samedi , 19 août 2017
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Mohammad Haddam fauché sur sa moto l’année dernière – Hassim : « Depuis la mort de mon frère, sa famille a cessé de vivre »

Lorsqu’un chef de la famille meurt dans un accident, les conséquences pour sa famille sont souvent dramatiques. La mort prématurée de Mohammad Hatam Boodhoo, fauché sur sa moto en avril 2015, est venue mettre sa famille devant cette implacable realité.Mohammad Hatam Boodhoo, 59 ans, un marchand de Kulfi Malai depuis dix ans déjà, enfourche sa moto et quitte son domicile chaque matin à la rue Sir Seewoosagar Ramgoolam à Rivière des Anguilles pour aller travailler. Il se rend jusqu’à La Gaulette en passant par Chemin Grenier et Le Morne, entre autres villages pour vendre ses sucettes glacées.

En revenant chez lui dans la soirée du lundi 27 avril aux alentours de 20h00, la moto de Mohammad Hatam Boodhoo, a été percutée de plein fouet par une voiture conduite par un jeune de 23 ans qui venait en sens inverse sur la route Royal au Morne. La victime a succombé à ses blessures deux jours après sur son lit d’hôpital. L’autopsie a attribué la cause du décès à une dislocation au niveau de la colonne vertébrale ayant provoqué des saignements dans la cage thoracique.

Hatam a laissé derrière lui deux enfants et une veuve et ses petits-enfants. Ancien chauffeur de poids-lourd au Sugar Bulk Terminal, Hatam s’était mis à son propre compte après son licenciement, il y a dix ans. Sa mort a jeté sa famille dans une fâcheuse situation financière. Son épouse, Saida, 58 ans, qui est diabétique et asthmatique, dépend de sa pension de veuve pour vivre. Sajeed, 35 ans, son fils aîné, souffre d’une rare maladie des yeux et a presque perdu la vue et est venu vivre avec sa mère après la mort de son père. Sajeed vit séparé de son épouse à la suite de sa maladie. Il touche une pension d’invalidité. Sa soeur, 32 ans, qui est mariée, vit indépendamment de sa famille. De plus, Saida a à sa charge son petit-fils de 7 ans.

« La vie est très dure pour cette famille, depuis la mort de mon frère. Quand il était encore vivant il prenait bien soin des siens et travaillait dur pour qu’ils ne manquaient de rien », déclare Hassim le frère de Hatam. Il nous explique que malgré le fait que la responsabilité de son frère n’était pas engagée dans l’accident, sa famille n’a bénéficié d’aucune indemnisation de la compagnie d’assurance ou d’une aide quelconque des autorités concernées. « Ma belle-soeur et mon neveu dépendent de leur maigre pension pour vivre et nous les aidons tant bien que mal. Mais cela est loin d’être suffisant », nous dit Hassim. Pour lui, la famille de son frère a sombré dans la misère la plus noire. Elle ne vit plus. Elle survit. « Zot fine arrête vive. Zot pas kone aucaine plaisir ni sorti ni rien depi ki mo frère fine mort. Kuma dire zot fine abandonner à zot sort. Li révoltant ki dimoune impliqué dans sa accident là li pe vive so la vie trankil avec so famille. Et perna aucaine punition dans la loi ni aucaine dédommagement pou famille mo frère », fulmine Hassim.

Ceux qui voudraient aider cette famille sous forme de denrées alimentaires ou de liquidités seront les bienvenus.

R.T

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