dimanche , 21 janvier 2018
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Jérusalem

Jérusalem capitale d’Israël : Indignation à travers le monde

La décision du président des États-Unis, Donald Trump, de reconnaître, mercredi, la ville de Jérusalem comme capitale d’Israël a provoqué une onde de choc à travers le monde. Les instances internationales ont vite condamné cette prise de position de la Maison-Blanche et craignent que cela ne mette en péril le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. Le Hamas milite, quant à lui, pour une nouvelle intifada. À Maurice, les observateurs partagent l’indignation de la communauté internationale.

L’annonce faite par Donald Trump cette semaine a pris de court la communauté internationale. Personne ne s’attendait à ce que le gouvernement américain reconnaisse Jérusalem comme capitale d’Israël. Cette ville, qui attire les convoitises, est considérée comme sainte pour les trois grandes religions monothéistes, soit le judaïsme, le christianisme et l’islam. À Maurice, la décision du président des États-Unis a été vivement condamnée par les politiciens tous partis confondus et de nombreux observateurs de la politique internationale ont exprimé leur appréhension.

À l’instar de Cassam Uteem qui se dit outré par une telle décision. « Cette décision démontre, si besoin était, que Donald Trump est un inconscient qui, dans un souci de plaire à ses partisans les plus fanatiques et surtout pour répondre aux vœux des sionistes, n’hésite pas à prendre des décisions qui passent outre au droit international et qui risquent d’embraser toute une région et de créer des foyers de conflits un peu partout, y compris dans son propre pays », souligne l’ancien président de la République.

Le Dr Michael Atchia estime, lui, que Donald Trump a choisi « l’isolement diplomatique ». « Encore une décision négative de Trump. Une décision à l’encontre du bon sens et surtout des appels à la guerre et aux conflits, et non pas à la paix », avance-t-il. Selon lui, les justifications avancées par le président américain n’ont convaincu personne hormis Israël. « Cette décision me surprend terriblement, venant d’un président  des États-Unis. Rappelons-nous des 25 années de tentative pour régler le conflit israélo-palestinien, avec les États-Unis comme leader pour trouver une solution », ajoute-t-il. Et il avance que les accords signés dans le passé et la présentation d’un road map en 2003 par le Quartette sur le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) n’ont pas résolu le problème des Palestiniens. « En attendant les Palestiniens vivent en citoyens de deuxième classe, avec difficultés de mouvement, contrôles permanents, accès limité aux ressources comme l’eau pour l’agriculture et la vie courante. »

Cassam Uteem : «Reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël est une menace pour le processus de paix»

Promesses électorales

Pour Vijay Makhan, ancien secrétaire aux Affaires étrangères, cette décision est « déplorable » et « condamnable ». Il estime que Donald Trump ne fait que retarder le processus de paix. « Ce faisant, il bafoue également plusieurs résolutions et le statut même de Jérusalem. C’est un homme qui n’a aucune considération pour la communauté internationale car nous savons tous que cette ville est très importante pour trois grandes religions du monde. En annonçant cette nouvelle, Trump n’a pas pris en considération les autres personnalités de la scène politique internationale comme Macron entre autres  », fait-il remarquer. De son côté,  Cassam Uteem attire l’attention sur le fait que le président républicain ne fait que mettre en œuvre une décision votée par le Congrès américain en 1995. « Il faut quand même faire ressortir que ses prédécesseurs qui réalisaient les graves conséquences de son application, l’ont systématiquement repoussée tous les six mois, et ce pendant 20 ans. Le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem était, souvenons-nous, une des promesses électorales de Trump et en souhaitant tenir parole, il fait fi de l’opinion internationale et des revendications légitimes des Palestiniens.»

Pour sa part, le Dr Khalil Elahee, chargé de cours, est d’avis que la question palestinienne, et plus particulièrement Jérusalem, concerne chaque musulman. « C’est le troisième lieu saint de l’islam. D’ailleurs de plus en plus de Mauriciens de foi musulmane s’y rendent pour prier à Al Aqsa. Les chrétiens et les juifs y ont aussi leurs lieux saints et cela doit être respecté. Mais l’occupation israélienne est une violation du droit international comme tout le monde l’affirme sauf Trump et consorts », avance-t-il. Si la plupart des observateurs se disent choqués par la décision de Trump, par contre, le Dr Elahee estime ne pas être surpris par celle-ci. « Je ne suis pas surpris car Trump ne fait que satisfaire sa base, ceux qui croient que c’est une prédiction des Écritures. Il dévie aussi l’attention des vrais problèmes. Cela arrive une semaine après une autre polémique qu’il avait provoquée en circulant des vidéos anti-musulmanes », ajoute-t-il.

Dr Khalil Elahee : «L’Amérique n’est plus un allié du régime de Netanyahu mais son subalterne.»

Les implications d’une telle décision

Les États-Unis ont joué le rôle de médiateurs dans le conflit israélo-palestinien depuis 40 ans. Mais avec la prise de position de la Maison-Blanche cette semaine, il serait intéressant de connaître les implications et les conséquences qu’entraînerait la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Vijay Makhan pense que l’annonce faite par le président américain a enlevé le droit de médiateurs aux États-Unis. « Ils n’ont plus le droit moral pour agir en tant que tels », précise le responsable du dossier des Affaires étrangères au sein du MMM. Le Dr Khalil Elahee est, lui, d’avis que rien ne va changer.

« Dans les faits rien ne change car Jérusalem était déjà une capitale occupée illégitimement. Ce qui change c’est qu’il se confirme que nous avons un monde où chaque jour la justice est bafouée par les plus puissants et cela devient monnaie courante. Trump a déjà fait le même coup en sortant de l’accord de Paris sur le climat. Jusqu’où ira-t-il avec le soutien explicite d’une minorité, mais aussi avec le silence de nous tous? », se demande le chargé de cours qui ajoute que pour lui, l’implication essentielle est qu’il faut croire fermement que la vérité triomphera malgré les apparences.

De son côté, le Dr Michael Atchia se demande si l’accord de réconciliation entre le Hamas et Fatah n’a pas « fait peur aux Israéliens » et qui a été à l’origine de la déclaration dévastatrice de Trump  sur Jérusalem. « La solution à deux États est une solution de consensus au conflit israélo-palestinien. Les Palestiniens, on doit le dire, ne se sont pas toujours entendus face aux Israéliens. Mais récemment, il y a eu un pacte historique : le 12 octobre 2017, signature d’un accord au Caire qui marque la fin d’une décennie de déchirements entre le mouvement islamiste Hamas et son rival palestinien du Fatah. Es-ce que cet accord a fait peur aux Israéliens ? », se demande-t-il. Par ailleurs, Assad Bhuglah, ancien directeur de la Trade Policy Unit, dit craindre le pire dans la mesure où la situation deviendrait incontrôlable suite aux « gaffes » de Donald Trump. « Bien que nous n’ayons pas le pouvoir pour mettre fin au diktat de Trump en Palestine, il faut tout de même dire un grand non à ses charabias. Dans le cas présent, si la situation échappe au contrôle des autorités, le marché du gaz et celui du pétrole connaîtraient des turbulences et cela aura une lourde incidence sur l’économie mondiale », fait-il ressortir.

Contrairement aux autres, Vijay Makhan est d’avis que l’annonce de Trump pourrait avoir des conséquences positives car selon lui, cela pourrait forcer les pays musulmans à l’instar de l’Iran, la Turquie, l’Arabie saoudite entre autres, de s’unir pour soutenir la cause palestinienne. « Je pense que c’est le moment propice pour le faire car Jérusalem aussi tous les musulmans. Mais n’empêche qu’une telle annonce peut aussi mettre le Moyen-Orient dans une situation explosive », dit-il.

Dr Michael Atchia :  «La solution à deux États est une solution de consensus au conflit israélo-palestinien.»

Quelle marge de manœuvre pour les Palestiniens ?

Que peuvent faire les Palestiniens face à un tel scénario ? « Hélas pas grand-chose ! », répond Cassam Uteem. Selon lui, la marge de manœuvre de l’Autorité Palestinienne est très limitée. « Il faut se rappeler que les États-Unis font une contribution majeure à son budget annuel. Le Président de l’Autorité Palestinienne pourrait toutefois prendre certaines initiatives diplomatiques auprès de l’ONU. Le Hamas, de son côté, a déjà appelé à une nouvelle Intifada. Personne ne peut prévoir, à ce stade, l’ampleur que pourrait prendre le soulèvement populaire dans ce pays », indique-t-il.

Quant au Dr Khalil Elahee, il se dit optimiste. « Il est clair que Trump et consorts ne représentent pas les États-Unis quantitativement, encore moins les valeurs que l’humanité chérisse. Le problème est que les pouvoirs politique, économique, militaire, culturel et souvent médiatique se confondent en une association de dominants qui ne respectent aucune éthique ou morale », avance-t-il. Selon lui, la violence doit être exclue car elle n’est pas un moyen qui marche. « Au contraire, elle  est contre-productrice. Je suis confiant que nous n’allons pas nous laisser piéger, In sha Allah. »

De son côté, le Dr Michael Atchia se demande comment les Palestiniens pourraient s’engager dans un processus de paix avec Israël si l’État hébreu continuait sa politique d’implantations et se refusait à la moindre concession. Il dit néanmoins ne pas craindre une recrudescence de la violence à Jérusalem. « Le bon sens va prévaloir car vraiment en cette deuxième décennie du 21e  siècle, il est grand temps d’appliquer la solution des deux états. Tous ont à gagner avec cette solution des deux états, Israël et Palestine. Cela va apporter la paix au Moyen Orient. Maurice, exemple mondiale de vivre en paix dans la diversité, a son rôle à jouer dans ce dossier, en faisant attention de ne pas laisser ce conflit influencer les relations interreligieuses chez nous », préconise-t-il.

Vijay Makhan :  «Les États-Unis n’ont plus le droit moral pour agir en tant que médiateurs pour la paix.»

Le processus de paix en péril

Pour beaucoup d’observateurs, l’annonce de Trump vient mettre en péril le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien. « Reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël, comme l’a fait Trump, est certainement une menace pour le processus de paix. Les États-Unis se sont toujours présentés comme un médiateur ‘impartial’, essayant de faciliter le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, malgré leur support indéfectible à l’État d’Israël, auquel ils n’ont jamais cessé de fournir une aide financière et militaire massive. Tel ne sera plus le cas. Nous savons que Trump a chargé son gendre, Jared Kushner, de mener des négociations avec les pays arabes alliés des États-Unis, notamment l’Arabie Saoudite et l’Égypte. Mais comment s’attendre à ce que ces pays ne condamnent pas la décision de Trump sur le statut de Jérusalem qui abrite la mosquée sacrée d’Al Aqsa ? », avance Cassam Uteem. L’ancien président de la République se demande si les Palestiniens devront poursuivre un processus de paix qui n’a jusqu’ici rien donné comme résultat. « Je pense que la décision désastreuse de Trump aura de sérieuses répercussions sur le processus de paix engagé entre Israéliens et Palestiniens », ajoute-t-il.

Assad Bhuglah : «Si la situation échappe au contrôle des autorités, le marché du gaz et celui du pétrole connaîtraient des turbulences.»

Le Dr Khalil Elahee pense, lui, que le processus a été « une farce ». « Ce n’est pas parce que les médias n’en parlent pas que le problème est réglé. Tout au moins cette décision a le mérite de clarifier le rôle des États-Unis. L’Amérique n’est plus un allié du régime de Netanyahu, mais son subalterne. Cela arrive au moment où ce dernier fait face aux enquêtes pour corruption », indique le chargé de cours. Selon lui, il faut un sursaut des Israéliens car au cas contraire, la paix ne pourra se faire. Il estime aussi que les Palestiniens, comme le monde musulman, doivent s’unir, mais aussi s’ouvrir aux chrétiens, juifs et autres, qui veulent un vrai changement.

Si plusieurs observateurs estiment que les pays arabes doivent s’unir face à Trump, Cassam Uteem croit que ceux-ci sont beaucoup trop divisés pour qu’on s’attende à un mouvement concerté de leur part. « Ils ont tous, certes, dénoncé la décision de Trump, mais jusqu’ici aucune action concrète n’a été prise ou même annoncée. Il ne faut pas compter sur leurs dirigeants. Peut-être faut-il attendre, ou souhaiter, que la pression vienne de la rue? L’Arabie Saoudite, gardienne des ‘Haramaynes’ ont besoin de Trump pour les soutenir dans leur rivalité avec l’Iran tandis que le Président égyptien est totalement dépendant de l’aide financière des États-Unis », fait ressortir Cassam Uteem. Selon lui, les défenseurs d’un État palestinien et de la cause palestinienne pourraient bien être des pays comme la Turquie, l’Iran, la France et l’Allemagne.


Ameenah Gurib-Fakim prône le dialogue

Ameenah Gurib-FakimRéagissant à l’annonce de Donald Trump cette semaine, la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim a publié un message sur sa page Facebook. Elle indique que Jérusalem est une ville historique où trois grandes religions monothéistes ont laissé leurs empreintes. Selon elle, il faut faire des efforts afin de promouvoir ce lieu saint comme un havre de paix. « Tous les problèmes doivent être résolus à travers le dialogue, les consensus et le respect du droit de chacun. C’est dans l’intérêt de la communauté internationale qu’on doit éviter les tensions dans cette région déjà ravagée par les conflits et qui ont coûté la vie à des innocents, essentiellement des femmes et des enfants. La communauté internationale est déterminée à faire disparaître l’extrémisme et elle doit veiller à ce que ce fléau soit éradiqué », a-t-elle ainsi publié sur le réseau social.


Hazem M. Shabat, ambassadeur palestinien à Maurice : «On demande aux Mauriciens de continuer à nous soutenir»

Hazem Mohamed ShabatL’ambassadeur palestinien à Maurice, Hazem Mohamed Shabat, condamne sans réserve la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Il demande au gouvernement mauricien et à la population de continuer à soutenir la cause palestinienne.

Hazem Shabat qualifie l’annonce du président des États-Unis de « provocatrice » et indique que le peuple palestinien rejette unanimement cette décision. « Cette déclaration illégale du gouvernement américain est un acte hostile envers les Palestiniens et aussi envers les lois internationales et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. C’est une violation du principe des droits internationaux en rejetant la reconnaissance de l’acquisition de nos territoires et les conséquences y relatives », souligne l’ambassadeur.

Selon lui, cette décision vient entacher le caractère spirituel et religieux de la ville de Jérusalem. « C’est une ville qui est considérée comme un sanctuaire spirituel pour des millions de personnes à travers le monde. L’annonce de Trump peut être préjudiciable pour beaucoup », ajoute-t-il.

Hazem Shabat est d’avis que malgré le fait que l’annonce de Trump n’a aucune incidence sur le statut juridique que Jérusalem soit une ville palestinienne sous occupation, cela peut néanmoins déboucher sur des tensions politiques dans le pays et aussi en dehors du territoire de la Palestine. « Cette décision démontre que les États-Unis sont en train de récompenser les colonisateurs israéliens et ceux qui bafouent les lois internationales et les droits de l’homme. Cela ne peut qu’être une menace pour le système international et va mettre la stabilité mondiale en péril », fait ressortir notre interlocuteur.

Il ajoute qu’en annonçant la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, Donald Trump enfreigne les accords de 1993 et aussi plusieurs résolutions du Conseil de sécurité. « Trump a clairement démontré qu’il ne reconnaît pas l’occupation israélienne sur les terres de la Palestine et l’annexion de Jérusalem-Est. Et ce faisant, le gouvernement américain s’est disqualifié comme étant un médiateur  dans le processus de paix dans la région », poursuit l’ambassadeur palestinien.

Il espère s’appuyer sur le soutien du gouvernement mauricien. « On demande aux Mauriciens de continuer à nous soutenir. Maurice a, depuis des décennies, agi selon les principes des droits internationaux et a toujours soutenu la cause palestinienne. Nous vivons des heures sombres », ajoute-t-il.


Une marche religieuse le 15 décembre à Port-Louis

salim-muthyLe comité d’action ‘Save Jerusalem’, avec à sa tête, le travailleur social Salim Muthy, organisera une marche religieuse, le vendredi 15 décembre, après la prière du Jummah. Cette marche de soutien au peuple palestinien qui a pour objectif de condamner la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël,  débutera à Plaine-Verte et prendra fin devant le siège de l’ambassade américaine. Le comité adressera aussi une lettre à l’ambassade. « Il est révoltant que les États-Unis aient reconnu Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. Donald Trump a semé la pagaille à travers le monde avec une telle annonce. On souhaite entendre le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères se prononcer sur cette affaire car jusqu’à présent, ni l’un ni l’autre n’a abordé ce sujet », avance Salim Muthy. Selon lui, il est temps que Maurice fasse partie de l’Organisation de la coopération islamique. « Il y aura plusieurs sessions de travail et des réunions par l’organisation à partir du 13 décembre à Istanbul. On aurait souhaité que Maurice puisse y assister en tant qu’observateur », ajoute Salim Muthy. Il estime que les musulmans à Maurice doivent être concernés par cette annonce de Trump car Jérusalem abrite la mosquée sainte d’Al Aqsa. Mais selon lui, tout le monde doit aider à faire avancer la cause palestinienne. « Nous invitons la population à nous rejoindre pour cette marche », dit-il.


Navin Ramgoolam : « Une provocation délibérée contre les Palestiniens »

Commentant la prise de position de Donald Trump sur Jérusalem, Navin Ramgoolam a estimé que c’est une provocation contre le peuple palestinien. « Je demande au Premier ministre de réagir fortement à la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. C’est une méconnaissance de l’histoire et une provocation délibérée contre  le peuple palestinien. Il s’agit là de mettre le feu aux poudres et mettre en péril le processus de paix. Au PTr, nous condamnons sans réserve la décision américaine et nous demandons au gouvernement d’en faire de même », dit-il.

Paul Bérenger : « Jérusalem, une décision dangereuse »

Paul Bérenger a fait ressortir que la décision du président américain, Donald Trump, de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem et reconnaissant cette dernière ville comme capitale israélienne est injuste et dangereuse. Il a rappelé que le MMM, depuis sa création, a toujours apporté son soutien au peuple palestinien et la création d’un État palestinien. «C’est dramatique,» a-t-il dit.


Recep Erdogan se pose en rassembleur du monde arabe

111217_erdoganDepuis la décision de Donald Trump au sujet de Jérusalem, Recep Erdogan tente de s’imposer comme le héraut des Palestiniens.  Pour «coordonner» l’action des pays musulmans après l’annonce faite mercredi par le président américain Donald Trump, Erdogan a invité leurs dirigeants à un sommet de l’Organisation de coopération islamique (OCI) à Istanbul la semaine prochaine. Si les observateurs sont sceptiques quant à l’impact que pourrait avoir cette réunion extraordinaire de la principale organisation panislamique, elle permettra néanmoins à Erdogan de soigner sa popularité dans la région.

L’indignation suscitée dans le monde musulman par la mesure américaine a donné l’occasion au président turc de revêtir l’habit qu’il affectionne de défenseur en chef des Palestiniens. Recep Erdogan a multiplié cette semaine les critiques contre l’hôte de la Maison-Blanche. «Ô Trump, que fais-tu ? Quelle est cette approche ? Les responsables politiques doivent oeuvrer pour la réconciliation et non pas pour le chaos !», a-t-il ainsi lancé jeudi.

Jérusalem est «une ligne rouge pour les musulmans», avait mis en garde Recep Erdogan avant l’annonce officielle par Donald Trump, estimant que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël pourrait provoquer la «rupture des relations» entre Ankara et l’État hébreu. Après plusieurs années de crise, la Turquie et Israël ont normalisé l’an dernier leurs relations diplomatiques. Mais Erdogan continue de critiquer régulièrement les autorités israéliennes pour leur politique dans les territoires palestiniens.

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