People – Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 21 Jul 2017 09:15:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.6 Tahoorah Hassan Bautally : spécialiste pakistanaise de mehendi http://starpress.info/tahoorah-hassan-bautally-specialiste-pakistanaise-de-mehendi-2091/ Thu, 20 Jul 2017 11:34:42 +0000 http://starpress.info/?p=2091 Tahoorah Hassan Bautally, une ressortissante pakistanaise s’est mariée à un Mauricien. « À  Maurice, la culture de l’application de mehendi n’est pas autant une coutume qu’au Pakistan » dit-elle.

Au Pakistan, les cérémonies de mariage sont différentes de celles de Maurice. La célébration d’un mariage peut durer jusqu’à 2 mois. C’est pourquoi l’application du mehendi a une grande importance pour la mariée au Pakistan. Le mehendi devrait être durable et attirant car la mariée doit rester longtemps avec le mehendi.

Donnez-lui un cornet de mehendi et elle transformera  vos mains avec ses talents artistiques. Le design le plus compliqué ne la rebute point. Pourtant, elle n’a suivi aucun cours de aient trait à l’application de mehendi dans son pays. Cela fait 8 ans que Tahoorah a fait de ce métier sa préoccupation principale.

Elle enseignait jadis l’anglais dans une école primaire à Karachi et a fait un baccalauréat en sciences de l’environnement. Très souvent, elle devait prendre des jours de congé de son travail pour consacrer du temps aux applications de mehendi.

« Mais ma passion est l’application de mehendi, » confie-t-elle.

Elle a commencé à appliquer le mehendi depuis l’âge de 15 ans. « Au début, j’ai appliqué le mehendi aux mains de mes voisines gratuitement. J’étais passionnée par  cet art. Je passais des heures à appliquer le mehendi mais cela ne me dérangeait pas, » raconte Tahoorah. Puis, au fur et à mesure que le temps passait, des gens de tout Karachi ont commencé à connaître notre interlocutrice. Elle a alors décidé de faire carrière dans ce domaine.

« À l’âge de 16 ans, j’ai commencé à prendre des réservations sur Facebook. Comme les filles musulmanes sont un peu réticentes à appliquer le mehendi devant les gens, j’ai créé une place spéciale dans ma chambre pour les mariées où aucun homme n’était autorisé à entrer, » fait-elle ressortir. Après 5 ans  à faire ce métier, elle est devenue célèbre à Karachi car ses designs attiraient beaucoup de clientes.

« Je ne copie jamais un design d’un livre. Par la grâce d’Allah, je fais des designs instantanés qui m’étonnent des fois. Je pense que c’est un don de mon Créateur, » estime-t-elle. Sa carrière comme artiste de mehendi va atteindre un niveau élevé à l’âge de 21 ans. Généralement, elle se limite à 7 mariées par mois car il faudrait 7-8 heures de travail pour une application normale à une mariée et 17 heures pour une application spéciale. « Ma famille me reprochait souvent de ne pas assister à une fonction ou à un mariage. J’avais des réservations pour des mois à l’avance. Comme je prenais des avances de mes clientes, je ne pouvais pas annuler leurs demandes pour mon plaisir et mes sorties, » dit-elle.

Son projet est de promouvoir la culture de l’application de mehendi aux jeunes musulmanes et faire reconnaître davantage des designs comme le Persley, le Golfe et l’Arabic à Maurice. On peut voir ses designs sur sa page facebook ‘Creation by Tahoorah’.

Les prix pratiqués au Pakistan

Rs 8000 pour une application normale à la mariée

Rs 25 000 pour l’application spéciale

Les prix pratiqués à Maurice

Rs 2000 pour une application normale à la mariée

Rs 5000-8000 pour l’application spéciale

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Nasser Beeharry, éducateur : utiliser la technologie comme méthodologie de réussite http://starpress.info/nasser-beeharry-educateur-utiliser-technologie-methodologie-de-reussite-2066/ Tue, 18 Jul 2017 10:05:22 +0000 http://starpress.info/?p=2066 Utiliser la technologie et les moyens modernes pour faciliter l’apprentissage académique des élèves. C’est l’objectif que s’est fixé Nasser Beeharry depuis quelques années.

À cet effet notre interlocuteur a lancé la plateforme en ligne ‘Nasser Academy’ pour aider les enfants du cycle primaire à franchir un nouveau palier à l’école. Le mot ‘technologie’ revient comme un leitmotiv dans les propos de Nasser Beeharry, 49 ans, enseignant en Grade 3 à l’école Notre Dame de Lourdes RCA à Rose-Hill.

Il a toujours cru que la nouvelle génération d’élèves a besoin des outils technologiques et informatiques pour réussir leur parcours académique. « Il faut parler leur langage. Les jeunes de nos jours comprennent la technologie mieux que les adultes. Même les enfants âgés de 2 ans arrivent à manipuler un Smartphone », nous dit-il d’emblée. L’initiative prise par Nasser pour enseigner avec l’apport de la technologie ne date pas d’hier. Il y a plus d’une dizaine d’années, il a été le tout premier éducateur à Maurice à avoir utilisé les moyens modernes pour enseigner à l’école. « Je faisais usage de mes propres support visuels à l’enseignement comme des projecteurs, des ordinateurs portables et autres tablettes tactiles. J’ai toujours cru que la solution aux problèmes d’apprentissage à l’école réside dans un usage adéquat de l’informatique. Il faut s’adapter à l’ère numérique et aux vagues du changement. Car, les élèves d’aujourd’hui ne connaissent pas les méthodes anciennes qui sont d’ailleurs révolues et dépassées », ajoute-t-il.

Plateforme éducative

C’est dans cette optique qu’il a eu l’idée de lancer la plateforme éducative ‘Nasser Academy’ – www.nasser.academy – qui est un site web contenant des devoirs, des manuels scolaires numériques, des questionnaires et des exercices interactifs avec des bandes sonores, entre autres. Le site a été créé pour fonctionner en ligne avec une connexion internet mais également hors-ligne si un élève n’arrive pas à se connecter. Une version mobile est également disponible pour les Smartphones. « J’ai consacré beaucoup de temps à mettre sur pied cette plateforme. Depuis 2001, j’ai commencé à travailler sur le concept. Puis en 2009, j’ai mis en ligne toute la structure et depuis je ne cesse de l’améliorer et de mettre à jour le site », nous dit Nasser Beeharry.

Les documents en ligne sont en format HTML contrairement à d’autres plateformes qui utilisent la version Adobe Flash. « Le Flash est démodé. HTML est plus efficace et facile à utiliser. Pour la version mobile, les parents peuvent également consulter les manuels et les exercices au préalable et ainsi aider leurs enfants avec leurs devoirs. En un clic, un parent peut tout savoir sur le programme d’études d’une matière », fait ressortir notre interlocuteur.

L’éducateur nous apprend aussi que la plateforme contient plus de 1000 exercices interactifs avec des photos et des vidéos. Elle comprend également plusieurs centaines de présentations Powerpoint et d’exercices pratiques. « Chaque exercice est illustré d’une photo réelle. Par exemple, un devoir sur les cascades à Maurice est accompagné d’images de ces cascades », précise-t-il.

Contre vents et marées

Malgré toute sa détermination et son envie d’aider les élèves, Nasser Beeharry a dû faire face à bien des difficultés au cours de sa carrière. Il nous raconte qu’il a toujours voulu implémenter la technologie dans ses salles de classe mais s’est tout le temps heurté au refus de la direction. « J’ignore pourquoi on m’a toujours empêché de faire usage de la technologie comme mode d’enseignement. Les enfants ont évolué et le système d’éducation doit être adapté à leur convenance. Depuis 2001 avec l’avènement des SMS, les enfants sont devenus des ‘digitial natives’ et notre système d’éducation aurait dû évoluer également », nous dit-il. Mais Nasser n’a jamais baissé les bras. En 2003 et 2012, il a été muté dans des classes de « repeaters » mais nous dit qu’il a toujours bossé dur pour aider ces enfants. « Je considère les décisions prises à mon encontre comme la volonté d’Allah et par Sa grâce, j’avais réalisé un exploit en obtenant 75% de réussite avec les « repeaters », il y a quelques années », relate-t-il.

Il se souvient qu’en 2008, il travaillait avec une classe de  « repeaters » alors que la direction de l’école lui avait interdit de se servir des moyens technologiques. « J’avais loué une maison que j’avais transformée en salle de classe digitale. Tout était informatisé. J’y emmenais mes élèves après les heures de classe et ils avaient énormément progressé dans toutes les matières. Je me suis beaucoup sacrifié et je l’ai fait pour les enfants », dit-il avec un brin d’émotion.

Récompensé à sa juste valeur

Nasser Beeharry n’a jamais abdiqué dans sa démarche de dispenser une meilleure éducation à ses élèves. Il a toujours persévéré malgré l’adversité et a été récompensé pour ses initiatives. Il y a quelques années, ses efforts ont été reconnus par les instances internationales. Il a été élu Cambridge / MES Teacher of The Year dans le domaine de l’informatique et de la technologie. Il a eu en guise de récompense un voyage à Dubaï où il a pu également assister à une conférence et séjourner dans un hôtel 5 étoiles. « La patience et la détermination finissent toujours par payer. Je pense que Dieu m’a récompensé après un passage difficile au cours de ma carrière », fait-il ressortir.

Par ailleurs, en février 2011 Nasser avait introduit les tableaux interactifs à l’école. Ce qui avait grandement motivé les enfants à apprendre et interagir en classe. Une année plus tard, il a été récompensé par Microsoft en remportant le Microsoft Innovative Award. Il avait alors reçu une offre de voyage pour Marrakech. « Depuis, je ne participe plus à aucune compétition car je veux désormais établir mes propres critères de référence. Je souhaite aussi avoir un sponsor international pour lancer la plateforme Nasser Academy à grande échelle et toucher un plus grand nombre d’élèves », ambitionne-t-il.

Débuts modestes

Aujourd’hui, Nasser Beeharry s’est bien établi. Par contre ses débuts n’ont pas été de tout repos. Fils d’un laboureur, il se rappelle que son père n’avait pas les moyens pour lui payer des leçons particulières. « Mon prof m’avait mis au dernier rang de la classe. J’étais le seul qui ne prenait pas de leçons. Tous les autres élèves en avaient les moyens », se souvient-il.

C’est ainsi qu’en grandissant il s’était mis en tête qu’il allait devenir enseignant pour que les enfants ne subissent pas le même sort que lui.  « J’ai bossé très dur à l’école et avec de très bons résultats aux examens du CPE, j’ai pu être admis au collège Royal. J’avais l’ambition de devenir lauréat mais malheureusement j’avais réalisé qu’il fallait de l’argent pour pouvoir prendre des leçons. Et je ne pouvais me permettre ce luxe », ajoute-t-il. Durant une bonne partie de sa vie, Nasser se reprochait de n’avoir pu faire partie de l’élite au collège.

« Ce n’est que plus tard que j’ai compris que Dieu avait d’autres plans pour moi. Je suis fier aujourd’hui, après plus de 25 ans de carrière, d’être le premier enseignant à faire usage de la technologie pour aider les enfants. Et je n’ai jamais suivi de cours en IT. J’estime que j’ai en quelque sorte apporté un rayon de lumière dans leur vie », conclut-il.

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Les trésors cachés de Hayatullah Dowlut http://starpress.info/tresors-caches-de-hayatullah-dowlut-2044/ Fri, 14 Jul 2017 08:14:39 +0000 http://starpress.info/?p=2044 Digne d’un conte tiré tout droit de Walt Disney, vous n’imaginerez pas une seule seconde qu’un trésor est enfoui aux fins fonds de Maurice. Le propriétaire des lieux, Hayatullah Dowlut a accepté de lever un coin de voile et nous laisser pénétrer dans ce lieu magique et féerique.

Au beau milieu se trouve une cabane ornée de lianes avec des fenêtres en bois aux couleurs or et vert. En une seconde, nous sortons d’un décor  citadin pour nous plonger en pleine forêt. Quand s’ouvre la porte en bois, nous pénétrons dans une pièce sombre. Tout à coup une lumière jaillit de plusieurs petites ampoules faisant briller des milliers d’objets dorés.

Tel le trésor de «  Pirates des Caraïbes », on peut voir des sabres, des coffres remplis d’anciennes pièces de monnaie et de billets de tous les pays. S’ajoutent à cela des objets rares d’antiquité et uniques que l’on ne peut encore voir à ce jour l’ancre d’un navire fabriqué à la main datant de plus de 200 ans. Mais comment ce trésor a-t-il pu atterrir ici ? C’est l’histoire que Hayatullah nous raconte.

«  Je viens d’une famille très pauvre. Je n’ai pas fait de longues études mais Allah m’a offert un bon destin en me permettant d’avoir toutes ces choses.

« Au départ je voulais  en faire un  grenier  pour ranger mes affaires.  Au chômage depuis 2 mois,  j’ai commencé à décorer cette pièce sans vraiment savoir ce qu’elle allait devenir plus tard. Puis j’ai rencontré un vendeur de bois celle Atchia, qui m’a donné des morceaux de bois que j’ai assemblés. J’ai sillonné l’île entière à la recherche de végétation morte telle que des lianes, des branches et des feuilles mortes. Cet entrepôt s’est transformé en une véritable jungle cachée », ajoute-t-il.

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Le premier objet qu’il y déposa était une lampe recouverte d’osier. Puis un ami, Anwar,  lui a donné une vielle balance datant de l’époque de l’esclavage et c’est là que l’idée a commencé à germer. «  Tous ces trésors ne m’ont rien coûté. Ce sont des cadeaux que les gens m’ont donnés. Je suis très reconnaissant envers mon Créateur car parti de rien je me suis retrouvé riche en émotions, en contacts et en objets. J’ai en ma possession des objets d’une valeur inestimable telle cette ancre de bateau datant de 200 ans, des outils qui datent de l’arrivée des esclaves à Maurice et aussi des pièces Collector comme celle du mariage de Lady Diana avec le Prince Charles d’Angleterre » confie-t-il.

Au fil du temps, son trésor devient de plus en plus grand et il décide alors de classer les objets par thème. Lorsque vous poussez la porte en bois de son jardin secret, vous vous retrouvez comme si en Amérique dans les années 30.  Puis retour à Maurice de l’époque de l’esclavage pour ensuite replonger dans le monde des pirates et finir dans la caverne d’Ali Baba et les mille et une nuits.

«  J’ai cru en Allah et en mon destin »

Cependant, Hayatullah nous explique que l’objet qui a le plus de valeur à ses yeux est une simple photo de lui et de sa maman. «  Je viens d’une famille très pauvre. Je n’ai pas fait de longues études mais Allah m’a offert un bon destin en me permettant d’avoir toutes ces choses. Il ne faut jamais oublier les conseils de vos parents et de vos professeurs et c’est ce que j’ai fait. J’ai cru en Allah et en mon destin » relate-t-il. à travers ses décors, il peut projeter des personnes du présent dans le passé par un retour en arrière de manière instantané, Hayat ajoute que lorsqu’il a perdu ses parents, il a également perdu une grande  richesse.

C’est pourquoi avec son trésor il souhaite un jour ouvrir un grand musée et un couvent aux personnes âgées. « C’est grâce aux vieilles personnes et a Allah que je suis là. C’est eux qui m’ont donné ces objets d’antiquité et je dois leur rendre un hommage d’une certaine façon. Alors je ferai construire un couvent ou une maison de retraite pour les personnes âgées », dit-il encore. Hayatullah remercie toutes ces personnes qui ont contribué à la création de ce trésor en seulement 40 jours, sa famille, ses employés Nicolas et Muskan et les Mauriciens rencontrés à travers le pays. Ce décorateur créatif construit actuellement un studio qui nous renvoie dans la France des années 50. Il souhaite un jour trouver une place assez grande qui pourrait accueillir tous ses trésors cachés.

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Uzair Mooradun : un photographe autodidacte http://starpress.info/uzair-mooradun-photographe-autodidacte-2032/ Thu, 13 Jul 2017 09:13:49 +0000 http://starpress.info/?p=2032 Uzair Mooradun est un jeune qui a appris la photographie sur le tas sans formation spécifique. Il fait partie du groupe très connu, le ‘Furhz’s concept’.  Vous l’avez peut-être aperçu dans des mariages l’œil collé à l’œilleton de son appareil photo prêt à immortaliser les sourires radieux et les beaux vêtements des nouveaux mariés et de leurs convives. 

C’est l’histoire d’un jeune qui a su atteindre un haut niveau d’excellence comme photographe par ses propres moyens et efforts. « La photographie a toujours été une passion pour moi. En 2010 le matériel photographique et l’ensemble des équipements permettant de faire des photographies étaient hors de portée car j’étais encore étudiant, » confie Uzair. Il a alors commencé à prendre des photos pour ses amis avec un appareil photo pour débutants. «Puis je faisais des petites retouches sur mon ordi juste pour le fun. C’est ce qui a développé chez moi cette passion pour la photographie. Mes amis m’ont encouragé à aller de l’avant,» explique-t-il. Auparavant, il manquait de culot pour prendre des photos dans une salle remplie de gens mais aujourd’hui qu’il a vaincu sa timidité, il se sent à son aise quel que soit le milieu dans lequel il est appelé à  travailler.

Uzair est toujours à l’affût d’une émotion, d’un geste, d’un éclat de rire et même d’une larme pendant les mariages. Il doit rester très vigilant et attentif pour arriver à immortaliser ces moments en photos. « Un bon photographe peut faire parler une image et quand une personne regarde cette photo elle doit pouvoir ressentir des émotions. La créativité est beaucoup plus importante que le matériel mais il faut bien maîtriser les techniques nécessaires pour y arriver. Comme pour tous les métiers c’est la satisfaction des clients qui compte, » laisse entendre notre interlocuteur.

Uzair a une préférence pour les photos naturelles pleines d’émotion. « Dans ce métier on ne finit jamais d’apprendre car c’est un domaine qui évolue selon les technologies et il y a toujours une nouveauté », souligne-t-il.Selon lui, un bon photographe n’est pas celui qui a les meilleurs outils. « C’est plutôt l’amour et la passion qui jouent un grand rôle. Il faut aussi savoir interpréter et voir les choses. Beaucoup de jeunes de nos jours achètent des caméras  pour professionnels seulement pour ‘gagne rôle’» rigole-t-il.

Il reconnaît que son apprentissage a été très ardu et qu’il a dû en plusieurs occasions remettre l’ouvrage sur le métier.   Mais il ne s’est jamais laissé aller au découragement. « J’avais commis des erreurs par manque d’équipements ou parce que je ne savais pas trop comment les utiliser. Malgré les difficultés, j’ai persévéré et mes efforts ont été couronnés de succès », ajoute-t-il.  Uzair a aussi eu l’opportunité de couvrir photographiquement des mariages à l’étranger. Cette année il ira en Angleterre pour couvrir un mariage. Il prend des photos pour divers évènements mais il demeure avant tout un photographe de mariage.

Son parcours professionnel

« En 2011 mon cousin, Furhzaad, a acheté son premier appareil photo professionnel et j’ai eu l’occasion, ensemble avec lui, de pratiquer la photographie et de faire des photos d’un meilleur niveau. Nous prenions des photos entre nous et en même temps nous apprenions de nos erreurs. Suite à cela nous avons créé une page Facebook et c’est à travers les réseaux sociaux que nous avons fait découvrir nos talents au public,» raconte Uzair.

À noter qu’au début Furhz’s concept’ c’était son cousin et lui seulement mais en 2017 six membres se sont joints à eux. Leurs photos ont été très appréciées par des gens et c’était un grand encouragement pour eux.

Au commencement ils faisaient  beaucoup de séances  photos pour les mannequins et la mode.

Puis à la longue ils ont été approchés pour prendre des photos de mariage. C’est un domaine dans lequel ils n’avaient même pas pensé s’y aventurer. Le manque d’équipements faisait toujours défaut et était handicapant. Puis la chance leur a souri.

« Nous sommes en pleine période de mariages et nous sommes ‘fully booked’ pendant un mois » dit-il.

Aliyah Zahra Ramphul

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L’Indian make-up, un art à promouvoir http://starpress.info/lindian-make-up-art-a-promouvoir-2029/ Thu, 13 Jul 2017 09:07:53 +0000 http://starpress.info/?p=2029 Zahraakhan Mohidinkhan, Ackleema Kurrimbokus, deux maquilleuses professionnelles et Ishrat Mehreen, conseillère de  mode, organisent une prise de photos classe et glamour pour promouvoir l’Indian make-up.

Eid fait partie des fêtes tant attendues par les femmes et les jeunes Mauriciennes. C’est l’occasion pour elles après un mois de jeûne de se faire plaisir en achetant une belle robe et aussi être la plus belle. Les deux jeunes « make-up artists » Zahraa et Ackleema ont voulu transmettre cette réalité à travers leurs photos. « Eid ul-Fitr est une célébration importante qui marque la  fin du jeûne du Ramadan. Ce jour-là, les filles et les femmes aiment être jolies. De nos jours, les femmes sont très sensibles à leur apparence. Ainsi, j’ai profité de cette occasion pour promouvoir mon talent en tant que maquilleuse et sensibiliser les gens au dernier look de maquillage de 2017, » nous confie Ackleema.

Elle s’est associée à Zahraa, une autre  maquilleuse. C’est leur travail d’équipe qui a donné ce magnifique résultat.« J’ai voulu montrer que le  maquillage est tout autre lors de notre fête et qu’il se transforme en un véritable art. Nous puisons notre inspiration de la culture indienne  d’où la présentation de cette shooting à l’image de  la mode mauricienne. Nous avons voulu promouvoir la culture indienne mais surtout ses tenues et son maquillage, » explique Zahraa.

Elles tiennent à remercier Kunal Gopaul, Amber Korimdun, Tina Gyah, Wendy Jugganadun et Amina Hariff qui ont accepté de prendre part à la prise des photos comme mannequins.
Comment se maquiller un jour de fête ?

Ackleema Kurrimbokus nous propose quelques conseils make-up de base  spécial fête.

Un maquillage approprié peut vous donner un super look. Un mauvais maquillage peut vous rendre peu attrayante. La plupart des filles ont de difficultés à appliquer le maquillage lors de la célébration de la fête Eid.

Ces conseils  peuvent vous être utiles :

• Le fond de teint est la base de tout maquillage. Choisissez la base qui correspond à la couleur de votre peau. Appliquer un peu de poudre mate après avoir appliqué votre font de teint. La poudre absorbera la sueur et l’aspect huileux de votre visage  et vous donnera un look naturel.

• Utilisez un correcteur après application du font de teint, il cachera les taches sombres du visage. Utilisez  une teinte dans un ton orange et appliquez-le sous les yeux pour alléger les cernes.

• Appliquez un crayon de sourcils en fonction de vos cheveux pour faire ressortir vos sourcils. Appliquer le fard a paupières des nuances foncés pour cet Eid pour des regards chauds et pétillants. Si vous ne souhaitez pas appliquer de nuances foncées, appliquez des teintes légères,  comme  pêche, brun clair et rose. Utilisez un eye-liner liquide pour qu’il reste longtemps et donnez une finition propre. Appliquer du « kajal » noir pour façonner les yeux et le mascara pour améliorer le look.

• Appliquer un fard à joues pour embellir les pommettes. Utiliser  une dose faible si votre visage est brun. Si votre visage  est clair, appliquez un peu plus de fard. Utilisez le rose et la couleur  pêche sur les creux des joues.

• Enfin, appliquez un rouge à lèvres à votre maquillage. Appliquer le rouge à lèvres selon votre âge, le maquillage et la couleur de votre tenue. Vous pouvez aussi appliquer un brillant à lèvres (lipgloss) après un rouge à lèvres.

« N’oubliez pas qu’il faut toujours choisir un maquillage qui correspond à votre ton de peau et votre type de peau. Utilisez les couleurs et les nuances qui vous conviennent et correspondent à votre tenue. Le maquillage doit être fait avec patience et il faut une pratique pour un look parfait, » conclut-elle.

Tendances make-up

Zahraa Mohidinkhan nous donne les dernières tendances maquillage pour 2017. « Cette année je vois que le rouge à lèvres mat couleur pèche est très en vogue. Je conseille de bien travailler les lèvres en essayant de créer des reflets ombre. Pour les yeux on parlera de « cut crease ». Il faut éviter le « cakeymake up » et nettoyer en profondeur votre visage avant de vous maquiller. Il faudra lui redonner un bon teint en enlevant les points noirs et les germes. Vous pouvez ensuite faire un soin éclaircissant pour un meilleur résultat, » conseille-t-elle.

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Raouf Goolfee, moniteur d’auto école : son véhicule spécialisé pour les handicapés http://starpress.info/raouf-goolfee-moniteur-dauto-ecole-vehicule-specialise-handicapes-2025/ Wed, 12 Jul 2017 06:20:44 +0000 http://starpress.info/?p=2025 Raouf  Goolfee a créé le premier véhicule utilisé comme auto-école avec deux volants, 5 freins et 5 accélérateurs. Il compte plus d’un demi-siècle d’expérience au service des aspirants-chauffeurs.

Ainsi, Anwar Mohun, privé de l’usage des ses deux  jambes est le premier handicapé à avoir réussi à décrocher son permis de conduire et Charlotte Ashley la première dame à le faire.

De père en fils

Nous nous sommes rendus chez  Raouf Goolfee à la rue Maulana Abdool Rashid Nawab à Plaine Verte. Moniteur d’auto-école, il est connu pour avoir bricolé une voiture unique en son genre à Maurice pour les handicapés.. On le considère comme un génie en mécanique, mais il préfère  le terme bricoleur. Son père Dawood fut le premier à avoir inventé le Code de la Route  et aussi le premier à détenir le permis pour opérer comme moniteur  en 1954. Ainsi on peut dire que les  Goolfee  ont  écrit  une page  d’histoire de l’auto école à Maurice.

C’est  avec beaucoup de nostalgie que  Raouf nous retrace le parcours  de son père. «Mon père était un touche-à-tout.  À tel point que sa curiosité l’a poussé à rédiger  le code de la route.  Il mit au point la première voiture (Dual control) avec deux  volants, deux accélérateurs et deux freins  dans sa voiture, une Austin Singer Morris 8.  Comme Maurice était  une colonie anglaise à l’époque et ayant eu vent de son invention, deux émissaires  de sa Majesté,  furent délégués à Maurice par le gouvernement anglais pour offrir à mon père un billet d’avion, tous frais payés pour un voyage en Angleterre. Il a été récompensé par un «Award » en 1962 », nous raconte-t-il.

Et 4 ans après, en 1966, c’est  au tour du gouvernement de Sir Seewoosagur Ramgoolam de  nommer son père comme  responsable  du département auto école à Maurice.  Un camion et un autobus furent  mis à sa disposition pour les véhicules à double commande (dual control system). Il avait même  reçu le feu  vert du Premier ministre et du Commissaire de Police pour le contrôle à travers l’île  et rappeler a l’ordre les chauffeurs indisciplinés  sur la route.

Bhai Dawood était le seul à détenir cette autorisation à Maurice. Son bureau  se trouvait à la rue Maulana Abdool Rashid Nawab à Plaine Verte. Bien avant la «Traffic Branch »,  des Casernes Centrales  Bhai Dawood avait déjà créé 29 signes qu’il remit à la Traffic Branch.

à l’époque du père de Raouf Goolfee
à l’époque du père de Raouf Goolfee

Assumer la relève

Raouf, 57 ans, est le 4ème  d’une  fratrie de 12  enfants. Il a appris à faire ce travail de son père. À l’époque, son frère aîné, Farook, travaillait  déjà  avec son père. En 1974, Raouf allait assumer plus de responsabilités, lorsque Farook devait quitter Maurice pour s’installer en Angleterre. C’est aussi l’année où bhai Dawood nous a quittés.

Raouf , âgé alors de 25 ans décida de prendre la relève.  «J’ai obtenu mon permis d’auto école  en 1975. J’ai travaillé avec  mon père  pendant une dizaine d’années.  Cela fait 52 ans  depuis que je  donne le meilleur de moi-même pour satisfaire mes clients, dont des handicapés. C‘est avec la grâce d’Allah  que j’ai pu mettre en place  une voiture avec deux volants, 5 accélérateurs et 5 freins. Ainsi, même les personnes qui ont perdu l’usage  de leurs jambes  peuvent eux aussi conduire une voiture», dit-il avec un brin de fierté.

Mais il est découragé par l’attitude  de la Traffic Branch. En effet, il  a fait une demande  depuis déjà 5 ans, pour l’obtention d’un permis  d’auto-école pour les handicapés. Il est toujours dans l’attente d’une réponse. En outre, son frère Mohamed Ally Goolfee qui a  une auto-école dûment enregistrée, et son permis de conduire, n’a pas obtenu une autorisation pour  son véhicule de prendre la route (fitness).  La National Transport Authority (NTA), et la Traffic Branch se renvoient la balle depuis une quinzaine d’années.

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Aicha Hassen Coowar, étudiante : «La calligraphie arabe me fascine beaucoup» http://starpress.info/aicha-hassen-coowar-etudiante-calligraphie-arabe-me-fascine-beaucoup-1957/ Thu, 06 Jul 2017 09:11:39 +0000 http://starpress.info/?p=1957 Aicha Hassen Coowar, de Curepipe est étudiante de la filière « Fine Arts » au MGI, Moka. Elle avait commencé avec la calligraphie romaine à l’école. Elle est toujours fascinée par des lettres décoratives.

Elle a aussi développé une passion pour la calligraphie arabe et elle lit beaucoup de livres et regarde des vidéos sur le sujet. En outre, elle aime depuis toujours la langue arabe. Elle a commencé à suivre un cours pour mieux comprendre le Coran et l’aider dans ses travaux calligraphiques.

« Le fait que j’écris plusieurs ayahs du Coran et des hadiths m’amène à apprécier davantage la calligraphie. Mes cours de « Fine Arts » m’aident également à fusionner l’art abstrait et d’autres tableaux de calligraphie arabe, » confie-t-elle.

Beaucoup de pratique et de patience

Elle veut construire sa carrière sur la calligraphie arabe, un domaine  qui la passionne beaucoup. Son oncle, Swallay Mungly, qui est calligraphe, lui  a appris les techniques de la calligraphie arabe. Pour rappel, elle s’est lancée dans la calligraphie arabe quand elle avait fait son projet de fin d’année de niveau A. Selon elle, c’est avec beaucoup de pratique et de patience que l’on peut maîtriser l’art de la calligraphie. Il y a toujours  à apprendre car c’est un vaste champ avec tant de styles différents.

« Quand je suis libre, j’aime écrire en calligraphie et faire de la peinture. J’essaie de combiner peinture et calligraphie arabe » raconte Aicha. Elle dit utiliser principalement le stylo en bambou. Elle pratique aussi des styles comme Diwani Nastarlik et Thuluth . «  Je présente certains de mes travaux sur ma page Facebook.  Des fois je reçois des commandes pour des cartes, des toiles, des peintures murales et des personnes qui souhaitent donner des cadeaux de mariage, d’anniversaire… ,» affirme-t-elle.

Aicha enseigne la calligraphie arabe basique pendant son temps libre. Après avoir visité des expositions calligraphiques à Dubaï, elle a été émerveillée par les travaux et la connaissance des calligraphes. « Tout d’abord, je remercie Allah de m’avoir permis de faire quelque chose que j’aime tellement et aussi ma famille m’a toujours soutenu », conclut-elle.

Elle veut maintenant découvrir davantage sur la calligraphie arabe et développer son propre  style.

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Ambareen Hosanie : une maquilleuse aux doigts de fée http://starpress.info/ambareen-hosanie-maquilleuse-aux-doigts-de-fee-1916/ Mon, 03 Jul 2017 12:29:42 +0000 http://starpress.info/?p=1916 Rouge à lèvres, mascaras, khôls, pinceaux, fards à paupières, fards à joues, paillettes. Voici en bref, l’univers glamour et coloré d’Ambareen Hosanie aussi connue comme Amber. Cette jeune femme est une maquilleuse aux doigts de fée.

Depuis très jeune, elle était tout le temps fascinée par le maquillage et l’art de mettre en valeur la beauté d’une femme.Amber propose différents types de maquillage pour diverses occasions : mariage, anniversaire, réception, entre autres. « Mes  clients sont libres pour choisir leurs modèles pour leur grand jour. Au cas où cela ne conviendrait pas à leur teint ou forme de visage, j’essaie de les convaincre de choisir d’autres types. Bien souvent ils apportent des photos prises de l’internet. Je les prends alors cela comme un défi et maquille selon la photo. Je suis vraiment encouragée quand un client apprécie mon travail. J’utilise des produits de maquillage de bonne qualité et des marques renommées internationalement telles que Anastasia Beverly Hills, Mac….  pour avoir des meilleurs résultats, » dit-elle.

Pourquoi ce métier ?

L’amour de ce métier est né quand Amber a remarqué la différence entre un visage avec maquillage et un visage et sans maquillage. « Le maquillage rend une femme plus féminine. Il valorise par exemple notre tenue. Je me suis aussi inspirée des maquillages sur  l’internet et des actrices indiennes et pakistanaises,», dit-elle encore.

Amber a débuté sa carrière en 2012 après une formation professionnelle. Elle a appris le maquillage indien mais au fil des années elle a dû s’improviser car les Mauriciens maintenant préfèrent le style de Hollywood. « J’ai rencontré pas mal de difficultés pour me faire connaître en tant que ‘Make Up Artist’ et de faire découvrir mes talents. J’ai créé des comptes sur des réseaux sociaux pour présenter mon travail. C’est plus facile pour les clients potentiels  de me contacter, », confie-t-elle.

En outre, elle a dû voyager et se débrouiller seule pour aller chez des clients. « Il y a beaucoup de maquilleuses à Maurice, mais chacune a sa façon de travailler. Le maquillage est un art et il faut être créative et  faire des choses différentes de temps en temps, »laisse-t-elle entendre. Mais, heureusement  elle peut compter sur ses parents. Ceux-ci n’ont jamais découragé Amber sans son choix de carrière. Sa sœur Swabireen, qui est aussi une fille douée la soutient tout le temps.

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FICHE
Nom:   Hosanie
Prenom: Ambareen
Age: 28 ans
Plat préféré: les plats italiens (pâtes, pizza)
Passe temps : écouter  de la musique relaxante,  regarder  des films d’horreur
Rêve : rendre heureux mes parents et  réaliser  leurs  attentes
Couleur préférée : les couleurs neutres
Pays elle aimerait visiter : La Malaisie, Dubaï (peut être y travailler comme maquilleuse)
Autre talent : La coiffure et la cuisine
Famille : Une sœur

Tendances pour l’Eid

Amber nous livre quelques astuces pour que notre maquillage à l’occasion de l’Eid soit impeccable. Elle conseille aux femmes de se faire un soin de visage au moins une fois par mois. « Il faut boire beaucoup d’eau et bien hydrater la peau puisque nous sommes en hiver. Une peau propre et nette est la base d’un bon maquillage. Pour L’Eid, je dirais aux femmes d’essayer des nouvelles tendances telles que le rouge à lèvres de nuance neutre et le « glossy natural make-up », suggère-t-elle.. Malgré l’hiver le soleil brule encore la peau. « Une crème de solaire doit être utilisée pendant les sorties durant la journée pour éviter le bronzage non-désiré. Le soir il faut boire de l’eau car durant la journée nous jeûnons. Le rattrapage est primordial pour une peau bien hydratée, » conclut-elle.

Aliyah Zahra Ramphul

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El Muhammad, designer : Présentation de sa collection Royal Folklore http://starpress.info/el-muhammad-designer-presentation-de-collection-royal-folklore-1894/ Thu, 29 Jun 2017 09:57:58 +0000 http://starpress.info/?p=1894 El Muhammad a voulu marquer la mode à Maurice en tant que designer musulman. El Muhammad présente pour la première fois une collection Royal Folklore Spécial Eid pour hommes.  Il en avait ras le bol de trouver toujours le même type de kurtas dans tous les coins de rues de Maurice. Il est vrai que l’on peut retrouver une variété de vêtements prêt à porter pour les femmes de divers coloris, modèles en tous genres mais pour les hommes alors ? Voilà la solution toute trouvée grâce à ce designer de 24 ans.

« Je me suis rendu compte qu’a Maurice nous n’avons pas de véritables kurtas pour hommes avec des tissus vibrants, élégants et confortables et surtout de bonne qualité pour Eid. A travers ma collection Royal Folklore, j’ai voulu introduire une nouvelle tendance loin de la traditionnelle tunique blanche, beige ou noire » nous explique-t-il.

C’est ainsi que l’on peut retrouver des kurtas moutarde, jaune bordeaux, soit des couleurs assez sympa. « Pour les design je me suis inspiré de l’Inde bien évidemment mais aussi de mon créateur indien préféré Malhotra Maniaque », révèle-t-il.

Pour les rendre différents, El Muhammad n’hésite pas à utiliser des pierres précieuses en cristal de la célèbre marque Swarovski.  « Je donnerai un petit conseil de styliste pour les hommes qui portent des kurtas : faites attention à votre teint de peau avant d’acheter vos vêtements. Ne portez pas des kurtas trop volumineux c’est-à-dire avec trop de broderies et de strass. Choisissez le tissu de votre vêtement avec soin et la coupe qui ira avec votre morphologie, » dit-il. Enfin coté couleur : le bordeaux, le jaune, le bleu royal, l’argent, le bleu cobalt et le bleu turquoise priment  pour 2017 .

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Faez Coowar, coiffeur : Son record pour l’Eid 48 heures de coupe d’affilée http://starpress.info/faez-coowar-coiffeur-record-leid-48-heures-de-coupe-daffilee-1882/ Wed, 28 Jun 2017 08:45:03 +0000 http://starpress.info/?p=1882 « Les clients sont traités comme des rois chez moi ». Telle est la devise du coiffeur Faez Coowar à Vallée-Pitot. Âgé de 36 ans, il affirme que sa profession l’a fait progresser considérablement dans la vie.
La dernière semaine du Ramadan, est connue comme la période de moisson pour les coiffeurs. Les salons grouillent de monde jusqu’à fort tard dans la nuit ou même jusqu’aux petites heures du matin, la veille de l’Eid.  Faez Coowar a établi un record en  travaillant pendant 48 heures sans relâche deux jours avant la fête d’Eid. Il travaille seul ; pourtant il attire beaucoup de clients dans son salon.

À l’époque, soit 24 ans de cela, il recevait seulement 5 roupies comme salaire hebdomadaire. Mais cela ne l’a pas découragé.  « Je voulais à tout prix devenir un coiffeur professionnel comme mon mentor, » déclare-t-il. Auparavant, il a tenté sa chance dans plusieurs domaines  tels que la menuiserie et la mécanique. Il a débuté comme apprenti coiffeur à la Route de Pamplemousses chez Mahmad, aussi connu comme «Coiffeur 50 sous».

« Mes clients m’appellent Tote, The Special One »

Il allait persévérer pendant treize années pour apprendre le métier à fond. En 2000, il s’est inscrit à un cours de formation professionnelle à la ‘Amit School of Hairdressing’.

Après sa formation, il a ouvert un salon à domicile pour travailler à temps partiel et en même temps continuer son travail chez Mahmad, pour qui il a beaucoup de respect. Pendant quatre ans, il a continué de la même façon. Finalement, en 2004, il va commencer à travailler pour lui-même à plein temps. Il veut faire un seul travail à la fois pour réussir. Il est d’avis qu’il faut faire le travail avec tout son cœur. «  Je  travaille 7 jours sur 7, dont une demi-journée les mardis et les dimanches.  Je dois continuer à travailler très dur  pour faire plus de progrès, » nous dit-il.

Au fil des années, il a apporté des innovations dans son salon. « Contrairement aux autres coiffeurs, j’expose beaucoup plus de produits. Le profit ne m’intéresse pas autant que la satisfaction des clients. J’ai même mis un réfrigérateur et un téléviseur à la disposition de mes clients qui aiment regarder les matchs de football, » explique-t-il.

Pendant les saisons de football, beaucoup d’amateurs viennent  au  salon pour regarder des matchs quand ils ont à se faire couper les cheveux. Il affirme que ce métier l’a beaucoup aidé financièrement. Il a pu bâtir une maison pour sa famille et acheter une voiture de marque, entre autres. Il a des clients à travers Maurice. Il est devenu populaire dans la localité car ses clients le recommandent aux autres. Un client lui a  offert un logo en cadeau sur lequel est inscrit  « The Special One ».

Anecdote

«Nous devons  faire des bonnes actions dans la vie, ce n’est pas seulement l’argent qui compte, » nous dit Faez. Il nous raconte un incident qui l’a touché profondément. Pendant la fête d’Eid, deux petits garçons étaient venus avec leur ami  au salon. En les interrogeant, il a su que le père des petits était en prison et qu’ils n’avaient pas d’argent pour se faire couper les cheveux. Il n’a pas pu retenir ses larmes. Sans perdre de temps, il leur a coupé les cheveux et leur a demandé de revenir quand ils voulaient.

Selon lui, les coiffeurs de la nouvelle génération réclament trop d’argent pour leur service. Pour une coupe, ils peuvent même demander jusqu’à 200 roupies. « D’autres coiffeurs me critiquent des fois, car je travaille à petits prix. En effet, je ne fais pas cela avec une mauvaise intention ou par concurrence. Mais, c’est mon principe de travail, » dit-il.

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