Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Fri, 20 Oct 2017 11:30:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.7 NOOR-UD-DEEN MOSQUE : une école coranique devenue mosquée http://starpress.info/noor-ud-deen-mosque-ecole-coranique-devenue-mosquee-2878/ Fri, 20 Oct 2017 11:30:26 +0000 http://starpress.info/?p=2878 Nécessité fait loi, nous dit l’adage. En effet, comme c’est le cas très souvent, la construction d’une mosquée devient nécessaire eu égard au nombre grandissant de fidèles d’une région au fil des années. La mosquée Noor-Ud-Deen à  Cassis en est encore un exemple.

Historique

En 1963, Bhai Musa Ismail (marhoom)  avait fait construire  deux chambres sur son terrain pour  les besoins d’une madrassah. à l’époque, environ 150 enfants y suivaient des cours de lecture du Coran, de couture et s’adonnaient à plusieurs activités.

Deux ans après, le 23 septembre 1965,  sous l’impulsion de Bhai Musa, Issac Jhumka et Mohamed Mauthoor (marhoom) firent l’acquisition d’un terrain de 77 toises appartenant à Aniff Toorabally et Ayesha Bee Boodhoo  pour la  somme de Rs.5 500 pour la construction d’une mosquée qui portera le même nom de la madrassah. C’est en  1966 que les travaux pour la construction de la mosquée ont commencé. Après  une année, elle a accueilli les premiers  mussallis. Le 14 juin 1967, elle a été  enregistrée au Waqf Board et la même année un comité  a été mis sur pied. A l’unanimité bhai Musa Ismail  accéda au poste de premier président (Muttawalli). il a agi aussi comme imam jusqu’en 1999 avant de se retirer.  C’est un de ses fils, Ismael Musa Ismail (marhoom), lui a succédé. Ce dernier se retira  à son tour  après  dix ans. Issa, le benjamin de la famille, prit la relève. Il est toujours  à son poste.

Phases de rénovation

Dans un premier temps la nouvelle direction  a fait  construire  une  « Jamaat Khanna » qui s’est transformée en  mosquée au fil des années. La première  phase de rénovation a eu lieu  en 1979, avec la construction d’un étage.  En 1995,  la maison de l’Imam fut construite au premier étage. En 2003, l’agrandissement de la masjid débuta avec la construction d’un nouveau  lieu d’ablutions (wazoo khana) et d’une madrassa à l’étage.  Et en 2010, il y a eu  l’agrandissement  du premier étage  pour compléter la Jamaat Khana.

Salle des prières pour dames

La direction a mis une salle  des prières à la disposition des dames  qui sont de passage pour les cinq prières quotidiennes. Chaque jeudi, a lieu une classe spéciale pour les dames assurée par une Halima de l’endroit.

Responsable de la  madrassah

C’est l’Imam Imran Timol, originaire de l’Inde, qui dirige les swalaats  quotidiennes. En outre, il est aussi responsable de la  madrassah. Les enfants y suivent  des cours de Hifz, Tajweed et langue arabe. Pendant les vacances scolaires, la direction organise des sorties à la mer pour les enfants.

Activités

Deux fois par mois, un programme spécial a lieu pour les dames. En outre, chaque mercredi après la swalaat-Ul-Esha, ont lieu des explications sur des thèmes religieux  (Masla) par l’imam. Aussi, deux fois par mois après  Esha,  le mufti de l’endroit  fait une causerie  à l’intention des mussalis.

La direction envisage d’organiser des activités pour les jeunes, comme la pratique  des arts martiaux et  aussi des sorties  et randonnées dans la nature et des journées sportives à l’intention des jeunes.

Causerie du Jummah 29 septembre 2017

Le Frère Shabir Oochotoya a fait une causerie  dans le cadre de la prière de Jummah.  Il a axé son discours sur les bienfaits et bénédictions de Muharram. Il amis l’accent sur la valeur d’observer  deux jours de jeûnes avec comme récompense  le pardon d’une année de nos péchés.  « C’est un cadeau  inestimable pour chaque musulman/e. on ne devrait pas rater une telle occasion », insiste-t-il.

Comité de direction pour 2017

Président :Issa Ismail
Vice président :Hossen Mamaud
Secrétaire : Goolam Malleck
Ass. Secrétaire :Mohammad Manjoo
Trésorier : Mousa Hansa
Membres : Anwar  Calachand et Ishaq Ismail

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Slimani Mohsine Karim de l’AsbU : «Les Arabes veulent avoir des médias performants et crédibles» http://starpress.info/slimani-mohsine-karim-de-lasbu-arabes-veulent-medias-performants-credibles-2875/ Fri, 20 Oct 2017 11:24:09 +0000 http://starpress.info/?p=2875 Dans une interview à Star, Slimani Mohsine Karim, directeur de l’Arab States Broadcasting Union (ASBU), parle de son organisation, de l’audiovisuel arabe et de ses défis.

Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés comme directeur de l’ASBU ?
J’ai quatre objectifs prioritaires. Primo, améliorer les échanges des programmes entre les télévisions et les radios arabes et aussi avec les organisations professionnelles européennes et asiatiques. Secundo, je compte achever le projet de construction d’un nouveau siège de l’ASBU à Alger dont la première étape est presque terminée avec l’acquisition du terrain. Tertio, j’envisage d’ouvrir d’autres perspectives en développant une démarche de coopération avec les professionnels des médias de l’audiovisuel dans le monde. Et enfin en quatrième lieu, je veux faire de l’ASBU une plateforme de média adapté aux évolutions techniques et professionnelles qui s’opèrent dans la presse internationale.

Quels sont les plus grands défis à relever par les stations de radio et de télévision du monde arabe ?
Je pense sincèrement que les plus grands défis sont liés à des problèmes de maîtrise des aspects d’organisation qui sont à mon sens, gigantesques parce qu’il ne suffit pas d’avoir seulement des ressources financières pour pouvoir développer les médias de l’audiovisuel. Quel que soit le progrès réalisé ces dernières années par les médias de l’audiovisuel arabe, il reste néanmoins beaucoup à faire dans plusieurs domaines. notamment la formation en général et les aspects techniques et rédactionnels. Un travail monumental doit se faire tout le temps dans la préparation des nouvelles générations et la formation continue des compétences de l’audiovisuel arabe pour qu’ils puissent concurrencer leurs homologues américains et européens.

Enfin, je crois qu’en mettant les moyens nécessaires à la disposition des professionnels des médias de l’audiovisuel arabe et en s’appliquant avec vigueur dans le travail, il n’y a pas de raison que les radios et télévisions arabes ne soient pas aussi performantes que les autres télévisions développées qui ont un niveau plus élevé. En tout cas, nous travaillons à l’ASBU avec cet esprit d’aller de l’avant et de nous adapter aux normes internationales qui régissent les télévisions et les radios.

Quelles sont les attentes du public arabe ?
Les Arabes veulent avoir des médias performants et crédibles à l’image des télévisions des pays développés. Ils désirent suivre l’actualité du monde entier à travers un réseau de correspondants qui appartiennent aux télévisions arabes pour éviter les manipulations des autres médias. Ils souhaitent une ligne éditoriale autonome aux politiques pour pouvoir traiter toutes les questions de façon professionnelle. Ils s’attendent à ce que l’espace alloué à l’actualité internationale dans les différentes télévisions arabes soit développé pour suivre les changements qui s’opèrent dans le monde à travers les grandes crises internationales.

Est-ce que ces attentes diffèrent beaucoup d’un pays arabe à l’autre ?
Je pense qu’il n y a pas beaucoup de différence en matière d’attentes dans les pays arabes pour des raisons objectives relatives à la ressemblance des situations et des contextes qui existent dans le monde arabe. Réellement, je ne vois pas de spécificité entre ces pays.

Est-ce que les avancées numériques constituent une menace pour les stations arabes ?
Oui, elles sont une menace sérieuse. C’est pourquoi j’avais dit plus tôt que l’enjeu principal pour les télévisions et radios arabes c’est de s’adapter en matière d’organisation avec tout ce qui va avec. C’est-à-dire moderniser nos médias en termes de moyens de travail et de diffusion et préparer les compétences humaines pour répondre aux besoins de l’évolution technologique.

Nous n’avons pas d’autre issue que de travailler sérieusement et rester en contact avec l’évolution technologique et arriver à maîtriser au maximum le processus de fabrication et de diffusion des télévisions modernes.

Est-ce que les chaînes satellitaires étrangères représentent plus une menace ou une opportunité pour l’audiovisuel du monde arabe ?
Les chaînes satellitaires étrangères sont à la fois une menace et une opportunité pour l’audiovisuel arabe. D’abord, ce qui se fait ailleurs influence nos sociétés de façon directe parce que nous avons un public politisé et branché avec les médias. De l’autre côté, si nous n’arrivons pas à répondre aux besoins de ce public en matière d’information et de programmes, nous risquons de nous retrouver coincés avec notre public qui ne se retrouvera nulle part car, à un moment ou un autre, il saura qu’il est entraîné dans une logique qui ne le représente pas. Les télévisions et radios arabes doivent avoir leur propre logique qui n’a rien à voir avec la logique des télévisions étrangères.

Et c’est la raison pour laquelle je pense également  qu’il faudrait voir les télévisions étrangères comme une opportunité pour mettre en place dans nos pays des stations de télévisions gérées de façon professionnelle et qui répondent aux besoins des téléspectateurs et auditeurs arabes.

Est-ce que la globalisation, voire l’influence occidentale, accroît la nécessité des stations arabes d’être plus créatives pour préserver les cultures arabes ?
C’est exact, ils n’ont d’autre choix que de progresser dans tous les métiers de l’audiovisuel, de créer plus et de mettre à la disposition des chaînes de télévision une matière qui réponde aux besoins et à la qualité requise. Le débat sur les enjeux de la globalisation est présent partout dans nos médias et il fait ressortir tous les défis que le monde arabe doit affronter non seulement dans la communication audiovisuelle mais dans tous les secteurs. C’est pour cela que les médias de l’audiovisuel peuvent jouer un rôle principal en vue d’un nivellement par le haut de toute la machine du développement des sociétés arabes. L’enjeu est de taille, vous voyez que les médias de l’audiovisuel chez nous peuvent devenir le catalyseur du développement de nos sociétés et le contraire est vrai aussi si nous n’arriverons pas à investir ce champ de l’audiovisuel par nos propres moyens et notre propre intelligence.

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Priya Deelchand, consultante en leadership : «On peut développer les qualités d’un bon leader» http://starpress.info/priya-deelchand-consultante-leadership-on-developper-qualites-dun-leader-2872/ Thu, 19 Oct 2017 06:00:54 +0000 http://starpress.info/?p=2872 Priya Deelchand est fondatrice et directrice de la compagnie ‘Success Strategies Consultants Ltd’. Elle estime qu’il est temps de donner un nouveau souffle au concept de leadership à Maurice. Rencontre.

Priya Deelchand est la fondatrice et directrice de Success Strategies Consultants Ltd. Depuis décembre 2008, elle travaille en tant que ‘Life Coach’ et des entreprises avec des clients aux Etats-Unis et en Europe. Elle leur fournit des conseils sur le développement personnel et professionnel  en vue de maximiser leurs potentiels pour  connaître le succès. Priya anime également des ateliers à Maurice sur le leadership, la performance maximale, l’intelligence émotionnelle, les principes de réussite, l’estime de soi et la motivation pour les clients corporatifs et individuels. Ses clients comprennent des gestionnaires, des dirigeants et des employés des grandes entreprises à Maurice.

Parcours professionnel

Avant de lancer  Success Strategies Consultants Ltd, Priya a travaillé dans le secteur financier pendant près de 10 ans en tant que gestionnaire de fonds. Elle est titulaire d’un Master en Management de l’école Supérieure de Commerce de Toulouse (Toulouse Business School), en France et d’un baccalauréat en économie de l’Université des Sciences Sociales de Toulouse. Elle est également formatrice certifiée de The LOA Training Centre, aux États-Unis et de la ‘Mauritius Qualifications Authority’ (MQA) dans le domaine de la gestion.

Notre interlocutrice  estime que chaque personne est unique et possède des talents illimités, mais beaucoup ne font pas l’effort nécessaire pour les découvrir. Elle même  a quitté le secteur financier pour vivre sa passion d’aider les gens à débloquer leur potentiel insoupçonné. Elle utilise ses compétences de  formatrice et de gestionnaire pour créer une différence positive dans la vie professionnelle et personnelle des gens.

Si nous voulons devenir un leader, nous devons exploiter notre potentiel et commencer à croire davantage en nous-mêmes»

«Les leaders sont créés»

Pour Priya Deelchand, les grands leaders ne le sont pas dès la naissance, mais sont façonnés avec le temps.  « Même si certaines personnes sont nées avec des dons naturels, leur capacité de diriger en réalité relève d’un ensemble de compétences qui peuvent être apprises et développées, »  avance notre interlocutrice. Elle ajoute ceci : « Que vous soyez un chef de la direction, un gestionnaire, un chef d’équipe, un cadre, un superviseur ou un employé, dans notre atelier de travail, vous apprendrez à développer les qualités qui font des leaders exceptionnels. Une fois que vous commencez à appliquer les techniques, vous allez mieux guider, influencer, motiver et responsabiliser les autres et à faire sortir le meilleur d’eux pour atteindre l’excellence, » déclare-t-elle.

Toutefois, selon la consultante en leadership, devenir un grand leader n’est pas quelque chose qui se passe du jour au lendemain. Cela  demande la discipline, la volonté, le travail acharné, la persévérance et un engagement constant à l’amélioration.

Côté innovateur de la SSC Ltd

Priya a adopté un nouveau concept dans sa compagnie pour ne pas laisser le client à son propre compte. Ainsi, après l’atelier de travail, des séances de suivi sont effectuées gratuitement pendant une période d’un mois afin de permettre à chaque participant d’appliquer avec succès toutes les techniques acquises. Le coaching est effectué via skype, par téléphone ou par courriel électronique (ou une combinaison de ces méthodes).  « Nous restons à la disposition du participant pendant un mois. Il peut nous contacter à tout moment car la formation n’est pas limitée à un certain nombre d’heures seulement, » affirme Priya.

Si vous voulez être un leader exceptionnel, apprenez à développer vos compétences en intelligence émotionnelle»

Devenir un grand leader

Priya croit fermement que tout ce qu’on devient dans la vie, dépend de nos pensées, de nos paroles et de nos actions. Si nous voulons devenir un leader, nous devons d’abord changer notre état d’esprit et réfléchir à ce que nous voulons devenir. Elle estime que nous utilisons un maximum de 10% de notre potentiel illimité. « Si nous voulons devenir un leader, nous devons exploiter notre potentiel et commencer à croire davantage en nous-mêmes. Nous devons maximiser nos forces et nous exceller dans les domaines dans lesquels nous sommes bons. On doit être passionné par votre travail et rester authentique. Nous sommes tous uniques et différents et au lieu d’essayer de suivre la foule et d’être comme les autres, nous devons rester authentiques. Nous devons oser marquer notre différence et faire les choses différemment et plus efficacement, » dit-elle encore.

Aujourd’hui, nous constatons que les leaders qui ont réussi, sont ceux qui sont émotionnellement intelligents. « Nos capacités techniques représentent 20 % de notre succès alors que l’intelligence émotionnelle représente 80%. Si vous voulez être un leader exceptionnel, apprenez à développer vos compétences en intelligence émotionnelle, » conclut-elle.

Success Strategies Consultants Ltd

La compagnie Success Strategies Consultants Ltd, créée en mai 2009, est une société privée qui opère comme une institution de formation enregistrée auprès de la MQA. Elle est spécialisée dans la formation et le développement de dirigeants d’entreprises, de managers, de salariés et autres personnes motivées. Sa mission est d’autonomiser  les gens et les aider à débloquer leur potentiel illimité. Ce qui va contribuer à améliorer leur performance sur le lieu de travail. «  Maintenant, avec le coaching, j’ai la chance de faire ce qui me plaît en aidant le gens à développer leur potentiel caché, » nous dit Priya avec le sourire.

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Sheriffa Yerally, directrice de ‘Little Darlings’ : «Nous privilégions des stratégies qui améliorent la qualité de l’enseignement» http://starpress.info/sheriffa-yerally-directrice-de-little-darlings-privilegions-strategies-ameliorent-qualite-de-lenseignement-2868/ Thu, 19 Oct 2017 05:00:00 +0000 http://starpress.info/?p=2868 Sheriffa Yerally est la directrice de ‘Little Darlings Pre-primary School’ et Mount View Primary School, non loin de l’hôpital Jeetoo. Cette éducatrice de l’enseignement primaire, aborde chaque difficulté d’apprentissage comme un défi à relever. Rencontre.

Cela fera bientôt 37 ans depuis qu’elle vit à Maurice. Mais, elle visite souvent l’Afrique du Sud, son pays d’origine. Malgré ses 60 ans, elle ne baisse pas les bras face aux défis auxquels elle doit faire face pour assurer aux enfants du pré-primaire un bon départ dans la vie. « Une bonne éducation n’est pas limitée uniquement au développement mental mais bien plutôt au développements émotionnel et physique. Je suis d’avis que l’apprentissage doit être un processus qui comprend également l’amusement qui fait partie des méthodes créatives. Les enfants doivent aimer ce qu’ils font pour les étudier », dit-elle.

Chez ‘Little Darlings’ on pratique également des activités extrascolaires telles que pièces de théâtre et discours, musique, Zumba, karaté et informatique. Les enfants travaillent aussi avec des projecteurs. « Utiliser la craie et le tableau ne suffit pas. Les enfants doivent être encouragés à interagir. D’ailleurs des parents nous font des commentaires positifs à cet effet », dit-elle encore.

Notre interlocutrice ajoute que ses élèves de Mount-View ne sont pas angoissés à l’approche des examens. « Nous les avons habitués aux conditions d’examens. De ce fait, les élèves ne craignent pas les examens. Ils sont motivés et accueillent les examens avec enthousiasme. Nous développons en eux une attitude pour faire face aux situations stressantes avec calme, » ajoute-t-elle fièrement.

Elle croit que tous les enfants ont le droit d’être heureux. Chacun a des talents cachés. Ses valeurs, Sheriffa Yerally les transmet non seulement à ses élèves mais également au corps enseignant. « On a une bonne communication avec les parents et les enseignants. J’essaie toujours d’être à l’écoute des points forts et des points faibles des élèves pour trouver des solutions efficaces, » souligne-t-elle. Pour elle, la réussite de chaque élève compte.

Sa source d’inspiration

Son inspiration lui vient des élèves. « Mes élèves viennent des milieux différents et je dois traiter chacun d’eux d’une manière différente. Leurs forces et leurs faiblesses me donnent des idées sur la façon de mettre en place davantage de stratégies pour améliorer la qualité de l’enseignement. D’une certaine manière, ils m’apprennent, comment les enseigner. Leurs comportements sont des indicateurs sur la façon dont ils apprendront le mieux. Je n’ai pas besoin de chercher de l’inspiration d’autres écoles ou d’autres pays concernant le système éducatif. Ici, à Mount View, nous sommes partisans de l’expérience acquise sur le terrain », souligne-t-elle. Elle est très fière quand d’anciens élèves viennent la remercier pour avoir été une source d’inspiration dans leur vie. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à avancer malgré les hauts et les bas de la vie.

Parcours

Issue d’une famille modeste de Durban en Afrique du Sud, Sheriffa a toujours accordé une grande importance à l’éducation. C’est dans ce milieu qu’elle a grandi avant d’épouser Ibrahim Yerally. Elle a été volontaire dans une société de bien-être pendant deux ans en Afrique du sud. Après son mariage, elle est venue habiter Maurice à la rue Labourdonnais.

« À Maurice, on n’utilisait pas assez des méthodes ayant trait au ‘fun learning’. Quand son fils Mohammad allait à l’école maternelle, je n’étais pas satisfaite du niveau du pré-primaire. Je donnais beaucoup d’importance à la base éducative d’un enfant. Alors, j’ai envisagé de créer une école pré-primaire. J’ai travaillé sur la façon dont les élèves se socialisent, comment ils réagissent aux situations d’apprentissage et comment ils s’expriment », révèle-t-elle.

À l’âge de 30 ans, elle va continuer à apprendre par correspondance, les méthodes l’enseignement de garderies d’enfants, des écoles maternelles et de la psychologie générale ayant trait au développement des enfants.

Plus tard, des parents lui ont fait la demande pour lancer une école primaire. « Après maintes de réflexions, finalement je me suis aventurée dans ce domaine. Au fil des années, nous avons réuni une équipe de personnes dévouées. Je m’assure que mes enseignants s’occupent vraiment des enfants », dit-elle encore. Son époux, Ibrahim Yerally, s’occupe des finances et sa fille Rabia aide aux tâches administratives. Sa mère la forme depuis huit ans pour la remplacer quand elle prendra sa retraite.

Les obstacles

Souvent des parents pensent que les enseignants doivent travailler chaque minute. Or, l’enfant doit se reposer. Sinon, il n’apprendra pas au maximum. Sheriffa croit plutôt en la méthode dite travailler intelligemment. Une atmosphère agréable, des interactions et des jeux peuvent en même temps augmenter la capacité de mémorisation de l’enfant qui aura le temps de digérer ce qu’il vient d’apprendre avant d’aller au prochain niveau. C’est avec beaucoup de patience qu’aujourd’hui elle a réussi à faire accepter ce concept aux parents.

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Jeunes Étudiants Musulmans – Azhar Burthun : «Les enfants sont une lueur d’espoir pour les parents pauvres» http://starpress.info/jeunes-etudiants-musulmans-azhar-burthun-enfants-lueur-despoir-parents-pauvres-2865/ Wed, 18 Oct 2017 11:23:35 +0000 http://starpress.info/?p=2865 En 2013, des jeunes étudiants musulmans (JEM) de l’université Maurice se sont réunis pour une bonne cause: venir en aide à la communauté musulmane. Rencontre avec Azhar Burthun, coordinateur de JEM.

L’association Jeunes Étudiants Musulmans (JEM)  a vu le jour en janvier 2013. Mohsin Nujurally, Tajuddin Goolamallee et Muntasir Mullug avaient organisé une conférence publique sur le Saint prophète (pssl)  dans la salle de conférences Octave Wiehié. Par la suite, plusieurs  étudiants motivés à bloc ont approché les fondateurs pour créer un groupe. Objectif : promouvoir le travail social dans les régions pauvres et valoriser les musulmans qui se sont distingués. Tout cela, afin de promouvoir la cause de l’Islam et essayer de sauver  des jeunes musulmans des fléaux de la société pour l’amour d’Allah et de son bien-aimé messager (pssl).

Ciblant le quartier de Vallée-Pitot comme un lieu difficile et défavorisé, ils ont loué en 2016 un emplacement pas loin de l’école de Sunnee Surtee pour dispenser des cours de rattrapage aux étudiants nécessiteux. Grâce à la presse, Facebook et le marketing de bouche à oreille, les membres ont réussi à attirer suffisamment de sponsors pour financer 20 étudiants du primaire. Ils ont recruté une personne pour préparer un repas pour les étudiants tous les jours. « Nous voulons aider ces 20 étudiants par tous les moyens pour qu’ils puissent réussir et aider leurs parents plus tard. Ils sont la lueur d’espoir de leurs parents, » affirme notre interlocuteur. JEM organise également des  activités  ayant trait à la santé pour les gens de la localité. Le prochain projet de JEM consiste à organiser un dépistage du cancer du sein chez les femmes.

Activités

Le nombre de membres s’élève à 60 parmi lesquels 30 sont des membres actifs. Ces derniers visitent souvent la maison de ces étudiants démunis pour leur remettre des denrées alimentaires et aussi pour soulager leurs soucis.

Azhar nous dit que les enseignantes sont très amicales avec les enfants. Ces derniers leur confient leurs problèmes et  suivent leurs conseils. Ainsi, durant ces deux années de formation, les élèves de JEM sont devenus plus disciplinés et ont appris  le bon comportement à l’école. Ils suivent aussi des cours de créativité pendant les vacances de décembre comme l’art et le bricolage, entre autres.

En outre, les mardis, il y a des sessions de madrassa pour les étudiants. Au début, il y avait un problème de régularité car les parents ne montraient pas un intérêt soutenu pour ce projet. « Nous nous sommes efforcés de faire en sorte qu’ils voient l’avenir brillant pour leurs enfants s’ils nous donnent un coup de main. Par la suite, parents et étudiants se sont intéressés par les cours, » raconte Azhar. Les choses ne se produisent pas comme on le souhaite au début, mais avec des efforts, des améliorations sont évident.

Obstacles et inconvénients

Selon le coordinateur du projet, le principal obstacle demeure  le manque de finances. Il avoue que les membres de l’association ont  des idées créatives pour aider la communauté davantage, mais font face à un problème de financement. JEM souhaite étendre ces activités dans de nombreuses autres régions pauvres. Dans cette optique, l’association fait un appel à la générosité des musulmans. Ses membres invitent les personnes qui souhaitent devenir eux aussi membres de l’association de les contacter sur leur page Facebook «Les Jeunes Étudiants Musulmans». Pour rappel, les frais pour sponsoriser un enfant par mois peuvent atteindre jusqu’à Rs 2000. Toutefois, un contributeur peut  offrir un minimum de Rs 200 sur une base mensuelle.

« Au début de l’année, nous leur remettons des fournitures scolaires, des uniformes et des chaussures. Nous nous assurons que l’enfant soit heureux pour aller à l’école, » souligne Azhar Burthun. à son avis, toutes ces petites choses ont un effet psychologique  quant à l’épanouissement de l’enfant.

Selon une enquête menée à Vallée Pitot,  JEM a conclu que de nombreux parents pauvres ne sont pas motivés pour assurer l’avenir de leurs enfants. Ils ne voient aucune lueur d’espoir dans leur quartier et ne s’inquiètent pas beaucoup quand leurs enfants s’absentent de l’école. En outre, des maisons sont touchées par l’extrême pauvreté. Les parents n’ont pas les moyens financiers pour envoyer leurs enfants à l’école. « Leurs problèmes ne seront pas résolus par l’aide sociale. Je pense que ces personnes ont besoin de conseils. Mais, en raison du manque d’informations, elles ne sortent pas de leur cocon. Nous devons les faire sortir de leur zone de désespérance et les aider à retrouver leur indépendance financière, » conclut-il.

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ELLES C NOUS oeuvre pour le développement de la famille http://starpress.info/c-oeuvre-developpement-de-famille-2862/ Wed, 18 Oct 2017 11:20:47 +0000 http://starpress.info/?p=2862 Elles C Nous est une association de développement communautaire fondée en 2007 qui a comme objectifs le développement de la famille  et l’amélioration du  sort des enfants marginaux. Selon Mme Abdool Kader, la directrice du centre, son association porte assistance aux mères célibataires et  aux enfants dont les pères sont en prison.

Actuellement 70 enfants de la région des Plaines Wilhems fréquentent de mardi à samedi le centre qui se trouve à Beau Bassin. Des enseignantes diplômées offrent des cours de rattrapage aux enfants pour leur permettre de surmonter leurs difficultés  académiques  et les préparer aux examens. Les matières qui sont enseignées au centre, telles que l’informatique, l’art, la sculpture, la musique, la danse et le sport, ont pour but d’éveiller chez les enfants le désir d’apprendre. Selon Mme Abdool Kader 7 enseignantes dispensent des cours de 9h00 jusqu’à 15h00. La musique et la danse favorisent le développement de l’enfant et l’aident à se donner à fond dans les sujets académiques. Chaque année, dans le cadre du projet IESEC, des étudiants de l’université de Maurice et des étudiants étrangers passent 6 semaines avec les enfants  pour les aider dans diverses matières.

Elles C Nous est une association bénévole qui reçoit de l’aide des firmes privées et des individus pour qu’elle puisse assurer le développement des enfants des rues et qui sont exposés aux dangers. Cette année, Elles C Nous fête ses 10 ans d’existence et Mme Abdool Kader indique que son association prend en charge les mères célibataires et les aide à trouver une identité dans la vie. C’est avec une certaine fierté que la directrice laisse entendre que beaucoup d’enfants en grandissant ont trouvé de l’emploi pour aider leurs mères tandis que plusieurs autres  ont fait des progrès dans leur apprentissage. En 2016, aux examens du CPE 19 enfants se sont classés avec de très bons résultats et ont obtenu des collèges huppés comme le St Mary’s, le collège de La Confiance, la SSS de Beau Bassin et le collège du Bon et Perpétuel et Secours (BPS). Les enfants âgés de 10 à 17 ans résident sur place deux weekends chaque mois et sont initiés à une session d’écoute et de partage assurée par des professionnelles.. Chaque trimestre des sorties scolaires sont organisées. Les enfants ont déjà visité l’Assemblée nationale et ont eu droit aux explications sur le mode de fonctionnement du parlement mauricien.

Ils ont eu le privilège de visiter des hôtels 5 étoiles, ont assisté à une séance de cinéma à Bagatelle, à un match de football sur gazon synthétique et à une session de bowling. La directrice fait ressortir que l’aide et la coopération des parents sont très importantes de même que l’aide des ONGs. Pour Mme Abdool Kader les principes de la discipline et du respect sont essentiels car ils guident les enfants dans le droit chemin.  Chaque matin avant l’entrée en classe une prière universelle est récitée pour débuter la journée dans de bonnes conditions.

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Bakar Lakhi, CFO d’ATOL : «Les nouvelles compagnies d’aviation vont soutenir la croissance» http://starpress.info/bakar-lakhi-cfo-datol-nouvelles-compagnies-daviation-soutenir-croissance-2859/ Wed, 18 Oct 2017 11:18:06 +0000 http://starpress.info/?p=2859 Aboobakar Ismail Lakhi, dit Bakar, Chief Finance Officer d’Airport Terminal Operations Ltd (ATOL), accueille favorablement l’arrivée des nouvelles  compagnies aériennes à Maurice qui, à l’instar de Saudi Airlines et autres, aideront à maintenir la croissance.

Directeur  des   finances d’ATOL sur une base contractuelle depuis septembre 2015, Bakar Lakhi, 46 ans, jongle avec les chiffres à longueur de journée. Il a sous sa responsabilité une équipe composée d’une dizaine de personnes et veille à ce que l’état de santé financier de la compagnie soit toujours sous contrôle. ATOL, qui gère le nouveau terminal à l’aéroport, est un partenariat Airports of Mauritius Co Ltd (AML) et  Aéroport de Paris Management (ADPM). « ATOL a atteint un taux de croissance record de 10% l’année dernière avec un nombre de passagers qui s’élevait à plus de 3,5 millions. Pour cette année, nous nous attendons également à réaliser une très bonne opération mais la croissance sera inférieure à 10% », souligne d’emblée le CFO.

Selon lui, l’arrivée de nouvelles  compagnies d’aviation à Maurice va grandement aider à maintenir la croissance. « Les nouvelles  compagnies comme Saudi Airlines ou encore KLM Royal Dutch Airlines qui propose une liaison aérienne entre Amsterdam et Maurice, vont augmenter le nombre de vols et le flux de passagers. Cela est de bon augure pour nous et va booster la croissance », estime notre interlocuteur. Cela dit, si ATOL présente un bon bilan financier, Bakar Lakhi indique que tout n’est pas rose dans le monde des finances en général à Maurice en ce moment. « Les nouveaux développements se vont attendre et dans le secteur Offshore, il existe toujours un élément d’incertitude. On espère que le gouvernement prendra les décisions qui s’imposent pour ramener une certaine confiance dans le secteur financier », ajoute-t-il.

Longue expérience dans la finance

L’histoire d’amour entre Bakar Lakhi et les chiffres ne date pas d’hier. En effet, le directeur des finances d’ATOL compte plus de vingt ans d’expérience dans la finance et la comptabilité.

Comptable de formation, il est enregistré auprès de la Mauritius Institute of Professional Accountants (MIPA). Depuis très jeune, il savait déjà qu’il allait faire carrière dans ce domaine. Après ses études secondaires au collège Royal de Port-Louis où il s’était classé après les lauréats, il avait obtenu une bourse pour aller étudier à la London School of Economics and Political Science en Angleterre. Il obtint un diplôme en statistiques et les mathématiques en 1993 et une année plus tard, il rejoignit la firme De Chazal Du Mee (DCDM) dans le département de l’audit et Business Advisory.

« J’ai passé dix ans au sein de cette entreprise et j’ai eu l’occasion d’avoir un détachement de trois ans à Kingston Smith à Londres. Durant ces trois années, j’ai pu terminer mes études d’expert-comptable et être reconnu auprès de l’ICAEW », avance-t-il. Au sein de DCDM, Bakar Lakhi a pleinement développé ses compétences et s’est occupé des vérifications fiscales dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment l’hôtellerie, les services financiers, le secteur sucrier et manufacturier entre autres. Il a aussi été impliqué dans une série de travaux de consultation à Maurice et à l’étranger, dont le ‘Statutory audit’ de la banque centrales des Seychelles et l’implémentation des normes IAS 32/39 dans une banque commerciale à Maurice. « Pour pouvoir exercer ce métier, il faut bien avoir la tête sur les épaules », dit-il avec le sourire.

Le défi ‘Afribrains’

En 2004, la carrière d’Aboobakar allait prendre une nouvelle tournure quand il rejoignit la BAI comme assistant exécutif du Group Chief Financial Officer. En 2007, il est promu directeur des finances au département des transports au sein du groupe et une année plus tard, il était responsable de tous les aspects financiers de ce département. Toutefois, en mars 2014, il décida de quitter la compagnie pour s’accorder un ‘break’. Peu de temps après, avec le soutien d’un ancien collègue, il décide de se mettre à son propre compte. « Je voulais faire quelque chose de différent. Mon ami avait déjà mis les structures en place et il me fallait apporter quelques réglages. C’est ainsi que le cabinet-conseil Afribrains a vu le jour. Ce n’était pas facile au départ car il fallait trouver des clients. C’était très challenging », indique-t-il.

En 2015, avant qu’il ne rejoigne ATOL, Bakar Lakhi est parvenu à lancer Afribrains dans la sphère du management à Maurice. Le cabinet offre plusieurs services dans plusieurs secteurs dont la comptabilité, la facilitation des affaires, la veille économique, les risques commerciaux et la fiscalité entre autres. Il agit aujourd’hui encore comme directeur non-exécutif du cabinet.

Passionné par le foot et l’arboriculture

Dans la vie de Bakar Lakhi, il n’y a pas que les chiffres. Le CFO d’ATOL se passionne aussi pour le football et l’arboriculture fruitière. Supporter inconditionnel de l’équipe anglaise de Manchester United, il ne rate pas une occasion pour suivre les matchs de son club fétiche. Aussi, durant les moments libres, il organise des matchs avec ses quelques amis et il évolue au poste de défenseur central. « J’ai aussi admis mon fils Nadeem, qui est en Form IV, à l’école de football de St François. En quelques occasion, je donne un coup de main à l’entraîneur Marcel Guillaume pour le coaching », souligne-t-il.

Sinon, Bakar Lakhi consacre ses dimanches à ses arbres fruitiers. En effet, ses deux frères, Oumar et Osman, et lui se sont lancés dans l’arboriculture fruitière depuis quelques temps. Sur un terrain agricole d’environ un arpent, ils ont fait pousser cocotiers, manguiers, mandariniers et autres litchis. « J’ai toujours aimé cultiver la terre. Je pense que je tiens cela de ma mère. Mes deux frères m’ont également emboîté le pas et on pense commercialiser les fruits à l’avenir. Nous venons de nous lancer et cela va prendre quelques temps », fait-il savoir.
En véritable touche-à-tout, Bakar Lakhi s’est aussi lancé dans la rédaction d’un magazine, Iqra News. Il a agi comme rédacteur-en-chef pour les deux premières éditions.

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Journée mondiale de la Mer 2017 : Série d’activités au programme http://starpress.info/journee-mondiale-de-mer-2017-serie-dactivites-programme-2856/ Tue, 17 Oct 2017 08:00:59 +0000 http://starpress.info/?p=2856 Le coup d’envoi d’une série d’activités dans le cadre de la Journée mondiale de la Mer 2017 sera donné ce samedi 14 octobre 2017 au Terminal Passagers Aurelie Perrine au Quay D à Port Louis. Le ministre de l’Economie océanique, des Ressources marines, de la Pêche, des Services maritimes et des Iles, Premdut Koonjoo, sera présent.

Cette journée a pour objectif d’appeler l’attention sur l’importance des transports maritimes ainsi que d’autres activités maritimes, et de mettre l’accent sur des aspects particuliers des travaux de l’Organisation Maritime International (OMI). Parmi les activités : une exposition de photos et de modèles de bateaux par la Shipping Division du ministère de l’Économie océanique, des Ressources marines, de la Pêche, des Services maritimes et des Iles, la Mauritius Shipping Corporation Limited, la Mauritius Ports Authority, le Chantier Naval de l’Océan Indien, et l’IBL Ship Owning and Management. Des visites guidées à bord de plusieurs navires sont aussi au programme dont : Mauritius Trochetia, Sir Edouard, La Curieuse, et CGS Valiant.

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Affaire MCB/NPF : la banque jugée coupable de blanchiment 14 ans après http://starpress.info/affaire-mcbnpf-banque-jugee-coupable-de-blanchiment-14-ans-apres-2853/ Tue, 17 Oct 2017 07:09:07 +0000 http://starpress.info/?p=2853 Quatorze ans après l’affaire MCB/NPF, la cour intermédiaire a rendu son jugement, ce vendredi 13 octobre. La Mauritius Commercial Bank a été trouvée coupable de blanchiment d’argent. Cela fait suite à un procès intenté à cette banque par l’Independent Commission against Corruption (Icac). Cette affaire concerne une fraude massive sur les dépôts du Fonds national de pension.

Dans un jugement de 61 pages, la cour intermédiaire a trouvé la banque commerciale coupable de blanchiment. Pour rappel, la MCB était accusée d’avoir failli à mettre en règle son système de contrôle interne, facilitant ainsi une fraude de quelque Rs 886 millions au détriment du Fonds national de pension (NPF).

Le jugement met en avant les agissements de Robert Lesage, ancien Chief Manager de la banque. La  cour déplore également l’absence de supervision de la direction. Les magistrats ont statué que la MCB a failli dans sa tâche à assurer un contrôle adéquat des procédures en rapport avec le dépôt fixe du Fonds national de pensions à la banque. Ce qui aurait ainsi permis à Robert Lesage de commettre deux différents vols.

La MCB va faire appel

La Cour indique aussi que Robert Lesage s’est servi des locaux de la MCB pour « blanchir l’argent volé ». Les plaidoiries sur la sentence se dérouleront le mercredi 18 octobre à 11 heures. Par ailleurs, dans un communiqué émis ce vendredi, la MCB indique qu’elle compte faire appel du jugement. « Près  de  15  ans  après  que  la  MCB  ait  été  victime  de  vol  à  ses  dépens,  la  cour  est arrivée à la conclusion que c’était le système de contrôle interne de la banque qui était à blâmer, ayant été abusé par un de ses anciens employés. L’auteur de ce vol, clairement identifié comme tel par ce même jugement, ainsi que les bénéficiaires, n’ont cependant toujours pas été inquiétés. La banque compte faire appel », indique ledit communiqué.

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Décès du policier devenu avocat : Nazeer Kurrimbaccus ne portera plus la robe noire http://starpress.info/deces-policier-devenu-avocat-nazeer-kurrimbaccus-ne-portera-plus-robe-noire-2850/ Tue, 17 Oct 2017 06:06:38 +0000 http://starpress.info/?p=2850 Triste nouvelle en fin de semaine.  Le décès de Nazeer Kurrimbaccus, 46 ans, à la suite d’une courte maladie a choqué tout son entourage.

L’histoire de Nazeer Karrimbuccus, qui avait troqué son uniforme bleue de policier pour la robe noire d’avocat, est un bel exemple de courage, de persévérance et d’abnégation. Coriace et accrocheur, il ne s’est jamais laissé rebuter par les doutes, les revers et les obstacles. Pour ses proches qui pleurent son départ de ce monde il était considéré comme un héros à Rivière des Créoles, son village natal. « Nazeer est parti de ce monde avec le sourire et tout un village est bouleversé par sa mort. C’était un homme extraordinaire qui fait la fierté de la force policière », nous confie son frère Yousouf. Pour son ami, Mirzaad Rumjaun, Nazeer a honoré la famille Kurrimbaccus et son village natal.  « Il était le grand frère de tous les villageois et bien qu’il a prêté serment comme avocat, il a choisi de continuer à vivre dans son village dans une modeste maison », souligne-t-il. En outre, nous indique-il, Nazeer ne réclamait pas d’honoraires pour ses services aux habitants de son village. « Li pas ti prend l’argent pou défanne case dimoune misère et zamais li ti réclame l’argent pou signe document», dit-il. Nazeer était actif au niveau social et ne refusait jamais son aide à personne. Actif aussi au niveau du musjid il apportait son aide aux démunis dans l’anonymat.

Enfant, Nazeer voulait porter la blouse blanche, mais le destin à voulu qu’il porte l’uniforme bleue du policier. Son défunt père, Islam travaillait dans les champs de cannes de même que Bibi Nazmoon, sa mère. Durant leurs moments libres, ses trois frères et lui donnaient un coup de main à leurs parents dans les champs. S’étant classé au niveau du cycle primaire il obtient un siège au collège d’État de Mahébourg. Nazeer est forcé d’abandonner ses études après avoir été brillamment reçu aux examens de School Certificate faute de moyens financiers. En 1990, il rejoint le Lycée Polytechnique et fait aussi acte de candidature pour être enrôlé dans la force policière. Après cinq mois d’entraînement, il est affecté à la Special Mobile Force où il y restera pendant six ans.

En 1996, la soif de connaissance le pousse à prendre part aux examens pour devenir sergent. Il est reçu brillamment et il est posté au poste de police de l’Escalier. En 2001, il prend part aux examens pour devenir inspecteur. À sa première tentative, il réussit son passage de grade. Par la suite, un grand bonheur l’attendait. Le jour de la fête Eid-ul-Adha, il est promu chef inspecteur.

Il est alors inspecteur posté au Central CID en 2003 à la cellule spéciale. Il s’est occupé des «high profile cases» et a travaillé dans toutes les unités de la CCID, notamment l’unité fiscale, la «Land Fraud Squad», l’unité anti-piratage et la Brigade des jeux.

Dans sa tête, il voulait devenir avocat et porter la toge noire. Comme enquêteur, il avait emmagasiné de grandes connaissances en droit. Son chemin croise celui de Me Kailash Trilochun et les deux hommes se lient d’amitié. Me Trilochun l’encourage à poursuivre ses études en droit. D’ailleurs, Nazeer Kurrimbaccus avait rendu hommage à son «guru» qui avait même financé les frais de ses derniers examens pour lui permettre d’atteindre son objectif. En 2009, il décroche son diplôme de LLB. Classé premier dans deux sujets, Nazeer était l’un des meilleurs étudiants de son groupe. Après ses études une firme anglaise lui propose un emploi en Angleterre sur une base contractuelle de deux ans mais il avait refusé pour continuer à vivre dans son village natal. En 2010, il part en Angleterre pour compléter ses études et il a prêté serment comme avocat à Lincoln’s Inn. Au mois de septembre 2015, il avait prêté serment à Maurice devant le chef juge en cour suprême.

« C’était un moment fort dans sa vie », nous laisse entendre un de ses amis du barreau. Il avait déclaré que sa fierté résidait dans son humilité et qu’il n’avait pas honte de dire qu’il avait travaillé dans les champs pour aider ses parents et qu’il était fils de laboureurs.

Nazeer, qui était marié et père de deux filles, était également diplômé du Chartered Institute of Arbitrators (CIA) à Londres et a exercé comme médiateur.

Ses proches arrivent difficilement à accepter sa disparition. « So janaza ti pe aller couma ene le roi », nous dit Yousouf. Tous les villageois s’étaient donné rendez-vous pour lui rendre un dernier hommage. Ses ex-collègues policiers, ses amis avocats et ses proches n’ont pas manqué à se recueillir devant sa dépouille. «Mo frère fine né dans village, li fine grandi, li fine vine policier dans so village li fine vine avocat et li fine mort dans so village», résume Yousouf.

Il remercie tous ceux qui ont témoigné de la sympathie à la famille durant cette épreuve.

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