mercredi , 16 octobre 2019
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Assad Bhuglah

Nouvelle publication d’Assad Bhuglah : «Bhandaari» lancé en grande pompe au Hennessy Park

Après son ouvrage sur la vie du Dr Idrice Goumany, Assad Bhuglah vient cette fois-ci avec une nouvelle publication intitulée « Bhandaari ». L’ouvrage a été lancé par le président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, dans la soirée du mercredi 24 avril 2019 à la librairie Petrusmok, à Hennessy Park Hotel, Ébène.

C’est devant un parterre d’invités triés sur le volet et entouré de ses proches et amis qu’Assad Bhuglah a présenté son nouvel ouvrage, « Bhandaari ». À travers cette pièce de théâtre, l’auteur a voulu honorer le métier de «bhandaari», véritable spécialiste de la préparation du biryani, un plat indissociable de la cuisine musulmane et mauricienne en général. Lancé par le président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, l’ouvrage, écrit en anglais et en créole, est également axé sur la culture et les traditions musulmanes. Lors de son allocution de circonstance, Barlen Vyapoory a souligné que l’auteur a pu utiliser de manière très subtile le terme « Bhandaari » pour aborder plusieurs aspects de la culture mauricienne. « Les gens ne cessent de vanter notre riche patrimoine culturel et selon moi, cela peut devenir un pilier de notre économie », a-t-il dit. Il a remercié Assad Bhuglah pour sa contribution dans le domaine de la littérature mauricienne.

Parlant de son ouvrage, Assad Bhuglah nous confie qu’à travers « Bhandaari », il a voulu promouvoir le patrimoine culturel immatériel transmis de génération en génération depuis plus de 400 ans. « Nous avons aujourd’hui tendance à banaliser le biryani. On le considère comme un mets ordinaire sans nous rendre compte que derrière ce plat, il existe toute une connaissance traditionnelle personnifiée par le Bhandaari, qui est pour ainsi dire un artiste », nous dit-il. Aussi, l’auteur dit avoir voulu partager les valeurs culturelles musulmanes avec d’autres communautés. « Nous vivons dans une société multiculturelle et on ne peut nier que le biryani est apprécié des gens de toutes les communautés du pays », ajoute-t-il.

À travers l’écriture de cette pièce de théâtre, Assad Bhuglah souhaite aussi offrir une plateforme aux jeunes pour faire montre de leurs talents en matière d’art dramatique.


Honorer le métier

Assad BhuglahSi Assad Bhuglah a consacré un ouvrage au «Bhandaari», c’est aussi dans le but de faire honneur à ce métier. Le terme « Bhandaari » fait, en effet, référence au chef qui maîtrise l’art de la préparation du biryani. Néanmoins, c’est une appellation propre aux traditions culinaires mauriciennes. « En Inde, au Pakistan et ailleurs, le chef spécialisé dans la cuisson du biryani est connu comme ‘Bawarchi’ ou ‘Khansama’. Bien que le biryani ait été inventé par l’impératrice moghole, Nûr Jahân, il y a 400 ans, le biryani mauricien ressemble beaucoup à celui du sud de l’Inde principalement par le biais des lascars (marins indiens) et de Koknis », souligne-t-il. La pièce contient également plusieurs informations sur le métier de Bhandaari et aussi sur le biryani. « Le but ultime étant de transmettre un message de bonté, d’honnêteté, de vivre-ensemble et de solidarité envers les moins fortunés », rappelle l’auteur.

Par ailleurs, Assad Bhuglah fait ressortir que son ouvrage est basé sur un aspect culturel important des musulmans à Maurice. Il s’articule ainsi autour du folklore et des traditions culinaires associées à la préparation du biryani.

« Bien que la pièce de théâtre se déroule dans l’île Maurice moderne d’aujourd’hui, elle fait souvent référence au bon vieux temps et au mode de vie de la période pré-indépendance. Elle présente plusieurs attributs du folklore et des objets culturels tels que degh, jharna, poukni, okrimousar, passao, dam, takkar, kachoomar, katora, khabela et seni entre autres. Bien que certains de ces ustensiles puissent encore être utilisés, d’autres ont disparu avec le temps », avance notre interlocuteur. Soulignons que «Bhandaari» est le quatrième ouvrage d’Assad Bhuglah après « A handbook on Trade Negotiations for Small Island Developing States », « Dr Idrice Goumany: Forgotten Hero of Mauritius » et « Dr Idrice Goumany: Drama an Kreol ».


Fazila Jeewa-Daureeawoo : «Une grande contribution à la littérature mauricienne»

Assad BhuglahPrésente au lancement du livre « Bhandaari», la vice-Première ministre, Fazila Jeewa-Daureeawoo, a tenu à féliciter Assad Buglah pour son œuvre.

« Cette pièce de théâtre est une grande contribution à la littérature mauricienne. J’ai eu la chance de lire le livre et à travers la pièce, on découvre la diversité de la société mauricienne et le folklore local unique à notre pays. J’ai aussi beaucoup apprécié les messages que l’auteur veut faire passer dans son œuvre », dit-elle. Fazila Jeewa-Daureeawoo estime que le terme «Bhandaari» est connu de tous à Maurice et que ce métier fait partie de notre patrimoine culturel. « Le biryani est un plat considéré comme étant spécial pour toutes les occasions et représente en partie notre unité sociale », souligne-t-elle.


À propos de la pièce de théâtre

nooriLa pièce de théâtre est écrite en anglais et en créole. Elle met en scène un «Bhandaari» d’un certain âge qui vit en compagnie de sa belle-fille Zainab, une veuve, et de sa petite-fille, Noori. Celles-ci sont très impliquées dans les tâches relatives à la préparation du biryani. L’absence du fils du Bhandaari, décédé à un très jeune âge, se fait sentir. S’il avait été encore de ce monde, c’est lui qui aurait hérité de ce savoir-faire traditionnel transmis de génération en génération.

Un jeune homme qui porte le sobriquet « Manev » et qui ne fait pas partie de la famille propose d’aider le Bhandaari et souhaite apprendre à cuisiner le biryani. Zainab et Noori ont de la sympathie pour lui car il est orphelin. Néanmoins, Bhandaari se méfie de lui pensant que « Manev » a des vues sur Noori et tente ainsi de se rapprocher de la famille. Ainsi, la pièce met l’accent sur l’écart de génération entre Bhandaari et Manev, le premier voulant tout le temps s’appuyer sur les moyens traditionnels alors que le second souhaite faire usage des méthodes modernes dans les étapes de la préparation du biryani.

La pièce décrit également le rôle d’un Sardaar (représentant typique de la société musulmane) qui souhaite à tout prix préserver l’aspect traditionnel relatif au biryani. Il transmet la notion d’étiquette et la façon de se tenir à table lorsqu’il s’agit du biryani. Autre personnage de la pièce : Sindhoo, un vieil homme de foi hindoue. Il exerce comme laitier et a conservé les méthodes artisanales dans la fabrication du yaourt. Il tire la sonnette d’alarme quant à la malbouffe et ses conséquences sur la santé.

Soulignons que le livre a été publié par Le Printemps. La préface a été écrite par le président de la République par intérim, Barlen Vyapoory alors que les commentaires en quatrième de couverture sont de Pradeep Roopun, ministre des Arts et de la Culture, et du Professeur Anwar Subratty, Chairman de l’Islamic Cultural Centre (ICC). L’illustration de la couverture est de l’artiste Nasreen Banu Ahseek. Notons que « Bhandaari » est en vente en librairie à Rs 150 l’exemplaire.


«Bhandaari» présenté en juin

C’est après la fête Eid-Ul-Fitr que la pièce de théâtre autour du livre Bhandaari sera présentée, soit les 21 et 22 juin 2019. Le 21 juin, la pièce se jouera à l’Islamic Cultural Centre (ICC), à la rue La Paix, à Port-Louis, alors que le 22 juin, elle sera présentée au théâtre Serge Constantin, à Vacoas.

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