Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 17 Nov 2017 10:58:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.8 Jummah Mosque de Mahebourg : première mosquée de Maurice à ouvrir ses portes aux dames http://starpress.info/jummah-mosque-de-mahebourg-premiere-mosquee-de-maurice-a-ouvrir-portes-aux-dames-3075/ Fri, 17 Nov 2017 10:58:55 +0000 http://starpress.info/?p=3075 La Jummah Mosque de Mahebourg a vu le jour en 1870. En 1977, une page d’histoire de cette mosquée  fut écrite : accorder l’accès  aux dames pour y accomplir leurs swalaats, à la suite d’un des sondage auprès des musallis.

Pour rappel, le 10 juin 1869, un groupe des commerçants de Mahebourg, a fait l’acquisition d’un terrain de 450 toises, situé à l’angle des rues Suffren et Délices pour construire une mosquée. Ils étaient Mahmod Cassim, Issop Bahamia, Ibrahim Mahmoojee, Hadjee  Hamod Haboo, Dahojee Mussajee, Hassam Mahmod, Mamod Ismael, Soliman Nattoo, entre autres.

Une année plus tard, une petite mosquée en pierre, le toit  couvert des bardeaux, fut érigée sur place. Depuis  sa construction en 1870, elle  devint la plus ancienne mosquée à Mahebourg. Elle gardera le même cachet pendant plus d’un siècle, avant d’être reconstruite.  à l’unanimité,  Issoop Bahemia fut conduit au  poste du premier muttawalli. Il a consacré 59 ans de sa vie pour bien gérer la mosquée. Le dernier muttawalli, dans la lignée des commerçants date de 1926. Hajee Ahmad Hossen Mamoojee, aussi connu comme Hajee Peer, assuma la relève  de  Hajee Ahmad Hossen Issack.  Il resta à ce poste jusqu’en juin 1966, c’est-à-dire pendant 40 ans avant de se retirer en raison de son âge et de la maladie. Par la suite, le nom de Hajee Ibrahim Sairally fut suggéré au Waqf Board comme muttawalli pour  un mandat de 3 ans.  Mais, il quitta la présidence avant la fin  de son mandat. Le 26  octobre 1969, a eu lieu la première élection pour choisir une nouvelle direction.  Un groupe des jeunes, mené par Rashid Sk-Ally, remporta cette première élection.

Comme la mosquée avait besoin d’être rénovée, la nouvelle équipe dirigeante, prit les choses en main pour la reconstruire. Le 26 février 1971, Hajee Ibrahim Moolna procéda à la pose de la première pierre. Les travaux ont pris fin  en 1975. En 1982, les dirigeants ont fait construire un hall annexé à  la  mosquée et une maison pour l’imam, suite à un don de  la Rabita  Aalam-e-Islami de l’Arabie Saoudite et des collectes des frères de l’Afrique du Sud et des mussalis  de l’endroit.

En 2008, Reza Khan Hansye et sa nouvelle équipe accédèrent à la direction de la mosquée. Une  année après,  un minaret et un dôme en dur  recouverte de cuivre  ont été placés sur la masjid.  En 2013, on a refait la toiture du Hall de la mosquée.

Travail social

La direction gère un Bait-Ul-Maal, qui collecte la zakaat pour  être distribué aux démunis. Une soixantaine des personnes bénéficient des vivres,  juste avant le Ramadan. En outre, en décembre la direction procède à un échange des manuels scolaires pour les enfants des cycles primaire et secondaire.

Causerie du Jummah

Chaque Jummah, la direction invite un imam pour faire une causerie. Le vendredi 03 novembre, c’est Abdool Ghafoor Joholee , le président de Dar-Ul-Hikmah de Phoenix, qui  a eu la tâche de parler aux mussallis. Il a axé sa causerie sur la consommation des produits Halal et Haram.

Le fonctionnement de la madrassah

Cette école coranique offre des cours de langue arabe, Fiqh, Hifz, Tafseer et Hadeeth. Elle est placée sous la direction de la sœur Z .Goolamally , en collaboration avec l’imam Jaabir Mamoojee et Nawaz Gazelle, diplômé de Madina. La direction profite des vacances scolaires pour organiser des sorties  pour les enfants et leurs parents. Soulignons aussi la contribution des sœurs Sk-Ally,  Goolamy et Sookye, pour la propagation de l’éducation islamique parmi les dames.


Lancement d’un site web

Durant le Ramadan 2017, des jeunes de la Jummah Mosque de Mahebourg,  Assadullah Durbarry, Rehaz Hossenbux et Moudjahid Luchmun, entre autres, ont lancé un site web. «Avec la transmission en direct de nos principales activités, comme Khutbas du Jummah, Taraweeh, Qiraat et causeries, nous vivons dans l’univers de l’Internet et des communications. Si on en prend en compte les utilisateurs de l’Internet pour l’Afrique, Maurice est estimé à hauteur de 62,7%. C’est pour mieux transmettre  nos messages au public que nous avons créé le site web: wwwjummahmosquembg.com et un service  whatsApp/SMS et sur YouTube »,  nous a  dit  Assadullah.


Projets

Rénovation de la bibliothèque pour en faire une  digitale avec un Jukebox islamique pour permettre au public de faire des recherches sur des Hadeeth authentiques. La bibliothèque servira  aussi comme  une salle de cours. En outre, la direction envisage de lancer une école coranique pour le Hifz sous la direction de Hafiz Awale du Bénin, la climatisation de la mosquée,  l’installation des panneaux solaires pour générer  de l’électricité et enfin l’installation des caméras pour assurer la sécurité de la mosquée.

Autres activités

Pendant les vacances scolaires après  Fajr : cours  de Hifz et Tafseer.  Chaque mercredi après Maghrib : leçons de langue arabe et pendant le ramadan après la swalaat Taraweeh pour dames. En 1944, les membres ont formé la société  «Sunnee Vohra Jamaat ». Le 7 octobre 1997, une nouvelle société a été créée,  la « Jamaat-E-Mussullee Mahebourg Jummah Mosque Muslim Congregation » Soulignons que deux religieux dirigent les prières. Ils sont : Sheik Irfan Buhorah et Jaabir Mamoojee


Shaad Nunkoo, 14 ans, Hafeez-Ul-Qur’aan

Shaad Nunkoo a déjà mémorisé 28 sipara. Il est muezzin à temps partiel à la mosquée. Il a commencé depuis qu’il avait 9 ans.   Il est encouragé par bhai Monaff Sk-Ally  et Reza Hansye. Il fréquente le Doha Secondary School.  Il a commencé ses études de Hifz  sous la supervision de son enseignant Ridwaan Soondarkhan. «à l’école aussi j’étudie le Hifz , avec le soutien du recteur Osman Jaunbocus, et après mes heures d’école c’est bhai Bilall Nunkoo qui m’aide pour la leçon d’arabe avec bhai Jaabir Mamoojee. J’aimerais pouvoir compléter  les 30 sipara du Coran  cette année et accomplir le Hajj avec mes parents. Et si j’ai la possibilité je voudrais poursuivre mes études à Madina.  J’aimerais faire un appel aux parents d’emmener leurs enfants  à la mosquée pour avoir la formation de la religion (deen) » dit-il.

Comité de direction pour 2017

Président : Reza Khan Hansye
Vive président : Sheik  Mohammad Irfanally Buhora
Secrétaire : Mumtaz Ali Durbarry
Ass. Secrétaire :  Ahmad Salim Peeroo
Trésorier : Abdool Monaf Sk-Ally
Ass. Trésorier : Sheik Mohamed Aktar Buhora
Membres: Oomar Hassam Mamoojee, Sheik Sayeed Mamoojee, Goolam Mohammad Sk-Ally

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Mohamed Raffik Thupsee : le marchand de pistaches devenu directeur http://starpress.info/mohamed-raffik-thupsee-marchand-de-pistaches-devenu-directeur-3072/ Fri, 17 Nov 2017 10:53:22 +0000 http://starpress.info/?p=3072 Mohamed Raffik Thupsee a connu des débuts modestes. Aujourd’hui, il est le directeur de « Dallas Snack » qui se spécialise dans la vente de dholl puris. En outre, il travaille en partenariat avec deux amis pour  l’importation des chaussures.

Bhai Raffik  a com-mencé à travailler à l’âge de 15 ans. Il est le 4ème  d’une fratrie de sept enfants. Son père Hashim, travaillait comme chauffeur et  sa mère était femme au foyer. Raffik Thupsee est marié et père de 4 enfants, soit 3 filles et un garçon. Il a perdu son épouse très tôt. Au fil des années, sa situation  familiale devenait  difficile.

Une vie de dur labeur

Aujourd’hui, à 65 ans, il continue de travailler pour son plaisir. Il a pu surmonter ses difficultés et sortir de la misère. Mais, il n’oublie pas son enfance difficile. « J’ai commencé  par vendre des pistaches à 15 sous le demi kilo. Je profitais des évènements  comme  un match de foot pour faire un peu d’argent. L’équipe « Nam Wah » de Chine était à Maurice et  je vendais des pistaches  au Stade George V. Je me rappelle que les Chinois achetaient mes pistaches », dit-il.

Plus tard, il a aussi vendu des rotis à 10 sous la paire au Stade  Candos. Son plus beau souvenir: les catcheurs  Darah Singh, King Kong  et Mongol  faisaient leur show pour la grande joie du public. Plongé dans ses  souvenirs, il nous raconte ses années difficiles. Mais il avait toujours cru qu’il s’en sortirait. C’est ce qui lui a donné le courage et la volonté de persévérer dans la vie. «Ce n’est pas la richesse qui peut nous rendre heureux. Pour moi, la famille et le travail comptent beaucoup », philosophe-t-il.

Anecdotes et souvenirs

Il se souvient  du premier cadeau qu’on lui a offert : une montre dont la valeur  à l’époque était de  Rs 8.00.   à 22 ans, Raffik se préparait pour le mariage. Avec ses économies il acheta un lit à Rs 18.00 et un  matelas à Rs 13.00.  Il s’est marié avec seulement Rs 5.00 en poche. Et il n’avait pas les moyens pour s’acheter une armoire.

Après son mariage, il a trouvé du travail comme aide- chauffeur à la compagnie de Quality Beverages de Belle Rose.  Le travail était dur.  Un jour, il décida de tout  arrêter. Il commença à  vendre des goyaves de Chine et des jamelons.  En travaillant dur, il a  pu acheter une armoire à Rs 325.00.  Il a reçu une portion de terrain en héritage de sa belle-mère pour construire sa maison.

Par la suite, il a recommencé  à vendre des dholl puris à 15 sous la paire sur sa bicyclette.  Il allait  même  jusqu’à Camp Fouquereaux.  Au bout de quelques années, il  lança son business  du nom de « Dallas  Snack». Ce vice-président de la mosquée  Azmath-E-Islam à Hermitage,  a réussi à  réaliser son rêve  d’aller accomplir le Hadj. Mais, il rêve  d’aller accomplir le grand pèlerinage une fois encore si Allah le permet.

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Middlesex University Mauritius : un nouveau campus à Cascavelle http://starpress.info/middlesex-university-mauritius-nouveau-campus-a-cascavelle-3066/ Thu, 16 Nov 2017 05:10:35 +0000 http://starpress.info/?p=3066 Middlesex University Mauritius, présente à Maurice depuis 2010, ouvre son nouveau campus au cœur de Uniciti, la prestigieuse ville intégrée du groupe Medine à Cascavelle. Le lancement officiel du nouveau campus s’y est tenu, le mercredi 8 octobre, en présence de la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, du vice-chancelier de Middlesex University, le Professeur Tim Blackman, qui a fait le déplacement d’Angleterre, pour l’événement, et d’un parterre d’invités.

Le nouveau campus, qui est opérationnel depuis le 22 septembre, jouit d’infrastructures modernes et est à la fine pointe de la technologie. Leela Devi Dookun-Luchoomun s’est dit impressionnée tant par l’infrastructure que par la riche palette de cours offerte par l’université. « La réputation de Middlesex University n’est plus à faire, tant à Maurice que dans le reste du monde, l’université ayant reçu plusieurs distinctions pour la qualité de ses campus à l’étranger. Les nouveaux locaux de Middlesex University Mauritius s’inscrivent certainement dans cette lignée. Ce développement cadre donc parfaitement avec la vision de notre gouvernement, qui est de transformer Maurice en véritable hub régional pour l’éducation », a-t-elle souligné.

Fruit d’un partenariat entre Middlesex University et le groupe Medine, la filiale mauricienne propose, en effet, une grande diversité de cours, allant de la comptabilité à la finance, en passant par le droit, la psychologie, les relations publiques, et la technologie informatique, entre autres.  L’institution propose aussi des programmes de deuxième cycle, notamment une maîtrise en leadership pédagogique et management, une maîtrise en psychologie appliquée et une maîtrise en droit international des affaires.

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Météo – Summer Outlook : entre six et huit cyclones attendus http://starpress.info/meteo-summer-outlook-entre-six-huit-cyclones-attendus-3063/ Thu, 16 Nov 2017 05:00:03 +0000 http://starpress.info/?p=3063 Le Summer Outlook de la station météorologique a été présenté lors d’une conférence de presse en début de semaine. Entre six et huit formations cycloniques sont attendues lors de la période estivale qui a débuté le 1er novembre et prendra fin le 15 mai 2018.

Rajan Mungra, le directeur des services météorologiques, indique que selon les prévisions, la météo s’attend à une moyenne de 1 350 mm de pluie pour cet été. Des conditions météorologiques extrêmes, des flash floods, des précipitations fréquentes ainsi qu’une température supérieure à la moyenne sont également attendues pour la période estivale 2017/2018. «On estime qu’il y aura entre six et huit formations cycloniques, ce qui est inférieur à la normale», a indiqué Rajen Mungra. Et selon le directeur de la météo, ces cyclones « n’affecteront pas nécessairement Maurice », mais « se situeront dans le bassin sud-ouest de l’océan Indien ». La première formation cyclonique a été appelée Ava.

Par ailleurs, Rajen Mungra ajoute que le pays sera arrosé par des averses localisées du 1er novembre au 14 décembre mais que les averses estivales arriveront vers la deuxième semaine de décembre. Selon les prévisionnistes de la station, les précipitations seront plus importantes  de janvier à mars. « Ces averses seront accompagnées de conditions météorologiques extrêmes, de grosses pluies et de flash floods. Ces conditions sont liées au phénomène du réchauffement climatique qui affecte la planète», fait ressortir Rajan Mungra. En ce qui concerne la température, celle-ci sera de plus de 35 degrés à Port-Louis et pourrait atteindre les 32 degrés à Rodrigues. Pour ce qui est de la pluviométrie, 1 350 mm de pluies sont attendues à Maurice alors qu’un volume de 550 mm est attendu pour Rodrigues.

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Nasrullah Ginowree, officiant de prière : ce religieux soigne les plaies de l’âme en prison http://starpress.info/nasrullah-ginowree-officiant-de-priere-religieux-soigne-plaies-de-lame-prison-3060/ Thu, 16 Nov 2017 04:48:52 +0000 http://starpress.info/?p=3060 Cela fait 20 ans depuis que l’imam Nasrullah Ginowree dirige la prière de Jummah dans les prisons. Ainsi, chaque semaine à la demande du Comité de direction de la Jummah Musjid, il saisit l’opportunité pour prêcher l’Islam aux prisonniers musulmans. Rencontre.

Pour l’Imam Nasrullah Ginowree, la responsabilité d’un imaam ne se limite pas à la mosquée. L’officiant de prière doit aussi se soucier du bien-être de la société. Selon lui, un Imam est comme un frère aîné de la communauté musulmane qui s’évertue à protéger ses petits frères et sœurs et les guider vers la prospérité. « Un Imam est un modèle pour la communauté musulmane, que ce soit à  la mosquée, chez lui, dans la rue et partout où il va. Les gens l’observent et le respectent. Il doit à tout moment réfléchir au bien-être de la société et interdire aux  gens de commettre de mauvaises actions, » dit-il d’emblée.

Jummah à la prison

C’est pour cette raison qu’il a accepté le travail de prêche dans les prisons. « J’ai l’impression que des fois on juge trop vite ces gens-là. On oublie qu’ils sont des êtres humains et qu’ils peuvent se repentir après avoir fait quelque chose de mal. J’ai rencontré de nombreux ex-prisonniers qui, après avoir été correctement guidés, ont changé leur façon de vivre. Certains ont même accompli le Hadj après leur sortie de prison », relate l’Imam. La prison est la seule opportunité pour lui de prêcher le droit chemin pour que les prisonniers soient transformés en vue de leur éventuelle réinsertion dans la société. Il tente de leur faire réaliser leurs erreurs et penser à un avenir meilleur.

Il avoue ressentir de la tristesse occasionnellement quand les prisonniers viennent lui  raconter en larmes combien leurs familles et leurs enfants leur manquent.

Anecdote

Une fois un jeune prisonnier lui a dit que la pauvreté et le chômage sont les raisons pour lesquelles il s’est retrouvé dans une telle situation. l’Imam Nasrullah lui a dit qu’on ne peut commettre des crimes et utiliser la pauvreté comme prétexte. « Allah est le Créateur et le Fournisseur de notre nourriture. Nous devons croire fermement en Lui et faire l’effort nécessaire pour l’obtenir. Les choses ne vont pas arriver vers vous si vous ne faites rien. Les jeunes doivent être prudents lorsqu’ils font des choses odieuses. On ne peut pas échapper à la loi avec des faux-fuyants, »  martèle l’Imam Nasrullah Ginowree.

Selon lui, l’une des raisons qui expliquent la hausse du nombre de détenus, est la mauvaise formation des jeunes. Très souvent, les prisonniers musulmans le rencontrent pour se repentir. « Ils me racontent souvent comment ces délits ont été commis. Ils pleurent comme des enfants, » relate-t-il d’un air triste. Tel un guide, c’est sa responsabilité de les guider vers le repentir et les encourager à voir le meilleur côté de la vie. L’Islam est une religion de paix, d’amour et de miséricorde et non une religion qui incite à faire du mal du mal aux autres. Pour lui, les prisonniers ont tout le temps pour réfléchir à toutes ces choses dans leur solitude.

Visites à l’hôpital psychiatrique

Outre la prison, l’Imam Ginowree se rend à l’hôpital de Brown Sequard les mardis pour prier pour tous ceux qui y sont admis. Il déplore le fait que de nombreux patients ont été oubliés par leurs  familles, ce qui aggrave davantage leurs cas. Il rend visite à ces gens pour leur offrir une lueur d’espoir. « Ils se sont habitués à moi et attendent chaque semaine que je vienne leur parler, » confie notre interlocuteur.

Beaucoup de jeunes  sont là à cause de leur dépendance aux drogues. « Allez voir l’état déplorable de ces adolescents qui devraient avoir une brillante carrière et une belle famille, mais sont à l’hôpital psychiatrique. C’est triste », dit-il encore

La solution

L’Imam Nasrullah Ginowree  propose ceci : « Il est grand temps que les parents réalisent que la maison est la plus grande école de la vie. Si les parents se comportent bien devant leurs enfants et leur inculquent des valeurs islamiques, je suis sûr qu’ils seront protégés contre les fléaux en grandissant, » conseille-t-il. « D’ailleurs, si le père apporte des choses interdites en islam (haram) à la maison, ou de l’argent acquis par des moyens illégaux, les enfants  suivront ce mauvais exemple. Dans la majorité de cas, l’enfant reproduit en action ce qu’il voit, » conclut-il.

Des années de prêche

À l’âge de 27 ans, l’imam Ginowrie a débuté son travail d’officiant de prière. Il a servi au sein de plusieurs mosquées.

Masjid Al Umar, Grande Rivière (3 ans)
Masjid Al-Madeenah, rue Moka (1 an)
Masjid Eid Gah, sous la supervision du Maulana Khushtar (1 an)
Masjid An-Noor Masjid, Bain des Dames (1 an)
Masjid Shaan-E-Rasool, Port-Louis (5 ans)
Masjid Shawkat-e Rasool, Vallée des Prêtres (7 ans)
Masjid Azmatul Quran, Baie du Tombeau (8 ans)

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The Ranger Foundation : une pédagogie conductive pour enfants atteints de paralysie cérébrale http://starpress.info/the-ranger-foundation-pedagogie-conductive-enfants-atteints-de-paralysie-cerebrale-3053/ Wed, 15 Nov 2017 04:44:25 +0000 http://starpress.info/?p=3053 The Ranger Foundation Mauritius,  se trouve à Wooton, Curepipe. Cette école accréditée offre une éducation comportementale pour les besoins spéciaux des enfants atteints de paralysie cérébrale. Rencontre avec  des responsables.

La paralysie cérébrale ne peut pas être guérie, mais nécessite des soins professionnalisés et un suivi continu qui peuvent améliorer considérablement le contrôle des mouvements. Ainsi, l’éducation comportementale est l’une des méthodes les plus efficaces pour améliorer les capacités motrices et surmonter les difficultés physiques afin que le participant puisse maximiser son indépendance. C’est ce que fait la « Ranger Foundation ».

Cette ONG est également enregistrée en tant qu’école. Ceux qui sont désireux d’apprendre ont l’opportunité de suivre le programme scolaire soit du théâtre, des chants, des cours et l’art culinaire. L’école offre aussi un accès au cursus mauricien pour les élèves  jusqu’à l’âge de 16 ans qui ont de difficultés associées à la paralysie cérébrale. « Les classes ne dépendent pas de l’âge de l’enfant mais de ses aptitudes à apprendre et de sa capacité de mémorisation, » explique Sultana Atia, la directrice de l’école.

Elle ajoute que les enfants apprennent très lentement. « On ne peut pas les forcer ou faire pression sur leur cerveau. Cela peut prendre six mois à deux ans pour eux pour apprendre des choses élémentaires. Mais, pour nous, ces petites réalisations sont énormes, » dit-elle. Sultana Atia nous apprend qu’il y a des enfants qui n’arrivent pas à accepter la structure que l’on a préparée pour eux à l’école. Ils font de la résistance à l’apprentissage. Ils se plaignent pendant une journée en classe ou ils jettent les papiers qu’on leur donne. « C’est un problème de comportement que l’on arrive à gérer avec le temps. En fait, ils cherchent l’attention et l’amour, » explique l’ergothérapeute Shaheen Luckun Soohun.

Sultana Atia déplore le fait que beaucoup de parents d’enfants handicapés ne profitent pas des facilités  qu’offrent le gouvernement et les ONG. « Je lance un appel aux médias pour qu’ils accordent plus souvent des couvertures à nos activités afin que les parents soient informés d’une manière ou d’une autre, » dit-elle.

Sultana Atia rappelle aux gens que ces enfants ont besoin d’amour et d’affection et qu’ils ont le droit de vivre une vie heureuse malgré tout. « Nous devons changer notre mentalité envers ces personnes. Ils ont besoin de notre affection. Nous devons avoir une bonne attitude à leur égard, » souligne-t-elle. Elle estime qu’il est trop facile de donner de l’argent aux ONG et de les laisser se débrouiller seules. Pour elle, l’argent est certes nécessaire mais on ne peut acheter le bonheur avec l’argent. Ils ont besoin de gens autour d’eux. Elle envisage d’accueillir plus de volontaires pour passer du temps avec ces enfants.

Les therapies

Les thérapies sont basées sur les activités quotidiennes. « Nous leur montrons comment se brosser les dents, manger seuls et ainsi  leur assurer une indépendance. Nous fixons des objectifs qu’ils peuvent atteindre. Si elles réussissent, nous augmentons nos attentes pour qu’ils puissent s’améliorer, » dit encore Shaheen Luckun.

Ceux et celles qui ont passé le cap de 24 ans, reviennent  aux cours de réhabilitation chaque semaine. Certains d’entre eux sont plus désireux d’apprendre à partir d’applications spéciales installées sur des tablettes et des ordinateurs et d’autres par l’intention rythmique, reliant les mouvements à la chanson. « Ils oublient même s’ils pratiquent tous les jours. Leur cerveau n’a pas été développé. Donc, avec les activités de routine quotidiennes, ils sont formés pour établir des liens dans leur esprit grâce à beaucoup de répétition, » fait ressortir l’ergothérapeute. D’ailleurs,  elle nous explique que les enfants sont la plupart du temps regroupés car ils se sentent plus motivés à travailler avec des amis. Ils apprennent mieux en tant qu’observateurs. Parfois, les parents sont invités à participer afin qu’ils puissent continuer ces activités à la maison.


Qui dirige le programme ?

Les spécialistes qualifiés, appelés «conducteurs», sont hautement qualifiés pour fournir un programme complexe qui implique des exercices physiques actifs, des exercices de parole et de langage et qui améliorent les capacités d’apprentissage et de résolution de problèmes des participants. Shaheen Luckun Soohun, ergothérapeute et Bernaded Oravecz, conducteur,  ont pour travail  de motiver les enfants d’une manière amusante, afin qu’ils soient prêts à initier eux-mêmes les mouvements importants. Ils encouragent les étudiants à recevoir autant de soutien que nécessaire afin qu’ils se sentent en sécurité mais en même temps le moins d’aide possible, menant à leur indépendance.

La paralysie cérébrale

La paralysie cérébrale est un trouble neurologique qui affecte les mouvements du corps, le tonus musculaire et la coordination, soit un groupe de conditions qui causent des problèmes de mouvement. Outre le trouble physique, il existe des conditions associées qui peuvent apparaître, telles que des difficultés perceptuelles, cognitives, visuelles, auditives, comportementales et de la parole. Ces conditions secondaires sont également le résultat des dommages dans le système neurologique.

C’est un trouble non-progressif lui-même, mais d’autres conditions secondaires telles que l’épilepsie peuvent affecter négativement la condition globale. Pour le traiter, on a recours à l’éducation comportementale. C’est une approche holistique, basée sur le mouvement, conçue pour les enfants et les adultes avec des handicaps moteurs pour leur permettre de surmonter leurs difficultés afin qu’ils puissent mener une vie plus indépendante. Ainsi, la méthode cible toute la personnalité, développe le mouvement et la communication, ainsi que les capacités cognitives et sociales. Pour ce faire des équipements spéciaux sont utilisés: la chaise « ladder back », les attelles,  la coutellerie et le matériel d’alimentation adaptés ainsi que des aides à la marche.

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Zub Express remporte le prix d’excellence du Trip Advisor http://starpress.info/zub-express-remporte-prix-dexcellence-trip-advisor-3056/ Wed, 15 Nov 2017 04:39:54 +0000 http://starpress.info/?p=3056
  • Un voyage pour accomplir l’umrah au meilleur employé chaque année
  • Zub Express, célèbre restaurant  à Flic en Flac, fait la fierté de l’île Maurice dans le domaine de la restauration. Pour la troisième année consécutive, le restaurant a remporté le prix d’excellence décerné par l’organisation américaine du voyage, Trip Advisor.

    Les voyageurs du monde entier votent chaque année pour désigner le meilleur restaurant au monde. Sur les 59 restaurants sur la côte ouest de l’île de 2014 à 2017, Zub Express truste la première place de ce classement pour la troisième année de suite. Le succès de ce restaurant porte l’empreinte de  son propriétaire, Eshan Mohoboob, et de celle de son épouse, Aaicha, qui se dépensent sans compter pour fidéliser les clients.

    Fondé le 3 novembre 2006, Zub Express attire les touristes et les familles  mauriciennes tout le long de l’année. La particularité du restaurant: la vente de boissons non alcoolisées seulement et l’interdiction de la consommation d’alcool sur place. Doté d’une terrasse avec vue sur mer, le restaurant peut accueillir jusqu’à 180 personnes et sa cuisine vous propose des plats concoctés par des chefs du Népal, de la Chine, de l’Inde et du Bangladesh.. Les gourmets peuvent déguster des plats à base de viande, de poulet et des fruits de mer. Les chefs proposent des plats chinois, de la cuisine orientale, des plats typiques locaux et une variété de plats indiens. Le restaurant est ouvert 7 jours sur 7 d’octobre à mars et 6 jours sur 7 durant la basse saison.

    Qualité du produit

    Eshan Mohoboob est un directeur attaché à la qualité du produit, la perfection des cuissons et la justesse des goûts. Le respect des règles d’hygiène et des standards est l’affaire de tous au restaurant qui compte une trentaine d’employés. Zub Express est le seul restaurant sur la côte ouest doté d’une salle de prière ouverte tous les jours de 4h00 du matin à 22h00 et  qui peut accueillir 150 personnes – hommes et dames. Chaque vendredi pour le namaz Jummah, le lieu de prière affiche complet. « Pendant le ramadan, le restaurant offre l’iftar et le repas du matin gratuitement. Le namaz taraweeh est dirigé par un imam qui a fait ses études coraniques à l’étranger », nous indique Eshan Mohoboob.

    Pour encourager ses employés à donner le meilleur d’eux-mêmes, le directeur de Zub Express a trouvé une formule gagnante. Chaque année le meilleur employé musulman est récompensé par un voyage tous frais payés pour accomplir l’umrah. Tous les employés sont formés  et sont traités avec beaucoup d’égards. « Pour moi, mes employés sont les membres de ma famille. J’applique le principe de l’islam qui rejette l’exploitation », dit-il.  Les employés sont bien traités et sont logés sur place. Tous les employés musulmans doivent obligatoirement accomplir les cinq prières quotidiennes. Le directeur de Zub Express nous confie qu’il vise le «Gold Award» du Trip Advisor qui est décerné à un restaurant qui remporte six années de suite la première place. Zub Express s’est taillé une bonne réputation et ses fidèles clients étrangers ne ratent jamais l’occasion d’y venir en famille goûter ses plats aux saveurs exquises à chacune de leurs visites à Maurice.

    Ainsi chaque semaine une trentaine de tables sont réservées pour des clients de l’Arabie Saoudite en transit dans le pays. Zub Express est aussi une compagnie de location de voitures de tourisme.

    Après 11 années qu’existe le restaurant, Eshan Mohoboob et son épouse Aaicha sont fiers de leurs succès. Le Trip Advisor Award décerné «For the consistent Achievement of high ratings from Travellers» leur donne une motivation supplémentaire pour progresser davantage et pour que Zub Express devienne une référence dans le domaine de la restauration à Maurice.


    Eshan Mohoboob vole de succès en succès

    Eshan Mohoboob
    Avec son épouse Aaicha

    Eshan Mohoboob truste les lauriers. Il est le premier  directeur de restaurant  mauricien à décrocher le prix d’excellence de Trip Advisor trois années de suite.

    Ce prix, soulignons-le, récompense des hébergements, des attractions et des restaurants qui ont reçu des notes et commentaires exceptionnels sur le site d’avis de voyageurs. « Ce n’est pas Eshan Mohoboob qui a gagné, mais c’est l’île Maurice qui est à l’honneur », lance-t-il avec enthousiasme.

    L’histoire de cet homme arrivé sans capital de départ dans le business est un véritable  «sucess story». Il est l’exemple même de ces hommes qui travaillent avec leur tête, leur cœur et leurs tripes pour réussir dans la vie.

    Orphélin de père

    En 1970, Eshan perd son père et devient orphelin avec 5 sœurs et 4 frères. Sa mère, femme au foyer, n’a aucun moyen de subsistance pour élever ses enfants. La maison où la famille habite est mise sous scellés. Eshan avec ses frères et sœurs se retrouvent sur le trottoir. Faute d’argent, il met fin à sa scolarité et à l’âge de 13 ans, il se retrouve dans une plantation pour arracher les mauvaises herbes. « Mo ti pe gagne Rs 6.00 par semaine pou donne mo maman », confie-t-il. Grâce au soutien de ses oncles, la famille se regroupe dans une maison à Curepipe. Eshan trouve de l’emploi au magasin Dawood Manjoo avec Rs 30.00 comme salaire. Il garde des très bons souvenirs de Gorah Bhai Issack, le père de l’ancien PPS Reza Issack, qui lui a enseigné le savoir-faire et lui a donné l’opportunité de s’engager dans l’action communautaire et de servir la mosquée Malartic à Curepipe.

    Après son passage au magasin Manjoo, Eshan prend de l’emploi chez Poncini pour un salaire de Rs 600 par mois. En 1987, il participe à un concours organisé par le Round Table. Il remporte le premier prix sur la création des petites entreprises empoche un cachet de Rs 50.000 offert par la MCB. Après Poncini, il trouve de l’emploi chez Bijouchic avec Bhai Ahmad Goburdhun comme directeur. Il puise dans ses économies et crée des boîtes à bijoux que commercialisent Poncini et Bijouchic. En 1972, Eshan met sur pied la société Bait-ul-Maal à Curepipe et fait l’acquisition d’un arpent de terrain pour construire le Centre Islamique de Maurice en face du stade George V. Avec l’aide de Rabita les membres ont érigé un bâtiment pour abriter une Dar-ul-uloom.

    En 1997, sa passion pour le football le conduit chez le Scouts Club avec Fareed Arzamkhan comme président. Ce dernier l’invite à prendre la responsabilité du club des supporteurs. Eshan avait fait comprendre aux dirigeants de l’époque que son engagement avait comme objectif de  faire remporter le titre de champion au Scouts Club pour la deuxième fois de son histoire.

    Il ne vend pas d’alcool

    Il part chercher le meilleur entraîneur malgache en la personne de Mosa et fait venir deux joueurs tanzaniens, Moosa Kiwelu et Ali Yousouf. Le Scouts club remporte le championnat la même année. En 1999, grâce à ses contacts, il fait venir, Ramadan, un entraîneur du Malawi. Après les problèmes lors de la finale contre la Fire brigade, Eshan Mohoboob met fin à sa contribution au football pour s’occuper de son business. Propriétaire de 4 magasins à Rose-Hill et Curepipe, en 2006 il jette l’ancre à Flic-en-Flac pour ouvrir le restaurant Zub Express selon un concept islamique.

    « Sans le sou, je m’étais mis en tête que le Créateur me viendrait en aide et que je ferais la fierté de ma communauté », dit-il.  En 2017, le chiffre d’affaires de sa compagnie se monte à plusieurs millions de roupies.

    Il rend hommage à son épouse et ses enfants. Eshan n’oublie pas sa maman, Hamida Bee, 88 ans. Ses pensées vont aussi à son père Mahmood qui de son vivant à inculqué la discipline à ses enfants. Eshan rend grâce au Tout Puissant pour sa réussite. « Mo existé par ene la main divine et sans l’argent haraam », soutient-il. L’engagement bénévole au sein de sa communauté occupe une place importante dans sa vie et celle de son épouse, Aaicha Mungur. Eshan raconte qu’il a relevé un défi et fait taire les prophètes de malheur qui avaient prédit qu’il mettrait la clef sous le paillasson après 6 mois parce qu’il ne vendrait pas de boissons alcoolisées. « Sans vendre l’alcool ,mo restaurant fine grandi et mo fine faire progrès dans manger halaal », fait-il ressortir avec un brin de fierté.

    Eshan indique que les clients peuvent passer leurs commandes on en ligne et choisir leurs menus avant de venir au restaurant.

    Le couple a cinq enfants:Bilal, Zubeir, Farhan, Leyya  et  Zafirah.

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    Toutes les charges provisoires rayées : Nooranee Oozeer attend toujours sa réintégration http://starpress.info/toutes-charges-provisoires-rayees-nooranee-oozeer-attend-toujours-reintegration-3050/ Tue, 14 Nov 2017 04:41:55 +0000 http://starpress.info/?p=3050 Toutes les charges provi-soires logées contre lui dans le cadre des enquêtes sur l’octroi des terres de l’État ayant été rayées en cour, Nooranee Oozeer, Senior Chief Executive au ministère du Logement et des Terres, attend depuis de longs mois  pour être réintégré à son poste.

    Interrogé à ce sujet, il s’est refusé à  tout commentaire.  Cependant, même si ses proches sont confiants que les choses évolueront  dans la bonne direction, ils considèrent cela surprenant que malgré la radiation des charges, Nooranee n’ait pas encore réintégré son poste. « Il n’y a aucune raison valable de maintenir sa suspension. D’ailleurs, il a déjà écrit au chef de la Fonction publique pour demander sa réintégration .On lui a fait comprendre qu’une décision sera prise à la lumière des conclusions des enquêtes », nous dit un de ses proches. « Nous sommes dans le flou et ne comprenons pas de quelle enquête on parle. Pourquoi n’a-t-il pas été réintégré malgré le fait que la cour de justice l’a blanchi? », se demande notre interlocuteur.

    Dans l’entourage de Nooranee Oozeer on souligne qu’il a été interdit de ses fonctions conformément aux dispositions des PSC Regulations et puisqu’ à présent il n’y a aucune charge contre  lui, il doit de facto être réintégré à son poste en conformité avec les sdispositions légales.

    Les proches du Senior Chief Executive laissent entendre qu’il est temps qu’un terme soit mis à cette situation qui a bouleversé toute sa famille. « Les membres de sa famille sont passés par des moments très difficiles. Nooranee a une foi inébranlable en le Créateur, Ce qui lui a permis de tenir le coup. Mais pendant encore combien de temps va durer cette situation cauchemardesque ? », dit-encore notre interlocuteur.  Faisons ressortir que malgré sa suspension, Nooranee Oozeer perçoit ses salaires mensuels, mais ses proches disent qu’il est mal-à-l’aise face à cette situation .  « Nooranee dire nous ki li envie servi so pays et li éna compétence pou faire li. Li pas ouler continuer assizé prend cash chaque mois », laisse entendre un membre de son entourage.

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    WMA – Réclamation de redevances : Reza Uteem: «Qu’on accorde un délai aux institutions religieuses» http://starpress.info/wma-reclamation-de-redevances-reza-uteem-quon-accorde-delai-aux-institutions-religieuses-3047/ Tue, 14 Nov 2017 04:39:11 +0000 http://starpress.info/?p=3047 À l’ajournement des travaux parlementaires cette semaine, le député Reza Uteem a adressé une question au Premier ministre-adjoint, Ivan Collendavelloo, sur la réclamation de redevances par la Wasterwater Management Authority (WMA) aux institutions religieuses et charitables.

    Il a indiqué que pendant plusieurs années, aucune réclamation n’a été faite à celles-ci quant à l’approvisionnement en eau mais qu’elles recevaient en même temps les factures pour le service de tout-à-l’égout (wastewater). « Il y a eu une convention non écrite entre ces institutions car elles faisaient du travail social et que leur apport avait une répercussion positive sur la société. C’est pour cela qu’elles étaient exemptées jusqu’ici de ces frais. Et puis soudainement, il y a eu des réclamations à plusieurs millions de roupies et ces institutions ont été menacées de coupure d’eau en cas de non-paiement », devait indiquer le député mauve lors de son intervention.

    Il a ajouté qu’aucune réclamation ne peut être faite après une période de trois ans pour des paiements qui se font sur une base périodique. « Il faut savoir s’il y a eu un changement de politique par rapport à cette situation. Si le gouvernement ira de l’avant avec la réclamation, qu’on accorde un délai ou un tarif spécial car ces institutions dépendent essentiellement des donations et autres contributions », a-t-il déclaré.

    De son côté, Ivan Collendavelloo a indiqué qu’il n’existe pas de « unwritten rule » concernant les frais du service de tout-à-l’égout. « En 2002, suite à une décision du Conseil des ministres, lesdites institutions ont été exemptées des frais pour les travaux de connexion au réseau de tout-à-l’égout ainsi que pour la fourniture d’eau. Cependant, elles devaient s’acquitter des frais pour le service de tout-à-l’égout car c’était le seul moyen pour réguler la consommation en eau et aussi parce que les frais de la gestion des eaux usées sont exorbitantes », a-t-il souligné.

    Le ministre de l’Énergie et des Services publics a ajouté qu’en 2012, le ministre des Finances d’alors avait insisté sur le fait que les institutions devraient s’acquitter de ces frais.  « Nous sommes ouverts à toutes les discussions et propositions. Nous allons étudier chaque cas et il est certain que nous accorderons une période moratoire aux institutions », devait faire comprendre Ivan Collendavelloo dans sa réponse.

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    Le ton est monté entre Aadil Ameer Meea et la Speaker http://starpress.info/monte-entre-aadil-ameer-meea-speaker-3044/ Tue, 14 Nov 2017 04:35:17 +0000 http://starpress.info/?p=3044 Le ton est monté d’un cran entre Aadil Ameer Meea et la Speaker, Maya Hanoomanjee, mardi, à l’Assemblée nationale. La question du député du MMM était adressée au Premier ministre, Pravind Jugnauth, et concernait les conditions d’emploi du secrétaire financier, Dev Manraj. Lors de son intervention, il a demandé à la Speaker pourquoi sa question a été modifiée par le secrétariat de l’Assemblée nationale.

    Aadil Ameer Meea devait soulever un « point de droit » et a indiqué que le Premier ministre avait auparavant répondu à une question similaire qui concernait Gérard Sanspeur,. C’est alors que Maya Hanoomanjee est intervenue pour lui faire part que selon les « Standing Orders », les questions parlementaires peuvent être modifiées par le secrétariat. Néanmoins, le député mauve est revenu à la charge et a insisté pour avoir des explications sur la modification de sa question (No. B/667). Les prises de bec se sont enchaînées et la majorité de membres l’opposition s’en est prise à la Speaker.

    Pour rappel, Aadil Ameer Meea a souhaité, à travers sa question, avoir des précisions sur les conditions d’emploi de Dev Manraj, les salaires et autres bénéfices perçus par ce dernier, la voiture qui lui est allouée et ses missions à l’étranger ainsi que ses per diem. En réponse au député du MMM, Pravind Jugnauth a indiqué que Dev Manraj a été embauché le 9 octobre 2013 sur une base contractuelle de 2 ans. « Son salaire ainsi que ses bénéfices étaient établis selon le Pay Research Bureau pour le poste de secrétaire financier. En 2014, lorsque ce gouvernement est venu au pouvoir, Dev Manraj a conservé son poste avec les mêmes conditions d’emploi », a-t-il indiqué.

    Pravind Jugnauth a également ajouté que le contrat du secrétaire financier a été renouvelé par la PSC pour une période additionnelle de 2 ans avec effet à partir du 9 octobre 2015 et septembre 2017. « Il devait percevoir une allocation additionnelle de Rs 40,000. Les conditions d’emploi de Dev Manraj ont été revues selon le rapport du PRB en date de 2016 et il perçoit à présent un salaire de base de Rs 164,000 », a déclaré le Premier ministre. Soulignons qu’au moment des questions supplémentaires, Aadil Ameer Meea a dit ne pas souhaiter aller de l’avant car il n’a pas reçu les réponses voulues.

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