dimanche , 15 décembre 2019
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Évolution du service médical – Dr Dawood Oaris : «Notre pays a un bon niveau de soins»

Le Dr Dawood Oaris, 70 ans, est le directeur de la Chisty Shifa Clinic. Il a connu la période pré-indépendance et les années qui ont suivi. Il nous peint un tableau de l’évolution de la filière médicale à Maurice. 

À l’avènement de l’indépendance de Maurice en 1968, le Dr Dawood Oaris avait vingt ans. Il venait de terminer son HSC au collège Royal de Curepipe. Il avait accompagné son père comme beaucoup d’autres jeunes pour célébrer l’indépendance de Maurice le 12 mars 1968. «  Auparavant, Maurice en tant que colonie était gouverné par des Anglais. Mais, avec l’indépendance, notre pays allait être gouverné par nos compatriotes. Je ressentais beaucoup de fierté ce jour-là, » dit-il.

Il ajoute que c’était un moment de joie et de fierté pour tous les Mauriciens lorsque le drapeau britannique descendait du mât alors que notre drapeau quadricolore était hissé. « Je pensais alors qu’après mes études, je pourrais servir mon pays et mon peuple», se souvient-il.Dr Dawood OarisNotre interlocuteur fait ressortir qu’avant l’indépendance, la plupart des étudiants qui voulaient devenir médecin allaient en Angleterre ou en France, pour des études supérieures. Mais après l’indépendance, beaucoup ont commencé à opter pour des études en Inde, au pays de leurs ancêtres. « Après mon retour dans mon pays natal, j’ai été embauché facilement. Car à l’époque, il y avait un manque de médecins, » souligne-t-il.

Les services médicaux dans les hôpitaux du gouvernement sont toujours gratuits. Toutefois, il y avait aussi des cliniques privées. Au début, les médecins qui travaillaient dans les hôpitaux, le faisaient aussi dans leur cabinet de consultation après les heures de travail.

Le Dr Owaris se souvient qu’au moment de l’indépendance, il n’y avait que deux grands hôpitaux, à savoir le Princess Margaret Orthopaedic Centre de Candos et celui de Port-Louis. Les opérations chirurgicales étaient effectuées uniquement dans les grands hôpitaux. Toutefois, il y avait 5 hôpitaux de district et au moins un dispensaire dans tous les villages. « Les infirmiers traitaient les patients au dispensaire. En cas de complications médicales, le patient était envoyé dans les hôpitaux régionaux », explique-t-il. En outre, les Anglais opéraient un hôpital naval à Candos pour les soldats seulement. Celui-ci a été converti en hôpital ‘ENT’ en 1976.

Après l’indépendance, le nombre de médecins allait augmenter chaque année. Au début, quand les médecins revenaient à Maurice, ils devaient se faire inscrire à la Cour suprême. Bien plus tard le Medical Council a été créé. Le nombre des maladies transmissibles comme la variole, la tuberculose et d’autres a diminué en raison des campagnes de prévention intenses menées par le ministère de la Santé au cours de ces dernières décennies. Maintenant, les maladies non transmissibles comme l’hypertension, le diabète et les maladies cardiaques ont augmenté en raison des mauvaises habitudes alimentaires des Mauriciens. « Autrefois, les gens travaillaient dur et mangeaient une nourriture simple. Ils vivaient longtemps. Mais de nos jours, nous privilégions un mode de vie sédentaire, » dit-il.

Qualité des soins

La République de Maurice, avec une population de quelque 1,2 million de citoyens, peut se targuer d’un bon niveau de soins dans cette partie du monde. Le gouvernement offre un service gratuit à toute la population, y compris des consultations, un traitement médical, gynécologique et chirurgical, des soins de santé pour les écoliers, un système de vaccination, des soins prénatals et l’éducation sanitaire.

« En tant que patriote, j’ai beaucoup d’espoir pour notre pays. Nous avons fait beaucoup de progrès dans tous les domaines, y compris la santé. Beaucoup de nations ont beaucoup sacrifié pour obtenir leur indépendance. Mais nous avons eu notre indépendance sans verser une goutte de sang en dépit de toutes difficultés. Nous devons penser au développement et au progrès de notre pays, » conclut-il.

Les années 70 : Quelques médecins musulmans de renom

Dr Fakim – Spécialiste des maladies pulmonaires.
Dr Djamil Fareed – Médecin.
Dr Hassam Gareeboo – Médecin
Dr Issoop Moollan – Gynécologue
Dr Rashid Beebeejaun – Pédiatre
Dr Rawat – Chirurgien
Dr Joomye – Radiologie médicale

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