vendredi , 21 juillet 2017
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Le mois de Shawaal

Après le mois de Ramadan, vient celui de Shawaal. Pendant ce mois, il est recommandé de jeûner six jours supplémentaires. Ces jours de jeûne ne sont pas obligatoires, mais sont recommandés par le prophète Muhammad (p.s.s.l) qui a dit : « Celui qui jeûne pendant le Ramadan et le fait suivre par les six jeûnes de Shawaal, il sera alors récompensé comme s’il a jeûné pendant toute l’année. »

(Abu Dawood) On peut observer ces jours de jeûne à n’importe quelle date pendant le mois de Shawaal. Il est prescrit à ceux  qui ont manqué plusieurs années de jeûne de remplacer plutôt les jours de jeûne obligatoires avant de jeûner ces 6 nafils. Mais ceux/celles qui ont seulement les jours de  jeûne de ce Ramadan à remplacer, alors ils/elles peuvent commencer par jeûner ces 6 nafils.

Le nikah est recommandé au cours du mois de Shawaal 

Selon un récit de Muslim Shareef, Notre Mère Aisha (r.a.) rapporte que son mariage fut célébré pendant le mois de Shawwaal. Et elle consomma son mariage deux ans après pendant le même mois. Et elle eut l’habitude de célébrer les mariages des filles de sa famille pendant le mois de Shawwaal. Donc les nikahs sont recommandés pendant ce mois. En fait, le mariage d’Aisha (ra) avec le prophète d’Allah (p.s.s.l) est un sujet qu’on a du mal à expliquer. Aisha (r.a.) était une fille précoce et intelligente. Elle posait des questions qui étonnaient bon nombre d’adultes.

Elle avait une excellente mémoire et était très pieuse. De plus, elle était précoce (avec un physique très développé) pour son jeune âge. C’est alors que ses parents offrirent sa main au prophète Muhammad (p.s.s.l). En faisant cela, Abu Bakr fit un grand bien pour l’Oummah. C’était la meilleure des époques, les versets du Coran descendaient et les hadiths du prophète (p.s.s.l) avaient besoin d’être préservés. Sa mémoire était exceptionnelle : elle avait appris le Coran entièrement ainsi que des milliers d’ahadiths. Par ailleurs, elle avait, par sa sagesse, beaucoup aidé à faire comprendre la jurisprudence islamique. Plusieurs chapitres du fiqh se sont développés à partir d’ahadiths rapportés seulement par Aisha(r.a.)

La sagesse d’épouser ‘Aisha (r.a)

C’est un fait qu’un homme a une vie à l’extérieur de la maison et une autre à l’intérieur. Le jour, sa vie se passe à l’extérieur et le soir à l’intérieur. Les sahabas comme Abu Huraira (r.a.) peuvent rapporter des milliers d’ahadiths, des paroles et des sunnas du prophète (p.s.s.l) sur des sujets à l’extérieur de sa maison. Mais qui va nous raconter ces importantes sunnas à l’intérieur de sa maison? Ce sont les épouses qui peuvent nous raconter quelles étaient les habitudes du mari. Sans nos mères, c’est un immense trésor de sunnas qui se serait perdu.

Parmi les épouses du prophète (p.s.s.l), c’est Aisha (r.a) qui a excellé. Un récit rapporte dans le tafseer Kabeer que le prophète (p.s.s.l) a dit : «Recherchez une grande partie d’éducation islamique auprès de Humaira (Aisha) ! » Sa nature de questionner a perfectionné sa connaissance de l’Islam. La question apporte la solution à n’importe quelle difficulté. Le prophète (p.s.s.l) a dit : « Pour ôter l’incapacité, il suffit de questionner.’ » (Abu Dawood)

Un modèle comme Aisha (r.a)

Hazrat Aisha (r.a) avait appris le Coran et ses sciences pendant les neuf années qu’elle a vécues avec le prophète (p.s.s.l). Son savoir et sa soif de connaissance étaient tels que lorsqu’il n’y avait pas de consensus parmi les sahabas érudits en matière de jurisprudence, ils avaient recours à Aisha (r.a.). Lorsque Abu Huraira eut une divergence avec le mufti Ibn Umar, ils n’eurent personne vers qui se tourner sauf Aisha(r.a.). C’est pour cela qu’on dit haut et fort qu’il n’y a pas de discrimination à l’égard de la gent féminine en Islam. Notre mère Aisha (r.a.) a atteint un si haut degré de taqwa (crainte d’Allah), de piété et d’éducation que son nom a été inscrit parmi les plus grandes dames en l’Islam (Muslim). Le prophète (p.s.s.l) avait onze épouses dont deux quitta le monde tôt. Même en présence de neuf épouses qu’il avait à Madinah, le prophète (pssl) avait une préférence pour Aisha. Il disait : « La supériorité d’Aisha sur les dames est comme la supériorité du Thareed sur les autres menus »(Bukhari). Un hadith de Tirmizi rapporte que lorsqu’on avait demandé au prophète (p.s.s.l): « À quelle personne tiens-tu le plus ? » Il a répondu : « Aisha !» Et parmi les hommes ? Il a répondu « son père, Abu Bakr (r.a.) ». (Tirmizi) Croyez-moi, on n’a pas assez connu la grandeur de notre mère Aisha (r.a.).

Même le prophète (p.s.s.l) préférait la présence d’Aisha (r.a) pendant les moments difficiles! Les versets de tayammum furent révélés autour des circonstances de notre mère Aisha (r.a.). Elle était d’une pureté telle que des révélations sont venues au prophète (p.s.s.l) même en son intimité. Elle avait eu la salutation de l’ange Gabriel (a.s.). N’est-ce pas à ses côtés que le prophète choisit pour quitter ce bas monde? Au dernier souffle du prophète (pssl), elle emprunta le miswaak de son frère Abdur Rahman et le mouilla  avec sa salive qu’elle passa entre les dents du prophète (p.s.s.l.). C’est bien elle qui a rapporté les dernières actions du prophète (p.s.s.l.) avant qu’il quitte ce monde. Salutation spéciale à notre mère Aisha (r.a.). Paix et bénédictions d’Allah sur elle. Ameen.

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