samedi , 23 septembre 2017
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Marchande de rue interpellée à Curepipe – Farida rompt le jeûne au poste de police

Farida (prénom fictif), 37 ans, nourrit un sentiment de révolte et d’amertume. Cette mère de deux enfants affirme avoir vécu un véritable cauchemar le samedi 23 juin 2016 quand elle a été malmenée par la police de Curepipe.En effet, elle a arrêtée et conduite au poste de police comme un vulgaire criminel alors qu’elle n’avait rien fait. Depuis une dizaine d’années, elle travaillait comme marchande de rue à Curepipe. Mais depuis le grand nettoyage du lieu par la police, Farida n’arrive plus à travailler. Le samedi le 23 juin, elle voulait trouver de l’argent honnêtement pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle avait à réunir la somme de Rs 26 000 pour financer les frais de cours de sa fille. « Ce jour-là, je suis descendue à Curepipe. Il était aux alentours de 16h30. Il y avait des policiers qui patrouillaient le secteur. Je suis allée m’asseoir sur un banc avec mon sac d’articles », raconte Farida

Des policiers sont venus dans sa direction et parmi il y avait un haut gradé de la police. « Li dire prend li amène li. Mo fine dire missié mo pas pe travaille mo pe assisé pas fer sa. C’est ene humiliation ki mo fine subir sa jour là. banne policier là prend moi fer moi marche avec mo marchandise passe devant bazar alle et revini devant tout dimoune . Zot fine servi moi kuma ene exemple ki zot pu fer kan zot gagne marchand ambulant», poursuit Farida.

Son calvaire est loin d’être terminé. Une fois au poste de police, elle dit avoir été contrainte de s’asseoir et d’attendre. « J’avais expliqué aux policiers que je jeûnais et que je devais partir pour rompre le jeûne avec ma famille. Ene policier dire moi ou bizin attane. Zot fine écrire ene statement sans même lire avec moi après zot dire moi signé sinon pou ferme ou là. Mo fine refuse signé. Quand Azaan ti pe donné mo fine demanne ene verre de l’eau pou capave casse mo roza. Ene policier lère là fine donne moi un peu de l’eau. Zot fine fer moi reste dans station ziska 20h00 après zot dire moi aster ou capave aller », déplore Farida.

À cette heure elle n’avait aucun moyen de transport pour rentrer chez elle. Une policière m’a dit ceci : « Ou pena ene ti copain par là ? Capave vine cherche ou. Mo fine senti moi extra offensé. Mo dire ou trouve moi dans sa genre de femme là ou ? Surtout mo ene madame ki porte voile », raconte encore Farida.

Finalement c’est la police qui l’a conduite chez elle mais a confisqué ses marchandises. « Je n’ai rien fait de mal. Je suis venue tenter ma chance pour vendre mes articles. Il y avait environ Rs 20,000 de marchandises que la police a confisquées. Je souhaite que Sir Anerood Jugnauth et le Commissaire de police, prennent conscience à travers cet article que la force policière fait des abus. Kifer sa ban policier la pas fine laisse moi allé avant mo casse mo carême et zot laisse moi allé après ? Mo fine passe plisse ki 3 heures temps dans station police pou narien. Et surtout mo pas ti pe travaille. Mo fine gagne ene traitement kuma ene criminel » s’insurge Farida.

La police a invité Farida à déposer une plainte si elle se sent victime d’abus des autorités. Elle peut aussi se tourner vers la Human Rights Commission pour déposer une plainte. Par la suite une enquête sera initiée.

R.T

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