jeudi , 23 novembre 2017
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Les foires des PME : qu’en pensent les participantes?

Le National Women Entrepreneur Council (NWEC) à Phoenix, a organisé une exposition des produits durant trois jours sur le parking de Bagatelle Mall, du vendredi 27 au dimanche 29 octobre.

L’objectif était de créer une plate-forme pour les femmes entrepreneures pour exposer leurs produits aux acheteurs et grossistes. Pour rappel, environ 30 femmes entrepreneures de divers milieux  étaient présentes pour exposer leurs produits au grand public.

Les opportunités

F. Moutousamy : « Ces foires assurent plus de visibilité »

F. Moutousamy, habitante de Rose-Hill,  expose ses décorations florales, des balais déco, des bouquets artificiels et naturels. Cela fera bientôt une quinzaine d’années depuis qu’elle est membre du National Women Entrepreneur Council. Elle a suivi des formations en art culinaire, pâtisserie, couture, sérigraphie. Elle dépend énormément de ces foires coopératives pour vendre ses produits. Elle est reconnaissante envers le NWEC pour le soutien logistique, soit la tente, les chaises, les tables et la publicité dans les médias pour attirer le maximum de clients. « Toutes ces facilités aident les entrepreneures comme nous et nous donnent plus de visibilité, » affirme-t-elle.

Vira Botshare : « Les Mauriciens aiment nos produits bio »

Pour Vira Botshare, ces foires offrent une opportunité aux Rodriguais de gagner quelques roupies de plus pour leurs familles. Elle  gère une petite entreprise familiale à Rodrigues qui  met en vente des achards : aigre-doux, piments-pistaches, piments, des « ourites », du miel pur de Rodrigues, des piments confits, entre autres. A travers ces foires, elle arrive à faire survivre sa compagnie et payer ses employés.

« Les Mauriciens aiment beaucoup nos produits bio qui sont bénéfiques à leur santé, », précise notre interlocutrice. Elle vient à Maurice au moins trois fois par an pour participer aux foires organisées par les sociétés coopératives.

Amrita Munogee, habitante de Goodlands, se spécialise dans les broderies faites-main pour les vêtements d’enfants. « La SMEDA et le NWEC font le marketing. C’est ainsi qu’on peut vendre nos produits à plus de monde », dit-elle. Elle ajoute que les prix sont abordables.

Les  inconvénients

Shameerah Nahoor : « Exposition limitée des produits »

Mais, il n’y a pas que des avantages. Quelques exposantes se plaignent de  certains aspects qui caractérisent ces foires. Shameerah Nahoor, de Port-Louis et mère des 2 enfants déplore le fait qu’elle ne peut exposer tous les produits qu’elle fabrique. Le NWEC lui donne une liste d’objets qu’elle a le droit d’exposer. « Nous n’avons pas le droit de vendre des produits qui sont disponibles dans les magasins de Bagatelle Mall; c’est un manque à gagner pour nous, » dit-elle. Malgré ses minces profits, Shameerah Nahoor ne compte pas baisser les bras de sitôt. Cela fera bientôt 15 ans depuis qu’elle  expose ses produits aux foires.

Marilyne Grey : « Pas de foire en décembre, c’est injuste »

Marilyne Grey se plaint aussi de la décision du gouvernement de ne pas organiser des foires en décembre. « Je sais que les magasins doivent travailler. Je ne suis pas contre, mais le gouvernement doit aussi penser aux PMEs comme nous, » dit-elle. Elle avance qu’en janvier la vente  chute parce que les parents achètent les  fournitures scolaires.

Devramanee Firjhaun de Copper Handicraft et  Leena Chuckun, deux vendeuses des produits touristiques avancent que les foires aident à établir des contacts mais ce n’est pas assez pour faire des profits.

« Les produits artistiques n’ont pas de grande valeur aux yeux des Mauriciens. Ce sont plutôt les étrangers qui sont nos clients principaux. Mais malheureusement, à travers ces foires on n’arrive pas à joindre les deux bouts car les touristes sont assez rares, » affirment ces deux entrepreneures.

Rôle de facilitateur

Georgina Ragaven qui est conseillère de la ministre Fazilah Daureeawoo loue le bon travail du NWEC. « Le NWEC avec l’aide du gouvernement fait de son mieux pour aider les femmes entrepreneures à Maurice. Elles sont 5000 membres qui sont enregistrées au sein du NWEC. On contacte les hôtels pour aider nos membres. Mais, ce sont les hôtels qui décident dépendant de la qualité des produits et de la demande », dit-elle. Pour sa part, Nalinee Chummun fait ressortir qu’il y a trop d’entrepreneures qui n’utilisent pas leur sens de créativité mais se contentent de fabriquer des produits qui sont déjà sur le marché.

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A propos de Ahmad Fakuddeen Jilani

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