Star http://starpress.info Journal d'information en ligne Tue, 16 Jan 2018 12:29:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.6.9 Légumes : des hausses de prix inévitables http://starpress.info/legumes-hausses-de-prix-inevitables-3540/ Tue, 16 Jan 2018 12:29:26 +0000 http://starpress.info/?p=3540 Au marché central, vendeurs et consommateurs sont tous unanimes pour dire que les prix des légumes vont subir des hausses.  Ce qui est aussi probable, on doit s’attendre à un manque de certains légumes, particulièrement  vohèmes, haricots verts, pipengaille, patole, entre autres. Reportage.

Avec les récentes pluies  qui se sont abattues sur l’île,  depuis déjà deux semaines, l’inquiétude a déjà gagné  les consommateurs pour ce qu’il s’agit de la hausse des prix des légumes. Déjà, on a noté que les prix de certains légumes ont subi  des hausses de plus de 10 à  15 %.

Témoignages

Irfan Peerally, marchand : «C’est souvent les marchands qui sont le plus  à blâmer quand les prix des légumes  sont en hausse oubliant le planteur et le vendeur à l’encan. Et certainement, il y aura un gros manque de certains légumes d’ici la semaine prochaine. Ce qui veut dire qu’ils se feront rares et une hausse allant de 25 a 30 %, n’est à écarter.  Je pense que le ministère concerné aurait dû prendre la décision dès la première semaine  des pluies diluviennes d’autoriser l’importation de certains  légumes. Il n’y aurait pas de manque sur le marché pour satisfaire les clients ».

Mobareka Himamalee, consommatrice. : «Jusqu’à présent on peut dire que les prix  sont assez abordables, mais pour les jours à venir  je pense que  les consommateurs vont souffrir. De surcroît, je crois aussi qu’il y aura un manque de légumes,  comme haricots  verts, pâtisson, petsai  ».

Anirood Ghoogoolah, marchand :  « C’est la pluie qui a joué au trouble fête. Beaucoup de légumes  ont été abimés. Et certainement,  les consommateurs vont devoir payer  les légumes plus cher la semaine prochaine ».

Suchita Suntokee, consommateur : «Déjà je peux dire que les prix des légumes  ont connu une hausse de  10 à 15 %. Ce qui laisse  croire que   dans les prochains jours le prix vont encore grimper. Nous,  les consommateurs  auront à faire les frais comme toujours ».

Isoop Soobadar, Président de  la Market  Traders Association : « à chaque saison de pluie on connait tous la musique : les prix de légumes ne vont pas rester le même. Mais, c’est toujours nous qui devons  faire face à la colère des consommateurs. Et d’ici la semaine prochaine  ce sera pire ».

Le président  demande une rencontre avec le ministère de l’Agriculture, vu la situation  de marchands des légumes  en période des pluies ou des sécheresses, qui passent par des moments difficiles. Il souhaite comme c’est le cas pour les  planteurs d’avoir une compensation  en saison des pluies diluviennes.

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Un consulat saoudien avant le hadj 2018 http://starpress.info/consulat-saoudien-hadj-2018-3537/ Tue, 16 Jan 2018 12:26:33 +0000 http://starpress.info/?p=3537 Une délégation de huit personnes avec à sa tête le vice-ministre des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, le Dr Abdulelah Al Sheikh et le chargé d’affaires, Khalid Al Zahrani, est à Maurice pour une semaine en vue d’accélérer le traitement du dossier  de l’ouverture d’un consulat à Maurice avant le ramadan 2018.

Mardi matin, ils ont rencontré  l’ex-vice-Premier ministre, Showkutally Soodhun, qui est à la base de ce projet, pour faciliter les démarches. Au cours de son dernier voyage en Arabie saoudite, Showkutally Soodhun avait fait une requête au prince Salman pour l’ouverture d’une mini-ambassade à Maurice. Le prince Salman, conscient de l’importance d’un consulat, a donné des instructions pour que le consulat soit opérationnel avant le hadj 2018 pour faciliter l’octroi de visas et autres démarches.

Le Premier ministre mauricien, Pravind Kumar Jugnauth, suit de près l’évolution de ce dossier et a demandé au ministre de Affaires étrangères mauricien, Vishnu Lutchmeenaraidoo, de faciliter les démarches.

Lors de la rencontre des membres de la délégation saoudienne avec l’ex-vice Premier ministre, les discussions ont porté sur l’ouverture d’un consulat temporaire dans la capitale. Un bâtiment flambant neuf sera construit incessamment  à Ébène durant l’année 2018. Showkutally Soodhun a mis l’emphase sur l’aide offerte par l’Arabie Saoudite. Il a cité entre autres l’ouverture de l’ambassade mauricienne en Arabie saoudite, les 500 visas additionnels offerts par ce pays pour les pèlerins, la somme de Rs 350 millions offerte par le prince Salman depuis le mois de novembre 2017 dans le domaine de la santé,  les trois vols hebdomadaires de Saudi Airlines. Showkutally Soodhun a fait une requête pour que les frais de visa pour l’umrah, qui s’élèvent à RS 20 000, soient enlevés.

Avec l’ouverture d’un consulat et la nomination d’un chargé d’affaires, beaucoup d’investisseurs arabes viendront à Maurice pour investir leur argent. Les touristes saoudiens, qui normalement passent des vacances aux Seychelles et aux îles Maldives, choisiront Maurice comme destination.

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Vaccination des nourrissons : une unité de soins intensifs néonatals à l’hôpital Jeetoo http://starpress.info/vaccination-nourrissons-unite-de-soins-intensifs-neonatals-a-lhopital-jeetoo-3534/ Tue, 16 Jan 2018 12:23:37 +0000 http://starpress.info/?p=3534 « Nous envisageons de mettre en opération une unité de soins intensifs à l’hopital Jeetoo ». C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé et de la Qualité de la vie, le Dr Anwar Husnoo cette semaine.  Il participait au lancement d’un nouveau vaccin pour nourrissons à la Mamoodkhan Hyderkhan Mediclinic à Plaine-Verte.  Le ministre de la Santé a énuméré les principaux projets qui seront implémentés en 2018, dont la première unité de soins intensifs pour enfants à l’hôpital Dr Jeetoo.

« Ces départements sont essentiels pour des nouveaux nés ainsi que des enfants qui sont gravement malades. L’hôpital Jeetoo est le seul hôpital à Maurice qui n’est pas doté d’un tel service »,  déplore Anwar Husnoo.

Il a également annoncé le recrutement des infirmiers et la formation continue des médecins tout en rappelant le recrutement de 400 médecins en 2017.  Il a ajouté que son ministère met beaucoup d’accent sur la formation et un personnel qualifié pour améliorer la qualité des soins. Il a aussi évoqué l’ouverture d’un nouveau dispensaire à St-François Xavier, à Port-Louis.

Parlant du vaccin hexavalent, le Dr Husnoo a fait ressortir qu’il  protège les enfants contre 6 maladies à la fois et permet de ramener le nombre de vaccins de 10 à 4 par an. « Maurice devient ainsi le 2ème pays en Afrique à offrir gratuitement ce vaccin qui coûte à l’état près de Rs 3000 par unité », fait-il ressortir.  Il faut savoir que ce vaccin protège les nouveaux nés contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à l’Haemophilus influenza de type B et l’hépatite B. Ce vaccin est administré aux bébés dans un délai de 6, 10 et 14 semaines.

Le ministre Husnoo a rappelé que ce nouveau vaccin réduit le nombre d’injections nécessaires en assurant une protection contre plus de maladies. Plus de 97% de la population enfantine bénéficient des vaccins recommandés par l’OMS. Par ailleurs, il a lancé un appel à la population pour se faire vacciner contre la grippe. La prochaine campagne débutera en mars ou avril prochain.

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Soins oculaires – Dr Husnoo : «Le traitement au laser permet des interventions pointues» http://starpress.info/soins-oculaires-dr-husnoo-traitement-laser-permet-interventions-pointues-3531/ Tue, 16 Jan 2018 12:08:51 +0000 http://starpress.info/?p=3531 « On travaille sur le dossier de la construction d’un nouvel hôpital des yeux », a déclaré  le ministre de la Santé et de la Qualité de la vie, le Dr Anwar Husnoo. C’était le 10 janvier 2018 lors de la cérémonie de remise d’un équipement au laser  pour les soins oculaires qui seront dispensés par la Teaching Eye Surgery (TES) à l’hôpital de Souillac. Le Dr Husnoo a précisé que le ministère s’attèle actuellement à travailler sur les modalités pour la mise en œuvre d’un hôpital des yeux moderne d’une capacité de 150 lits à Réduit. 

« Ce nouvel hôpital sera doté d’équipements qui seront à la pointe de la technologie. Nous pensons que les travaux vont durer au moins deux ans », a-t-il souligné. Selon le ministre de la Santé, la mise en place d’un nouvel hôpital pour des soins oculaires  s’avère importante  afin de réduire le surnombre des patients au niveau de l’hôpital de Moka.

« Cela permettra de faire face au nombre croissant de patients, une population vieillissante et les complications associées à la forte prévalence du diabète, surtout la rétinopathie diabétique », dit-il encore.

Le ministre Husnoo a  aussi parlé de l’accord de partenariat entre le ministère de la Santé et la ‘Teaching Eye Surgery’ (TES) Foundation. Pour lui, ce partenariat est un succès car il a donné des résultats extrêmement positifs depuis son introduction en 2006. Par exemple, la transplantation de la cornée sur environ 500 patients, la formation des médecins et le don des équipements. Ainsi, grâce à ce nouvel appareil, les patients bénéficieront désormais des interventions pointues  sur le plan oculaire.

En outre, plus tard ce traitement au laser sera  disponible dans tous les « District Hospitals ».

Le Pr Cyrus Tabatabay, président et chef ophtalmologiste de la TES, a déclaré ceci : « Cet équipement au laser est  ce qu’il y a de mieux sur le marché. Cette machine est très précise. »

Soulignons que le siège social de la Teaching Eye Surgery Foundation se trouve à Genève en Suisse. Sa mission est de former nos chirurgiens en chirurgie oculaire et d’aider les prestataires de services de santé dans l’acquisition de matériels d’ophtalmologie.

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Zaheer Hissoob de la SIM : «La courtoisie ne fait plus partie du vocabulaire mauricien» http://starpress.info/zaheer-hissoob-de-sim-courtoisie-ne-plus-partie-vocabulaire-mauricien-3528/ Tue, 16 Jan 2018 11:54:20 +0000 http://starpress.info/?p=3528 Responsable de la cellule sociale de la Société Islamique de Maurice (SIM), Zaheer Hissoob jette un regard sévère sur la société mauricienne. Selon lui, la courtoisie est une denrée rare à Maurice et il est important de revoir le système éducatif.

Quel regard portez-vous sur la société mauricienne?
Les Mauriciens ont, tout le temps, été connus pour leur attitude de « bosseurs ». Qu’ils soient à Maurice ou à l’étranger, les Mauriciens sont connus pour leurs compétences dans plusieurs domaines. Nous ne sommes pas dépendants et notre société ne risque pas de sombrer dans l’assistanat. Or, en voulant maintenir la cadence face aux développements matériels autour de nous, nous avons eu tendance à mettre de côté les valeurs ancestrales et notre culture. Être bosseur, c’est bien mais si nous le faisons tout en négligeant les valeurs fondamentales, cela peut devenir dangereux. Sinon, il est rassurant du fait qu’à Maurice, nous avons encore la liberté de nous exprimer.

À quoi attribuez-vous la hausse croissante de la violence à Maurice ?
Notre société de consommation nous a fait perdre notre humanité au fil des années. Il n’y a plus cet esprit de communauté comme à l’époque de nos grands-parents. Notre société postmoderne nous a fait perdre nos valeurs morales à un rythme effréné ce qui entraîne la violence et autres fléaux. Le surendettement est également un très gros problème négligé par beaucoup. Auparavant, les chefs de famille savaient gérer le budget familial. Mais de nos jours, nous avons tendance à copier le mode de vie des Européens et des Américains. Ceux qui n’ont pas les moyens sombrent ainsi dans le surendettement. Cela a une grande répercussion sur le cocon familial et pousse certains à agir de façon irréfléchie.

«Notre système met trop d’emphase sur la réussite aux examens»

Est-ce que le nombre de crimes atroces est symptomatique d’un mal ou en est-ce les conséquences ?
Dans certains cas, le nombre de crimes atroces relève des symptômes des maux de notre société alors que dans d’autres cas, les crimes en sont les conséquences. Et c’est bien souvent la classe moyenne qui est la plus concernée. Bon nombre de Mauriciens vivent au jour le jour et cela contribue à accentuer la frustration. Il y a des personnes qui n’arrivent pas à évacuer cette frustration et cela se traduit par des actes de violence.

Le manque de civisme est également décrié à tous les niveaux. Comment en sommes-nous arrivés là ?
La courtoisie ne fait plus partie du vocabulaire mauricien. Il suffit d’être au volant pour connaître la mentalité des gens. Auparavant, différentes familles vivaient dans une même cour. Les personnes prenaient soin des enfants de leurs voisins et l’entre-aide était un maître mot. Or, l’individualisme a commencé à faire son entrée dans notre société et a apporté son lot de désavantages. Aujourd’hui, plusieurs personnes ne savent même pas si leur voisin est souffrant ou certains ne connaissent pas le nom des gens qui habitent tout près d’eux. L’individualisme a pris le dessus sur l’esprit de communauté et c’est dommage. Aussi, j’aimerais attirer l’attention sur le fait qu’il faut dissocier le sens de patriotisme de la politique. Plusieurs Mauriciens ont tendance à faire l’amalgame.

Sinon, est-ce que le nombre d’accidents de la route relève également de ce mal social ?
Bien sûr ! L’incivisme sur nos routes a pris a pris des proportions démesurées. Il n’est pas étonnant de voir une personne brûler un feu rouge et provoquer un accident uniquement parce qu’elle est en retard au travail. 2018 a débuté avec plusieurs morts sur nos routes et il aurait suffi d’un seul mort pour conscientiser tous les automobilistes mauriciens. Mais personne ne semble s’en soucier et c’est vraiment navrant car on ne pourra jamais remplacer la mort d’un être cher.

Quel est le rôle de l’éducation face à tant de fléaux ?
Le rôle de l’éducation aurait dû être axé sur l’internalisation des valeurs pour les jeunes et le rétablissement de l’ordre social. L’école doit préparer nos jeunes pour affronter l’avenir mais la discipline doit être de rigueur. Le port de l’uniforme dans les écoles est un exemple de discipline. Mais il est essentiel que je fasse ressortir que l’éducation ne concerne pas uniquement les enfants mais également leurs parents. L’éducation parentale doit être une priorité pour notre société aujourd’hui. Il faut établir une structure adéquate et venir de l’avant avec une école parentale car dans bien des cas, il faut apprendre aux gens à être « parents ».

«La formation des chefs religieux ne doit pas être uniquement d’ordre spirituel mais ils doivent aussi avoir d’autres formations comme le leadership.»

Pensez-vous que notre système éducatif a failli dans sa tâche en ne produisant que des jeunes avec des diplômes ?
Oui et non ! Oui, parce que notre système met trop d’emphase sur la réussite aux examens et non pas au développement cognitif des jeunes. Là-dessus, il y a encore du chemin à faire. Aussi, les services communautaires auraient dû faire partie du cursus scolaire. Au cycle secondaire, il aurait été souhaitable que les élèves puissent s’engager dans le volontariat à travers des ONG et autres instances caritatives et que cela soit pris en considération pour la remise des certificats à la fin des études. Mais de l’autre côté, je dirais non car le système ne peut être le seul à blâmer car l’éducation commence à la maison.

Y-a-t-il eu un manquement de la part des autorités ?
Là aussi, j’ai un avis partagé car les autorités font preuve d’hypocrisie face à tous les fléaux sociaux dans le pays. C’est en quelque sorte, la pratique de la politique de l’autruche. On se voile la face. Mais n’empêche que le citoyen aussi a son rôle à jouer. N’oublions pas la fameuse citation de John F. Kennedy qui disait lors d’un de ses discours : « Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays. »

Quel devrait être le rôle des chefs religieux pour redresser la situation ?
Il faut avant tout connaître la place de la religion dans notre société postmoderne. La sécularisation est en train de prendre de l’ampleur. Il suffit de se rendre à une mosquée pour constater les nombre de jeunes qui viennent prier. Si dans une mosquée, vous n’entendez que les vieux tousser et pas les cris des enfants, cela n’augure rien de bon pour l’avenir. Mais les chefs religieux doivent être en mesure de ramener la confiance au sein de la société en s’appuyant sur une méthodologie adéquate. La formation des chefs religieux ne doit pas être uniquement d’ordre spirituel mais ils doivent aussi avoir d’autres formations comme le leadership. C’est à ce moment qu’ils auront plus d’impact dans leur approche.

Êtes-vous d’avis qu’une meilleure utilisation des associations religieuses et des ONG aurait permis de contrer les fléaux de la société ?
Il faut avant tout saluer le gros travail abattu par plusieurs ONG et des associations religieuses du pays et ce, dans différents domaines. Mais de nombreuses associations ne laissent pas la place aux jeunes. Une politique d’ouverture aurait permis à ces organisations d’être encore plus performantes. Il faut quelqu’un assure la relève tout de même !

Le fléau de la drogue continue à faire des ravages. Comment mettre nos jeunes à l’abri ?
Il est vraiment triste que la situation soit devenue si alarmante. J’ai eu l’occasion de mener une étude sur les jeunes dans une université du pays en décembre 2016 et le rapport est tout juste finalisé. Le rajeunissement des consommateurs est devenu un véritable casse-tête pour les travailleurs sociaux. Selon les conclusions du rapport, 70% de jeunes de cette université ont au moins eu recours à une activité illégale. 40% d’entre eux prennent de la drogue synthétique sur une base hebdomadaire alors qu’entre 8 à 9% de ces jeunes consomment de cette drogue au quotidien. Il est temps de venir de l’avant avec de vraies campagnes de sensibilisation.

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Admission en Grade 7 : la rentrée scolaire 2018 entre satisfaction et frustration http://starpress.info/admission-grade-7-rentree-scolaire-2018-entre-satisfaction-frustration-3521/ Mon, 15 Jan 2018 08:33:13 +0000 http://starpress.info/?p=3521 L’exercice d’admission en Grades 1 et 7 a eu lieu, mardi 9 janvier, alors que la grande rentrée scolaire s’est tenue le lendemain. Si dans la majorité des écoles, la satisfaction se lisait sur le visage des chefs d’établissement, par contre, dans autres collèges, la frustration se faisait ressentir.

La nouvelle reforme éducative entame sa deuxième année et c’est la première fois qu’a eu lieu l’exercice d’admission « post-CPE » dans les collèges. Ainsi, la transition de Grade 6 à Grade 7 a réservé son lot de frustrations dans quelques établissements secondaires du pays lors de l’exercice d’admission le mardi 9 janvier. Le manque d’enseignants dans plusieurs collèges d’État a été décrié par plusieurs parents qui disent ne pas comprendre comment aucune mesure n’a été prise pour la grande rentrée 2018.

Roshan Boodnah, président de la Government Secondary School Teachers’ Union (GSSTU), estime que la rentrée a provoqué un sentiment de frustration chez de nombreux enseignants en raison de plusieurs demandes de transferts non abouties. « Beaucoup d’enseignants sont frustrés. Il y a eu des demandes de transfert mais celles-ci n’ont pas encore été tenues en compte », nous dit-il. Il faut comprendre qu’il existe trois critères essentiels pour une demande de transfert : une raison d’ordre médical, un transfert après plus de 10 ans passés dans un collège et un changement d’adresse.

Le flou autour de l’Extended Stream

Soondress Sawmynaden, président de l’Union des recteurs et des assistants-recteurs des collèges d’État, pointe du doigt « l’amateurisme » du département des ressources humaines du ministère de l’Éducation. Il estime que ce département n’a pas été en mesure de gérer les requêtes des différents collèges d’État. « Depuis mars 2017, le département des ressources humaines du ministère avait fait comprendre à tous les recteurs qu’il nous fallait soumettre nos requêtes pour 2018. Cela a été fait mais huit mois après, il me semble qu’il n’y a pas grand-chose qui a été fait.  Il n’y a pas eu un ‘timely provision’ du ministère – d’où un manque d’enseignants dans plusieurs collèges pour la rentrée et aussi un surplus dans plusieurs autres établissements. Il y a des collèges où des « Supply Teachers » ont été déployés alors que ce n’était pas nécessaire », déplore Soondress Sawmynaden.

Le  syndicaliste avance également que l’ « Extented Stream » a été la source de plusieurs problèmes pour la rentrée 2018. « Il était convenu qu’il n’y aurait qu’un vingtaine d’élèves qui seraient admis pour ce programme dans les collèges. Or, c’était le cafouillage pour la rentrée. Dans quelques établissements, mes collègues m’ont indiqué qu’ils se sont retrouvés avec plus de 20 élèves et que cela a nécessité l’aménagement d’une seconde salle de classe pour l’Extended Stream », révèle-t-il.

Néanmoins, même si la rentrée 2018 a été une source de frustration dans quelques collèges, dans d’autres établissements la reprise a été sans anicroche. Ricardo Victoire, président de la Parents Teachers Association du collège La Confiance, indique que les admissions en Grade 7 et la grande rentrée se sont déroulées à la satisfaction de tous.

« À notre niveau, la transition de Grade 6 à Grade 7 s’est faite sans grogne. Il me semble que les parents ont bien compris la reforme et c’est tant mieux ainsi », nous a-t-il déclaré.

Soondress Sawmynaden, président du syndicat des recteurs : «Un manque de communication de la part du ministère»

Soondress SawmynadenSoondress Sawmynaden est d’avis que c’est uniquement au cours de cette semaine que les choses retourneront à la normale dans les différents établissements secondaires du pays. Selon lui, pour la rentrée, les chefs d’établissement ont mis les bouchées doubles afin que la transition en Grade 7 se fasse dans les meilleures conditions. « Nous voulons que chaque enfant puisse se sentir à l’aise et nous misons sur un encadrement holistique », dit-il.

Le président de l’Union des recteurs et des assistants-recteurs des collèges d’État pointe du doigt certaines lacunes au niveau du ministère concernant le transfert des enseignants. Toutefois, il avance aussi que certains parents ont contribué à rendre la situation plus complexe pour la rentrée. « Certains parents avaient rempli incorrectement le formulaire d’admission. Cela a, par la suite, provoqué de la frustration. Mais il faut aussi reconnaître qu’il y a eu un manque de communication de la part du ministère de l’Éducation vis-à-vis des parents », fait ressortir Soondress Sawmynaden.

Il soutient que les enseignants devront redoubler d’efforts dans les semaines à venir afin que la nouvelle reforme soit un succès.  « Ce sont les enseignants qui mèneront à bon port les élèves quant à la nouvelle reforme éducative. Les chefs d’établissement auront à l’œil tous les développements et nous apporterons notre soutien également », conclut-il.


Ricardo Victoire, président de la PTA collège La Confiance : «L’épanouissement des élèves demeure notre priorité»

Ricardo VictoireAu collège La Confiance, il y régnait une ambiance ‘bon enfant’ lors de l’exercice d’admission en début de semaine. Ricardo Victoire, président de la PTA du collège, avance que tout s’est bien déroulé et que la transition en Grade 7 a été un succès. « Nous faisons confiance à la nouvelle reforme mais notre but demeure l’épanouissement des enfants au cours de leur apprentissage. Il est vrai que les résultats académiques sont importants mais il faut également que l’accent soit mis sur le développement de la personnalité de l’enfant. Il faut voir les choses avec une vision et une ouverture d’esprit élargie », estime-t-il.  De son côté, Ali Jookhun, le président de la PTA du collège Sir Abdul Razack Mohamed à Port-Louis, avance que certains parents lui ont fait part de leurs réserves quant à l’ « Extended Stream ». « Peu d’information a circulé sur ce programme pour les enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage. On veut en savoir plus car plusieurs parents sont dans le flou », dit-il.


Roshan Boodnah, Président de la GSSTU : «Des parents pourraient se tourner vers les collèges privés»

Roshan BoodnahLe président de la Government Secondary School Teachers’ Union (GSSTU) loue les efforts du ministère de venir de l’avant avec une nouvelle réforme pour une éducation inclusive pour les étudiants mauriciens. Or, certaines failles dans le système le poussent à avoir un regard critique sur l’avenir de cette réforme. « La réforme a déjà été enclenchée et on ne peut revenir en arrière. C’est fort louable de la part du ministère d’être venu de l’avant avec le ‘No School’. Maintenant,  chaque enfant est assuré d’une place dans un collège après le Grade 6. Mais après concertation avec plusieurs collègues, on a pu remarquer que l’ « Extended Stream » qui remplace le ‘prevoc’ comporte plusieurs lacunes », souligne-t-il.

Selon lui, 52 collèges d’État comprennent l’ « Extended Programme » et cela aura une répercussion sur les ressources humaines des collèges. « Je ne suis pas contre ce programme car je trouve qu’il est très important de venir en aide aux enfants qui éprouvent des difficultés  au cours de leur apprentissage mais ils ont besoin d’un tout autre encadrement. Les enseignants qui travailleront avec ces élèves font partie du staff ‘mainstream’ du collège mais ils ont suivi une formation que j’estime est insuffisante.  Car, pour travailler avec ces enfants, il faut une tout autre pédagogie et une méthodologie appropriée. L’enseignant doit changer complètement sa pédagogie », souligne Roshan Boodnah. Il avance que les enseignants du ‘Mainstream’ travailleront avec les élèves de l’Extended Stream au rythme de deux sessions (périodes). « On le fait juste parce qu’on doit le faire. Mais j’aurais souhaité plus de ressources de la part du ministère », dit-il encore.

En ce qui concerne le Grade 7, le président de la GSSTU estime que les parents ont de grandes attentes par rapport à tout ce qui touche au collège. Or, Roshan Boodnah est d’avis que certains risquent d’être déçus. « Comme l’attribution du collège au niveau de Grade 7 est basée sur trois critères, un enfant peut ne pas avoir le collège que les parents avaient souhaité. Dans ce cas, il y a un risque que ces derniers se tournent désormais vers les collèges privés payants. Ceux qui ont de l’argent, n’auront aucun souci à se faire », argue-t-il.

Il est d’avis qu’il est important de ne pas « catégoriser » les enseignants par rapport aux collèges où ils travaillent. « Certaines écoles ont une infrastructure déplorable et c’est un facteur que beaucoup de parents prennent en considération », avance notre interlocuteur.

Par ailleurs, Roshan Boodnah laisse planer le doute sur les transferts dans les académies après Grade 9. « La mixité entre alors en jeu. Je ne suis pas contre mais au vu de la situation sociale qui règne dans le pays, je ne suis pas trop optimiste à l’idée que filles et garçons se retrouvent dans un même établissement au niveau de Grade 10. La situation à Maurice est telle que certaines interrogations subsistent », fait-il ressortir.

Il ajoute qu’il est temps que le ministère vienne de l’avant avec la création de nouveaux postes au sein des collèges d’État comme celui du ‘Discipline Master’ et du ‘Section Leader’. « Ces postes existent dans les établissements secondaires privés. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas encore le cas dans les collèges d’État », se demande le président de la GSSTU.

Autrement, il se réjouit du fait que les parents aient pu acheter les manuels scolaires pour la rentrée en Grade 7 à un prix très raisonnable avec une subvention du ministère. Roshan Boodnah dit également accueillir favorablement les nouvelles matières comme le ‘Life Skills’, le créole et le ‘Holistic Development’.


La rentrée 2018 en quelques chiffres…

Ils sont 183 300 élèves à avoir repris le chemin de l’école le mercredi 10 janvier.  Au primaire, c’est 77, 300 enfants qui retournent en classe et au secondaire 106,000. L’exercice d’admission des élèves de Grades 1 et 7 a eu lieu mardi. Il devait se faire le lundi 8, mais a été reporté à cause de la pluie. 11,610 ont été admis en Grade 1 (10890 à Maurice, 713 à Rodrigues, 7 à Agaléga). 13,500 élèves ont, quant à eux, été admis en Grade 7

Par ailleurs, dans le cadre du système « Nine-Year Continuous Basic Education », les programmes d’études pour les Grades 7 à 9 ont été revus. De nouvelles matières ont été ajoutées au cursus. Elles sont : Life Skills, incluant Sexual Education, Civic Values, Road Safety et Social and Emotional Well-being pour une éducation holistique ; kreol morisien en Grades 7 à 9 sur une base optionnelle. Les élèves du secondaire auront bientôt un support en ligne après les heures de classe.

Sinon, 3600 élèves travailleront sous l’Extended Programme. C’est un cours destiné aux élèves ayant des difficultés d’apprentissage revelés lors du Primary School Achievement Certificate (PSAC). La première année de l’Extended Programme consiste en une remise à niveau. Puis, ils auront droit à des cours qui les mèneront au National Certificate in Education (NCE). Pendant ces quatre années, les élèves bénéficieront d’un encadrement spécial.

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Accident de la route : Raeef Auckburally, 27 ans, meurt à 5 mois de son mariage http://starpress.info/accident-de-route-raeef-auckburally-27-ans-meurt-a-5-mois-de-mariage-3517/ Mon, 15 Jan 2018 08:23:24 +0000 http://starpress.info/?p=3517 C’est un père visiblement très accablé qui nous accueille chez lui à Vacoas pour nous parler de son fils, Raeef Auckburally,  27 ans, mort dans un accident de voiture survenu dans la nuit du 4 janvier 2018 à Ébène. Raeef a succombé à une fracture du crâne après être resté trois jours dans le coma.

Chez les Auckburally, le temps est suspendu. Fouad, le père de la victime, en nous serrant la main, laisse éclater son chagrin.

« Trop vite mo garçon fine quitte moi », ne cesse-t-il de répéter en essuyant ses larmes. Dans le salon, un silence religieux rend pesante l’atmosphère. Noorjahan, la mère de Raeef, la tête baissée, prend une grande bouffée d’air avant de nous parler. «Mo pe passe par banne moments difficile. Mo le cœur pe saigner kan mo penser ki mo pas pou rétrouve Raeef encore », dit-elle.

Nous tentons de la consoler par quelques mots de réconfort, mais sa douleur est trop forte. Fouad nous raconte que son fils aîné et lui étaient très proches et qu’il était comme son ami. Entre père et fils, il n’y avait ni secret ni barrière. D’ailleurs, ses deux autres fils et sa fille vivent en parfaite harmonie avec lui et son épouse. Les souvenirs de son fils ne cessent de défiler dans la tête de Noorjahan. Elle le voit et le revoit chaque après-midi à son retour du travail lui demandant avec un sourire taquin ce qu’elle avait préparé pour le dîner.

Signes prémonitoires

Raeef AuckburallyLa grand-mère de Raeef, présente lors de notre visite, est elle aussi terriblement abattue. «Mo pas ti crié li par son nom, mo ti appelle li Betol dépi li petit et li crié moi dadi», laisse-t-elle entendre entre deux sanglots.  La veille de sa mort, Raeef avait dîné chez elle et avait fait la vaisselle avec l’aide de sa fiancée.

Selon ses proches, les signes prémonitoires de la mort de Raeef étaient nombreux.  Souvent il se rendait à la mer avec son père pour une partie de pêche. Il était jovial et parlait sans arrêt. Maintenant, qu’il n’est plus, Fouad se souvient qu’à leur dernière partie de pêche il y a quelques semaines, il était moins bavard, voire, distant.

Il y a aussi ce mauvais rêve qu’il avait fait et qu’il avait raconté avant d’aller travailler, il y a une semaine.  « Nous pou passe par banne moment difficiles », avait-il confié à sa mère. D’autres souvenirs assaillent sa fiancée, Amira, qu’il devait épouser au mois de juin après le ramadan. La grand-mère voulait leur offrir un vêtement dans un magasin, mais Raeef n’était pas intéressé et lui avait demandé: « Eski nous pou réussi marié ?». Toutes ces paroles résonnent dans la tête de ceux qui les ont entendues et rendent leur chagrin vivace et profond.

Selon Fouad, son fils était un garçon exemplaire. Il était très discipliné et respectait ses aînés. Il ne manquait jamais l’occasion de rendre service à quiconque le sollicitait pour une aide.

Le  jour de l’accident, il est parti chez sa fiancée à Pailles dans l’après-midi et devait rentrer dans la soirée. Vers 22h30, il pleuvait à grosses gouttes et son père voulait lui téléphoner pour lui demander où il se trouvait. Son épouse lui a dit d’attendre encore un peu car il avait l’habitude de rentrer après 22h30. « Mo disang pe averti moi ki mo garçon en danger, mais mo pas fine téléphone li pou alle cherche li », nous dit Fouad.

Vers 00h20, il appelle Raeef sur son téléphone portable. Le téléphone sonne mais personne ne répond.

Vers le 01h20, un policier appelle pour dire à Fouad de prendre les vêtements de son fils et de venir à l’hôpital Victoria pendant que l’ambulance du SAMU le transporterait à l’hôpital. Noorjahan et Fouad ont senti la terre se dérober sous leurs pieds.

Trois jours dans le coma

Raeef est resté trois jours dans le coma et a subi une opération chirurgicale. «Pendant sa 3 jours-là nous pas fine ni manger ni boire ni dormi. Nous fine conne banne moments les plus douloureux de nous la vie », nous dit Noorjahan.

Après trois jours, Raeef a quitté ce  monde sur la pointe des pieds, laissant dans la douleur ses proches qu’il aimait ainsi que sa fiancée, Amira,  qu’il chérissait beaucoup.

« Trop jeune pour mourir, trop tôt pour partir, mais c’est Allah qui décide de la mort », nous dit un de ses amis.  Fouad reprend courage et tente de réconforter son épouse par des mots gentils. Mais trop attachée à son fils, elle demeure inconsolable. D’ailleurs, elle a tenu à nous montrer un album photos de Raeef alors qu’il était enfant.
Fouad remercie tous ceux qui ont soutenu la famille durant cette épreuve, en particulier le ministre Nando Bodha, le député Dan Baboo, tous les employés de Phoenix Beverages où Raeef était employé comme superviseur chez Coca Cola, les Dr Gauzee et Babajee, le personnel de l’ICU de l’hôpital Victoria qui a tout tenté pour sauver la vie de son fils et tous les proches à  Maurice et à l’étranger qui partagent le chagrin de la famille. Noorjahan demande à tous les frères et sœurs de penser à son fils dans leurs supplications: «Demande Allah duah pou mo Raeef». « Rien ne sera comme avant », dit cette mère écrasée par la souffrance. En ce qui concerne l’accident, l’enquête de la police suit son cours pour connaître les raisons du dérapage de la voiture.

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Acte de barbarie : Tibye battu et laissé pour mort par un jeune de 18 ans http://starpress.info/acte-de-barbarie-tibye-battu-laisse-mort-jeune-de-18-ans-3514/ Mon, 15 Jan 2018 08:18:03 +0000 http://starpress.info/?p=3514 Le village de Bel-Air Rivière-Sèche est toujours sous le choc. Un sexagénaire a été victime d’un acte de barbarie d’une rare violence commis par un jeune de 18 ans.

Tibye Najim, âgé de 62 ans, marié et père de trois enfants et également grand père de trois petits enfants, habite sur la Route Royal à Bel-Air-Rivière-Sèche. Cet ancien ferrailleur est connu comme Kelall dans son village. Jusqu’ici il avait le respect de tout le monde dans sa localité et était connu comme un homme sympathique.

Le Jeudi 04 janvier aux alentours de 18h00, comme à l’accoutumée, Tibye faisait une marche dans la localité.  Il aimait rendre visite à ses petits enfants qui habitent dans la même localité. Selon,  Shirine sa fille, ainée qui habite avec ses parents, son père revenait à la maison une demi-heure plus tard. En chemin, vu son âgé avancé, Tibye avait une envie pressante de se soulager.  Il est allé dans une cour abandonnée et là il est tombé sur un certain Kamlesh Mungur (18 ans), connu comme le  fauteur de troubles de la localité.  Le jeune homme  a vu Tibye. Il paraît qu’il avait une rancune  contre le vieil homme et il a voulu se venger.

Il a abordé la victime en lui disant « ki to pe fer la».  Mais Tibye  n’a pas eu le temps de terminer sa phase.  Fou de rage et de la haine, Kamlesh s’est défoulé sur le vieil homme. « Il a commencé à injurier mon père et sans aucune pitié,  il a commencé à l’agresser sauvagement. Mon père qui est un homme sans défense n’a même pas pu éviter les coups. Il a même saisi une pierre et a  donné des coups à mon père sur son visage. Ensuite, il a roué mon père des coups », raconte Shirine.

Scène d’horreur

Tibye a lancé des cris de détresse. Des habitants de la localité qui revenaient de la prière, ont constaté cette scène d’horreur. Ils ont couru vers la  victime pour lui venir en aide. Quant au présumé agresseur, il a pris la fuite. Tibye s’est écroulé sur le sol. On pouvait à peine reconnaître son visage.

Pour Shirine, son père a été battu à mort.  Le visage boursouflé, le sexagénaire a du mal à s’exprimer.  Il se plaint de douleurs et il est toujours sous le choc. Ses enfants et même les habitants de la région sont révoltés. Shirine est d’avis que son père a été victime d’un règlement de comptes. « Un an et demi de cela, le jeune homme, qui a un problème de drogue, avait volé des chaises en plastique dans sa cour. Tibye l’avait dénoncé à la police.  Ce qu’il n’a pas encore digéré », dit-elle.

Intervention chirurgicale

Par la suite, la victime a été transportée d’urgence à l’hôpital de Flacq pour recevoir des soins avant d’être transférée à l’hôpital SSRN où elle a été admise. Cette semaine, le sexagénaire a subi une intervention chirurgicale à la mâchoire qui a été fracturée.

Le suspect a été arrêté par la police de Bel-Air-Rivière-Sèche sous une charge provisoire de « Serious assault with premeditation ». La police a objecté à sa remise en liberté conditionnelle. Il a été reconduit en cellule policière. Shirine et ses proches lancent un appel aux autorités concernées pour ne pas accorder la caution à Kamlesh. Ils craignent pour leur sécurité et celle de leur père. « Li fine dire li pou gagne moi aussi bientôt ; pas gagne tracas. Sa kalite dimoune la bizin mette zot dans ene prison perna place pou zot dans la société », conclut Shirine.

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Appel à la solidarité : Raziah et sa famille vivent dans l’obscurité totale http://starpress.info/appel-a-solidarite-raziah-famille-vivent-lobscurite-totale-3511/ Mon, 15 Jan 2018 08:15:54 +0000 http://starpress.info/?p=3511 Près de la rue Diego Garcia, à Port-Louis, se trouve une maison recouverte de feuilles de tôle trouées que loue Raziah Emamally. Elle fait appel à la générosité des musulmans pour l’aider à construire une maison à la Route Militaire où sa belle-mère lui cédera un terrain. Chez les Abdool, le jour et la nuit n’ont aucune différence. Raziah Emamally , sa petite fille de deux ans et son époux malade vivent dans une obscurité  absolue. La seule préoccupation de Raziah Emamally, 46 ans, c’est de trouver un autre toit le plus tôt possible.

Pourtant, Raziah ne se décourage jamais face au travail qu’elle fait dans la maison d’autrui.  Son époux, Moneerkhan Abdool, ancien agent de  sécurité  chôme depuis deux ans.  La raison : il est atteint d’une maladie mentale et ne comprend plus rien après une dépression. « Depuis, je suis le seul gagne-pain de la famille », raconte Raziah en larmes. Mooneerkhan est malade depuis que sa maison est complètement plongée dans l’obscurité. Il ne savait pas quoi faire pour sortir de ses problèmes.  Et d’ajouter: «  Mon époux  fait beaucoup de dégâts depuis  qu’il est tombé malade ». La mère de  Mooneer songe à l’envoyer à l’hôpital psychiatrique.  Rouksanah Meeajaun, la belle-mère de Raziah, se soucie beaucoup pour sa petite  fille Mooneerah qui est de nature fragile. « Elle pleure toute la nuit quand la pluie tombe, car elle ne voit rien autour d’elle et elle est vite trempée », lamente-t-elle.

Raziah ne sait plus vers qui se tourner. Cela fait longtemps depuis qu’elle a déposé ses papiers à la Sécurité sociale et des sociétés islamiques pour lui venir en aide. En attendant, elle travaille comme bonne dans la maison d’une voisine et entreprend de petits travaux chez ceux qui sollicitent ses services. Toutefois, elle ne reçoit pas plus que Rs 4000 par mois. Avec ce maigre salaire, elle ne peut pas louer une autre maison dans l’immédiat.

Quand elle rentre chez elle l’après-midi, elle ne peut se reposer. « Je dois quotidiennement éponger l’eau de la maison et faire mes corvées dans cette humidité », se désole Raziah. Ceux qui souhaitent soulager la petite famille, peuvent contacter sa belle-mère Rouksana Meeajaun sur ce numéro: 5712 7329.

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École soufie internationale : Cheik Aly N’Daw en visite à Maurice http://starpress.info/ecole-soufie-internationale-cheik-aly-ndaw-visite-a-maurice-3506/ Fri, 12 Jan 2018 08:38:05 +0000 http://starpress.info/?p=3506 L’école soufie internationale  est un modèle économique basé  sur les principes de la non-violence. La direction a présenté  sa nouvelle collection des livres qui a pour thème « La conscience et la non-violence » sur son terrain agricole à la Brasserie Curepipe le samedi 6 janvier 2018 avec comme invité d’honneur le Cheik Aly N’Daw.

Quatre  livres ont été offerts  par Soraya Ramjan,  la responsable de l’école Soufie Internationale de Londres, à savoir : L’être à la conquête  de sa propre conscience, L’être en quête de vérité, Comment accéder à la conscience par l’expérience et Une économie en conscience par les moyens de la paix. Tous les livres sont une compilation de causeries du Cheik Aly N’Daw, le directeur général de cette école basée au Sénégal.

Le message du directeur  est de faire découvrir  à chaque individu les qualités qu’il possède  à l’intérieur de lui-même, afin qu’il comprenne sa propre conscience. Comme cela fut le cas pour des personnages légendaires  qui ont laissé leurs empreintes dans l’histoire du monde. Citons, entre autres : Martin Luther King, Mahatma Gandhi, Mère Teresa, Nelson Mandela. Et pour ce qui concerne l’agriculture bio, le projet consiste à planter des légumes et des fruits sans des pesticides, ce qui est une alternative sociale et économique. Soraya Ramjan explique que l’association  socio économique EcoPaix est avant tout un mouvement économique alternatif  qui est basé sur le message et la pratique de la paix à travers le monde.

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