jeudi , 17 octobre 2019
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Nouroud-Din Lauloo et Farhaz Dulmeer

IMAGE-TALENT : Nouroud-Din Lauloo et Farhaz Dulmeer, passionnés de cinématographie en faveur des jeunes

Jeunes, enthousiastes et dynamiques, Nouroud-Din Lauloo et Farhaz Dulmeer, âgés de 22 ans et 28 ans respectivement, sont unis par leur passion pour la cinématographie. Récemment, ils ont réalisé un court-métrage en bhojpuri qui s’est classé parmi les cinq meilleurs au Bhojpuri Film Festival à Maurice. Rencontre avec ces deux jeunes talents.

Leur court-métrage intitulé « Aadha Pattharwa » (Moitié roche) illustre l’histoire de nos ancêtres et leur sacrifice pour l’île Maurice. Le film a été diffusé le 6 juillet. C’est avec l’aide de Dilesh Sharma que ces deux jeunes ont pu réaliser leur court-métrage. Ils ont joué un rôle crucial. Nouroud-Din était derrière la camera a assuré le montage. Farhaz Dulmeer a joué dans le film et faisait partie de l’équipe de montage. Pour ces deux jeunes, ce film a été un excellent début dans le monde cinématographique.

Nouroud-Din révèle qu’il est dans le domaine depuis 2014 où il a commencé à manipuler lui-même des images à l’aide de différents logiciels. « Ce qui m’a vraiment poussé à être dans ce domaine, c’est l’amour pour la créativité. Je me suis inspiré du tournage de films hollywoodiens et bollywoodiens, de la manière dont ils tournent les scènes, les lumières, les acteurs, les sons et ça m’a inspiré à mettre ma créativité en lumière », lance-t-il.

Le parcours Farhaz Dulmeer a été diffèrent. Après ses études chez Focus Photography School, il a commencé à explorer de nouveaux horizons dans le domaine de la photographie. Son intérêt pour la cinématographie s’est accru lorsqu’ il s’est acheté une appareil photo. « Avec l’aide de mon mentor, Dilesh Sharma, j’ai eu l’occasion d’assister à son travail à plusieurs reprises. Lorsque la MFDC a lancé le concours de films, j’ai contacté mes collègues du cours de photographie pour monter une équipe. Techniquement, nous avions tout ce qui était nécessaire. Cependant, nous n’avions pas d’histoire et de réalisateur. Nous sommes ensuite allés rencontrer notre mentor, Dilesh Sharma. Nous avons tout discuté et commencé à rédiger l’histoire », révèle-t-il.

La cinématographie à Maurice

Étant débutants dans ce secteur, les deux jeunes hommes ont dû faire face à des nombreux défis. Selon Nouroud-Din Lauloo, l’un des plus grands défis est de se faire connaître. « Si vous êtes débutant, il est difficile de trouver un sponsor car les investisseurs préfèrent investir dans des films à petit budget. Une autre chose que j’ai trouvée difficile, c’est que les équipements coûtent très cher. Par exemple, si vous voulez avoir de bonnes images, vous devez avoir un drone et des équipements appropriés », explique-t-il.

Un autre obstacle est l’audience locale, estime Farhaz. Il souligne que les Mauriciens sont réticents à regarder une production locale. « Le seul jour où nous avons fait salle comble au cinéma est le premier jour. Ensuite, nous avions à peine cinq personnes pour regarder le film. Nous devons trouver d’autres plates-formes pour afficher notre travail tels que les réseaux sociaux », ajoute-t-il.

Leurs rêves

Même si le chemin est semé d’embûches, nos deux interlocuteurs ne comptent pas abandonner de sitôt. Ils ont la tête pleine d’idées et les yeux pleins de rêves. Nouroud-Din Lauloo relate qu’après le premier film, il est encore plus enthousiaste à l’idée de produire d’autres films, de créer plus d’histoires et de concepts. « Mon rêve est de créer ma propre chaîne de production et de produire des films aussi bons que ceux d’Hollywood et de Bollywood. J’ai vraiment hâte de produire des films d’action puisque je suis un grand fan de films d’action », souhaite-t-il.

De son côté, Farhaz voudrait proposer un film de suspense en créole. « L’histoire se concentrera sur la drogue qui détruit l’avenir des jeunes. La durée de ce film sera de 90 minutes », espère-t-il.

Dans la vie professionnelle…

Nouroud-Din Lauloo, un habitant de Plaine-Verte, est graphiste et il a sa propre ligne de production : N Studio où il fait des logos, cartes de visite, affiches, bannières, panneaux d’affichage. Il est attiré et émerveillé depuis toujours par les histoires de films, les œuvres graphiques et les films d’animation. Afin de s’améliorer pour donner un coup de pouce à la réalisation de ses rêves, il a suivi des cours de cinématographie et d’éclairage en 2016. Il a aussi participé à des ateliers de travail sur la réalisation des films. Le jeune homme a eu la chance de faire partie de l’industrie de Tollywood et BBC World News.

Farhaz Dulmeer, 28 ans, est un habitant de Rivière-des-Anguilles. Il exerce comme Merchandiser. Il est aussi un passionné de photographie et de travail social. Il a débuté dans le domaine de la photographie en 2012, après avoir suivi un cours de photographie numérique à la Focus Photography School.

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