lundi , 21 août 2017
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Kalyan Tarolah, Reza Uteem, Osman Mohamed et Salim Abbas Mamode
Kalyan Tarolah, Reza Uteem, Osman Mohamed et Salim Abbas Mamode

Engagement politique durant le mois sacré

Nous avons sollicité des politiciens musulmans pour savoir comment ils passent le Ramadan. Ils nous confient comment ils arrivent à concilier obligations professionnelles et devoirs religieux.

Kalyan Tarolah : «Je passe beaucoup de temps à la mosquée»

Kalyan Tarolah, Parliamentary Private Secretary (PPS), gère judicieusement son temps pour pouvoir être présent plus fréquemment dans les musjids.  à Bel Air, village situé dans la circonscription No 10 (Montagne Blanche/GRSE) qui abrite 25 mosquées,  il a déjà accompli différents namaz dans au moins une vingtaine d’entre elles. Après le repas du matin, il se rend à la musjid de sa région pour accomplir le namaz Fajr et écouter la lecture du coran.

Le PPS des circonscriptions Nos 10 et 16 passe sa journée sur le terrain pour régler différents problèmes et faire aboutir les projets de drains dans la région. Dépendant de son emploi du temps, il accomplit les namaz Zohr et Assar dans différentes mosquées. Pour l’iftar il a l’habitude d’être parmi ses mandants à Bel Air et accomplit le namaz taraweeh soit à Caroline ou à Montagne Blanche. Kalyan Tarolah indique que malgré la période du ramadan il faut trouver du temps pour le passer avec la famille et faire la lecture du coran à la maison.

Reza Uteem : «J’arrive à gérer mon temps»

Politicien, avocat et père de famille Reza Uteem nous révèle comment il s’organise pour le Ramadan. « Je prends le sehri avec ma famille et avec mes enfants qui ont commencé à jeûner. C’est un moment vraiment très spécial. Pour l’iftaar, vu que c’est assez tôt et il y a beaucoup de circulation, je romps le jeûne dans une mosquée et après la prière je rentre à la maison.  Mais, après le Taraweeh,  j’arrive à passer plus du temps avec la famille », dit-il.

Pour lui, le travail continue même pendant les week-ends. « Je passe le  temps dans ma circonscription à faire du travail  social. Pour l’iftaar je suis invité par différents groupes. Je consacre aussi un maximum de temps aux prières et à la lecture du Quran. Avec les débats budgétaires qui débutent cette semaine, j’espère ne pas être pris. Avec ma vie professionnelle, c’est difficile de gérer mon temps mais avec l’aide du Créateur, je m’en sors bien, » confie-t-il.

Osman Mohamed : «Prendre l’iftaar dans les mosquées»

Osman Mohamed, politicien et père de famille explique que pour lui le ramadan est un mois béni. « Je me suis lancé dans la politique pour venir en aide aux  gens.. Je profite énormément de ce mois pour servir encore plus les gens. Je reçois les gens dans mon bureau. à la maison c’est une autre atmosphère. Mon aîné fait la HSC et ma fille la SC. C’est un peu la pression. Je fais de mon mieux pour passer assez de temps avec la famille. Nous prenons le Sehri ensemble. Généralement pour l’iftar, je le romps en famille. Mais, je le fais aussi dans les différentes mosquées de ma circonscription et ailleurs. Je reçois aussi des invitations pour l’iftar. Je profite de ce mois béni pour faire encore mieux que d’habitude, » dit-il.

Salim Abbas Mamode : «Moins de politique, plus de contact humain»

Le député du PMSD, Salim Abbas Mamode, privilégie le contact humain pendant le mois du Ramadan. Salim Abbas Mamode indique que pendant ce mois sacré, il se concentre davantage sur les «Ibaadat» et passe plus de temps à la mosquée. « Je fais moins de politique car je privilégie le contact avec mes mandants. Je rencontre beaucoup de mes amis à la mosquée », dit-il. Il indique aussi que chaque jour il accomplit le namaz dans différentes mosquées de la circonscription No 3. Après le namaz c’est un bon repos pour recharger les accus avant de rendre visite à ses mandants et régler leurs problèmes.

Salim Abbas Mamode se fait un devoir d’accomplir le namaz Zohr à la Jummah Mosque. Chaque jour il est invité à rompre le jeûne chez des habitants dans différentes régions de l’île. « C’est avec regret que je me vois contraint de décliner l’invitation certaines familles qui résident trop loin », laisse-t-il entendre. Après le namaz taraweeh, il se rend à un snack pour manger et rencontrer ses amis d’enfance. Salim Abbas Mamode trouve que le ramadan est une occasion de se connecter au Créateur. Il passe aussi beaucoup de temps avec ceux qui sont dans le besoin et les aide selon ses moyens.

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