vendredi , 23 juin 2017
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L’extrême pauvreté à Grande Retraite : Rozida et sa fille se battent pour sortir de la misère

À Grande Retraite, village qui se trouve dans l’est du pays, vivent Rozida Choychoo, 57 ans et sa fille dans une petite maison en tôle qui se transforme en passoire à chaque grosse pluie.

Quand on pénètre à l’intérieur de la maison bleue qui se trouve au fond d’une cour, on est confronté à la misère dans toute sa laideur. à vrai dire, la mère et sa fille habitent une bicoque délabrée avec pour tout mobilier une petite table, deux chaises en plastique en mauvais état,  un lit au milieu de la cuisine et deux autres lits dans une petite chambre mal éclairée.

Rozida Choychoo vit de sa pension qu’elle perçoit de la Sécurité sociale. Sa fille bien qu’elle ait réussi aux examens de School Certificate (SC) ne travaille pas. «Quand la pluie tomber nous bizin mette banne récipient pou lacaze pas inondé», nous raconte Rozida. Sa fille ajoute que durant les grosses averses la maison est inondée et il est difficile de mettre pied à terre. Dans la cuisine, le vinyle déchiré est comme une véritable  patinoire. En hiver il fait extrêmement froid car le vent s’infiltre  entre les feuilles de tôle: «Gros gros tangue rentre dans la cuisine et parfois couleuvre oussi ena», dit Rozida. Avec des larmes aux yeux, elle nous dit qu’elle ne reçoit aucune aide de personne. Pour sa nourriture, elle se contente de quelques légumes qu’elle a plantés devant sa porte. La viande fraîche de bœuf est un luxe pour les pauvres. « Mo pas capave dire ou combien temps mo pas fine acheter la viande frais. Li trop cher pou dimoune misère», dit-elle encore.

Elle se contente de la viande congelée et parfois du poisson salé grillé. Elle indique qu’elle a d’autres filles qui sont mariées et des frères mais qu’eux aussi ont une famille à nourrir. «Mo banne frère pas mauvais, mais éna femme zenfant pou nourri ,comment zotte pou guette nous », explique-t-elle. Rozida achète ses provisions à crédit à la boutique du coin et quand elle dispose d’un peu d’argent, elle règle ses comptes. Qu’importe sa situation, elle garde espoir qu’Allah enverra un bienfaiteur pour changer leur vie de misère. Chaque jour est une nouvelle bataille pour cette famille. Durant ce mois de ramadan ,Rozida et sa fille jeûnent et ne manquent pas le namaz. « Mo demande Allah dans namaz pou aide nous et ouvert ene chemin pou nous. Allah zamais li rejette parole ene dimoune pauvre», souligne-t-elle. Rozida serait heureuse si sa fille trouvait du travail afin qu’elle puisse être indépendante et vivre comme une fille de son âge.

Nous quittons Rozida et sa fille avec la promesse que son cas sera référé  à des personnes bien intentionnées et prêtes à aider. Si vous désirez venir en aide à Rozida et sa fille vous pouvez les contacter sur le 4174148.

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