samedi , 20 juillet 2019
Accueil / Rencontre / Formation sur la ventilation néonatale : le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah se classe première
Dr Nawsheen Moraby-Coonjah

Formation sur la ventilation néonatale : le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah se classe première

Prodiguer des soins de meilleure qualité aux nouveau-nés. Tel était l’objectif d’une formation assurée conjointement par plusieurs instances internationales et le ministère de la Santé de décembre 2017 à novembre 2018. Parmi les participants, le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah (31 ans) qui s’est distinguée en se classant première à Maurice lors des examens suivant les sessions de formation. Rencontre.

C’est chez elle à Morcellement Green Park dans le nord du pays que nous rencontrons le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah. Derrière sa petite mine fragile et délicate d’adolescente se cache un jeune et talentueux médecin. C’est à peine si on entend sa voix et pourtant, elle vient de se classer première lors des examens sur la ventilation néonatale. En effet, de décembre 2017 à novembre 2018, le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie – en collaboration avec la PICU Nurse International et avec le soutien de la Neonatal & Paediatric Intensive Care Foundation – a organisé une formation intitulée « Neonatal Ventilation and Advanced Life Support » à l’intention d’une vingtaine de médecins mauriciens. Spécialistes, médecins-généralistes, pédiatres et autres professionnels du service médical hospitalier ont suivi cette formation et la cérémonie de remise de certificats s’est tenue le samedi 17 novembre 2018.

Après les différentes sessions de formation, les candidats ont été évalués à travers des examens théorique et pratique. C’est le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah qui s’est distinguée en se classant première de sa promotion. « Je suis certainement très contente d’avoir brillamment réussi à ces examens mais le plus important, c’est que j’ai beaucoup appris sur les traitements qu’on peut prodiguer aux nouveau-nés. Cette formation va permettre à sauver la vie de nombreux nourrissons », nous dit le médecin-généraliste avec beaucoup de modestie. Selon elle, le taux de naissances prématurées à Maurice a augmenté au cours de ces dernières années. « Il est de ce fait plus que nécessaire pour les médecins d’avoir la formation adéquate pour pouvoir traiter chaque cas et ainsi prodiguer des soins de meilleure qualité aux bébés », ajoute notre interlocutrice.

Des mois de sacrifice

Parallèlement, le Dr Nawsheen Moraby-Coonjah est d’avis qu’il est essentiel d’accorder tous les soins nécessaires aux nouveau-nés prématurés dès les premières heures suivant la naissance. Car selon elle, ces premiers soins s’avèreront déterminants dans la vie de l’enfant. « Si on ne traite pas le bébé à temps, cela aura très certainement une répercussion sur sa vie et sur sa qualité de vie après. Cela peut l’affecter de différentes façons. C’est pour cette raison que j’estime que cette formation sera très utile pour venir en aide aux nourrissons qui sont dans un état critique. Nous avons aussi des cas où des bébés naissent avec le diabète de type 1 », souligne-t-elle. Et selon le médecin, une des raisons qui explique la hausse du taux de naissances prématurées est le tabagisme durant la grossesse.

Par ailleurs, Dr Moraby-Coonjah se dit à la fois fière et soulagée d’avoir pu achever cette formation. Car en effet, elle menait un train de vie trépidant au cours de ces derniers mois. Comme elle est déjà affectée au département d’anesthésie à l’hôpital Dr Jeetoo, elle devait jongler entre le travail et les sessions de formation. « Des fois, je quittais la maison le matin et ce n’était que le lendemain que je rentrais chez moi. C’était vraiment dur et il faillait faire d’énormes sacrifices. Il y a des jours où je ne rencontrais même pas mon époux », fait-elle ressortir. Mais en véritable croyante, elle est certaine que c’est son Créateur qui lui a donné le courage pour surmonter les obstacles. « C’est namaz ki fine aide moi », dit-elle.

Le jeune médecin remercie ses parents, ses beaux-parents ainsi que son époux pour leur soutien indéfectible tout au long de la formation. Elle a également une pensée spéciale pour son tuteur, le Dr Vednidhi Sharma Mudhoo, et se dit reconnaissante envers le ministère de la Santé pour l’organisation d’une telle formation à Maurice.

Prédestinée à une carrière dans la médecine

La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Ce n’est pas Nawsheen Moraby-Coonjah qui nous dira le contraire. La jeune femme était, semble-t-il, prédestinée à faire carrière dans la médecine. En effet, plusieurs membres de sa famille ainsi que bon nombre de ses oncles paternels ont fait carrière dans ce domaine. Après ses études secondaires au collège Queen Elizabeth, Nawsheen a rejoint le SSR Medical College. Elle a fait son internat à l’hôpital Victoria, à Candos, avant de rejoindre le privé. Elle a aussi été la « Company Doctor » pour la firme United Bus Service (UBS) et a fait du volontariat au sein de la Down Syndrome Association.

En 2016, elle rejoint le service public et est affectée à Candos et depuis cette année, elle exerce au sein du département d’anesthésie à l’hôpital A.G.Jeetoo, à Port-Louis. Mariée à Irfaan Muhamad Coonjah, un expert en sécurité informatique et chargé de cours, depuis un an, le jeune couple réside à Green Park. Soulignons que le frère de Nawsheen, Irfaan Moraby, est également médecin et a fait ses études de médecine en Belgique. Son père, Nazeem Moraby, a travaillé dans les ressources humaines à la poste tandis que sa mère, Waheedah, est Senior Administrative Officer.

Un couple amoureux de voyages

Mariés depuis un an, Nawsheen et Irfaan sont très complices dans leur vie conjugale. Les deux tourtereaux  ont un point en commun : le voyage. Selon eux, le voyage les aide à se déconnecter du train-train quotidien et le travail. Leur dernière escapade s’est déroulée en Asie où le jeune couple a visité plusieurs pays du sud-est asiatique. Ce qu’ils aiment par-dessus tout avec le voyage, c’est la découverte de nouvelles cultures mais aussi de nouveaux…plats. « En véritables gourmets, nous aimons découvrir les plats typiques dans les pays que nous visitons », laisse entendre Irfaan. Désormais, ils n’ont qu’un objectif en tête : accomplir le hadj ensemble l’année prochaine.

Commentaires

A propos de Nuur-Uddin Jandanee

Ceci peut vous intéresser

Restauration rapide

Restauration rapide : Rizwan et Zainab travaillent jusqu’à 12 heures par jour

Les petits établissements de restauration rapide augmentent dans villes et villages. Certains gérants  abusent sur …