lundi , 24 juillet 2017
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Muslim Youth Federation: Une action légale envisagée contre l’ICC

La Muslim Youth Federation (MYF) envisage d’entamer des poursuites contre le Board du Centre Culturel Islamique (ICC). C’est ce qu’A annoncé le président de la MYF, Raffick Santally, hier.L’heure était au bilan, hier, pour la Muslim Youth Federation (MYF), en ce qu’il s’agit du déroulement du Hadj 2016. C’était lors d’une rencontre avec des Hadjees dans la salle Bayt-ul-Nur à Cité Martial. Son président, Raffick Santally, estime que l’ICC a failli dans l’organisation du Hadj cette année et considère que les Hadjees ont été menés en bateau. Il demande au ministre des Arts et de la Culture de dissoudre le Board.

Raffick Santally est d’avis que l’ICC n’a pas été à la hauteur de sa tâche dans l’organisation du Hadj 2016 et ce, à plusieurs niveaux. D’abord, le président du MYF estime que le Board a enfreint un jugement de la cour suprême datant de 2001. À l’époque, le Council of Hadj Organisers avait logé une plainte en Cour Suprême contre l’ICC, estimant que ce dernier ne peut se substituer aux opérateurs dans l’organisation du Hadj car celui-ci s’était chargé de l’organisation du Hadj de 2000. « L’un des points avancés à l’époque était que l’ICC ne peut être Judge and Party à la fois. Un hajee insatisfait ne peut se tourner vers l’ICC, qui a lui-même organisé le Hadj. Nous avions alors obtenu gain de cause, » affirme-t-il. Autre point de discorde : la MYF se demande comment un opérateur, avec à sa charge 35 hadjees mauriciens, serait parvenu à réserver un hôtel à part alors que les 1 465 hajees mauriciens n’ont eu guère le choix que de résider dans l’hôtel choisi par l’ ICC. De plus, Raffick Santally soutient qu’ICC n’a pas respecté ses engagements envers les pèlerins en ce qu’il s’agit de l’hébergement à Madina. « ICC avait promis un hôtel au nom de Dar Al Naeem Al Mukhtara à Madina. Or ce n’est pas à cet hôtel qu’ils ont été hébergés», dit-il.

Pour toutes ces raisons, la MYF envisage à entrer une action légale en Cour contre l’ICC. Raffick Santally demande aussi au ministre de tutelle, Dan Baboo, de revoir la composition du Board, de rendre publics les contrats des hôtels à Makka et à Madina ainsi que les transactions de transferts d’argent effectués entre l’ICC et les propriétaires de ces hôtels et de situer les responsabilités entourant le choix des hôtels à Makka comme à Madina. « Nous n’avons pas peur de dire la vérité au risque que l’ICC décide de ne pas nous octroyer de permis l’année prochaine. La MYF n’a pas fait de l’organisation du Hadj sa seule source de revenus, contrairement à d’autres qui en ont fait leur gagne-pain. De facto ils n’oseront jamais élever la voix contre ICC, de peur qu’ils restent sur la touche lors du prochain Hadj » ajoute-t-il. D’autres raisons ont été avancées par la MYF pour justifier son action, notamment :

  1. Réservation de l’hôtel. Raffick Santally indique que lors d’une réunion avec des opérateurs, ces derniers ont été invités à faire la réservation d’un hôtel pour le logement des Hadjees. « J’ai donc fait une avance de Rs 100 000. Or, un beau jour, on nous annonce que l’ICC a d’ores et déjà réservé un hôtel à Makka (Sana Al-Bait) et à Madina (Dar Al Naeem Al Mukhtara).Ainsi, la MYF a subi un manque à gagner de Rs 100 000 qu’elle ne récupérera jamais », dit-il.
  2. Distance. Raffick Santally affirme que la durée de marche jusqu’au Haraam n’était pas de 12 minutes mais de 22 minutes. « Sans compter les 52 marches d’escalier à escalader pour arriver jusqu’à l’hôtel », précise-t-il.
  3. Logement. La MYF avance que certaines chambres à Makka étaient pourvues de plus de 5 lits. Or, l’ICC exige aux organisateurs des hôtels 3 étoiles au minimum et des chambres ne dépassant pas 5 lits.
  4. Facilités. L’hôtel étant situé dans une région montagneuse, Raffick Santally indique que certaines facilités étaient rares. « Il n’y avait qu’un seul salon de coiffure qui facturait les hadjess 30 riyals contre 10 aux autres endroits. Idem pour le laundry service, où les hadjees ont déboursé 30 riyals contre 10 à 20 riyals dans les autres endroits. Le transport en commun étant difficilement accessible, nombreux sont ceux qui devaient prendre des taxis quotidiennement pour se rendre à la Grande Mosquée. Au final, la majorité des Hadjees se sont résolus à accomplir les 5 prières quotidiennes à l’hôtel, incluant les membres de la Hadj Mission eux-mêmes ! Pensant faire des économies en payant Rs 10 000 sur l’hébergement, nombreux sont ceux qui ont déchanté et m’ont personnellement déclaré qu’ils auraient préféré payer les Rs 10 000 que de faire face à autant de difficultés ».
  5. Hadjee ou encadreur ? La MYF compte saisir l’ICAC pour faire la lumière sur un Mauricien parti comme encadreur dans un groupe. « D’une part, il n’avait jamais auparavant accompli le Hadj. Ce qui fait qu’il n’était pas éligible pour être encadreur. D’autre part, il n’était pas enregistré comme Hadjee. Comment s’est-il donc retrouvé là-bas ? » se demande-t-il.

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