lundi , 25 septembre 2017
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Leur Eid mémorable

Rashida Nanhuck : « Après le décès de ma mère, Eid était différente »

La directrice par intérim du Mauritius Standard Bureau, Rashida Nanhuck, avance qu’elle n’oubliera jamais la fête Eid célébrée en 2005. « Cette année-là, ma mère est décédée et la fête Eid n’est plus la même depuis. Elle était la première personne à qui j’allais adresser le salam. Et c’est chez elle que mes frères et soeurs se réunissaient. Après son décès, nous avons voulu créer la même ambiance chez mon frère mais elle n’a pas été la même. De plus, c’est ma mère qui préparait le briani et après qu’elle s’en est allée, nous passons commande pour le briani », relate Rashida Nanhuck. Autre moment inoubliable pour Rashida Nanhuck, c’est quand ses trois filles se réunissent à Maurice pour célébrer la fête Eid. « J’ai une première fille qui étudie en Australie, une deuxième en Afrique du Sud et une troisième à Maurice. Notre Eid devient spéciale quand toutes les trois sont là et nous la célébrons en famille. Ce sont des moments à chérir pour la vie », conclut-elle.

Reza Uteem : « En 2015, j’ai célébré l’Eid à La Mecque »

Le député du MMM, Reza Uteem, son épouse et ses cinq enfants ont passé les quinze derniers jours du Ramadan 2015 à La Mecque et Médine. La famille a ainsi célébré la fête Eid à La Mecque. « C’était la première fois que j’ai célébré Eid à La Mecque et c’était la fête la plus mémorable de ma vie. Nous avons vécu des moments d’intense émotion, surtout que nous avons passé les dix derniers jours du Ramadan 2015 à prier matin et soir », relate Reza Uteem. Il dira encore que le jour de la fête Eid, après avoir accompli la prière d’Eid à La Mecque, il a emmené sa famille déjeuner dans un restaurant. « C’était un Eid simple mais inoubliable », dit-il encore.

Ally Lazer :  « Je me rappelle de bons moments passés ce jour-là »

Ally Lazer travailleur social, garde en souvenir les bons moments passés le jour de l’Eid entre frères et soeurs quand sa maman était encore en vie. Il a la nostalgie de ces moments de bonheur et souhaite que les familles mauriciennes privilégient de telles rencontres. Ally Lazer a aussi une pensée spéciale pour les épouses, les mères et les enfants des toxicomanes qui sont victimes de la drogue et qui sont décédés. Il parle de la souffrance de ces familles qui ont perdu un proche le jour de l’Eid et leur souffrance qui perdure chaque année le jour de Eid. Il souhaite que notre pays devienne une “ Drug Free Society “. Il demande au Créateur d’épargner notre société du fléau qui fait des ravages.

Rehana Kureemun :  « En 2012, nous avons ressenti l’absence de mon père »

Rehana Kureemun est Principal Scientific Officer au Food Technology Laboratory . Elle estime que chaque Eid est une occasion mémorable. Cependant, celle qui l’a le plus marqué est l’Eid de 2012. « Mon père est décédé en 2011. Du coup son absence a été grandement ressentie en 2012 à l’occasion de l’Eid. Après le décès de ma grand-mère paternelle, mon père a perpétué une tradition familiale qui consiste à convier tous nos proches pour un repas de quelque 80 personnes », indique Rehana Kureemun. « Depuis, c’est ma mère qui nous reçoit à chaque Eid. Les préparatifs débutent presqu’une semaine à l’avance. Cette année, histoire de changer du traditionnel ‘briani’, nous avons décidé de préparer autre chose. Ensuite comme à l’accoutumée il y aura des échanges de cadeaux et ma mère va offrir un eidi aux petits », poursuit Rehana Kureemun. Elle espère que cette tradition subsiste au sein de la famille le plus longtemps possible.

Mariam Goodur : « Eid célébrée à Aligarh Muslim University… »

Mariam Goodur, la présidente du Ladies Muslim Council(MLC), estime qu’elle a passé les meilleurs moments de la fête Eid lorsqu’elle étudiait à Aligarh Muslim University en Inde. « J’ai vécu les meilleures Eids en Inde. Même durant le mois du ramadan, il y a une ambiance de gaieté qu’on ne retrouve pas ailleurs. Ils sont nombreux les gens à vous inviter pour l’iftaar. C’était extraordinaire. Et le jour de l’Eid, on passait de très bons moments à l’université. Il y régnait une atmosphère grandiose. À l’époque, on n’avait pas besoin de visa et ma mère vivait avec moi durant mes trois années d’études. On a vécu les Eids les plus mémorables ensemble en Inde. Je me souviens aussi des plats succulents concoctés par les chefs indiens », dit-elle encore. Autre moment que Mariam Goodur tient à coeur : la fête Eid célébrée, il y a quelques années, en compagnie de sa mère alors qu’elle était alitée. « Ma mère ne pouvait ni parler ni manger correctement mais c’était une joie de l’avoir à nos côtés le jour de l’Eid. Le matin j’allais lui souhaiter Eid Mubarak », ajoute-t-elle.

Shaheen Mohamed :  « Le décès d’un proche le jour de l’Eid m’a marquée »

Shaheen Mohamed se rappelle d’un jour de l’Eid quand elle était encore enfant. Elle se souvient que les préparatifs pour la fête étaient déjà faits, les habits neufs déjà achetés, les gâteaux préparés, lorsque la famille a appris le décès d’un proche le matin du jour de l’Eid. Cet évènement l’a profondément marquée. Ainsi, à chaque fête de Eid, elle à une pensée pour cette famille. Shaheen Mohamed est aussi triste le jour de l’Eid quand elle pense à son père décédé il y a 2 ans. Elle souhaite Eid Mubarak à tous les Mauriciens de foi musulmane et souhaite que les bonnes résolutions prises pendant le Ramadan perdurent.

Allia Syed Hossen-Gooljar : « Ma mère est décédée le deuxième jour du Ramadan »

« Les Eids les plus mémorables sont certainement ceux passées durant mon enfance. Nous étions une grande famille et nous allions en compagnie de mes parents visiter des proches vêtues de nos plus belles robes. Mais celle dont je me rappelle le plus et qui m’a marquée était l’Eid en 1990. Cette année-là ma mère est décédée le deuxième jour du ramadan. J’ai dû me préparer à passer l’Eid seule car avant j’ai perdu aussi mon père. Depuis chaque Eid n’est plus le même sans nos parents ».

Waseem Ballam : « Les meilleurs Eids étaient celles de mon enfance »

Le président de la Medical Health Officers Association (MHOA), Dr Waseem Ballam, nous dit qu’il a vecu les meilleures l’Eid-Ul-Fitr quand il était enfant. « Il n’y a pas d’année spécifique. Mais pour moi, les meilleures Eids ont été celles de mon enfance. A cette époque, la vie était moins stressante et nous avions le temps d’être avec les proches », dit-il. Dr Ballam se souvient qu’il se rendait chez des proches après la prière de l’Eid et recevait beaucoup de présents. Il relate que dans l’après-midi, il se rendait chez sa grand-mère maternelle avec ses parents. Là il rencontrait de nombreux proches. « L’ambiance était différente. Les familles se rassemblaient chez les aîinés et nous, en tant que petits, nous étions tous excités car cela nous permettait de rencontrer tous nos cousins et cousines. Malheureusement, au fur et à mesure que nous grandissions, tout a changé. La plupart des cousins et cousines sont à l’étranger », regrette Dr Ballam. Le médecin dit encore que cette ambiance d’autrefois n’existe plus. Chaque personne célèbre la fête avec sa famille par manque de temps. « Les rencontres familiales ne sont plus les mêmes », conclut-il.

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