vendredi , 24 novembre 2017
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Jeunes Étudiants Musulmans

Jeunes Étudiants Musulmans – Azhar Burthun : «Les enfants sont une lueur d’espoir pour les parents pauvres»

En 2013, des jeunes étudiants musulmans (JEM) de l’université Maurice se sont réunis pour une bonne cause: venir en aide à la communauté musulmane. Rencontre avec Azhar Burthun, coordinateur de JEM.

L’association Jeunes Étudiants Musulmans (JEM)  a vu le jour en janvier 2013. Mohsin Nujurally, Tajuddin Goolamallee et Muntasir Mullug avaient organisé une conférence publique sur le Saint prophète (pssl)  dans la salle de conférences Octave Wiehié. Par la suite, plusieurs  étudiants motivés à bloc ont approché les fondateurs pour créer un groupe. Objectif : promouvoir le travail social dans les régions pauvres et valoriser les musulmans qui se sont distingués. Tout cela, afin de promouvoir la cause de l’Islam et essayer de sauver  des jeunes musulmans des fléaux de la société pour l’amour d’Allah et de son bien-aimé messager (pssl).

Ciblant le quartier de Vallée-Pitot comme un lieu difficile et défavorisé, ils ont loué en 2016 un emplacement pas loin de l’école de Sunnee Surtee pour dispenser des cours de rattrapage aux étudiants nécessiteux. Grâce à la presse, Facebook et le marketing de bouche à oreille, les membres ont réussi à attirer suffisamment de sponsors pour financer 20 étudiants du primaire. Ils ont recruté une personne pour préparer un repas pour les étudiants tous les jours. « Nous voulons aider ces 20 étudiants par tous les moyens pour qu’ils puissent réussir et aider leurs parents plus tard. Ils sont la lueur d’espoir de leurs parents, » affirme notre interlocuteur. JEM organise également des  activités  ayant trait à la santé pour les gens de la localité. Le prochain projet de JEM consiste à organiser un dépistage du cancer du sein chez les femmes.

Activités

Le nombre de membres s’élève à 60 parmi lesquels 30 sont des membres actifs. Ces derniers visitent souvent la maison de ces étudiants démunis pour leur remettre des denrées alimentaires et aussi pour soulager leurs soucis.

Azhar nous dit que les enseignantes sont très amicales avec les enfants. Ces derniers leur confient leurs problèmes et  suivent leurs conseils. Ainsi, durant ces deux années de formation, les élèves de JEM sont devenus plus disciplinés et ont appris  le bon comportement à l’école. Ils suivent aussi des cours de créativité pendant les vacances de décembre comme l’art et le bricolage, entre autres.

En outre, les mardis, il y a des sessions de madrassa pour les étudiants. Au début, il y avait un problème de régularité car les parents ne montraient pas un intérêt soutenu pour ce projet. « Nous nous sommes efforcés de faire en sorte qu’ils voient l’avenir brillant pour leurs enfants s’ils nous donnent un coup de main. Par la suite, parents et étudiants se sont intéressés par les cours, » raconte Azhar. Les choses ne se produisent pas comme on le souhaite au début, mais avec des efforts, des améliorations sont évident.

Obstacles et inconvénients

Selon le coordinateur du projet, le principal obstacle demeure  le manque de finances. Il avoue que les membres de l’association ont  des idées créatives pour aider la communauté davantage, mais font face à un problème de financement. JEM souhaite étendre ces activités dans de nombreuses autres régions pauvres. Dans cette optique, l’association fait un appel à la générosité des musulmans. Ses membres invitent les personnes qui souhaitent devenir eux aussi membres de l’association de les contacter sur leur page Facebook «Les Jeunes Étudiants Musulmans». Pour rappel, les frais pour sponsoriser un enfant par mois peuvent atteindre jusqu’à Rs 2000. Toutefois, un contributeur peut  offrir un minimum de Rs 200 sur une base mensuelle.

« Au début de l’année, nous leur remettons des fournitures scolaires, des uniformes et des chaussures. Nous nous assurons que l’enfant soit heureux pour aller à l’école, » souligne Azhar Burthun. à son avis, toutes ces petites choses ont un effet psychologique  quant à l’épanouissement de l’enfant.

Selon une enquête menée à Vallée Pitot,  JEM a conclu que de nombreux parents pauvres ne sont pas motivés pour assurer l’avenir de leurs enfants. Ils ne voient aucune lueur d’espoir dans leur quartier et ne s’inquiètent pas beaucoup quand leurs enfants s’absentent de l’école. En outre, des maisons sont touchées par l’extrême pauvreté. Les parents n’ont pas les moyens financiers pour envoyer leurs enfants à l’école. « Leurs problèmes ne seront pas résolus par l’aide sociale. Je pense que ces personnes ont besoin de conseils. Mais, en raison du manque d’informations, elles ne sortent pas de leur cocon. Nous devons les faire sortir de leur zone de désespérance et les aider à retrouver leur indépendance financière, » conclut-il.

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A propos de Ahmad Fakuddeen Jilani

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