samedi , 24 août 2019
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National Youth Parliament

National Youth Parliament : les parlementaires en herbe en action

La toute première édition du National Youth Parliament a été lancée, le jeudi 2 août, à l’Assemblée nationale. 82 jeunes se sont mis dans la peau de nos parlementaires et ils ont eu l’occasion d’aborder plusieurs sujets d’importance nationale et internationale.

Initier les jeunes aux rouages du Parlement. C’était l’objectif du National Youth Parliament (NYP), une initiative du bureau de la Speaker, en collaboration avec le ministère de l’Éducation et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette première édition, qui s’est étalée sur deux jours, a vu la participation de 43 jeunes hommes et 39 jeunes filles âgés entre 14 et 23 ans.

Lors de la cérémonie du lancement, le vice-Premier ministre et ministre de l’Énergie et des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo, a appelé les participants à œuvrer pour une nation unifiée en éliminant les injustices et en relançant notre économie. La Speaker de l’Assemblée nationale, Maya Hanoomanjee, a, elle, souligné que le NYP est une réelle opportunité pour les jeunes de faire entendre leur voix et va contribuer à leur développement personnel. En concédant que ces jeunes sont d’une maturité et d’un niveau exemplaires, elle a appelé les dirigeants actuels du gouvernement à tenir compte des résolutions qui ont été débattues au cours des deux jours au NYP.

Pour leur part, les jeunes politiciens en herbe ont pris leur rôle très au sérieux. Ils ont été appelés à se mettre dans la peau du Premier ministre, de la Speaker et du Deputy Speaker, du leader de l’opposition, de la ministre de l’Égalité des genres, du ministre Mentor, entre autres. Avant la session de deux jours, ils ont eu droit à une formation de trois jours sur l’histoire, les pratiques, les procédures et les traditions du Parlement.

Les participants avaient choisi trois thèmes, notamment l’inégalité entre les genres, l’éducation et le changement climatique, qu’ils ont rédigés sous forme de motions et qui ont été débattues et adoptées en tant que résolutions. Les débats entre les jeunes aspirants politiciens ont été effectivement très animés et passionnés. C’est dans une atmosphère presque similaire aux véritables discussions de nos parlementaires qu’ils ont débattu les motions. Ils ont même eu droit aux fameux « Order ! Order ! » de la part de la Deputy Speaker, qui s’est montrée très stricte envers les parlementaires turbulents.

Pouvarajen Canjamalay, Premier ministre : «Une plateforme pour aider les jeunes à s’exprimer»

Le National Youth Parliament avait Pouvarajen Canjamalay comme Premier ministre. Ce dernier a déclaré que c’était un grand privilège pour lui de jouer ce rôle. « Cela donne l’occasion aux jeunes de s’exprimer et surtout d’apprendre comment fonctionne le Parlement. Beaucoup de jeunes Mauriciens ne s’intéressent pas à la politique en raison des frictions entre les  politiciens », estime le jeune homme. Pouvarajen, qui a assisté au 4e Youth Parliament du Commonwealth Parliamentary Association Africa Region en Ouganda en avril dernier, s’est dit très impliqué dans la politique. « Je crois que nos députés actuels sont des ‘role models’ pour les futurs parlementaires Cependant, ils doivent garder à l’esprit que s’ils ne donnent pas un bon exemple, nos jeunes adopteront la même attitude», soutient-il.

Nabil Khodabaccus, leader de l’opposition : «C’est un vrai défi»

Pour le jeune Nabil Khodabaccus, se mettre dans la peau du leader de l’opposition a été un vrai défi. « C’est certainement un défi de leadership de coordonner les différentes personnalités et leurs opinions. En tant que membres de l’opposition, nous avons fait des critiques constructives, de manière à aborder les problèmes et surtout de trouver des solutions pour une meilleure île Maurice », nous dit-il. Pour parfaire son rôle, il a révélé qu’il s’est tout simplement servi de sa propre personnalité et d’être diplomatique. Nabil pense que le parlement actuel est très indiscipliné. « Pour être honnête, je crois qu’il devrait y avoir un niveau élevé de décorum, car ce n’est pas possible d’accepter que des parlementaires d’une telle expérience et d’une telle intelligence agissent de la sorte. La Speaker fait un travail fantastique et les députés doivent la respecter », conclut-il.

Anas Sakhawoth, ministre Mentor : «Le Parlement de demain sera celui de la voix des jeunes»

Anas Sakhawoth a pris son rôle de ministre Mentor très au sérieux. « L’atmosphère était animée et nous avons tous essayé de jouer nos rôles comme les parlementaires que nous voyons à la télévision. Être le ministre Mentor n’est certainement pas une tâche facile. Cependant, j’aurais aimé faire partie de l’opposition, car j’ai les compétences pour contre-attaquer », avance-t-il. Le jeune homme est convaincu qu’il est vital pour les jeunes de développer un intérêt pour la politique. « En ce qui concerne notre parlement, je crois que le changement arrive bientôt. Le parlement de demain sera celui de la voix des jeunes. Je dois également souligner que j’ai été inspiré, tout comme beaucoup de nos jeunes, par le député Shakeel Mohamed. Il a un style particulier et une manière de s’exprimer qu’on admire tous », soutient Anas.

Luxshinee Mudhoo, ministre de L’Égalité des genres : «Je faciliterais la protection policière des victimes de violence domestique»

Luxshinee Mudhoo a  confié que cela n’était pas facile de jouer le rôle de la ministre de l’Égalité des genres. «C’était stressant car la première motion qui a été débattue était sur la discrimination et la violence, mais grâce à la collaboration de mes amis députés, j’ai pu assumer pleinement mon rôle et mon devoir. C’est une expérience formidable. Si je devais être ministre de l’Égalité des Genres, ma priorité serait de faciliter la protection policière aux victimes de violence domestique, car nous ne disposons pas actuellement d’une protection policière très bien structurée et pratique », a déclaré Luxshinee, qui était représentante de l’Assemblée nationale mauricienne lors de la 8e édition du Parlement Francophone des Jeunes, à Luxembourg.

Raaisha Sheik Mamode, dans le rôle de Paul Bérenger : «Je me suis inspirée de plusieurs parlementaires»

Raaisha Sheik Mamode a confié qu’elle s’est inspirée de plusieurs parlementaires afin de mener à bien son rôle en tant que Paul Bérenger. « C’est un personnage emblématique et c’était un honneur pour moi d’avoir eu la chance de le dupliquer. Je me suis inspirée de plusieurs parlementaires aussi pour mener à bien mon rôle », dit-elle. L’étudiante en ingénierie pense que le NYP est une excellente plateforme pour débattre sur des matières qui sont d’importance capitale pour tous les Mauriciens. « J’aime participer à de tels forums. Le NYP nous a donné l’opportunité de débattre sur des sujets tels que l’égalité des genres. On a pu faire entendre notre voix en tant que jeunes. Cela nous a également permis de savoir comment fonctionne le parlement et pourquoi ne pas aspirer à une carrière en politique », souligne-t-elle.

Zakariyah Bawamia, Speaker : «Un rêve devenu réalité»

Zakariyah Bawamia, 19 ans, estime qu’un véritable Speaker de l’Assemblée nationale doit surtout être ferme et juste dans ses décisions. « Le rôle de Speaker est certainement difficile. C’est important et crucial pour le Speaker d’être juste afin d’assurer que la voix de tous les parlementaires se font entendre dans la Chambre », dit-elle. Il dit avoir eu une chance en or de pouvoir découvrir les coulisses du parlement. « C’est un rêve qui est devenu réalité. Je n’aurais peut être jamais eu l’occasion d’être dans la Chambre s’il n’y avait pas le National Youth Parliament. C’était une grande opportunité de jouer le rôle du Speaker de l’Assemblée et c’est un travail passionnant. J’ai pris beaucoup de plaisir à le faire », a-t-il confié.

Jameela Jaddoo et Ahmad Fakuddeen Jilani

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