mardi , 23 juillet 2019
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Enseignement supérieur et formation : un secteur en pleine évolution

Le secteur de l’éducation est en pleine évolution à Maurice. Outre l’introduction du Primary School Achievement Certificate (PSAC), le gouvernement met l’accent sur une revalorisation des institutions à tous les niveaux. La gratuité de l’éducation tertiaire est la dernière annonce qui est venue s’ajouter à la liste de mesures prises en vue de faire de Maurice un « Education Hub ».

D’ici 2020, le gouvernement souhaite recruter 100 000 étudiants afin de transformer nos institutions éducationnelles en de véritables centres d’excellence. D’ailleurs, dans le budget 2018-2019, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a mis l’accent sur une éducation de qualité – plus inclusive et plus équitable – grâce à la mise en œuvre de plusieurs mesures à différents niveaux : secondaire, formation technique et professionnel et enseignement supérieur. Une somme de Rs 17,2 milliards a ainsi été allouée pour la mise en œuvre de nouveaux projets et pour accompagner les transformations dans le secteur de l’éducation ainsi que pour l’amélioration des infrastructures y relatives. Le Premier ministre a annoncé que l’objectif du gouvernement est de « transformer Maurice en un centre d’éducation pour la région et ailleurs ». Il a souligné que Maurice a pour but de tripler le nombre d’inscriptions des étudiants internationaux dans les années à venir et qu’une stratégie de « marketing agressif » visant à renforcer la visibilité du secteur sera déployée en vue d’atteindre les objectifs fixés.

Institutions publiques et privées

À ce jour, Maurice compte dix institutions d’enseignement supérieur publiques. Elles sont : l’université de Maurice (UoM), l’université de Technologie de Maurice (UTM), l’Open University of Mauritius (OUM), l’université des Mascareignes (UdM), le Mauritius Institute of Education (MIE), le Mahatma Gandhi Institute (MGI), le Institut Rabindranath Tagore Institute (RTI), le Fashion and Design Institute (FDI), le Mauritius Institute of Training and Developement  (MITD) et le Mauritius Institute of Health (MIH). Dans son message du Nouvel An, le Premier ministre avait annoncé la gratuité de l’éducation tertiaire à Maurice.

Cette semaine, la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a annoncé que cette mesure coûtera Rs 600 millions à l’État. Il faut comprendre que seuls les « Tuition Fees » sont gratuits alors que l’étudiant devra s’acquitter des frais administratifs qui se chiffreraient à Rs 10 000 par année à l’université de Maurice. Les cours à temps partiel sont également gratuits. Soulignons néanmoins qu’en cas d’échec dans un module ou s’il faut refaire une année, l’étudiant devra s’acquitter des « Tuition Fees ».

Par ailleurs, Maurice compte également 54 institutions privées enregistrées localement; 37 d’entre eux sont pleinement opérationnelles. Ces établissements dispensent des cours d’enseignement supérieur dans divers domaines et à différents niveaux (certificat, diplôme, degré, doctorat…). Les « Awarding Bodies » de ces institutions sont généralement basés à l’étranger. Les organismes de certification proviennent des pays suivants: Royaume-Uni (43), France/Réunion (9), Afrique du Sud (8), Inde (1), Australie (3), Malaisie (3), Europe (1), Nouvelle-Zélande. (1), États-Unis (1) et Pakistan (1). Également dans le domaine de l’enseignement supérieur, nombreux sont les étudiants mauriciens qui se tournent vers les études d’ACCA. Celles-ci sont généralement prisées par les professionnels des domaines de la comptabilité, de l’audit, de la gestion ainsi que la finance. Reconnue dans 180 pays à travers le monde, la formation en ACCA offre de bonnes perspectives de carrière internationale.


L’accent mis sur la formation technique

080219_mtc8Outre l’enseignement supérieur, l’accent est également mis sur les formations techniques et professionnelles. Ainsi, ceux qui ont opté pour la filière vocationnelle auront un large choix pour apprendre les différents métiers. La Technical and Vocational Education and Training (TVET), qui est réglementé par la Mauritius Qualifications Authority (MQA), vise principalement à répondre au besoin de la main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs économiques existants et émergents.

C’est le Mauritius Institute of Training and Development (MITD) qui est le principal fournisseur du programme de formation TVET. Le MITD propose également toute une série de programmes techniques et des cours au niveau de diplôme national. Outre le MITD, il existe environ 350 établissements de formation privés enregistrés auprès de la MQA qui proposent des formations, principalement en gestion et en technologies de l’information.

Polytechnics Mauritius Ltd (PML) est une société créée sous l’égide du ministère de l’éducation. Elle compte 3 campus répartis à travers le pays. Celui situé à Réduit, à proximité du CyberCity, abrite le cluster TIC et technologies émergentes. À Montagne-Blanche, la branche de la PML est spécialisée en tourisme et en Cruise Management alors que le campus de Pamplemousses abrite les pôles santé, soins infirmiers et paramédicaux.

Certains métiers et cours offerts à Maurice sont : menuiserie, électricien, travaux de soudure, assemblage d’ouvertures en aluminium, réparations automobiles, plomberie, peinture, soins de beauté, industrie agro-alimentaire, bricolage, textiles, bijouterie, construction, réparation d’ordinateurs et impression entre autres.


Bourses d’études en Blockchain

BlockchainEn vue de rehausser le niveau de l’éducation supérieur à Maurice, la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a annoncé que 50 bourses d’études de troisième cycle en technologie numérique, Blockchain et Big Data seront octroyées à des étudiants cette année. À partir du mois d’août 2019, l’université des Mascareignes proposera des cours de maîtrise en intelligence artificielle, robotique et la technologie de blockchain. Ces mesures visent à encourager les jeunes à développer des compétences techniques de haut niveau et à être plus compétents et polyvalents dans le monde hautement technologique d’aujourd’hui. Selon la ministre, cette mesure viendra « compléter le cycle du capital humain », ajoutant que le gouvernement, dans un souci d’équité et de justice, investit pleinement dans les ressources humaines à travers l’enseignement gratuit et la formation technique.

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