mardi , 25 avril 2017
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Le constable Mohamadally Deljoor : Un homme multi-casquettes

Champion de badminton, animateur, trésorier…le constable Deljoor, 38 ans, porte plusieurs casquettes. Appelé affectueusement Paul par ses collègues, il prend très à coeur son métier. Il nous raconte, dans ce qui suit, sa passion pour le badminton et nous retrace une partie de sa vie et sa carrière…

Mohamadally Deljoor, ou simplement Ally, est un homme qui a une joie de vivre hors du commun. Véritable touche-à-tout, celui qui est appelé Paul par ses pairs, n’hésite pas à relever les défis tant sur le plan professionnel que dans sa vie personnelle. Et s’il y a une chose que le constable affectionne le plus, c’est le badminton. En effet, c’est une très longue histoire d’amour entre Ally et le badminton. Il nous raconte qu’il a commencé à pratiquer cette discipline sportive depuis son plus jeune âge. « Comme tous les gamins à l’époque, j’ai commencé par jouer au football mais j’étais très attiré par le badminton. C’est en partie grâce à mon frère aîné, Nawshadally, que je me suis intéressé de plus près à ce sport. Il jouait au badminton régulièrement et j’ai beaucoup appris de lui », se rappelle-t-il. C’est ainsi que le jeune Ally a commencé à jouer dans les catégories ‘poussin’ et ‘benjamin’ et a par la suite intégré l’école de badminton à Curepipe. « Mon frère et plusieurs autres joueurs ont vu que j’avais du potentiel pour bien faire. Je m’entraînais aussi très dur », ajoute-t-il.

Champion de Maurice

Sur le court, Mohamadally Deljoor impressionne de par son aisance à se défaire de ses adversaires, et gravit les échelons avec une facilité déconcertante. Très vite, il tape dans l’oeil des entraîneurs nationaux et est approché pour représenter le pays lors des tournois régionaux et internationaux. En 1990, alors qu’il n’est âgé que 11 ans, il commence à jouer au plus haut niveau dans sa catégorie. En 1997, 1998 et 1999, il multiplie les exploits et décroche le titre de champion de Maurice. En 1998, il était le No. 3 à Maurice derrière Eddy Clarisse et Stéphan Beeharry. Sur le plan international, Ally est considéré comme un élément important de l’équipe mauricienne. « En 1995, on avait remporté la médaille de bronze par équipe au Championnat d’Afrique junior à Durban. Ce sont des moments inoubliables dans ma vie », nous raconte le constable. Mais c’est du Championnat d’Afrique junior au Botswana en 1997 qu’Ally garde les meilleurs souvenirs. « L’équipe junior de 1997 est la seule jusqu’à présent à avoir remporté ce championnat. Je me souviens encore très bien des matchs. Au final, nous avions battu l’Afrique du Sud 3-2. J’étais capitaine de l’équipe mauricienne à cette époque », se remémore Ally. Ainsi, au cours de cette même année, l’équipe junior de badminton a été élue ‘Team of the year’ lors des Sports Awards.

Par ailleurs, le badiste a remporté plusieurs tournois (Jeux de l’Avenir, Jeux de l’Espoir…) et compte une cinquantaine de victoires au niveau national à son actif.

Joueur au sein de l’équipe de la Police

La carrière sportive de Mohamadally Deljoor au niveau national et international a pris fin en 2002 lorsqu’il a intégré la Special Mobile Force (SMF). « Il fallait faire un choix. J’étais très bon au badminton et l’avenir était brillant mais malheureusement à l’époque, les sportifs n’étaient pas rémunérés. Nous ne recevions aucune ‘allowance’ comme c’est le cas aujourd’hui. Donc, je n’avais d’autre choix que de raccrocher. Néanmoins, j’ai continué à jouer au sein de la force policière », nous dit-il. En effet, Ally a été, à maintes reprises, champion avec l’équipe badminton de la police. À la SMF, il aussi gravi les échelons et avait été promu au rang de caporal. Il était également chargé de former les jeunes recrues. En 2015, il est transféré à la Central Division et est affectée au poste de police de Curepipe. Il garde néanmoins le contact avec sa raquette et son volant et continue de jouer avec ses collègues. Soulignons au passage qu’Ally a aussi un diplôme d’entraîneur de badminton qu’il a décroché du Comité olympique en 2006. « Je n’ai encore rien décidé pour le moment mais j’aurais bien aimé coacher des jeunes joueurs. Je pense avoir acquis suffisamment d’expérience dans ce domaine pour aider la jeune génération », ambitionne-t-il.

Animateur à ses heures perdues

Outre le badminton, le constable Deljoor a une autre passion : animer des événements. En effet, en véritable maître de cérémonie, Ally sait égayer l’assistance. « C’est par un pur hasard que j’ai commencé à faire de l’animation. Je me souviens que lors d’une petite fête entre collègues, j’avais décidé de prendre le micro pour mettre de l’ambiance. Tout le monde était drôlement surpris et certains me demandaient même si j’avais déjà suivi des cours dans le domaine de l’animation. Cette première expérience m’a mis en confiance et c’est ainsi que j’ai commencé à animer d’autres événements et programmes », nous confie-t-il. En 2016, Ally a animé l’Eid Party, organisée par la mairie de Curepipe, devant un parterre composé de plusieurs ministres et autres hauts fonctionnaires. « J’anime aussi tous les événements de la Police Officers Solidarity Union (POSU) et ceux du club Espérance Sportive de Curepipe où je suis le responsable de la communication », ajoute Ally Deljoor.

Sur le plan familial, Ally Deljoor est marié à Aaishah depuis 2009 et est le père d’une petite Anniyah, 4 ans. Il aime passer ses moments libres avec sa famille en organisant des sorties régulièrement.

Trésorier de la POSU

Depuis son transfert de la SMF à la Central Division, Mohamadally Deljoor s’est joint à la Police Federation aux côtés de l’inspecteur Jaylall Boojhawon. Depuis la création de la Police Officers Solidarity Union (POSU), il occupe le poste de trésorier du corps syndical de la force policière. « L’inspecteur Boojhawon me fait confiance et c’est pourquoi il m’a confié ce poste. Je vais prendre mon rôle très au sérieux. La POSU vise à aider les policiers et améliorer le service. Nous avons une équipe soudée qui va travailler pour le bien-être des policiers », indique-t-il.

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