lundi , 24 juillet 2017
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Le divorce – ce qu’il faut savoir (1ere partie)

Le divorce, surtout parmi les jeunes, est devenu aujourd’hui monnaie courante. Bien que le divorce soit permis en Islam, il y a néanmoins de nombreuses mauvaises interprétations des règlements attachés au divorce dans notre société d’aujourd’hui. Constat…

Il est rapporté par Huzaifah (ra) que les compagnons du prophète interrogeaient souvent ce dernier sur les bonnes actions alors que Huzaifah, lui, interrogeait le prophète Muhammad (pssl) sur les mauvaises actions afin de pouvoir les éviter. De là, il est clair qu’un croyant ne s’instruit pas uniquement au sujet des bonnes actions mais aussi au sujet des mauvaises actions qui peuvent nuire à sa famille et à lui-même afin qu’il puisse prendre ses précautions.

L’ignorance d’un sujet en Islam, tel que le divorce (Twalaaq), peut pousser une personne à commettre de grands péchés. La grande majorité des musulmans contracte le mariage (Nikah) sans pour autant savoir ce qu’est exactement le Twalaaq ainsi que les règlements qui sont y attachés. Et pourtant, nombreux sont les couples, surtout les jeunes, qui divorcent aujourd’hui.

Ainsi, cet article vient mettre en lumière ces règlements sans toucher aux divergences présentes à ce sujet afin que nous nous tournions vers ceux qui ont cette connaissance et que nous leur faisons confiance.

De par la Sharii’ah, Twalaaq (communément aussi appelé « le divorce ») signifie « dissoudre un contrat de mariage (nikah) à travers des mots spécifiques ». Il nous a été défendu de plaisanter avec le Twalaq. Le prophète Muhammad (pssl) a dit : « Il y a 3 types de choses qui sont prises en compte même lorsqu’elles sont dites pour plaisanter : Le mariage, le divorce et l’affranchissement d’un esclave » (Al Mu’jam-ul-kabiir).

Nombreux sont les époux qui disent « mone dire sa pou faire li peur ». S’il nous a été recommandé de ne pas plaisanter avec le divorce c’est tout bonnement parce que même en plaisantant, cela compte. A partir de là, il est clair que le mariage (Nikah) se dissout en prononçant le mot Twalaaq. À titre d’exemple, un homme dit à son épouse : « Prend to Twalaaq » ou « mo donne toi to twalaaq… »

Il est complètement faux de dire que si un homme n’a pas eu de relations sexuelles avec son épouse pendant trois mois, cela annule automatiquement le mariage. C’est tout simplement une mauvaise interprétation des règlements du divorce. Si un couple se sépare, sans que l’époux ne donne le divorce à son épouse, la dame reste toujours l’épouse de l’homme car le mot Twalaaq n’a pas été prononcé. Si la dame souhaite à tout prix obtenir le divorce afin qu’elle puisse se remarier, elle doit demander le divorce. Si l’époux n’accepte pas, la dame doit alors demander son « khul » (la demande d’une dame à son époux pour sortir du Nikah) et ensuite elle peut à nouveau contracter le nikah. Aussi longtemps que l’époux n’a pas prononcé le divorce ou que l’épouse n’a pas demandé son « khul », les deux forment toujours un couple et ce quelle que soit la durée de leur séparation.

Le Twalaaq n’est pas une mauvaise chose

Bien que le divorce soit un sujet tabou dans la société d’aujourd’hui, le divorce reste néanmoins une faveur du Créateur. Pourquoi ? Tout simplement parce que lorsqu’un homme contracte le nikah avec une dame, aucun des deux conjoints ne connaît le caractère de l’autre. Il est donc tout à fait possible que les deux ne soient pas compatibles et éprouvent donc des difficultés à s’adapter ensemble. C’est donc une faveur d’Allah, qui n’a pas imposé le mariage comme une finalité dans la vie d’un couple. Allah permet aux époux de se séparer, au risque que leur maison ne se transforme en véritable champ de bataille. Le prophète Muhammad (pssl) a dit : « Trois personnes invoquent Allah, mais leurs invocations ne sont pas exaucées : un homme qui vit avec une épouse de mauvais caractère et ne la répudie pas… (Haakim 2/331/3181)».

Suite la semaine prochaine…

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