samedi , 24 août 2019
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Les dames le jour d’Eid : au four et au moulin…

Contrairement à la fête Eid-ul-Fitr où tout le monde arbore fièrement ses plus beaux habits, pour l’Eid-ul-Fitr, chacun est occupé à préparer les portions de viande destinées au partage aux membres de la famille et aux nécessiteux. Nous avons voulu savoir comment les femmes musulmanes passent leur journée du Bakreid.

Shazia Jaulim : «Après le déjeuner, on ira distribuer la viande»

Shazia Jaulim est directrice de l’agence de soins et beauté « City Laser Centre » à la rue Desforges, à Port-Louis. Elle est mère de deux filles: Zaarah, 7 ans, et Marya, 1 an. « Spécialement pour cette année, moi et mon époux avons pris une part de qurbani afin de la distribuer à des familles défavorisées. Après le namaz d’Eid-Ul Adha, accompagnée de mes enfants et de mon époux Nazim, j’irai assister au sacrifice de l’animal qui aura lieu chez ma belle-mère qui habite à quelques pas de chez moi. Et comme le veut la tradition, après le qurbani on ira déguster le traditionnel vermicelle. Avec la famille, nous allons prendre le déjeuner. Cette année, nous prévoyons de faire un BBQ. Ensuite, mon époux et moi, ainsi que les enfants vont aller partager la viande », nous dit-elle. Et le soir pour le dîner, Shazia se rendra chez sa mère à Beau-Bassin où toute la famille se réunira autour d’un excellent briani.

Shaheen Boodhoo : «La famille se réunit chez moi pour le déjeuner»

Shaheen Boodhoo est directrice de Denum Deco Enterprise Ltd. Pour sa famille et elle, le jour d’Eid est un grand évènement car depuis six ans, le qurbani a lieu chez la famille Boodhoo. « Nous observons tous le jeûne lors des 9e et 10e jours de Dhul Hijjah. C’est recommandé de le faire. Mon époux, Umar, et moi ainsi que mes enfants, Shazia, Rayyan et Samarah, sommes déjà partis voir l’animal destiné au sacrifice au parc. Nous voulons inculquer aux enfants les valeurs du qurbani car un jour ils vont devoir en faire autant eux aussi. Pour le qurbani, je me suis associée à mon frère Salim Boodhoo pour acheter le bœuf.  J’avoue que c’est un moment rempli d’émotions lorsqu’on procède à l’abattage de l’animal et qu’on fait des du’as pour qu’Allah, dans sa miséricorde, accepte notre qurbani. Ensuite, nous allons distribuer la viande à des membres de la famille, à des amis et aux pauvres. Le soir, on prend le dîner en famille pour terminer ce grand jour d’Eid-Ul Adha sur une belle note », nous raconte Shaheen.

Nafiisah Beehary : «On ira assister au sacrifice chez ma mère»

Nafissah Beehary habite le village de Plaine-Magnien. Elle nous raconte que les préparations pour la fête Eid-ul-Adha ont déjà débuté depuis une semaine avec le grand nettoyage de la maison. La famille se prépare aussi à observer le jeûne le jour d’Arafat. « Le jour d’Eid-Ul-Adha, je me réveille pour repasser les habits de mon époux, Azmath Mohabally, pour le namaz Eid. Lorsqu’il retourne de la mosquée, je commence à préparer le petit-déjeuner. Il y aura bien évidemment le traditionnel vermicelle avec du lait et des gâteaux comme le samoussa et le cateless », nous dit-elle. Après quoi, le couple ira chez la mère de Nafiisah pour assister au sacrifice d’Abraham. « Une fois les rites du qurbani terminés, mon époux et moi irons déjeuner chez ma belle-mère qui habite le même village. Et le soir, c’est chez ma mère que toute la famille se réunira autour d’un briani pour le dîner. Il y aura aussi un partage de cadeaux pour les enfants », ajoute-t-elle.

Zaheerah Peerbocus : «La distribution des parts de viande chez les proches»

Zaheerah Peerbocus, 31 ans, une habitante de Mont-Ida, est directrice d’une agence de voyages. Comme a l’accoutumée, Zaheerah reste chez elle le matin en dépit du fait qu’elle a pris des parts de qurbani avec son frère à Montagne-Longue. « L’abattage est fait très tôt le matin chez ma mère, et de ce fait, je ne peux me déplacer car j’ai des engagements avec ma belle-famille », explique Zaheerah. Elle préfère accueillir les familles et les personnes du voisinage qui viennent leur faire « salaam ». Après le déjeuner chez sa belle-mère qui habite aussi le même endroit, elle va directement chez sa mère à Montagne-Longue où elle accompagne son frère pour la distribution de leurs parts de viande aux membres de la famille, aux voisins et aux démunis. « Vu que les abattages ne se font pas dans ma cours, je ne peux y assister mais cela me fera plaisir si j’aurai l’occasion un jour de voir le zabah devant mes yeux », nous confie-t-elle.

Humairah Busgeeth : «Mon dernier Bakreid avant mes études au Canada»

Humairah Busgeeth, 19 ans, va vivre son dernier Bakreid à Maurice car elle se prépare pour s’envoler au Canada au début du mois de septembre pour ses études supérieures. Habitante de Brisée-Verdière, elle assiste chaque année au zabah chez sa grand-mère à Port-Louis. La veille de l’Eid-ul-Adha, elle accompagne sa mère chez « nani » car chez elle, c’est un point de rassemblement pour toute la famille. « Pour moi chaque année, c’est un moment de retrouvailles entre famille car je n’y vais pas souvent à cause de mes études », nous confie Humairah. La veille, elle aide à préparer les desserts pour le jour de fête. Humairah nous avoue sans hésitation qu’elle aide des fois à attacher les pattes du bœuf avant qu’on ne le jette à terre. « Ensuite, je vais à l’étage pour voir car seulement les hommes participent à l’égorgement », dit-elle. Dans l’après-midi, Humairah accompagne son oncle et l’épouse de ce dernier pour distribuer la viande aux pauvres. « Le briani est mon plat préféré et il me manquera beaucoup à l’étranger, surtout à l’occasion de l’Eid-ul-Adha », nous dit Humairah, toute émue.

Fareed Dean et Ahmad Fakuddeen Jilani

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