lundi , 21 août 2017
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Nasser Mosaheb : Amputé d’une jambe et toujours coiffeur

Malgré l’amputation de sa jambe droite  à la suite d’une infection, Nasser Mosaheb s’accroche tant bien que mal à la vie et tente de sortir de la misère. S’appuyant sur ses béquilles, il se déplace chez des clients pour leur couper les cheveux.

En effet, Nasser Mosaheb, connu comme Bhai Siddick, a travaillé dans la capitale comme coiffeur pendant plus d’une quarantaine  d’années. Cet habitant de Camp de Masque Pavé a appris ce métier depuis l’âge de 12 ans. À cette époque, il résidait chez son oncle et ne rentrait à la maison que pendant le weekend. Nasser nous indique qu’il gagnait bien sa vie comme coiffeur et pouvait faire bouillir la marmite familiale. En 2014 sa vie bascule après son hospitalisation pour cause de douleur abdominale. Une semaine après il reprend son travail ,mais fait une rechute. Les médecins découvrent qu’il a un problème de gastrite aiguë qui nécessite une hospitalisation immédiate. Des examens poussés indiquent aussi qu’il commence à développer des troubles rénaux. Nasser est abattu et cherche le réconfort dans les duahs et la prière. Sans source de revenus, il se voit vite confronté à des difficultés financières.

Toujours en 2014, suite à une  alerte cardiaque, il est admis au Centre Cardiauqe de Pamplemousses pour subir un pontage aorto-coronarien. Le prélèvement d’une veine saphène au niveau de la jambe ne sera pas sans conséquence pour lui.  Mal refermée, la plaie à sa jmabe s’infecte et bientôt l’amputation devient  nécessaire pour qu’il ait la vie sauve. Il accepte en larmes  la décision des médecins et sa jambe est amputée jusqu’au genou.

 «Musjid impé loin, mais mo faire mo zeffort kan mo la santé permette moi»

Handicapé, Nasser passe trois semaines à l’hôpital et rentre à la maison sur des béquilles. Ayant entretemps perdu son épouse,  il ne peut que compter que sur sa fille pour les travaux ménagers. Il touche une pension qui n’est guère suffisante pour faire vivre sa famille. Heureusement que son père avait construit une maison et il y vit avec sa fille qui est mère de trois enfants.

Nasser est un battant et ne s’avoue pas vaincu. Malgré son handicap, il cherche du travail pour arrondir ses fins de mois. « Mo gagne médicament l’hôpital mais li pas assez. Mo bizin acheter la pharmacie. Mo paye de l’eau, la lumière et pou tire ration li pas assez », dit-il.

Nasser qui a gardé la main comme coiffeur se  déplace sur ses béquilles pour couper les cheveux des clients à domicile. « Je suis pauvre et je n’ai pas le choix », dit-il. Nasser a choisi de travailler pour gagner sa vie plutôt  que de faire le manche sur le trottoir.

Il accomplit ses devoirs religieux au mieux de ses capacités en se rendant au musjid quand sa santé le lui permet Même handicapé il se déplace à la mosquée pour accomplir le namaz. «Musjid impé loin, mais mo faire mo zeffort kan mo la santé permette moi», laisse-t-il entendre.

Pour la fête Eid-ul-Fitr, Nasser ne prévoit rien de spécial car sa situation financière ne le permet pas. En cette fin du mois de ramadan, il lance un appel à ses frères et sœurs de même qu’aux compagnies privées pour lui offrir une aide financière. Sa situation mérite une attention particulière. Vous pouvez lui  rendre visite en lui téléphonant sur le 5722 7766

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