lundi , 21 août 2017
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Dans un hôtel de luxe : brûlé au 2e degré, Muhammad réclame justice

Le 15 février 2017, Muhammad Dowlut (22 ans), a été brûlé sur son lieu de travail.  Il travaillait dans un hôtel de luxe, où il était employé comme organisateur sportif/décorateur au département loisirs.

Ses cheveux, ses vêtements et son corps ont pris feu suite à l’explosion qui a eu lieu quand il a voulu allumer un feu de joie à la demande d’un collègue senior. Outre le collègue senior, deux thérapeutes de spa, son manager  et  d’autres employés de haut rang, tels que le Manager de l’Aqua Bar, le Deparmental Manager et l’assistant de RH ont été témoins de ce qui est arrivé à Muhammad Dowlut.

Le jeune homme a été transporté devant la « Sports Cabana » où on l’a placé sous la douche pendant une dizaine de minutes avant qu’une infirmière ne lui prodigue les premiers soins. Puis il a été conduit à la clinique L’Occident de Flic-en-Flac. Après une injection et  des médicaments , les médecins ont dit à Muhammad que les brûlures n’étaient que du 1er degré et qu’il pouvait rentrer à la maison.

Son père est revenu le récupérer à l’hôtel. Il l’a emmené directement au poste de police de Flic-en-Flac. Puis  Muhammad est retourné à l’hôtel accompagné de policiers dont un sergent  pour enregistrer les déclarations des témoins et autres employés concernés et aussi pour recueillir des preuves.

Muhammad devait alors remarquer que le bois pour le feu a été déplacé et que le trou fait pour le feu de joie a été couvert.  De plus, son uniforme et sa chemise Polo No 11 ont  été lavés. « C’était comme si on avait voulu effacer les preuves », dit-il. Il  a été ramené au poste de police avant de rentrer chez lui. Souffrant atrocement, il devait passer une nuit blanche.

Le lendemain, il s’est rendu à l’hôpital Victoria. Les médecins ont trouvé que Muhammad avait été brûlé au 2e degré. Il a été admis à l’hôpital où il passé cinq jours. Touché au visage, aux bras et aux jambes, il n’a pu utiliser ses mains et sa jambe gauche pendant plusieurs jours.

À cause de ce qui lui est arrivé, Muhammad dit avoir manqué une session de formation pour les nouveaux employés. Il affirme qu’il tenait beaucoup à cette formation vu que son Manager lui reprochait souvent des manquements.

Le 17 janvier, Muhammad dit avoir reçu sa lettre de démission, avec un préavis d’un mois.  Il était embauché en décembre 2016. Il avait pourtant signé un contrat pour un stage de six mois. Ce contrat stipulait qu’il serait couvert par l’assurance du groupe 24 heures sur 24 sous la section 10 (Medical, Surgical and Personal Accident Scheme, Partie 10.2). Il nous dit que son employeur n’a jamais abordé ce point avec lui.

« J’ai pris cet emploi  pour payer mes études tertiaires. Malheureusement après l’accident, mon médecin m’a conseillé de ne pas sortir sous le soleil pendant au moins un an vu que ma peau était devenue sensible », explique Muhammad.

Au mois de juin, il a reçu la visite d’un officier du ministère du Travail, du département «Safety and Security» qui a pris sa déposition. Mais depuis rien. « Ma vie a changé drastiquement ces derniers mois. J’aime sortir. Je suis un sportif et j’avais plein de rêves dans la tête. Tout cela a subi un coup d’arrêt. En mai, j’ai dû aussi repousser mes examens pour avoir un permis de skipper, vu que je ne pouvais sortir sous le soleil », déplore-t-il. Vu les dommages et les privations qu’il a subis, Muhammad cherche réparation.

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