mercredi , 24 juillet 2019
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Hamiz Chunnoo

La foi en le Createur : Hamiz Chunnoo surmonte ses deux cancers grâce à la spiritualité

Hamiz Chunnoo, 61 ans, connu autrefois sous le nom d’Harry avant sa conversion à l’islam, lutte contre un deuxième cancer depuis un an et demi. Rencontre avec ce combattant qui a déjà défié la mort et qui lutte courageusement pour survivre grâce à la spiritualité.

Hamiz est le fondateur d’Harry Gym à Petit Verger, Saint-Pierre. Mercredi matin, il nous a accueillis chaleureusement chez lui. À première vue, on ne dirait pas qu’il souffre d’une maladie aussi dangereuse que le cancer. D’ailleurs, le niveau d’oxygène dans son sang continue de baisser. Pourtant, il semble être en pleine forme.

Le sexagénaire estime que c’est par la grâce d’Allah qu’il est encore en vie aujourd’hui. Dix-huit mois de cela, il avait appris qu’il souffrait d’un cancer près de son poumon. Les médecins ont alors diagnostiqué que la maladie était incurable. Ils ne lui avaient donné que deux jours pour vivre. « Mais grâce à ma foi en le Créateur, je suis arrivé à surmonter cette épreuve difficile pour être devant vous aujourd’hui, » révèle-t-il. Pour lui, il s’agit de faire confiance à Allah dans toutes les difficultés de la vie et se tourner vers Lui pour  avoir la patience (Sabr). Depuis un an, il suit un traitement de chimiothérapie à l’hôpital de Candos. La grosseur s’est réduite de 4 centimètres à 2 millimètres.

Soulignons qu’il n’est pas à son premier cancer. En effet, quatre ans de cela, soit avant sa conversion à l’Islam, il souffrait d’un cancer du colon mais on avait réussi à enlever la grosseur. « À cette même époque, j’avais décidé de me convertir à l’islam. La mort pouvait me terrasser à n’importe quel moment, » nous confie le sexagénaire. Cependant, il nous dira que depuis très jeune, il avait une admiration pour l’Islam.  Il nous raconte que près de chez lui,  vivait Eshan, un ami musulman qui ne cessait de l’attirer vers l’Islam à travers ses bonnes manières.

« Je l’admirais beaucoup surtout quand il portait son kurta et son bonnet pour aller à la mosquée. Mon cœur battait toujours pour cette religion, mais c’est à l’âge de 58 ans que j’ai finalement réussi à embrasser l’Islam,» dit-il. Pour lui, rien n’arrive sans la permission d’Allah.

La générosité fait partie de notre foi (Imaan). Ainsi Hamiz dit qu’il ne s’attache pas aux biens matériels. Rezwana  Nasurally, la dame qui s’occupe de lui, raconte que des années de cela, sa famille l’a rejeté. Elle se retrouvée à la rue avec son époux et sa fille. C’est grâce à l’aide d’Hamiz que cette famille est arrivée à surmonter les difficultés. Ils habitent maintenant chez Hamiz et elle prend soin de lui, vu qu’il est seul et malade. Comme un remerciement,  le sexagénaire leur a cédé une partie de ses biens et son business. C’est Rezwana qui est désormais la nouvelle propriétaire de Henry Gym.

Sa maladie, il la considère comme des tests provenant de son Créateur pour  qu’il se rapproche de Lui. Il cite un verset du Quran qui va dans ce sens : « Allah vous donne toujours un fardeau pour le porter.» Pour lui, le Quran est un livre de réponses qui peut nous donner la motivation pour résoudre nos problèmes.

Rezwana relate que parfois Hamiz se sent très malade mais en lisant le surah Yaseen, il arrive vite à surmonter sa souffrance. Une fois, poursuit-elle, Hamiz était admis à l’hôpital et les infirmières sont venues lui demander si Hamiz est un imam car il avait accompli ses swalaats dans la salle de l’hôpital et  avait continué à lire des wazifas pendant toute la journée.

Lecture du Coran

Après sa conversion à l’Islam, il est devenu un grand admirateur du Mufti Menk et de Noman Ali Khan. Il les écoute chaque jour sur Youtube pour apprendre davantage sur l’Islam. En très peu de temps, il a beaucoup appris. « Durant la journée, je consacre tout mon temps à faire la lecture du Quran avec translitération ou sinon j’écoute les sermons des Aleems sur la Toile, » relate notre interlocuteur.  Selon lui, la swalaat est une pratique incontournable pour garder la forme en particulier pour les personnes malades qui ne peuvent pas s’adonner aux exercices physiques. « Selon la science, les mouvements durant la swalaat sont très bénéfiques pour notre santé car elles agissent comme des exercices pour notre corps,» dit-il. C’est pour cette raison, qu’il ne rate pas ses swalaats quand il est en bonne santé et peut se déplacer. C’est une paix intérieure et une consolation extraordinaire qu’il ressent quand il part pour la masjid pour accomplir le swalaat-ul-Fajr. Pour lui, ce sont des sentiments indescriptibles mais qui l’aident au quotidien pour  rester en vie. « Il faut être fort dans sa tête. Si on réussit à combattre nos pensées négatives, on arrivera à surmonter des obstacles avec plus de facilité », dit-il avec conviction.

Son dernier souhait

Son dernier souhait est d’accomplir le Hadj avant qu’il ne ferme les yeux. Mais les médecins lui ont vivement déconseillé de partir en voyage vue sa santé précaire. « J’ai la conviction que je serai un jour l’invité d’Allah. Même si je n’arrive pas à accomplir le Hadj, j’essaierai au moins de partir pour l’Umrah. Mon but est de voir la Kaabah et le Rawza de Nabi-e-kareem avant de quitter ce monde » conclut-il.

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