dimanche , 25 juin 2017
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Face à la fièvre aphteuse – Crainte de pénurie de bétail pour le Qurbani

Plus de 4 500 animaux infectés par la maladie “Foot and Mouth Disease” seront abattus à Maurice et à Rodrigues. Du coup, une pénurie de bétail est inévitable pour le Qurbani.L’Etat dispose-t-il d’un « plan B » pour l’importation de boeufs sur pattes à Maurice ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres depuis la découverte de la fièvre aphteuse (Food and Mouth Disease) à Rodrigues. Cette maladie affecte le cheptel bovin, caprin, etc. L’importation d’animaux (boeufs, moutons, chèvres, etc) du dixième district a d’ailleurs été suspendue jusqu’à nouvel ordre. A Maurice, deux boeufs sont morts à Vallée-des-Prêtres et plusieurs autres contaminés. Face à cette situation, les Mauriciens de foi musulmane craignent une pénurie de boeufs sur pattes et d’autres animaux tels que les chèvres et les moutons sur le marché local (Maurice et Rodrigues), sachant que le Qurbani approche à grands pas. Sans compter les appréhensions sur la qualité de la viande disponible sur le marché.

Interdiction d’importation de Rodrigues

Réunissant la presse, samedi, le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, a annoncé que face à la prolifération de l’infection à Rodrigues, son ministère a décidé de suspendre toute importation de Rodrigues. « Les échantillons ont été envoyés en Afrique du Sud et le résultat est positif. Le 29 juillet, nous avons envoyé un communiqué officiel aux autorités rodriguaises pour suspendre toute importation. Cependant, le 30 juillet une cargaison de boeufs a été embarquée à Rodrigues et elle est arrivée à Maurice le 1er août. Les animaux ont été placées en quarantaine pour qu’ils n’aient aucun contact avec d’autres animaux à Maurice », dit-il.

Mahen Seeruttun souligne également qu’une autre cargaison était arrivée à Maurice en juillet, c’est-à-dire bien avant que la maladie ne soit détectée. « Nous avons mis en place une équipe pour localiser tous les animaux de cette cargaison pour analyser leur état de santé. Un exercice a débuté à partir du 2 août et à ce jour, il y a une seule ferme à Vallée des Prêtres où il y a des animaux infectés. Il y en a une dizaine et parmi, deux sont morts », avance le ministre.

Opération d’abattage

Le ministre explique que la cargaison du 1er août dernier, se trouve actuellement dans une zone de quarantaine à Richelieu. Ces animaux manifestent déjà les symptômes de la fièvre aphteuse. Ils auraient été en contact avec onze animaux arrivés au pays le 15 juillet et qui se trouvent dans une ferme à Vallée- des -Prêtres.

Par conséquent, le ministère de l’Agro-industrie a décidé d’abattre environ 80 animaux, comprenant des boeufs, cabris et moutons. « Selon le protocole mis en place, le réseau doit être isolé à 3 km. Une équipe est déjà sur place à Vallée des Prêtres pour surveiller les environs autour de la ferme. J’ai informé le Conseil des ministres de la gravité de la situation et des mesures envisagées Le ministère a pris contact avec le Commissaire de Police (CP) Mario Nobin pour procéder à l’opération. Des techniciens de mon ministère ont effectué une visite sur les deux lieux (Vallée-des-Prêtres et Richelieu) pour un constat des lieux et mettre en place la manière de procéder à l’abattage. L’exercice devra prendre fin ce dimanche », dit-il. Le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire conseille au public de ne pas s’aventurer dans les lieux ou aura lieu cette opération.

Depuis le 2 août dernier, le ministère a mis en place un comité de crise qui se compose de vétérinaires, de cadres du ministère de l’Agro-industrie et des Collectivités locales, de responsables de la Mauritius Meat Producers Association et de membres de la force policière.

Le député Ameer Meea demande la révision des prix

À l’ajournement de la séance parlemen­taire du 3 août, le député du MMM, Adil Ameer Meea a demandé au ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Protec­tion des Consommateurs, Ashit Gungah, d’utiliser ses bons offices et les services vétérinaires du ministère de l’Agro-indus­trie et de la sécurité alimentaire pour as­surer que le critère d’âge de deux ans des animaux à être sacrifiés à l’occasion de l’Eid-Ul-Adha soit respecté.

Ashit Gungah a fait ressortir que le mi-nistère de l’Industrie a publié il y a quelques semaines un communiqué dans lequel, il est clairement précisé que les animaux doivent être âgés de plus de deux ans ou plus, en particulier pour le Qurbani. En ce qui concerne les moutons et les chèvres, ils doivent être âgés de plus d’un an. « Comme l’année dernière, les responsables de mon ministère ainsi que les services vétérinaires du ministère de l’Agro-industrie et la sécu­rité alimentaire effectueront des contrôles de manière stricte afin d’assurer que les an­imaux sont de l’âge requis », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Adil Ameer Meea explique qu’en décembre 2015, le prix des boucs et des moutons était de Rs185 et Rs200 par kilo respectivement. « C’était une bonne mesure. Mais cette année, le prix s’est élevé jusqu’à RS 220 par kilo, c’est à dire de Rs185 à RS 220, soit une hausse d’environ 15% en six mois. Je pense que ce n’est pas une augmentation raisonnable, d’autant que le fret maritime a diminué en raison de la chute des prix du carburant », a avancé le député du MMM. Ashit Gungah expli­que que ses officiers vérifieront les points de vente au détail. « Mais je dois dire que le prix de la viande bovine ou autre viande n’est pas contrôlé par mon ministère, mais nous allons essayer de voir comment sou­tenir ce que le député vient de suggérer », conclut-il.

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