dimanche , 22 septembre 2019
Accueil / Actualités / Eid en Afrique : Voyage entre traditions et coutumes
Eid en Afrique

Eid en Afrique : Voyage entre traditions et coutumes

Nous vous emmenons à travers ce reportage sur le continent africain afin de découvrir comment Marocains et Sénégalais ont célébré l’Eid-ul-Adha. Entre retrouvailles, solidarité et sacrifice, la fête Eid revêt un cachet particulier en Afrique.

Maroc, Casablanca : une fête axée sur le partage

Au Maroc, le sacrifice d’Abraham est connu comme Eid-El-kabir. La coutume en Afrique du Nord est de sacrifier un mouton. Fatima Diani nous raconte une journée typique. « Cette fête nous permet de rassembler toute la famille et c’est une occasion pour partager la viande et le repas avec nos proches », nous dit-elle. D’ailleurs, le sens du partage revient en leitmotiv dans ses propos. En effet, Fatima souligne que lors de cette fête, le sacrifice d’Abraham prend une très grande ampleur et décuple la notion du partage au sein de la communauté marocaine. « En cette période, le sens du partage prévaut au sens large du terme », ajoute-t-elle.

Au Maroc, la fête Eid-ul-Adha est organisée autour de plusieurs rituels. « Le matin, on se lève très tôt afin de prendre un petit déjeuner en famille mais celui-ci est composé uniquement de gâteaux et de thé à la menthe. Après la prière de l’Eid, on égorge plutôt un mouton ou un autre animal selon les moyens de la famille. Mais chez nous, il est coutume de sacrifier le mouton », avance Fatima. Toute la famille participe à l’organisation de la fête. Vers 15h, c’est la dégustation traditionnelle du « Boulfaf » qui est une brochette de foie à la crépine de mouton. Ce plat est accompagné de pain et de thé marocain. Seuls le foie et les tripes de l’animal sont consommés le jour de l’Eid alors que la viande est laissée sécher 24h et n’est consommée que le lendemain de la fête.

Dakar, Sénégal : moment de retrouvailles

Au Sénégal, l’Eid-ul-Adha est connu comme la fête de Tabaski. Waldiodio Diouf et Ousmane Sarr ont accepté de partager quelques clichés de leur célébration. « Après la prière de l’Eid à la mosquée, les jeunes ont l’habitude de faire le tour des maisons du quartier pour demander pardon pour toutes les erreurs commises au cours de l’année. Lorsque l’on retourne chez nous, c’est à ce moment que l’on sacrifie un mouton », nous raconte Waldiodio. Comme dans toute l’Afrique, les filles sénégalaises se retrouvent en cuisine pour préparer le repas. « C’est plutôt le soir après le repas que nous sortons pour aller visiter la famille et vers 19h, les enfants vont frapper aux portes des maisons afin de demander de l’argent. Cela fait partie de nos traditions », explique-t-il.

Waldiodio et Ousmane nous racontent que l’achat d’un mouton coûte très cher au Sénégal, un pays où règne la pauvreté. Mais ils veulent tellement faire plaisir à leur Créateur qu’ils sont prêts à faire des sacrifices. « La fête de Tabaski est un moment de retrouvailles. C’est vraiment l’occasion de voir tout le monde. Il y a des gens que nous verrons que l’année prochaine lors de cette même fête », concluent-ils.

Commentaires

A propos de Nufaisah Mosaheb-Khodabux

Ceci peut vous intéresser

karaté

Nooreena Hossenbaccus professeure d’arts martiaux : «Le karaté n’est plus un sujet tabou auprès des femmes»

Ceinture noire de karaté, Nooreena Hossenbaccus a créé son propre style de combat en combinant …