dimanche , 28 mai 2017
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Directrice commerciale de la Vallée des Couleurs: Ayesha Polin : Écolo convaincue

Fasciné par son engagement en faveur de l’écologie, nous avons rencontré Ayesha Polin, directrice commerciale de la Vallée des Couleurs depuis 6 ans et qui a des projets écologiques plein la tête.Très à l’aise dans son rôle de directrice, Ayesha est dans son jardin quand elle pose les pieds dans la vallée. Elle connaît les moindres coins et recoins de ce lieu paradisiaque et même les oiseaux, habitués à sa présence, viennent picorer dans la paume de sa main. Sa silhouette ne passe pas inaperçue dans la vallée et la centaine d’employés qu’elle côtoie l’admirent pour sa générosité de coeur. Ayesha vient d’un milieu modeste et n’a pas oublié son passé et son enfance dans le sud du pays.

La directrice commerciale de la Vallée des Couleurs est une femme qui aime les défis. Faisant preuve de pragmatisme et de bon sens, elle arrive à surmonter les obstacles pour offrir un service impeccable aux clients.

Convaincue qu’il faut à tout prix protéger et conserver l’environnement, Ayesha a fait de sa vie une bataille en faveur de l’écologie. Dans la Vallée des Couleurs l’exotisme est présent et porte la griffe d’Ayesha qui veille à ce que tout soit parfait.

23 couleurs de terre

Quand elle avait posé les pieds pour la première fois dans la vallée, elle avoue avoir été comme ensorcelée par la beauté du lieu. Dans sa tête elle savait cependant que beaucoup restait à faire pour promouvoir La Vallée des Couleurs comme attraction touristique incontournable du pays. Elle s’est tout de suite mise au travail avec son époux Assif Polin pour voir ce que la Vallée peut offrir aux touristes et aux Mauriciens. Ensemble ils ont discuté de la nature des activités et y ont ajouté une dose de folklore mauricien. Ayesha fait ressortir que la vallée est plus qu’un simple parc au coeur d’une vegetation luxuriante dans le sud du pays. « Cette vallée est surtout le témoin privilégié de l’histoire volcanique de l’île. J’y ai fait le tour à pied et en quad pour prendre la mesure de ce fabuleux trésor que mon époux avait découvert en 1998. Vous vous rendez compte : une portion du sol comporte 23 couleurs de terre ! », nous dit-elle.

D’ailleurs, elle a fait ériger un musée géologique unique à Maurice, qui retrace l’histoire de cette merveilleuse vallée. Quand Ayesha nous en parle, elle se laisse emporter par l’émotion. “Vous savez moi et mon mari nous passons beaucoup de temps pour que la vallée soit un lieu de découverte écologique pour des milliers de visiteurs qui viennent en famille pour se détendre loin des bruits de la ville et loin du tumulte des plages bondées », ajoute-t-elle.

Militante écologique

En effet, les Mauriciens, de plus en plus, recherchent la tranquillité et veulent être en contact avec la nature sauvage. La Vallée des Couleurs, qui regorge d’une faune et flore endémiques, offre aux visiteurs la possibilité de découvrir des curiosités naturelles dont de nombreux étangs et six cascades et un panorama qui s’étend jusqu’à la mer. On peut admirer de loin une mer aux couleurs d’azur où les vagues s’écrasent sur les récifs. Les plus téméraires pourront essayer la tyrolienne de 1.5 kilomètres en toute sécurité ou encore marcher en famille sur un pont suspendu de 350 mètres qui est le plus long pont de l’océan indien. On peut chasser le cerf, pêcher le tilapia et déjeuner au restaurant La Citronnelle. Ayesha veut encore rehausser l’image de marque de sa vallée. Elle a fait ajouter la célébration des mariages dans la nature avec possibilité d’emprunter la tyrolienne en couple avec robe de mariée. Sinon, en famille, vous pouvez réserver une cascade en toute tranquillité pour pique-niquer et vous faire servir votre déjeuner sur place par un chef. Pour Ayesha, c’est un retour à la nature dans toute sa pureté.

Avec le sourire, notre interlocutrice nous fait comprendre qu’elle est une militante de la cause écologique. Elle s’inspire de Malala la petite pakistanaise qui lutte pour l’éducation en refusant l’ignorance à laquelle on la condamnait . Elle veut que les gens comprennent l’importance de la protection de l’environnement pour la survie de la planète. « Chaque matin quand j’ouvre les yeux, ce sont les chants des oiseaux dans la vallée qui m’invitent à respirer l’air frais de la montagne et écouter le doux murmure des cascades », nous dit encore Ayesha qui considère que la nature l’appelle pour qu’elle remplisse ses devoirs de femme de la vallée.

Elle se dit reconnaissante à son époux pour son soutien indéfectible, ses employés, les visiteurs qui lui font confiance et tous ceux qui croient en son projet.

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