mardi , 18 juin 2019
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Najlaa

Les déboires de Najlaa après avoir obtenu une Legal Aid : son avouée refuse de la représenter

Ils sont nombreux à solliciter le département de ‘Legal Aid’ de la Cour Suprême quand ils n’ont pas les moyens de se payer les frais des hommes de loi. C’est aussi le cas de la jeune Najlaa. Une avouée lui avait été assignée d’office mais cette dernière a refusé de lui venir en aide. La jeune femme a décidé d’écrire au chef juge et espère que justice lui sera rendue.

Dans sa lettre au chef juge, elle a inclus des documents que l’avouée a rédigés elle-même et y a même ajouté une bande-son sur laquelle figure la voix de l’avouée.

En franchissant le portail de la cour, il y a 18 mois, Najlaa nourrissait l’espoir qu’elle verrait la lumière au bout du tunnel. Son frère et elle ont hérité d’un terrain de leur défunt oncle et elle a besoin de retenir les services d’un homme de loi pour l’aider dans ses démarches. « Malheureusement nous n’avons pas les moyens de payer les frais légaux. Nous sommes une famille très pauvre et nous essayons de nous tenir sur nos jambes malgré les obstacles de la vie, » nous dit-elle. C’est ainsi qu’elle décide de se tourner vers le département de Legal Aid. « J’avais entendu parler de ce département qui aide les gens pauvres. Je suis allée expliquer mon problème. Pendant une longue période, j’ai dû faire des allers retours pour produire tous les documents demandés et finalement une avouée m’a été assignée d’office. J’étais vraiment contente et j’étais loin de me douter que cela allait être le début d’un vrai cauchemar », nous dit encore Najlaa.

Propos durs

Le 8 décembre 2016, Najlaa accompagnée de ses parents,  s’est rendue au bureau de l’avouée assignée par le département de Legal Aid. Une fois sur place, l’avouée lui a parlé brièvement et l’a informée que son frère, étant encore mineur, devrait être représenté par son père ou par Najlaa. Selon elle, l’avouée aurait même adressé une lettre au Senior Puisne Judge.

Par la suite, l’avouée ne l’ayant pas contactée, Najlaa, accompagnée et sa mère, s’est rendue une nouvelle fois dans son cabinet pour en savoir plus sur son cas. C’était le 27 janvier 2017. Selon elle, l’avouée a tenu des propos très durs envers sa mère et elle. « Li fine dire moi : ou pas capave alle travaille ki aide sociale ou pe rodé ? Avec mo mama li dire : ou pas kozé. Kan mo pose ou kestion ki ou réponne. Pas bizin ou kozé, » nous a déclaré Najlaa.

Cette dernière a produit des documents rédigés par l’avouée qui semblent être en contradiction avec ce que souhaite l’avocat qui la représente dans cette affaire. Elle affirme qu’alors que l’avocat, dans une lettre adressée au juge, déclare qu’il y a des raisons valables pour aller de l’avant avec cette affaire et pour qu’il représente les intérêts de Najlaah et ceux de son frère, la lettre rédigée par l’avouée le 27 janvier 2017 démontre clairement qu’elle n’a pas vraiment envie de défendre Najlaa et son frère car pour elle, ils ne méritent pas une aide juridique gratuite vu qu’ils sont propriétaires d’un immobilier.

L’avouée se retire

Le 21 mars 2018, à l’appel de l’affaire en cour suprême, le juge a demandé à Najlaa ce qu’elle avait l’intention de faire vu qu’aucun de ses représentants légaux n’était présent. Elle a alors raconté les problèmes qu’elle a eus avec l’avouée en question. « J’ai expliqué que depuis janvier 2017 à ce jour à maintes reprises j’ai essayé de prendre contact avec l’avouée mais en vain. Soit on nous dit qu’elle n’est pas disponible soit qu’elle n’est pas au bureau. J’ai même laissé mon numéro de téléphone mais elle ne m’a pas contactée. En outre, j’ai expliqué au juge la façon cavalière dont elle m’a parlé, » laisse entendre Najlaa.

Elle nous indique que le juge a alors fixé un ‘’ hearing’’ le 12 avril 2018 pour que l’avouée vienne s’expliquer en cour.

Dans sa lettre adressée au chef juge en date du 4 avril 2018, Najlaa explique que le département de Legal Aid lui a donné un memo pour qu’elle remette à l’avouée pour l’informer qu’elle devrait se présenter en cour le 12 avril 2018. Najlaa dit avoir été verbalement malmenée par l’avouée quand elle s’est rendue à son cabinet. Celle-ci lui a même remis une note indiquant qu’elle se retirait comme avouée dans l’affaire vu que la jeune fille se montrait verbalement agressive. Najlaa fait ressortir dans sa lettre qu’elle peut produire un enregistrement en cour pour démontrer la façon dont l’avouée l’a malmenée.

Nous avons tenté d’entrer en contact avec l’avouée mais en vain. Nous avons aussi laissé notre numéro de téléphone mais elle n’a pas non plus pris contact avec nous.

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