dimanche , 19 novembre 2017
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Moossa Beeharry sort de prison : « J’ai des regrets »

Condamné à 5 ans de prison et à Rs 400, 000 d’amende le 30 septembre 2014 pour blanchiment d’argent dans l’affaire Gro Derek, l’ex-imam de la prison, Moossa Beeharry, a retrouvé la liberté vendredi après avoir bénéficié d’une remise de peine. Il regrette cet épisode noir de sa vie et demande pardon à tous ceux qui ont souffert par ses actions.C’est un homme meurtri que nous avons rencontré pour nous parler de sa condamnation et des moments qu’il a passés derrière les barreaux. Il nous décrit son premier jour en prison comme une tornade qui s’est abattue sur lui et sa famille. Dans sa cellule, il pleure comme un enfant en pensant à son épouse, ses enfants, sa mère. “Mo moral ti bien down banne premiers jours”, nous laisse-t-il entendre. Il ajoute que pour un condamné il est primordial de garder le moral haut pour ne pas commettre l’irréparable. « Deuxième chose importante, un condamné doit veiller sur sa santé et sa nutrition. En prison, je n’ai pas manqué à mes devoirs de musulman. Le matin dans ma cellule, j’accomplissais le namaz Fajr et je faisais la lecture de la sourate Yaseen. Dans l’après-midi toujours dans ma cellule, j’accomplissais tous mes namaz et je faisais la lecture du coran », nous indique-t-il. Habitué de la mosquée de la prison, il a aidé beaucoup de détenus à prendre le droit chemin. « Les détenus ne m’ont pas marginalisé même si j’étais l’imam de la prison. Ils m’ont bien accueilli, de même que tous les officiers de la prison » souligne-t-il. Seul dans sa cellule, il pense à sa famille, il voit le visage de sa vieille mère, de ses amis, de ses proches. Moossa nous dira que le soutien familial est très important quand un proche est condamné. « Je regrette ce qui est arrivé », lance-t-il. Souvent il pense aux conséquences de sa condamnation et aux mauvaises langues qui blessent les susceptibilités sa famille. « Personne péna droit porte jugement lors actions so prochain . Fodé pas juge seulement ène mauvais action et oublié tous bons actions ki dimoune là fine fer dans so la vie », dit-il. Il est conscient que le regard de la société blesse énormément une personne. Pour lui, c’est comme une deuxième condamnation. « Le plus grand juge c’est Allah », se console-t-il. Moossa pense reconstruire sa vie. Avec le soutien de sa famille et de tous ceux qui lui sont restés fidèles, il pense pouvoir sortir la tête hors de l’eau. Il s’attend là un coup de main de la société pour l’aider à trouver du travail pour nourrir sa famille.

Moossa ajoute que contrairement à ce que l’on prétend, la prison n’est pas un hôtel 5-étoiles. « La prison est un lieu sordide où beaucoup de choses se déroulent. Il faut savoir garder le moral et rester loin de tout ce qui ne vous concerne pas », fait ressortir Moossa qui pense se rendre en Arabie Saoudite pour accomplir l’Umrah en famille. Auparavant, il compte régler ses problèmes avec la MRA (Mauritius Revenue Authority).

L’ex-imam compte reprendre ses activités religieuses et aider les enfants à apprendre l’islam. « Mo ti toujours actif dans domaine religieux et mo conne la valeur partage l’éducation islamique et l’approche humain. Mo souhaité gagne la chance pour aide banne zenfants vinne hafeez quraan », précise-t-il.

Moossa se dit reconnaissant envers tous ceux qui l’ont soutenu durant son incarcération, ses proches, les officiers de prisons, les détenus qui lui ont remonté le moral et l’administration pénitentiaire pour sa compréhension. Vendredi matin, l’ex-imam a fait une croix sur son séjour en prison et regarde l’avenir après avoir payé sa dette envers la société.

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