mardi , 22 octobre 2019
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SAJ confirme la tenue d’une élection partielle au No 7

Élection Partielle à Piton/Rivière-du-Rempart : vers une lutte à deux

Valeur du jour, le MMM et le PMSD n’ont pas l’intention d’aligner de candidat à l’élection partielle dans la circonscription No 7 (Piton/ Rivière-du-Rempart). Si c’est le cas, on aura droit à une joute à deux, entre le MSM et le PTr.

Vendredi, lors d’une fête pour ses 89 ans, sir Anerood Jugnauth a confirmé que le gouvernement a réellement l’intention de tenir l’élection partielle au No 7, en remplacement de Vishnu Lutchmeenaraidoo dont la démission reste toujours mystérieuse. « Je serai avec vous durant la campagne électorale pour la partielle. Je serai sur le terrain avec vous. Il faut occuper chaque pouce de terrain. Il faut faire bloc derrière Pravind », a-t-il lancé. Le message est   on ne peut plus clair.

Embarras de choix

Tout de même, le ‘Writ of election’ n’est pas encore émis. Il y a toute une procédure à suivre. D’après la Representation of the People Regulations, la Speaker a jusqu’au 4 avril 2019 pour informer la Présidence de la démission de Vishnu Lutchmeenaraidoo comme parlementaire. Ensuite, la Présidence a jusqu’au 19 juin pour publier le ‘Writ of election’. Le Nomination Day devrait avoir lieu entre le 3 juillet et le 17 août. L’élection peut être fixée entre 15 et 90 jours après le dépôt de candidatures.

Au sujet des candidats, au sein du MSM, on parle d’embarras de choix. Le ministre Ashit Gungah, dirigeant du MSM, dira que toute personne qui travaille sur le terrain aspire à être candidat. « C’est difficile pour un leader d’un parti que ce soit au pouvoir ou dans l’opposition de se faire une opinion sur un «Prospective candidate» surtout quand un parti a le vent en poupe. Il y a beaucoup de personnes qui cherchent à intégrer le parti surtout que le parti carbure à plein régime. Il y a un embarras de choix et ce n’est pas facile pour le leader de faire un choix parmi des centaines d’aspirants », explique-t-il. Tout porte à croire que c’st un professionnel habitant la circonscription et dont la famille y est très en vue qui sera candidat.

Ashraf Dulull, ancien ministre du PTr, confirme qu’un parti au pouvoir à un embarras de choix de candidats car il a un «Competitive Edge», ayant plus de manœuvre qu’un parti de l’opposition et surtout bénéficiant de la force de l’appareil d’état. Mais il prévient que la victoire n’est pas assurée pour le parti au pouvoir : « Cela ne veut pas dire que le parti au pouvoir doit remporter l’élection. En 2003, le PTr qui était au sein de l’opposition avait affronté le tandem MSM/MMM au No 7. Rajesh Jeetah, candidat du PTr, avait battu Prakash Maunthoora haut la main. »

Un ténor rouge

Du côté du PTr, le choix du candidat n’est pas encore arrêté. C’est sûr que Navin Ramgoolam ne relèvera pas le défi que lui avait lancé le Chief Whip, Bobby Hureeram pour être candidat. À coup sûr, ce n’est pas dans son intérêt car une défaite plombera le PTr et catalysera le MSM aux prochaines élections législatives. En 2009, Pravind Jugnauth avait pu prendre ce risque lors de la partielle au No 8 pour affronter son oncle Ashock Jugnauth, candidat de l’alliance MMM/UN/PMSD, ayant eu le soutien total du PTr qui était au pouvoir. C’était un deal de l’alliance PTr/MSM aux élections législatives de 2010. Tout porte à croire que le PTr ne présentera pas de novice. Deux noms sont cités avec insistance: Kailash Purryag et Anil Baichoo.

La candidature éventuelle de l’ancien président de la République, Kailash Purryag, est perçue par certains dirigeants rouges comme un joker. Pour la bonne et simple raison qu’il a une forte personnalité et que le PTr pourra l’utiliser comme appât pour avoir le soutien du MMM lors de la partielle. Avec à la clé, une promesse d’alliance PTr/MMM avec Kailash Purryag comme Premier ministre.

Bataille des foules

Effectivement, le MMM et le PMSD ne comptent pas présenter de candidat sachant, bel et bien, que leur chance de victoire au No 7 est très infime. Selon nos recoupements, les leaders de ces deux partis avanceront l’argument qu’ils préfèrent les législatives à la place de la partielle. Sans nul doute, c’est une bonne parade ! Le MMM ira jusqu’à ne pas organiser de meeting le 1er Mai en soutenant que c’est trop coûteux à la veille des Législatives et compte tenu du fait que le parti fait face à un problème financier. Est-ce pour rester à l’écart d’une bataille des foules qui est comme un couteau à double tranchant à la veille des élections générales ?

Après sa déconvenue à la partielle au No 18 en décembre 2017, de surcroit la circonscription de son leader Xavier-Luc Duval, le PMSD est devenu très prudent. Plus question de jouer au « coq de race » pour se faire déplumer. Il est fort probable que le PMSD soutiendra le candidat de son futur allié. Le Dr Mamade Kodabaccus, secrétaire-général du PMSD, ne croit pas qu’une élection partielle soit un baromètre de popularité d’un parti sur le terrain. Pour la simple et bonne raison que c’est un « One Shot » tenu que dans une circonscription. « Je ne pense pas que le gouvernement ira de l’avant avec une élection de remplacement et le PMSD ne prête pas foi aux affirmations de Pravind Jugnauth. Le gouvernement annoncera la date de l’élection partielle et ensuite dissoudra le Parlement pour aller directement aux élections générales », estime-t-il. Tout de même, le PMSD se montre plus téméraire que le MMM par rapport à la bataille des foules. Les bleus se donnent rendez-vous le 1er Mai à l’école hôtelière, ébène.

Ashraf Dullul du PTr estime que les partis qui prétendent être grands ont le devoir de participer à une partielle. « C’est pour connaître leur force et servir les résultats comme un baromètre. C’est un sondage vrai et fiable. Mais le véritable sondage ce sont les élections générales », dit-il.

Une lutte à deux lors de la partielle au No 7 pourra donner une indication du favori aux élections générales et redessinera les contours des négociations d’alliances. Le MMM et le PMSD rivaliseront pour être l’allié du favori.

Espérons que la partielle aura bel et bien lieu.


Navin Ramgoolam : «GM fine mette Dawood Rawat touni»

Lors d’un point de presse, samedi, le leader du PTr, Navin Ramgoolam, a fait une sortie en règle contre le gouvernement pour la façon dont il a géré l’affaire BAI. « Par vengeance, le gouvernement a détruit la BAI qui fonctionnait bien. On a volé Dawood Rawat, fine mette li touni », fulmine-t-il avant de prendre l’engagement de rembourser des souscripteurs de la Super Cash Back Gold (SCBG) et de la Bramer Assets Management Ltd (BAM) une fois au pouvoir.

« Lorsque Dawood Rawat était à la tête de la BAI, avait-il eu une seule personne n’a pas eu son argent d’assurance ? », se demande-t-il avant de faire ressortir qu’en conséquence le gouvernement a eu à injecter Rs 1,4 milliard dans la MauBank tout en la garantissant à hauteur de Rs 3 milliards. « Voilà le résultat de la vengeance », lance-t-il. Navin Ramgoolam est très en colère que le présent gouvernement a abandonné sa politique de démocratisation. « J’avais démocratisé l’économie à travers la BAI, Betamax et les frères Ah-Teck. Mais ce gouvernement a tout détruit. Des forces ont eu la tête de Dawood Rawat. Clinique Apollo fine vender pou dipain dibeurre », dénonce-t-il.

Au sujet de l’élection partielle, Navin Ramgoolam s’est interrogé sur le « timing » et « l’annonce de la démission de Vishnu Luctmeenaraidoo ». Il s’est dit « prêt » à l’éventualité d’une partielle dans la circonscription No 7 (Piton/Rivière-du-Rempart). Il  a une fois de plus fait ressortir que « le pays a connu un mirage économique au lieu d’un second miracle économique depuis décembre 2014 ». Il a ensuite souligné que « la démocratisation de l’économie se déroule à l’envers ». « Sé choix ki ou pé ganyé are sa gouvernma-là ! », dit-il.


À l’ajournement : Le mauvais état du Canal Anglais inquiète Ameer Meea

Le député du MMM, Aadil Ameer Meea, est intervenu à l’ajournement des travaux de la séance parlementaire et a fait un appel au Premier ministre de considérer rebâtir le ‘Canal Anglais’, situé dans la circonscription No 3, à la route Militaire, à Port-Louis. Plusieurs inondations subites ont endommagé le lit de «Canal Anglais». Les maisons sur les terres de l’État dans les environs du canal sont ainsi souvent inondées. Le cas le plus récent, indique-t-il, est l’inondation subite du 10 février 2019.

« Je demanderais au Premier ministre d’examiner en toute urgence la question », dit-il.  Selon lui, le canal qui a été construit il y a très longtemps est dans un mauvais état et ne peut être réparé car le mur de soutènement en béton lui-même montre plusieurs fissures majeures. Selon le député, il ne pourra pas être complètement réhabilité et devrait peut-être être démoli. Le Premier ministre a répondu qu’il se penchera sur la demande du député mauve.


Rapport de l’Audit : Le gouvernement se dissocie «des négligences de la fonction publique»

Ne pas confondre l’action gouvernementale et les bévues des fonctionnaires. C’est le message principal de la conférence de presse de l’Alliance gouvernementale, samedi. « Très souvent, ces dysfonctionnements relevés dans le Rapport de l’Audit sont liés à des négligences au niveau de la fonction publique, au niveau de certains fonctionnaires qui coûtent de l’argent à l’État », a déclaré Zouberr Joomaye

Concernant le budget inutilisé pour la construction de drains de la National Development Unit (NDU) qui tombe sous la coupole du Bureau du Premier ministre, il a indiqué que  « le gouvernement suit cela de près, surtout le Premier ministre, où il y a des retards de travaux, ce sont les contracteurs qui sont en cause. S’il faut blacklister certains contracteurs, on le fera. »

Si les contracteurs sont en cause pour la sous-utilisation du budget de la NDU, les dettes de la Wastewater Management Authority sont attribuables à toute la population selon lui : « La population dans son ensemble ne paye pas la WMA qui affiche beaucoup d’arrérages. C’est une question de culture, d’éducation qu’il faut faire. C’est important de l’inculquer. »

Idem pour les manquements relevés dans les caisses de la police ; les chiffres figurant dans le cashbook ne correspondant pas à la somme déposée en banque.

« Quand nous avons demandé des explications à la police, on a compris qu’il y a des paiements en chèques qui n’arrivent pas dans les banques, a expliqué le parlementaire, il y a clairement connivence entre des policiers et certaines personnes.» C’est au Commissaire de police de faire le nécessaire pour s’assurer que ces anomalies ne perdurent pas, selon Zouberr Joomaye.


Paul Bérenger : «Logiquement le MMM ne présentera pas de candidat au No 7»

Le leader du MMM, Paul Bérenger, est catégorique. « Logiquement, le MMM ne présentera pas de candidat à l’élection partielle au No 7. Nous n’avons pas encore discuté au sein du parti. Mais nous allons dans ce sens. Le mood dans le pays n’est pas pour une partielle car ce sera  un gaspillage d’argent », a-t-il lancé.

Il constate qu’il y a un agenda de fin de règne car l’annonce de cette élection partielle est un «  prétexte pour retarder les élections générales, et un gaspillage de fonds publics ». à son avis, c’est une situation anormale et la population est contre une élection partielle. « Le gouvernement prend à la légère une question aussi fondamentale que la dissolution automatique du parlement le 21 décembre 2019 », dit-il.

Concernant le meeting du 1er mai, Paul Bérenger a annoncé qu’il est peu probable que le MMM rassemble ses partisans pour un meeting. « Le MMM est dans une situation financière difficile et les meetings coûtent beaucoup d’argent », explique le leader des mauves. «Si élections ti derrière la porte li ti pou ene lot zafer, mais dans circonstances actuel li pou difficile », a-t-il dit. Toutefois le comité central du parti qui s’est réuni dans l’après-midi du samedi 30 mars 2019 a débattu de la tenue ou non d’un meeting le premier mai. Il y aura par la suite une réunion élargie  du bureau politique, lundi 1er avril, pour prendre une décision finale.

Au sujet de la réforme électorale, Paul Bérenger dira que c’est dans une impasse avec la venue des élections générales. « Il est inacceptable que les candidats devront obligatoirement déclarer leur communauté. Cette réforme est bloquée par la faute du gouvernement », affirme Paul Bérenger qui réclame l’introduction d’un mini amendement comme cela a été le cas en 2014.

Commentant le rapport du directeur de l’Audit, Paul Bérenger estime que la situation empire année après année. « Le MMM prend l’engagement de mettre fin à cette dérive », martèle son leader. Il faut selon lui un ministre du Budget et plus de pouvoir au Public Accounts Committee pour contrôler le gaspillage des fonds publics.

Par ailleurs, Paul Bérenger et le MMM demandent que le 9 septembre soit décrété congé public dans le cadre de la visite du Pape François à Maurice.


Xavier-Luc Duval : «La CWA représente une menace à la paix sociale»

Le leader du PMSD, Xavier-Luc Duval, est revenu sur la fourniture d’eau, samedi, en fustigeant la Central Water Authority (CWA) et le Premier ministre adjoint,  Ivan Collendavelloo.

Pour Xavier-Luc Duval, c’est le soulèvement des habitants de Forest-Side, en janvier, qui aurait poussé la CWA à installer un by-pass sur les conduits endommagés situés dans la région de La Marie. « CWA couma dire ene tiyo percé ! L’organisme, qui n’était d’ailleurs pas un fleuron, est incapable de répondre à la demande de la population », avance-t-il. Le manque de communication au sein de l’organisme a ensuite été soulevé par Xavier-Luc Duval. Selon le leader de l’opposition, il y aurait « une incompétence au niveau du département technique de la CWA ». XLD s’est ensuite demandé si cette situation ne serait pas une ruse visant à justifier la privatisation de l’organisme par le gouvernement.

« Il a fallu que les habitants de Curepipe descendent dans la rue pour que la fourniture d’eau soit rétablie. C’est un mauvais message qui est en train d’être transmis à la population car valeur du jour la CWA représente un réel danger public et une menace à la paix sociale. La distribution d’eau en mode 24/7, comme promis par l’alliance gouvernementale lors des élections de décembre 2014, est une mauvaise blague. Il est clair que les réalisations du ministre des Utilités publiques sont en deça de que celles du précédent gouvernement », a fait ressortir Xavier-Luc Duval.

Le leader du PMSD a une fois de plus abordé le critère des 5 credits pour l’accès au Higher School Certificate (HSC). Selon le leader de l’opposition, cette décision est perçue comme étant « un crime envers les enfants pauvres ». « Nous condamnons cette décision du ministère de l’éducation car 50 % des élèves auront un avenir sombre. C’est un crime envers les enfants pauvres de ce pays car ils sont dépourvus de beaucoup de choses qui ne leur permettent pas de décrocher un certificat de School Certificate (SC) », fait ressortir Xavier-Luc Duval.

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