dimanche , 17 novembre 2019
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Jeunes femmes professionnelles

Jeunes femmes professionnelles : comment vivent-elles leur Ramadan ?

Le mois de Ramadan exige énormément de planification afin qu’on puisse avoir amplement de temps pour la prière, pour prendre soin de la famille et pour rester productif au travail. Cette semaine nous sommes partis à la rencontre des jeunes femmes professionnelles pour savoir comment elles vivent ce mois béni.

Wardishan Abdool Carrim Golaup : «C’est mon premier Ramadan avec mon époux»

Wardishan Abdool Carrim GolaupCe Ramadan est le premier de Wardishan après son mariage. Enseignante de formation, elle vit ce mois très différemment. « Cette année ci, le Ramadan est un peu différent car je le vis avec mon époux. Nous nous sommes rencontrés pendant le dernier Ramadan et en moins d’un an nous nous sommes mariés. Même s’il y a eu un changement dans ma vie personnelle, je peux toujours vivre le Ramadan avec les mêmes facilités que j’avais chez mes parents », indique-t-elle.

Comme chaque année, elle se réveille plus tôt que d’habitude pour manger et accomplir la prière et la lecture du Coran. « Durant ce mois, la relation avec Allah est telle que je ressens très peu la faim, la soif ou la fatigue pendant la journée. Cependant, le temps passe tellement vite que j’ai toujours cette impression de n’avoir pas profité suffisamment de la journée. Ce qui me plaît beaucoup c’est l’ambiance conviviale qui règne au sein de ma famille. Le moment de rompre le jeûne au coucher du soleil ne met non seulement fin à notre faim mais c’est aussi le moment qui permet de resserrer les liens familiaux », souligne-t-elle.

En tant qu’éducatrice, elle arrive mieux à équilibrer son temps. « C’est une grande faveur de travailler dans une école islamique où je peux accomplir ma prière et vivre le Ramadan comme dans un pays musulman. L’école se termine plus tôt et j’ai le temps de rentrer chez moi pour préparer les repas du soir », dit-elle.

Afin de pouvoir mieux vivre le Ramadan et ne pas être fatiguée les jours de semaine, elle profite du week-end pour faire des préparatifs. « Pendant le weekend, je coupe mes légumes et je les mets au frigo pour les conserver. Cette pratique m’évite de perdre du temps pendant la semaine. Cependant, rien ne nous empêche de nous rapprocher d’Allah. On peut toujours faire des supplications même si on est occupé à faire la cuisine. Préparer le repas pour la famille pendant le mois de Ramadan fait partie des bonnes actions qui nous apportent des récompenses », ajoute-t-elle.

Parveen Sairally : «Ce n’est pas évident de travailler sous le soleil»

Parveen SairallyIngénieure en génie civil, Parveen Sairally exerce  comme ‘Project Officer’ dans la fonction publique. Pour elle, le ramadan passe très vite car nous sommes en hiver. Malgré cela elle fait de son mieux pour prendre avantage de ce mois pieux. Elle arrive à bien gérer son temps au travail et à la maison. « Le jeûne ne pose aucun problème pour mon travail même si je dois faire plusieurs visites sur un chantier pendant une journée.   Mais je dois admettre que ce n’est pas tellement évident pour ceux qui font des travaux manuels toute une journée au soleil », confie-t-elle.  Elle a ainsi une pensée spéciale pour ceux qui bossent sous le soleil. Le seul problème pour cette jeune femme c’est le manque de sommeil mais elle estime que c’est le sacrifice qu’il faut faire pour s’approcher du Créateur. « Cette année j’ai choisi de faire un iftar plus sain que les années précédentes, avec des fruits et des dates au lieu des gâteaux traditionnels. Enfin, j’essaie autant que possible de ne pas être tentée de manger ces gâteaux » dit-elle.

Shabnam Banon : «Le mois le plus béni pour ma famille»

040618_shabnamShabnam Banon est une maquilleuse et esthéticienne très connue. Elle vit dans une famille élargie avec une trentaine de personnes. Néanmoins, elle arrive parfaitement à se consacrer à sa famille, son travail et aussi au ramadan. Elle se désole que le ramadan passe si vite. Elle profite de ce mois béni de s’approcher davantage d’Allah.

Elle explique qu’elle ne cherche plus à trouver un équilibre entre sa vie spirituelle et professionnelle. «Je fais de mon mieux pour suivre les enseignements de notre prophète. Je consacre mon temps à subvenir aux besoins de la famille, à m’occuper des enfants et des parents âgés», dit-elle.

Cette année, Shabnam a voulu apporter des changements dans son comportement, par exemple faire ce qu’elle doit faire sans se fâcher, faire le Zikr, écouter la lecture du Coran autant que possible. à la maison, notre interlocutrice passe le temps avec les enfants afin de leur expliquer la religion et le mois de Ramadan. « J’explique aux enfants que jeûner n’est pas obligatoire pour eux mais ils peuvent le faire s’ils sont prêts, » explique-t-elle.

Vu que Shabnam vit dans une famille nombreuse, elle reçoit de l’aide quand il s’agit de préparer le sehri et l’iftaar. «Tout le monde met la main à la pâte nous faire la préparation. Nous mangeons un repas copieux et sain afin d’avoir l’énergie nécessaire tout au long de la journée. Pour l’iftaar aussi nous préparons tout ensemble. Le Ramadan c’est aussi le mois le plus béni pour notre famille. Il nous réunit, » ajoute-t-elle

Tasneem Narkar : «Un ramadan avec des défis à relever»

040618_tasneemLe Ramadan est le mois préféré de Tasneem Narkarqui, une  jeune enseignante. Cette année pour ce mois de Ramadan cette jeune professionnelle a un défi à relever : soumettre sa thèse sans négliger le ramadan. Elle nous dit aussi que ce ramadan-ci est différent car elle est invitée chez sa tante pour l’iftaar pendant tout le mois. « C’est durant ce mois que je sens que ma foi est mise à l’épreuve. Mais je suis reconnaissante et je remercie ma famille pour son soutien », dit-elle. Elle arrive à bien gérer son temps afin de donner le maximum d’elle-même en classe, à vivre une vie normale et aussi à se consacrer à ses études à distance. « Il ne reste pas beaucoup de temps après le sehri pour me préparer pour aller au travail. à l’école, heureusement, j’ai des très bons étudiants qui sont très attentifs.   Comme je n’ai pas à déjeuner, cela me laisse du temps libre pour préparer mon travail. Après le travail jusqu’à l’heure de l’iftaar, je vais à la bibliothèque ou chez ma tante pour travailler sur ma thèse. C’est fatigant, mais Le Créateur me donne du courage », révèle-t-elle.  Elle précise que le Ramdan lui a donné du courage et de la patience. « Je me suis aussi retrouvée plus proche d’Allah. J’ai toujours cru que ma foi en Allah est très personnelle. Ce Ramadan a renforcé cette croyance », dit-elle.

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