dimanche , 22 octobre 2017
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Reknazbee Poordil
En 2015, son monde bascule quand elle apprend que sa mère souffre d’un cancer du col de l’utérus. L’opération qui a suivi est un succès, mais sa mère est toujours affaiblie par les sessions de chimiothérapie

Une famille décimée par le cancer : Reknazbee Poordil se bat pour rester en vie

Sa famille a été décimée par le cancer. Atteinte elle-même d’une tumeur au pancréas, Reknazbee Poordil, 41 ans, mère de deux fils, se bat pour rester en vie.

L’histoire de Reknazbee est émouvante et pathétique. Elle déborde d’énergie et respire la joie de vivre. Mais ce n’est qu’une apparence. En réalité, elle souffre énormément et pleure en silence pour ne pas accabler les siens.  Devenue veuve très jeune après la mort de son époux, emporté par une tumeur au cerveau, elle s’est retrouvée tout d’un coup seule avec deux enfants en bas âge sur les bras.  Elle travaillait comme chef d’équipe dans une entreprise et percevait un bon salaire. Quelque temps après, la compagnie fait faillite et Reknazbee se retrouve sur le pavé. Elle se sacrifie pour ses deux fils et doit trouver le nécessaire pour leur éducation. «Mes enfants n’ont pas connu l’amour paternel car mon époux a quitté ce monde à 33 ans», dit-elle. En 1989, le cancer frappe une nouvelle fois sa famille. Cette fois c’est au tour de son père de  succomber à un cancer de la vessie et de l’intestin. Il avait 47 ans.

Elle perd ses proches

La maudite maladie s’acharnera encore contre ses proches. Peu de temps après,  son grand-père maternel en mourra lui-aussi. Reknazbee n’a pas encore terminé le deuil de son grand-père maternel qu’elle perd son grand-père paternel et sa tante. Tous deux emportés par la même maladie.

« Je n’ai pas peur de mourir car la foi d’une croyante est plus forte mais s’il y a un moyen pour moi de rester en vie pour grandir mes enfants, Allah me viendra en aide »

En 2014, Reknazbee ressent une forte douleur au dos et est en proie au vertige et à la nausée. Elle se disait que c’était peut-être la fatigue ou le stress.

En 2015, son monde bascule quand elle apprend que sa mère souffre d’un cancer du col de l’utérus. L’opération qui a suivi est un succès, mais sa mère est toujours affaiblie par les sessions de chimiothérapie. À ce jour, elle a dû se soumettre à 18 sessions de chimiothérapie qui lui laissent des séquelles irréversibles.

Par précaution, suite à ses ennuis de santé, sa mère lui  conseille, pour qu’elle ait l’esprit tranquille, de se soumettre à un examen médical complet. Reknazbee se rend chez un médecin pour passer une échographie.

Quelques jours après, Reknazbee sent le sol se dérober sous ses pieds quand le médecin l’informe que les résultats de l’échographie montrent qu’elle a une  grosseur au pancréas et que pour le confirmer, il faudra qu’elle se rende à la clinique pour un examen complet du pancréas. Après un examen au scanner, Reknazbee se rend de nouveau à l’hôpital où le spécialiste l’informe que des tests supplémentaires doivent être faits pour connaître l’étendue de la tumeur. Pendant plus d’une année, elle fait le va-et-vient à l’hôpital sans que les médecins puissent prendre une décision à son sujet. Finalement, son médecin traitant lui conseille de passer une biopsie  avant qu’on ait recours à une opération chirurgicale.

Appel à l’aide

En 2017, grâce à un proche qui l’a grandement aidée, elle se rend à l’île de la Réunion pour un examen du pancréas par IRM. Le résultat de l’IRM confirme la présence d’une masse de composition kystique avec une portion charnue postéro-déclive et une paroi épaisse développée dans la portion corporéale du pancréas.

Le Dr Sophie Morand dans son rapport écrit que la masse est « bien limitée, de composition mixte de 43 cm située au niveau de la portion corporéale du pancréas pour laquelle il est nécessaire d’envisager une exérèse chirurgicale ». Dévastée par le rapport d’examen, elle retourne à Maurice pour informer son médecin qu’elle ne souhaite pas subir une laparotomie pour ne pas risquer sa vie. Elle souhaiterait l’enlèvement du kyste au pancréas par une opération chirurgicale en Inde puisque cette opération est très compliquée et le taux de réussite est minime à Maurice.

Elle entre en contact avec un spécialiste de l’hôpital  Apollo de Chennai en Inde. L’intervention chirurgicale et l’hospitalisation coûteront plus d’un million de roupies. Reknazbee avoue n’avoir pas les moyens pour se faire opérer mais redoute que le kyste se développe en cancer et alors il sera trop tard. « Je n’ai pas peur de mourir car la foi d’une croyante est plus forte mais s’il y a un moyen pour moi de rester en vie pour grandir mes enfants, Allah me viendra en aide », dit-elle.

Elle lance un appel à la générosité de nos frères et sœurs, des Mauriciens à l’étranger, des firmes privées à Maurice pour l’aider à sauver sa vie. Elle sait qu’elle peut compter sur la générosité de ses compatriotes.

Reknazbee gère une tabagie mais ce qu’elle gagne n’est guère suffisant pour ses frais de médicaments et les examens. C’est avec des larmes aux yeux qu’elle nous prie d’être son porte-parole pour faire passer le message et pour sauver la vie d’une mère de deux enfants. Ceux qui veulent aider, peuvent effectuer un versement à ce compte bancaire au nom de : Reknazbee Poordil.000445312629(MCB).Vous pouvez aussi la contacter sur le 5927 4840

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