mardi , 18 juin 2019
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Feroza Hossenbeg

Extrême pauvreté : Feroza Hossenbeg a besoin de votre aide

Au fond d’un couloir à la rue Nyon à Port-Louis, vivent dans une maison en bois complètement délabrée, Feroza Hossenbeg et sa fille. Le toit de la maison  laisse apparaître des feuilles de tôle trouées. La maison comporte deux piéces exiguës avec deux petits lits et une armoire défoncée. Posés pêle mêle sur une table gondolée par l’eau de pluie,  quelques bols remplis d’objets hétéroclites. Dans la cour où les pavés sont défoncés,  une cabane en tôle qui va sans doute s’écrouler à la prochaine rafale, tient lieu de cuisine.

À tous points de vue, notre visite à Feroza Hossenbeg ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. Nos pires craintes sont aussitôt confirmées : Feroza affirme qu’elle n’arrive pas à joindre les deux bouts.

Certes, elle vient de souffler ses 60 bougies et bénéficie d’une pension de vieillesse mais celle-ci ne viendra que remplacer sa pension de veuve. Comble de malheur : elle est de santé fragile. Elle souffre d’arthrose du genou, de tension artérielle forte,  de diabète et d’autres complications de santé.

Feroza Hossenbeg, qui se déplace en s’appuyant sur une canne, vit avec sa fille qui est séparée de son époux  et est mère d’un bébé de 4 mois. Détentrice d’un certificat de HSC, sa fille, Noosrinah, est à la recherche d’un emploi pour pouvoir mieux s’occuper de son bébé. Elle doit acheter des céréales, des couches, des vêtements et d’autres produits  pour grandir son enfant. Elle souhaite avoir un emploi pour aider sa maman qui passe par des moments difficiles.

Cette dernière garde sa dignité de femme et accepte la misère sans frapper à la porte de personne pour chercher une aide financière. « Mo pe passe par banne moments difficiles. Parfois mo manque nourriture. Et mo lacaze couler couma panier. Kan ena gros la pluie mo lilit trempé et lakaz vine couma dire piscine », dit-elle. Sa pension de veuve n’est guère suffisante pour faire vivre sa fille et son petit-fils. « Mo bizin acheter du lait pou sa bébé la et acheter manger pou nous », laisse-t-elle entendre.

Elle nous confie qu’elle a mis de côté l’argent de la zakaat collecté durant le ramadan et elle l’utilise pour acheter ses médicaments et de la nourriture pour elle et sa fille.

Elle souhaite avoir une maison convenable où elle pourra passer le restant de sa vie. « Si ène dimoune ti ena ène lacaze en bon état ki location  pas trop cher li ti capave offert moi pou mo vive ène la vie dans tranquillité », dit-elle encore. Malgré les difficultés de la vie elle prend les choses avec philosophie. « Mo accepter ce qui Allah pe donne moi parski èna dimoune pena lacaze ni manger pe dormi lors chemin », ajoute-t-elle. Elle est confiante qu’un jour Allah enverra une âme généreuse pour lui venir en aide.

Elle lance donc un appel aux frères et soeurs qui désirent lui venir en aide sous forme de zakaat, lillah ou en termes de provisions. Elle souhaite que vous veniez la visiter pour constater comment un être humain peut endurer autant de souffrance. Ceux qui désirent l’aider peuvent appeler sa fille Noosrinah sur le 58936270.  Vous pouvez aussi verser vos donations sur un compte bancaire à la MCB portant le 000342559060.

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