samedi , 22 juillet 2017
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Aisha Bibi Allam
Lorsqu’elle était adolescente et tout récemment

Mort suspecte de Aisha Bibi Allam: la famille soupçonne un «foul play»

Perdre un membre leur famille dans des conditions dramatiques pendant le mois de ramadan est une épreuve très dure pour les Allam.

En effet le corps inerte d’Aisha Bibi Allam, 33 ans, a été découvert dans son lit par sa fille dans l’après-midi de mardi. C’est la police qui a informé les parents de la victime après le namaz Maghrib. Rooksana Bibi, la mère d’Aisha, est en larmes. Elle nous relate que sa fille n’a jamais connu le bonheur dans sa vie conjugale.

Après un premier mariage raté, elle a fait la rencontre de Bashir Jaumeer, un habitant de Vallée Pitot. Au début tout allait bien entre eux, selon les frères de la victime. Mais les mauvaises fréquentations de Bashir Jaumeer allaient tourner la vie d’Aisha en cauchemar. « Depi ki Aisha fine conne Bashir li fine subir violence. A chaque fois li vinne lakaz avec banne marque brûler et li raconter ki li gagne batter », nous dit un de ses frères.

À plusieurs reprises ceux-ci sont intervenus pour mettre une fin aux violences que subissait Aisha. Mais aussitôt après leur départ, Bashir se remettait à lui taper dessus  « Pas capave compter combien fois li fine admette l’hôpital », indique l’un d’eux.  La mère d’Aisha raconte que sa fille était bien éduquée et travaillait chez un avoué comme secrétaire. Elle s’inscrit en faux contre  les allégations selon lesquelles sa fille était toxicomane. « Mo ti fille zamais ti drogué c’est so mari ki ti oblige li pou piquer sinon li gagne batter », dit-elle. Elle raconte que son gendre ne travaillait pas et envoyait sa fille demander l’aumône pour acheter ses doses.

« En 2010, c’est le SAMU qui est venu chercher Aisha pour la transporter à l’hôpital après qu’elle ait été battue. Elle est restée dans le coma pendant 20 jours », nous dit Rooksana. Selon celle-ci, la veille de sa mort, Aisha se portait bien et avait déposé sa fille à l’école. La famille Allam trouve étrange qu’un policier a témoigné qu’il avait vu le couple près de la magistrature vers 15 heures,  quelques heures après, on apprend qu’elle est décédée. Selon le frère de la victime, le visage d’Aisha était gonflé de même que son estomac. Cependant, le rapport du médecin légiste Maxwell Monvoisin n’a rien trouvé de suspect et attribue son décès à un œdème pulmonaire. La police attend le rapport toxicologique pour savoir si la victime est morte après avoir avalé une substance nocive.  Son mari, Bashir Jaumeer, a été arrêté par la police dans un premier temps mais il a été relâché le lendemain.  La mère de la victime demeure inconsolable  depuis son décès. « Mo fine faire sacrifice après la mort mo missié pour grandi mo banne zenfants. Aisha ti ene la princesse dans mo lakaz ,après ki li fine conne Bashir, népli récconaite so figure », dit-elle.

Réactions de Bashir Jaumeer

Contacté par téléphone, Bashir Jaumeer dit être très triste après la mort d’Aisha, la mère de sa fille de 10 ans. Il rejette les allégations de brutalité faites contre lui et affirme avoir beaucoup aimé son épouse. « Sa banne zaffaire ki so famille pe raconter là li pas vrai », lance-t-il. Pour Bashir le rapport de l’autopsie est une preuve que son épouse n’est pas morte de brutalité. Il laisse le soin à la police de tirer cette affaire au clair. « Mo bien triste ki mo tifille pena ene maman mais mo pou guette li bien », dit-il.

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