venez de l’avant avec du concret. Ne faites pas des allégations pour semer le doute dans la tête de la population », a déclaré le PM à l’issue de la réunion du BP du MSM au Sun Trust Building samedi matin.

Le fait que la Présidente soit la Vice Chairperson de Planet Earth Institute (PEI) ne serait-il pas un problème ? À cette question, Pravind Jugnauth répond que PEI est une organisation philanthropique qui travaille pour la société en général. « Et pour être franc, toutes les organisations non gouvernementales (ONGs) dites sérieuses apportent leur contribution de manière volontaire. En outre, elles puisent de leurs ressources pour rendre notre société meilleure et pour soulager la souffrance de la population. Je leur accorde tout mon soutien et tout mon encouragement » a-t-il déclaré.

Pour rappel, l’homme d’affaires, Dr Alvaro Sobrinho, qui avait lancé Planet Earth Institute en partenariat avec la présidente de la République, Ameenah Gurib- Fakim, fait l’objet de plusieurs enquêtes pour blanchiment d’argent allégué. Mais pour le Premier ministre, tout ce qui a été rapporté dans la presse jusqu’ici ne serait que des « allégations ».

Interrogé sur l’autre polémique qui a fait la une des médias en ce moment, soit la controverse autour de la fourniture de biscuits par Rum and Sugar Ltd, compagnie de Sheila Hanoomanjee, fille de la Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, à Mauritius Duty Free Paradise, Pravind Jugnauth s’est abstenu de tout commentaire. « Shakeel Mohamed, député de l’opposition a déposé une motion de blâme contre la Speaker, en avançant quelques raisons. À ce stade, je ne souhaite faire de commentaire. Je participerai aux débats autour de cette motion et je dirais ce que j’ai à dire. Je ne souhaite donc pas en débattre publiquement. La motion a été reçue et circulée à tous les membres de l’assemblée nationale », a expliqué Pravind Jugnauth.

Le nouveau ministre de la Bonne Gouvernance, Sudhir Sesungkur, sera-t-il révoqué ? Cet appel a été lancé par Roshi Badhain à Pravind Jugnauth lors d’une conférence de presse du Reform Party cette semaine. À cette question, Pravind Jugnauth s’exclame : « Roshi Badhain… Laisse Roshi Badhain cotte li été ».

Pravind Jugnauth s’est aussi prononcé contre les discours politiques lors des fonctions religieuses. Cela, suite aux propos tenus par le président de la Hindu House, Viren Ramdhun à Grand- Bassin la semaine dernière. « Je ne suis pas d’accord avec des discours politiques [lors des fonctions religieuses] parce que justement c’est la raison pour laquelle nous avons adopté le principe de ne pas prendre la parole lors des fonctions purement religieuses. Nous ne voulons pas aborder des sujets autres que ceux ayant trait à la fonction en question. Je n’approuve donc pas les propos politiques lors des fonctions religieuses », a déclaré le Premier ministre.

Par ailleurs, le Bureau Politique du MSM a accueilli trois nouveaux membres hier, notamment Joe Lesjongard, Marie Claire Monty et Zuberr Joomaye. Parallèlement, le BP a aussi approuvé l’intégration du Dr Raffick Sorefan au sein du parti soleil.

Bérenger accuse Pravind Jugnauth et Dev Manraj

Le leader du Mouvement Militant Mauricien (MMM) a, lors de sa conférence de presse, samedi au Hennessy Park Hotel, pointé un doigt accusateur vers le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans l’affaire Alvaro Sobrinho. « Pravind Jugnauth et Dev Manraj (Ndlr le secrétaire financier) sont les vrais coupables », a-t-il dit. Le controversable homme d’affaires angolais, qui fait les choux gras de la presse depuis une semaine, fait l’objet d’enquêtes et est soupçonné de blanchiment d’argent et de corruption, notamment au Portugal, il a obtenu, fin 2016, plusieurs licences de la Financial Services Commission (FSC).

Paul Bérenger tient Pravind Jugnauth pour responsable de cette situation vu qu’il a fait changer la loi dans le cadre du dernier budget pour permettre à la FSC d’octroyer des licences bancaires. Il estime que c’est un pouvoir qui aurait dû rester uniquement entre les mains de la Banque de Maurice qui a les compétences nécessaires pour le faire. Pour lui, cela a permis au groupe d’Alvaro Sobrinho d’obtenir une Investment Banking Licence le 29 septembre dernier. « Quel lien y a-t-il entre Pravind Jugnauth, Dev Manraj et ce groupe-là ? », se demande le leader du MMM. Pour lui, même si Roshi Bhadain a sa part de responsabilité en tant qu’ancien ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, il serait trop facile de lui faire porter le chapeau.

Paul Bérenger trouve aussi scandaleux que la FSC soit présidée par le Secrétaire financier qui est « le bras droit de Pravind Jugnauth ». Ce qui, d’après lui, ne permet pas à l’institution de fonctionner en toute indépendance. Que le Chief Executive Officer soit un étranger qui assume le poste en tant que suppléant depuis deux ans a aussi été l’objet de critiques du leader du MMM. L’implication alléguée de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, et le stand du nouveau ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Sudhir Sesungkur, ont été commentés par; le leader mauve . « Il ne faut pas que l’attention soit déviée vers eux. Je ne dis pas que la présidente est trempée dans la corruption, mais il faut vérifier avant de vous associer à quelqu’un. » Il a indiqué également qu’il enquête sur un second scandale impliquant un autre fonds d’investissement angolais qui aurait investi plusieurs milliards de roupies. « Est-ce que depuis 2015, Maurice est devenue une plateforme de blanchiment d’argent sale et plus particulièrement d’argent sale angolais ? » Pour le leader des mauves, « le peuple doit comprendre ce qui se passe dans ce pays. Dites-moi ce qui n’est pas pourri dans ce pays. Nous évoluons dans une pourriture généralisée», a-t-il conclu.

 Alan Ganoo : « On doit savoir quel rôle a joué la présidente »

« On doit savoir quel rôle a joué la présidente. Aujourd’hui, elle doit faire la lumière sur toutes les questions que la population se pose », soutient Alan Ganoo, le président de Mouvement patriotique (MP), samedi après-midi au siège du parti. « Notre secteur financier passe par des moments difficiles avec cette affaire”, ajoute le président du MP. “Le secteur financier est très important, avec une croissance de 5 % chaque année. Alvaro Sobrinho avait fait une demande pour un Investment Banking Licence et la Banque de Maurice avait refusé. La loi a ensuite été amendée par Pravind Jugnauth et il a obtenu son permis », a-t-il indiqué.

Q’en est-il des voitures d’Alvaro Sobrinho ? « Le MP se demande s’il y a eu des influences en haut lieu. Qui est en possession des voitures achetées par Sobrinho ? Qui sont ceux qui gèrent les sociétés de l’homme d’affaires ? », poursuit le député de Savanne/Rivière-Noire (No 14). Selon lui, il faut revoir l’autonomie de la FSC. « Il faut voir si l’organisme est indépendant et s’il est protégé de toute ingérence politique. Il faut une enquête indépendante pour faire la lumière sur toute cette histoire ».

Alan Ganoo dira que c’est le MP qui est venu de l’avant avec la ‘motion of disallowance’ sur la hausse du prix de l’essence et du diesel. Le MMM a ensuite présenté une motion dans ce sens. « Reza Uteem m’a contacté. Je n’ai aucun problème si on fait cause commune. Il va intervenir à la fin du débat. L’opposition va faire cause commune. Aujourd’hui, les automobilistes sont en colère », a-t-il indiqué. En ce qui concerne la motion de blâme contre la Speaker Maya Hanoomanjee, Alan Ganoo dira qu’un parlementaire peut déposer cette motion. « Un député peut exprimer son désaccord sur l’interprétation du Speaker. Il y a aussi la motion afin de « remove the Speaker from the chair ». Mais pour cela bizin ena 2/3 », a-t-il dit.

Commentaires

A propos de Rahim Murtuza

Ceci peut vous intéresser

Ameenah-GF

Assenjee Gurib : « Je suis blessé par les critiques contre ma fille »

Il n’y a rien de plus réjouissant pour un père que de voir ses enfants …