vendredi , 23 février 2018
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Lauréats

Cuvée 2017 : Fierté légitime

Les résultats du Higher School Certificate (HSC) pour la cuvée 2017 sont officiels depuis le lundi 5 février. La liste des lauréats a été proclamée, lundi après-midi, par la ministre de l’Éducation Leela Devi Dookun-Luchoomun. Chez les garçons, le collège Royal de Port-Louis se taille la part du lion avec dix bourses alors que chez les filles, le Queen Elizabeth College (QEC) confirme sa suprématie avec neuf lauréates. Être lauréat(e) est un sentiment de bonheur indescriptible et STAR a rencontré ces jeunes qui se sont distingués au plus haut niveau…

Tanweer Faatimah Kurmoo : «La médecine me passionne»

150218_taaweerTanweer Faatimah Kurmoo a décroché la SSR National Scholarship dans la filière scientifique. Elle fait honneur au collège Queen Elizabeth et à ses parents. Encore enfant, elle rêvait de devenir lauréate. D’ailleurs, elle révèle avoir travaillé dur pour cela.

Depuis la Lower Six, elle avait déjà établi un plan de travail et s’était mise à la besogne à un rythme soutenu. «Je me suis bien préparée pour le HSC. Il fallait être régulière et constante dans mes études. J’étais disciplinée. Tous les soirs, après les devoirs quotidiens, je faisais de la révision et travaillais des papiers d’examens », dit-elle.

La lauréate précise qu’elle a fait beaucoup de sacrifices. « Je me suis souvent privée de sorties afin de me consacrer à la révision. J’allais me coucher très tard. Je prenais des leçons particulières presque tous les jours », soutient Tanweer. Elle ajoute que sans le soutien de ses parents, elle n’aurait pu réussir. « Je ne pourrais jamais assez les remercier. J’ai aussi une pensée pour mes enseignants qui m’ont très bien encadrée », ajoute-t-elle.

Sa mère, Yasmine Kurmoo, employée de la mairie de Port-Louis, décrit Tanweer comme une fille disciplinée et studieuse. « J’avais le pressentiment qu’elle allait être lauréate. C’était peut-être le flair d’une mère. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle décroche la bourse SSR. Ses efforts et ses sacrifices ont été récompensés. Nous sommes très contents », nous dit-elle avec un brin de fierté. Son père, Anwar Hussein, est employé du Central Electricity Board (CEB).

Par ailleurs, la jeune lauréate nous raconte qu’elle ne se consacrait pas uniquement aux études. Ainsi, durant ses moments libres, elle pratiquait le sport et faisait la cuisine à la maison. « Je m’adonnais à plusieurs disciplines sportives car cela m’aidait beaucoup. Et à la maison, j’aime préparer des gâteaux », dit-elle.

Pour ce qui est de ses études universitaires, Tanweer Faatimah Kurmoo sait déjà ce qu’elle veut faire. Son premier choix est la médecine car elle souhaite devenir le premier médecin de la famille. « La médecine me passionne. Donc, j’irai en Angleterre pour mes études. Je pense retourner au pays afin de mettre mes compétences au service de mes compatriotes », ambitionne-t-elle.

Rappelons que Tanweer est la deuxième fille qui fait la fierté de la famille Kurmoo, sa sœur aînée s’étant classée après les lauréats, il y a deux ans.


Noormuhammad Uzayr Eshan Tegally : «C’est le Créateur qui a décidé que je serai lauréat»

Noormuhammad Uzayr Eshan TegallyNoormuhammad Uzayr Eshan Tegally, 19 ans, est lauréat du collège Royal de Port-Louis dans la filière scientifique. Cet habitant de la Plaine-Verte était à sa deuxième tentative aux examens du HSC après avoir été classé 10e en 2016.

Très brillant, Uzayr garde la tête bien sur les épaules et nous parle avec assurance. Il a fait ses études primaires à l’école St Nicolas et ensuite à l’école Raoul Rivet. Il rejoint par la suite le collège Royal de Port-Louis et révèle que c’est une fierté de porter l’uniforme de ce prestigieux établissement qui a connu bien des moments de gloire. Aux examens du SC, il se classe parmi les meilleurs du collège avec 6 unités. À sa première tentative aux examens du HSC, Uzayr est classé 10e après les boursiers. Avec le soutien de son père Eshan, homme d’affaires, et de sa mère Ameenah, le jeune homme met les bouchées doubles lors de sa deuxième tentative. Uzayr Tegally nous raconte que ses parents lui ont été d’une grande aide et qu’ils croyaient en lui.

Le lauréat nous explique qu’en 2017, la concurrence était plus rude que l’année précédente et il avait des appréhensions. Pour réussir, il n’a pas pris de leçons particulières afin de ne pas perdre du temps lors des déplacements sur la route. « J’avais mis l’emphase sur les révisions à la maison suivant les conseils de mes enseignants du collège », souligne-t-il.

Un travail méthodique

Uzayr Tegally dit ne pas croire au miracle ni aux formules magiques pour devenir lauréat. Pour lui, c’est une question de travail méthodique et planifié. Il avoue avoir été stressé depuis la veille de l’annonce des résultats, tout comme sa mère qui était presqu’au bout de larmes en écoutant la radio à la maison. « Quand on a entendu le nom d’Uzayr, cela a été comme une délivrance après deux ans de sacrifice, de dur labeur et de privations », nous dit sa mère, toute émue. Le jeune homme n’a pas encore décidé s’il retournera au pays après ses études. Il compte se rendre en Angleterre pour des études de médecine ou des études d’actuariat.

Par ailleurs, Uzayr Tegally ne pointe pas du doigt les jeunes qui passent plusieurs heures sur les réseaux sociaux. Il est d’avis que chacun doit connaître ses limites et qu’il faut une ligne de démarcation entre les études et les loisirs. « Il faut que les jeunes surfent sur Facebook et autres Instagram avec modération », dit-il. Il conseille aux jeunes de croire en eux mêmes car « hard work pays. »

Le jeune homme est conscient que c’est le Créateur qui est à la base de toute chose. « Rien ne bouge sans Lui. Et c’est Allah qui a décidé que je serai lauréat et même si je n’étais pas lauréat, Allah aurait eu un meilleur plan pour moi. Allah joue le plus grand rôle dans ma vie et Il contrôle tout », soutient Uzayr Tegally.

Il se dit redevable envers son Créateur en premier et ensuite envers ses parents, ses grands-parents, ses enseignants, ses amis et tous ceux qui l’ont soutenu durant ses années d’études. Uzayr espère que dans trois ans, sa sœur Sumayyah, étudiante au collège Droopnath Ramphul, soit elle aussi lauréate.


Wasiim Kausmally : Un ancien élève de l’école primaire de ZamZam

Wasiim KausmallyWasiim Kausmally, 18 ans, fait la fierté de Plaine-Verte et envisage l’avenir avec sérénité. Il est lauréat du collège Royal de Port-Louis dans la filière scientifique et il était à sa première tentative.
Un fait particulier : Wasiim a fait sa scolarité pré-primaire et primaire à l’institut de ZamZam. En cycle primaire, il a reçu de bonnes bases académiques et avait obtenu de très bons résultats aux examens du CPE en 2010. Quand il avait été admis au collège Royal de Port-Louis, il savait déjà qu’il devait bosser très dur, la concurrence étant très rude parmi les meilleurs élèves. Lors des examens du SC, il obtient 6 unités. Pour lui, c’est un signe qu’il est parmi l’élite du collège qui aspire à être lauréat en 2018. Effectivement, Wasiim Kausmally nous explique qu’il a travaillé avec assiduité et a suivi les consignes de ses enseignants du collège et ceux des leçons particulières.

Faisant preuve d’une humilité déconcertante, Wasiim nous dira qu’il ne s’attendait pas à être lauréat malgré le fait qu’il avait bien travaillé lors des examens. Il a consenti à d’énormes sacrifices en se privant des sorties et autres loisirs et il a passé des heures à apprendre et à réviser. Il explique qu’au collège Royal de Port-Louis, la dernière année d’études est consacrée aux révisions. « On travaillait comme lors des examens et cela a servi comme une mise en condition pour les examens de Cambridge. Les enseignants étaient présents dans les salles et agissaient comme surveillants », nous confie le lauréat.

Retourner au pays

En ce qui concerne ses études supérieures, Wasiim Kausmally nous dit qu’il ne s’est pas encore décidé mais une chose est sûre, il retournera au pays pour travailler et mettre ses compétences au service de la République de Maurice. Dans la foulée, il conseille aux jeunes de ne pas perdre leurs temps sur les réseaux sociaux mais de trouver le juste équilibre entre les études et les loisirs. D’ailleurs, il aime surfer sur le net mais sait faire la part des choses.

Le jeune homme remercie de tout coeur ses parents qui ont été d’un grand soutien. Son père Ajmal, comptable de profession, et sa mère ont été toujours à ses côtés. Wasiim n’a pas manqué l’occasion de faire les éloges de l’école primaire de ZamZam qu’il estime être à la base de sa réussite aujourd’hui. Il conseille aux jeunes de ne pas délaisser la prière qui est la clé du succès et loue le Créateur qui est le guide Suprême.


Nabeel Hingun : «L’encadrement des parents est primordial»

Nabeel HingunNabeel Hingun, du collège Royal de Curepipe, est sur un petit nuage après avoir été proclamé lauréat dans la filière Économie. Ce jeune homme de 19 ans en est à sa première participation et dit qu’il ne s’attendait pas à être lauréat. Depuis l’annonce des résultats lundi, Nabeel est soulagé et fier de sa réussite après deux années de dur labeur et de sacrifice. D’ailleurs, il nous confie que pour avoir de bons résultats, il faut être constant dans ses études et de toujours persévérer. En fils reconnaissant, il rend hommage à ses parents : son père Richard, directeur d’une banque, et sa mère Ackbaree qui travaille pour son propre compte.

Nabeel Hingun est catégorique: « L’encadrement des parents est primordial et sans lequel, un enfant peut facilement sortir des rails. » Il dit avoir eu la chance d’être encadré par ses parents, ses tantes et ses grands-parents. « Ils ont tous joué un rôle important dans ma réussite et je dirai sans aucune hésitation que mon sacre porte leur empreinte. Sans mes proches, je n’aurais pas été lauréat», soutient le jeune homme.

Nabeel, comme tout jeune de son âge, s’est fixé des objectifs dans la vie. Il est d’avis que les jeunes doivent comprendre qu’il y a un temps pour s’amuser et un temps pour les études. « Mais parfois, certains jeunes deviennent incontrôlables et sortent du sentier tracé pour leur avenir », constate-t-il. Lauréat dans la filière Économie, il compte poursuivre des études en « Finance and Engineering» aux États-Unis. Compte-t-il retourner à Maurice après ses études? Nabeel dit qu’il n’a rien décidé encore. Il remercie ses proches, ses enseignants, ses amis et tous ceux qui ont contribué à son succès.


 

Shaista Cassam-Mariette : Elle a surmonté sa maladie pour être lauréate

Shaista Cassam-MarietteLauréate du collège Queen Elizabeth côté Sciences, Shaista Cassam-Mariette ne s’attendait pas à un tel succès car ses années d’études n’ont pas été de tout repos en raison de sa maladie.
Quand elle a entendu son nom à la radio à l’heure des proclamations des lauréats, elle pouvait à peine contrôler ses émotions et s’est jetée dans les bras de son père. « Après les examens, je n’étais pas très confiante. Je pensais que j’avais mal travaillé parce que j’étais vraiment malade à l’époque. J’avais même manqué trois semaines d’école en début d’année. Et souvent, j’avais besoin de dormir beaucoup à cause des médicaments que je prenais », nous dit-elle.

La jeune fille nous explique qu’à aucun moment ses proches ne lui ont mis la pression. Au contraire, tout le monde la soutenait et avait confiance qu’elle allait bien travailler. « Mes parents ainsi que mon frère croyaient en mes capacités. Ils me disaient de ne pas reculer et espéraient le meilleur pour moi. Mes proches m’ont encouragée en me disant que je pouvais reprendre part aux examens si je n’arrivais pas à avoir les résultats escomptés », dit cette habitante de Quatre-Bornes.

Désormais, Shaista envisage de mettre le cap sur le Canada pour ses études tertiaires. « En raison de ma santé précaire et les doutes qui me rongeaient après les examens, je n’avais consulté aucune université à l’étranger. C’est maintenant que je m’y mets. Je vais choisir entre l’Angleterre, la France et le Canada. Cependant, mon premier choix reste le Canada », précise-t-elle.

La jeune lauréate compte faire carrière comme actuaire. « Je suis toujours très à l’aise avec les mathématiques. J’adore jongler avec les chiffres. Plusieurs personnes m’ont dit que les études d’actuariat sont difficiles car elles comprennent des notions de mathématiques. En outre, c’est un métier qui va m’aider à mener une vie stable », ajoute-t-elle

Shaista Cassam-Mariette estime qu’il n’y a pas de secret pour être lauréate. Selon elle, il faut être constant dans ses études. « J’avais su trouver un bon équilibre. Je participais à toutes les activités au collège. Je faisais aussi de la natation. Je n’ai pas fait de très gros sacrifices et il n’y avait pas de pression sur mes épaules », dit-elle.

Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que Shaista fait la fierté de ses parents. Elle s’était classée au niveau national lors des examens du SC dans trois matières soit la physique, la chimie et les statistique. Après ses études, elle compte rentrer à Maurice.



Nadiya Jaunbocus : «Je dédie ma réussite à ma grand-mère»

150218_nadiyaSa vie et son parcours académique méritent toute notre attention. Nadiya Jaunbocus est un exemple pour beaucoup. À un très jeune âge, elle avait pris son destin en main et désormais, elle fait la fierté de sa grand-mère maternelle. D’ailleurs, à l’annonce des résultats, c’est dans les bras de celle-ci que la lauréate a célébré son succès. Les larmes aux yeux, elle devait nous lancer :
« mo nani, c’est tout pou moi. »

Lauréate du collège Queen Elizabeth dans la filière scientifique, Nadiya Jaunbocus s’est rendue au collège, lundi, accompagnée de sa grand-mère, Nazmoon Abdulkorim. Cette dernière nous confie que sa petite-fille a passé toute sa scolarité sous son aile. « J’ai pris la charge de Nadiya après le décès de ma fille et elle n’avait que trois ans. Elle a grandi sans connaître l’amour d’une mère. J’ai tout fait pour qu’elle puisse être heureuse. Ma vie tourne autour d’elle. Quand elle était petite, elle savait qu’elle a perdu sa mère et que je suis sa grand-mère. C’est une fille qui mérite le bonheur », dit la grand-mère, émue.

C’est la grand-mère et d’autres membres de la famille qui ont soutenu Nadiya durant ses études. Quoique sa grand-mère est à la retraite et vit de l’argent de sa pension, elle n’a pas laissé tomber à l’eau les efforts de sa petite-fille. « Toute la famille a soutenu Nadiya et elle est la première lauréate de la famille. Nous croyons en ses capacités. Elle est une fille studieuse et se donnait à fond. Nadiya faisait de son mieux et prenait des leçons particulières. Toute la famille est fière d’elle », ajoute Nazmoon Abdulkorim.

De son côté, la jeune lauréate est très contente de ses résultats. Elle se dit fière d’avoir pu réaliser son rêve et celui de sa famille. « Les efforts et les sacrifices de ma famille ont finalement porté leurs fruits. Ma grand-mère m’a toujours soutenue. Elle ne m’a jamais fait sentir l’absence d’une mère. Je dédie ma réussite à ma grand-mère »,nous dit Nadiya.

Pour être lauréate, Nadiya Jaunbocus relate que les préparations ont débuté depuis qu’elle était en Lower Six. Elle dit n’avoir pas attendu la dernière minute et a su trouver le bon équilibre entre ses études, les activités extrascolaires et les loisirs. « J’ai eu une bonne préparation depuis la Lower Six. Pour réussir, il ne faut pas uniquement se concentrer sur les matières académiques mais il faut garder à l’esprit le développement complet de l’individu », souligne cette habitante de Camp-Yoloff à Port-Louis.

Nadiya Jaunbocus n’a pas encore fait un choix pour ses études tertiaires mais elle compte poser ses valises aux États-Unis prochainement.


Haidar Ali Tooreea : «Un rêve qui se concrétise»

Haidar Ali TooreeaL’heure était à la fête chez la famille Tooreea à Plaine-Verte, lundi, après la consécration de Haidar Ali Tooreea, lauréat du collège Royal de Port-Louis dans la filière Économie. Nous sommes reçus par son père, Riaz, qui nous conduit dans le salon. Tout sourire et nullement intimidé, Haidar Ali vient nous saluer et s’installe sur un canapé pour répondre à nos questions sous le regard de sa mère, Razia.

D’emblée, le jeune lauréat nous raconte son parcours scolaire de l’école primaire Villiers René à son admission au collège Royal de Port-Louis. « Depuis le jour de mon admission au collège, j’avais un objectif précis. C’était comme un rêve. Je m’étais mis en tête que je serais lauréat de cet établissement et que je le ferais pour mes parents. Chaque jour, je jetais un œil sur le tableau dans la grande salle où tous les noms des lauréats y sont inscrits», nous raconte-t-il. Objectif atteint six ans après pour ce jeune garçon plein d’ambitions et qui espère servir son pays au plus haut niveau après ses études universitaires en Australie où il compte étudier la finance et la comptabilité.

Pour être lauréat, Haidar Ali a bossé très dur en HSC après avoir décroché 8 unités aux examens du SC. La voie était, semble-t-il, déjà tracée et comme un signe prémonitoire, il est à l’avant-plan au collège en décrochant des trophées et plusieurs prix dans chaque compétition à laquelle il participait. Ses enseignants avaient confiance en lui et savaient que Haidar Ali était comme un diamant brut qu’il fallait polir. Il a pris des leçons particulières dans toutes les matières et a dû se déplacer dans plusieurs endroits à travers le pays. De Curepipe à Quatre-Bornes en passant par la capitale, le jeune homme savait que tous ses sacrifices n’étaient pas vains. Il était régulier dans son travail et privilégiait la qualité.

Soutien de ses parents

Sans fausse modestie, Haidar Ali Tooreea nous dit que le collège Royal de Port-Louis s’attendait à avoir plus de dix lauréats et que ce record est le fruit d’un travail qui a débuté il y a six à sept ans de cela. Pour lui, le succès revient aux enseignants qui ont bossé très dur. « Nous avons eu la chance d’avoir des enseignants très compétents qui ont cru en notre capacité», souligne-t-il.

Par ailleurs, il soutient que le rôle des parents est prépondérant et essentiel à la réussite des enfants. « Mon père aussi bien que ma mère, mes oncles et ma grand-mère m’ont tout le temps encouragé. Ils ont été à mes côtés et ont été d’un soutien considérable », nous dit Haidar Ali. Il trouve que l’encadrement des enfants par les parents est essentiel et permet de trouver un équilibre afin de ne pas tomber dans le piège des fléaux sociaux.

Haidar, la voix cassée par l’émotion, nous dit : « Je suis extrêmement content d’être lauréat. J’ai fait honneur à mes parents qui ont fait beaucoup de sacrifices pour moi. Maintenant, c’est à ma petite soeur Husna Aliya qui est en HSC au collège Maurice Curé de m’emboîter le pas et de faire un double honneur à la famille. »

Il conseille aux jeunes de rester humbles et de persévérer et aussi de croire en leurs capacités. « Dans la vie, il y a des hauts et des bas, mais le succès est le fruit de la patience », ajoute notre interlocuteur. Il dédie sa réussite aux familles Tooreea et Dusmohamud et à tous ceux qui partage son bonheur. Il remercie ses enseignants du collège et ceux des leçons particulières, ainsi que ses amis de classe.

Supporter de l’équipe anglaise de Chelsea, Haidar Ali pratique le football et joue régulièrement avec ses proches et amis.


Zubeida Hafsah Banon Dahoo : «Je suis lauréate grâce à mes parents»

Zubeida Hafsah Banon DahooZubeida Hafsah Banon Dahoo, 18 ans, fait la fierté du collège Droopnath Ramphul. Elle est la lauréate de la cuvée 2017 côté Sciences. Elle avait de fortes chances d’être lauréate après avoir décroché 6 unités aux examens du SC en 2015.

Ainsi, dès la première année du HSC, Zubeida Dahoo a cru en son potentiel et s’est mise au travail sérieusement à l’école et à la maison. Elle nous avoue qu’elle ne s’attendait pas à être lauréate et c’est une surprise pour elle. Très modeste dans ses propos, elle dit être triste pour d’autres filles qui méritent d’être lauréates autant qu’elle.

Pour pouvoir prétendre à être lauréate, Zubeida nous dit qu’il faut avoir une vie sociale et trouver le juste milieu entre les études et les sorties en famille. « À la maison, j’étais très cool et relax et je n’étais pas stressée du tout », nous dit-elle. La jeune fille adore la lecture et passe ses moments libres à dévorer des bouquins.

Elle se dit redevable envers ses parents dont son père, Feroz, qui exerce comme General Manager et sa mère, Aafiza, enseignante dans une école primaire. « Mes parents ont été à mes côtés pour m’encourager. Ma maman passait des heures avec moi quand j’apprenais mes leçons la nuit. Mon papa est un homme formidable qui a toujours cru en mes capacités et il m’accompagnait pour les leçons particulières. Je suis lauréate grâce à eux et je leur dédie mon succès. Je voulais leur faire honneur et grâce à Allah, j’ai pu leur offrir un grand cadeau », dit-elle.

Par ailleurs, Zubeida Dahoo nous dit qu’elle n’a pas encore décidé du pays où elle se rendra pour ses études supérieures. Mais elle a déjà une petite idée de ce qu’elle veut faire. Elle a un penchant pour la psychologie et l’actuariat. La lauréate pense aussi que pour résoudre le problème des gradués-chômeurs, il faut créer des opportunités dans les secteurs économiques et scientifiques.

Zubeida Dahoo conseille aux jeunes de ne pas perdre leur temps sur les réseaux sociaux et de se mettre au travail très tôt. En ce qui concerne le fléau de la drogue parmi les jeunes dans certains collèges, elle est d’avis qu’une campagne nationale de sensibilisation pour les enfants depuis le primaire est très importante.

Enfin, elle remercie Allah qui l’a guidée lors des examens, sans oublier ses parents, ses enseignants et ses amies.


Zakiyyah Noorally : «La foi en Dieu est la clé du succès»

Zakiyyah NoorallyZakiyyah Noorally, lauréate du collège Droopnath Ramphul, ne passe pas par quatre chemins pour nous dire que la foi en Dieu est la clé du succès. Pour cette jeune habitante de Pamplemousses, seule l’intelligence ne suffit pas pour être lauréate. Selon elle, il faut être proche du Créateur et suivre le droit chemin comme prescrit dans le Coran. Elle estime qu’il faut aussi savoir choisir son cercle d’amis à l’école et en dehors de l’école.

Zakiyyah est lauréate dans la filière Économie et elle était à sa première tentative aux examens du HSC. Elle n’a pas encore fait son choix d’université mais elle compte entamer des études en Computer Science avec spécialisation en Business. La jeune fille nous explique qu’il n’existe aucun secret pour être lauréate. « Il faut un bon équilibre entre les études et les passe-temps. En même temps, il faut être constant dans ses études et savoir appuyer sur l’accélérateur au moment opportun », indique-t-elle.

En tant que fille dévouée et reconnaissante, Zakiyyah ne trouve pas les mots pour remercier ses parents pour tous les efforts consentis durant ses études. Son père, Youssuf, est homme d’affaires et gère un magasin de prêt-à-porter à Port-Louis. Sa mère, Asma, travaille elle aussi dans le commerce. « Sans le soutien de mon père, de ma mère, des mes oncles et tantes et de ma grand-mère, je ne suis pas sûre que j’aurais été lauréate », nous dit-elle.

Par ailleurs, la jeune lauréate a commenté le comportement de ces jeunes qui nuisent à l’image de la société. Elle estime que de tels comportements ne sont pas tolérés au collège Droopnath Ramphul et elle est d’avis que les jeunes doivent prendre leurs responsabilités pour ne pas tomber dans le piège de la délinquance juvénile. Zakiyyah avance que Maurice compte plusieurs jeunes talents mais ces derniers doivent véhiculer une image positive car dans quelques années ce sont eux qui prendront la destinée du pays en main.

Zakiyyah Noorally n’aime pas la politique mais estime qu’il n’est pas nécessaire d’être politicien pour servir son pays. Elle remercie le Créateur pour Ses faveurs ainsi que ses parents, ses proches, ses enseignants, ses amies et tous ceux qui ont cru en ses chances.


Aliya Seelarbokus : Elle suit les traces de son frère

Aliya SeelarbokusAliya Seelarbokus, du Couvent de Lorette de Quatre-Bornes, est lauréate dans la filière technique. Elle suit ainsi les traces de son frère aîné, Adil, qui a été lauréat en 2013. La jeune fille se dit heureuse de faire partie de cette génération qui fait la fierté du collège Lorette où sa mère Rouksana est également enseignante.

C’est la première participation d’Aliya aux examens du HSC et elle a travaillé d’arrache-pied pour réussir. Tout comme les autres lauréats, Aliya est d’avis que les jeunes qui souhaitent obtenir de très bons résultats ne doivent pas attendre la dernière minute pour se mettre au travail. « Si on attend le dernier tournant pour la révision, ce sera stressant et on court le risque de mal travailler aux examens », dit-elle.

Pour être lauréat, Aliya estime qu’il faut trouver l’équilibre entre les études et les activités extrascolaires. Cependant, la jeune lauréate concède qu’elle avait mis fin à ses activités extrascolaires durant une année pour se consacrer pleinement à ses études. Concernant ses études tertiaires, elle a déjà fait son choix en optant pour des études en «Food and Human Nutrition » à l’université
de Newcastle.

Commentant le fléau de la drogue dans les collèges, Aliya Seelarbokus est d’avis qu’’il faut venir de l’avant avec une campagne de sensibilisation contre les dangers de la drogue dans les écoles primaires afin de conscientiser les enfants dès leur plus jeune âge.

Aliya Seelarbokus rend hommage à ses parents qui ont été à ses côtés depuis le début et l’ont encouragée durant la période des examens. Elle remercie son père, Hamid Seelarbokus, directeur des ressources humaines dans une société privée, et sa mère, Rouksana, enseignante au Couvent de Lorette de Quatre-Bornes. Elle a également une pensée spéciale pour ses enseignants, ses amies et son oncle, le Dr Hassenjee Joomaye. « Je dirai aux jeunes de toujours garder espoir et de croire en leur chance de réussite. Dieu est omniprésent et quant on fait appel à Lui avec sincérité, Il répond à vos sollicitations », nous dit-elle.

Soulignons qu’en 2013, Adil Seelarbokus, le frère aîné d’Aliya, était lauréat et il étudie actuellement la médecine à Newcastle en Angleterre. Son frère cadet, Bilal, est en Australie pour des études d’ingénierie.


Nuzhah Tarsoo : «Il n’existe aucun secret pour être lauréate»

Nuzhah TarsooNuzhah Tarsoo s’est distinguée dans la filière technique au collège Queen Elizabeth. Elle avait toujours eu l’ambition d’être lauréate et a travaillé dur pour pouvoir réaliser ce rêve. L’année derrière, sa sœur s’était classée après les lauréats. « Je voulais entre lauréate mais je ne m’y attendais pas. Mais comme on dit toujours, les efforts portent leurs fruits », nous dit-elle.

Selon elle, il n’existe aucun secret pour être lauréate, mais il est impératif de faire ses propres efforts et avoir un plan de travail bien élaboré. « Il faut travailler vraiment dur dès le début et ne jamais remettre le travail à plus tard. J’estime qu’il faut mettre les bouchées doubles dès la Form IV et en Lower VI, il ne faut rien lâcher. Beaucoup d’étudiants pensent que le Lower VI est une année moins importante mais elle est très cruciale. La constance et le dur labeur sont des éléments clés de la réussite », avance-t-elle.

Outre ses études, la jeune lauréate est très impliquée dans le domaine du travail social. Elle fait partie d’une équipe de scouts et elle vise à apporter un changement dans la société mauricienne. Elle s’est engagée dans plusieurs projets dont le programme « After school » qui débute en avril. Nuzhah demande à la jeune génération d’être plus responsable. « Les jeunes doivent croire en leurs rêves et ils doivent en même temps faire quelque chose de concret pour la société », nous dit-elle.

Soulignons que Nuzhah s’est déjà inscrite à une université aux États-Unis mais pour l’instant, elle n’a pas encore fait un choix final concernant sa filière d’étude. Le domaine de la neuroscience, la communication ou encore l’éducation l’intéressent. « J’adore l’île Maurice mais certaines choses sont hors de notre contrôle. Si je ne constate aucun changement positif à Maurice après mes études, je n’y retournerai pas », lâche-t-elle.


Kheshika Devi Bissesur : «Réduire le nombre de travailleurs étrangers pour créer des opportunités de travail»

Kheshika Devi BissesurDirecte dans ses propos, la lauréate du collège Droopnath Ramphul ne passe pas par quatre chemins pour dire que pour résoudre le problème du chômage chez les diplômés, il faut créer des opportunités et réduire le nombre de travailleurs étrangers pour faire de la place aux Mauriciens. Elle partage l’opinion que ses amis lauréats qui pensent de pour résoudre le problème de la drogue dans les collèges il faut une campagne de sensibilisation sérieuse depuis la primaire.

Âgée de 18 ans, Kheshika, qui habite la capitale, voudrait embrasser une carrière d’ingénieur. Elle poursuivra ses études dans une université à l’étranger et retournera travailler à Maurice après l’obtention de son diplôme. Kheshika fait la fierté de son père, Sewsunkur, officier de prison et de sa mère, Parita, fonctionnaire.

Elle remercie ses parents qui ont été formidables et ont été à ses côtés durant ses deux années d’études intenses. Ses remerciements vont aussi à ses professeurs du collège de même qu’aux professeurs des leçons particulières.


Abdul Kareem Elahee Doomun : La fierté du collège Royal de Curepipe

Abdul Kareem Elahee DoomunTrès humble dans la réussite, Abdul Kareem Elahee Doomun n’aime pas se mettre en avant bien s’il soit lauréat de la cuvée 2017 dans la filière technique au collège Royal de Curepipe.  Le jeune homme a représenté le prestigieux établissement secondaire à plusieurs reprises lors des activités extrascolaires. Au mois d’août de l’année dernière, en compagnie de son ami Dylan Liy Yew Fai, il avait participé à une compétition de débats organisée par le ministère des Utilités Publiques et avait remporté le premier prix. Les deux amis avaient reçu un trophée des mains du Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo.


Luciano Azor : Le lauréat surprise

Luciano AzorLuciano Azor est le premier lauréat de la SSS Triolet (Boys). C’est au son des pétarades que le jeune étudiant de 19 ans a été accueilli au collège juché sur les épaules de ses amis. Timide et réservé mais poli et aimable, Luciano répond avec assurance aux questions des journalistes et cherche des yeux sa mère Farida Azor qui est au comble du bonheur. Les yeux embués de larmes, le jeune homme remercie ses parents de même que ses enseignants qui ont tout fait pour le guider vers la voie du succès. Luciano qui a de l’ambition à revendre, dans l’euphorie du moment, laisse entendre qu’il voudrait un jour être Premier ministre. Ses enseignants présents hochent la tête en signe d’approbation. « C’est bien d’avoir de l’ambition et de placer la barre très haut dans la vie», nous dit un ami de Luciano.

La rectrice du collège, Yeshwantee Jeetoo, ne tarit pas d’éloges pour son protégé et explique que Luciano est un «role model» et que son passage au collège a donné une autre dimension à la qualité d’enseignement offerte par les enseignants. « Luciano est un exemple de bonté et il donnait un coup de main pour faire du counselling », ajoute la rectrice.

En 2015, Luciano avait participé à une compétition sur l’African Leadership aux États-Unis avec d’autres étudiants mauriciens. « Cela a été une expérience inoubliable », nous dit-il. Le lauréat nous révèle qu’à l’école primaire il était moins brillant, surtout en mathématiques. Il dit vouloir étudier le droit en Angleterre .Sa mère approuve son choix même si elle sait qu’elle sera loin de son fils qui est la prunelle de ses yeux.

Farida est cleaner et nettoie les plages tandis que son père est maçon. Quand Luciano rentrera chez lui après une journée de liesse, son père et son frère aîné seront encore sur un chantier.


Souhayl Sooltangos : «La méritocratie doit primer»

Souhayl SooltangosSouhayl Ahmad Sooltangos est lauréat de la cuvée 2017 dans la filière scientifique. Étudiant au collège du Saint Esprit, Souhayl Sooltangos était déjà un brillant élève depuis le primaire. Souhayl qui rêve d’être médecin, compte se rendre en Angleterre pour ses études universitaires. Son père, Mahmud Ahmad, est dentiste tandis que sa mère est femme au foyer. Souhayl est un jeune qui n’aime pas se faire marcher sur les pieds. Pour résoudre le problème du chômage, il pense qu’il faut libérer des postes qui deviendront ainsi accessibles aux jeunes chômeurs mais qu’avant tout la méritocratie doit primer. Abordant le problème de la drogue dans les collèges, il est d’avis que les autorités doivent encadrer les jeunes depuis le primaire par des campagnes de sensibilisation pour leur exposer les dangers liés à la consommation de la drogue.


HSC 2017 : Taux de réussite en baisse

Les résultats des examens du Higher School Certificate (HSC) cuvée 2017 sont officiels depuis le lundi 5 février. Le taux de réussite a baissé de 1,09 %. Ainsi, pour la cuvée 2017, le pourcentage de réussite pour Maurice s’élève à 74,5 %, contre 75,54 % en 2016. Pour l’île Rodrigues, le taux est de 69,58 % cette année contre 72,62 %, en 2016. Pour rappel, 11 304 élèves avaient pris part aux examens de fin de cycle du secondaire en 2017. Par ailleurs, ils étaient 2 137 candidats cette année à concourir pour une bourse. Seuls 45 sont retenus. La liste des lauréats a été annoncée par la ministre Leela Devi Dookun-Luchoomun, lundi. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, s’est aussi adressé aux lauréats, leur demandant de revenir au pays après leurs études à l’étranger.

Lauréats :

Le classement par collège
Garçons
Collège Royal de Port-Louis : 10
Collège Royal de Curepipe : 5
Triolet SSS : 1
James Burty David SSS : 1
John Kennedy : 1
Collège du Saint-Esprit : 1
Filles 
Queen Elizabeth College : 9
Dr Maurice Curé State College : 3
Droopnath Ramphul State
College : 3
Lady Sushil Ramgoolam SSS : 1
Collège Lorette de Quatre-Bornes : 1
Collège Lorette de Port-Louis : 1
Rodrigues College : 3

Rahim Murtuza et Nafissah FAKUN

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