dimanche , 19 novembre 2017
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Un pèlerin : « Je regrette de n’avoir pu faire plus de prières »

Au fur et à mesure que les pèlerins mauriciens rentrent à Maurice, les langues se délient. Si pour la grande majorité, le hajj 2016 s’est très bien passé, certains pointent toutefois du doigt le choix de l’hôtel à Makka et la « pagaille » concernant l’hébergement à Madina. « Mon plus grand regret c’est de n’avoir pu faire le maximum de prières lors de mon Hajj », déclare d’emblée un pèlerin mauricien qui est rentré cette semaine. Les Mauriciens cette année ont tous logé dans le même hôtel qui compte deux tours. Celles-ci se trouvent toutefois sur une pente. « Pour arriver à la première tour, il faut grimper 25 marches et pour le deuxième, comptez 50 marches additionnelles. Fort heureusement, des employés de l’hôtel nous ont aidés à porter nos valises, surtout qu’il y avait des tuyaux gisant en permanence sur les marches qui rendaient celles-ci glissantes », relate notre interlocuteur.

Au moment de sortir pour se rendre à la Grande Mosquée la première fois, un autre pèlerin indique que tout le monde était très excité. « D’ailleurs, le chemin à l’aller était facile étant donné que c’est une pente descendante. Mais sur le chemin du retour, certains ont vite déchanté. Au bout de 3 ou 4 jours, nombreux sont ceux qui ont commencé à éprouver des difficultés pour se rendre à la Grande Mosquée. Tant et si bien qu’il a fallu aménager une salle de prière dans l’hôtel qui était la plupart du temps rempli », décrit cet habitant de la capitale.

Mais ce qui a le plus touché notre interlocuteur, c’est de voir des personnes âgées souffrir de la distance alors que la chaleur était insupportable. « Lorsque je croisais des vieilles personnes à la réception, sortant de la Grande Mosquée ou de l’ascenseur, elles étaient essoufflées et c’était pénible à voir. En ce qui me concerne, étant relativement jeune comparativement aux autres, au bout de 4 ou 5 jours j’ai commencé à m’acclimater à la température et à l’environnement. Mais il demeurait toutefois pénible de parcourir plus de dix kilomètres quotidiennement – l’équivalent de la distance entre Haraam et Mina –pour les 5 prières. Certes, il y avait des bus qui faisaient la ‘navette’ mais lorsque ceux-ci passaient près de notre hôtel, ils étaient la plupart du temps déjà remplis. Il fallait donc y aller à pied », poursuit notre interlocuteur.

À Madina, notre interlocuteur a été confronté, à l’instar de tous ceux qui avaient choisi des chambres privées, à un problème d’allocation de chambres. Ce n’est qu’en arrivant à l’hôtel que nous sommes mis devant un fait accompli : il n’y a pas de chambre de 3 lits mais de 4,5,6, voire jusqu’à 7 lits. Ce sont en fait des chambres de 3 lits mais des lits additionnels y ont été ajoutés. C’est ainsi que certains ont choisi de rester à la réception jusqu’à ce que le problème ait finalement été résolu », dit-il.

Pour toutes ces raisons, notre interlocuteur se dit étonné que le ministre responsable du Hajj, Showkutally Soodhun, vante souvent ses « relations » avec la famille royale. « Si tel était vraiment le cas, nous aurions certainement dû avoir un hôtel beaucoup plus proche de la Grande Mosquée car les pèlerins mauriciens sont pour la plupart des personnes âgées », déplore-t-il. Notre interlocuteur dément catégoriquement que les pèlerins mauriciens veulent tous des hôtels cinq étoiles. « Nous demandons un minimum de confort pour que nous puissions accomplir le maximum de prières. Ce n’est pas tous les jours que nous nous rendons en Arabie saoudite pour accomplir le Hajj. Pour certains, c’est même l’expérience de toute une vie », ajoute-t-il.

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