jeudi , 21 septembre 2017
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Consommation de viande fraiche – 50 boeufs seront importés

Le Conseil des ministres du vendredi 23 septembre a avalisé l’importation des boeufs de l’Afrique du Sud par voie aérienne. Ainsi, 50 boeufs seront importés dans une dizaine de jours pour pallier le manque de viande bovine fraîche sur le marché local. L’annonce a été faite par le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, en conférence de presse vendredi 23 septembre. Pour rappel, le vendredi 16 septembre dernier, le Conseil des ministres avait décidé d’interdire l’importation du bétail jusqu’à nouvel ordre. Autre annonce du ministre Seeruttun : l’importation de la viande bovine de l’Australie sera également autorisée. Il affirme qu’au cas où il y aurait une hausse du prix de la viande bovine, celle-ci ne dé­passera pas 10 %.

 

 Akram Mauthoor de la Mauritius Butchers’ Association : « Nous sommes maintenant sereins »

La Mauritius Butchers’ Association se réjouit que sa demande ait été acceptée. « Nous avons eu une rencontre avec le ministre Seeruttun lundi 19 septembre dernier. Nous lui avons proposé de faire venir des boeufs de l’Afrique du Sud par voie aérienne et nous avons demandé à être indemnisés si notre demande ne pouvait être acceptée. Le ministre nous avait promis que notre proposition sera discutée au Conseil des ministres », explique Akram Mauthoor, président de l’association. Ce dernier indique que les bouchers sont sereins maintenant que leur proposition a été acceptée. « Nous sommes satisfaits de la décision du Conseil des ministres. Les boeufs seront directement envoyés à la Mauritius Meat Authority (MMA) après leur débarquement pour empêcher qu’ils soient infectés par la fièvre aphteuse. Les Mauriciens pourront bientôt avoir de la viande bovine fraîche sur le marché », affirme le président.

Arrêt temporaire de l’abattage

Depuis la célébration de la fête Eid-Ul-Adha, aucun boeuf n’a été abattu à la Mauritius Meat Authority (MMA). « En temps normal, une centaine de boeufs sont abattus par semaine, notamment entre cinq à huit de lundi à mercredi, entre 30 à 50 les jeudis et entre 50 à 75 les vendredis. Quand Maurice venait d’être menacé par l’épizootie de la fièvre aphteuse, les activités à la MMA se poursuivaient normalement, car nous abattions des boeufs de la ferme Socovia. Ce n’est qu’à la veille de la fête Eid-Ul-Adha que les boeufs de Socovia sont tombés malades. Donc, toutes les activités ont été stoppées après la fête Eid-Ul-Adha », indique un boucher de la MMA. Nous apprenons aussi que l’abattage des cabris se poursuit normalement à la MMA mais seuls les cabris locaux sont abattus.

 

Rajesh Daumoo, directeur de la MMA : « Une atmosphère de chômage technique régnait à la MMA »

Le directeur de la MMA, Rajesh Daumoo, indique que la situation était critique au niveau de la section de boeufs, avec une diminution drastique d’abattage de boeufs. « Une atmosphère de chômage technique régnait au sein de la MMA puisqu’aucun boeuf n’a été abattu depuis la fête Eid-Ul-Adha. Nous n’avons eu que quatre boeufs à abattre cette semaine, mais c’était pour un mariage. Nous attendons que les activités reprennent au plus vite avec la décision du gouvernement d’autoriser l’importation des boeufs par voie aérienne. Entre-temps, les employés n’ont rien à faire », indique le directeur. Toutefois, Rajesh Daumoon souligne que les employés ne seront point obligés à prendre des congés forcés suite à cette situation. « La question ne se pose même pas. Ils sont employés à la MMA et on ne peut les mettre à la porte en raison d’une épizootie. Nous sommes confiants que le problème va se résoudre », précise-t-il. Par ailleurs, il explique que la MMA continuera d’exiger les certificats de bonne santé des animaux pour procéder à l’abattage. « Tant que le ministère de l’Agro-industrie n’enlève pas l’alerte rouge, nous continuerons à réclamer des certificats de bonne santé », dit-il. A ce jour, 15 000 boeufs, cabris et moutons ont été vaccinés et 50 éleveurs ont été indemnisés à hauteur de Rs 28 millions. Au sujet de la menace de la salmonellose, il y a eu un vide sanitaire à l’Animal Production Division de Réduit.

 

 Haniff Peerun : « Le problème reste entier »

Le porte-parole des employés de la Mauritius Meat Authority est catégorique : l’importation de seulement 50 boeufs n’atténuera pas la situation. Selon lui, cette démarche palliera un petit manque mais le problème restera entier. « La MMA procède à l’abattage d’une centaine de boeufs par semaine. Seulement les vendredis, une cinquantaine de boeufs sont abattus. Ce qui veut dire que les employés de la MMA n’auront toujours pas suffisamment de travail », dit-il. Haniff Peerun milite pour que ces employés ne soient pas obligés de prendre des congés forcés et puissent obtenir leur salaire comme à l’accoutumée. « Les abatteurs sont des employés permanents dont les conditions d’emploi sont rédigées par le PRB. Je déplore l’attitude du directeur de la MMA qui va à l’encontre de l’Employment Relations Act », dit-il.

Socovia rassure les consommateurs

La compagnie Socovia, principale importatrice de boeufs en provenance de l’Afrique du sud continue sa campagne de vaccination par l’intermédiaire du service vétérinaire du ministère de l’Agro-industrie. Une bonne partie des animaux sont vaccinés par des vétérinaires du privé étant donné la manque de vétérinaires du gouvernement. Husain Pirbaccosse (Tissen), un des directeurs de Socovia, nous a confirmé que d’ici quelques semaines la situation retournera à la normale. Un consultant sud-africain, Fred Rhycart, avec plus de 30 ans d’expérience dans la santé animale est sur la ferme de Socovia pour aider à gérer la situation. Selon Husain Pirbaccosse, à partir de demain une deuxième dose de vaccination connue comme « Booster vaccination » sera injectée aux animaux pour les remettre sur patte. Après cette deuxième phase, il est fort possible que Socovia soit autorisé à effectuer l’abattage de son bétail directement à l’abattoir de la Mauritius Meat Authority. Selon le responsable de Socovia, les symptômes de la fièvre aphteuse se sont dissipés depuis le début de mois de septembre après la première phase de vaccination. « Népli ena boeuf malade lors la ferme et symptôme fine disparaitre », nous dit-il.

« C’est au début du mois que le dernier boeuf est mort et les hommes responsables des animaux n’ont décelé depuis aucun signe de maladie. La situation retournera à la normale d’ici peu Les », assure-t-il. Soulignions que les vétérinaires du gouvernement et du privé sont sur la ferme pour suivre la situation de prés. Sur la ferme de Socovia 3,800 tête de bétail non infectées en provenance de L’Afrique du Sud qui ne comportent aucun signe de maladie pourront être mises sur le marché aussitôt le feu vert obtenu du gouvernement. Husain Pirbacosse nous indique que Socovia ne compte pas importer du bétail par avion pour le moment en attendant que la situation se décante. « Je tiens à rassurer la population que l’épidémie de la fièvre aphteuse c’est du passé et c’était un mauvais cauchemar. Les boeufs sur la ferme sont en bonne santé et toutes les précautions sont prises pour nous assurer que l’épidémie ne pointe pas son nez de nouveau. Je précise que Socovia n’a vendu aucun boeuf infecté pour l’Eid-ul-Adha. Nous avons vendu 294 boeufs et aucun reproche ne nous a été fait», fait-il ressortir.

Sunniy Ulamâ & Aïmmah Council – Une commission d’enquête

Le Sunniy Ulamâ and Aïmmah Council a adressé une correspondance au Premier ministre, dans laquelle il lui demande la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les cas récents de fièvre aphteuse à Maurice. Selon le président du Conseil, le Maulana Shamim Khodadin, l’épizootie de la fièvre aphteuse a affecté les célébrations de la fête Eid-Ul-Adha cette année. « Nous demandons qu’une commission d’enquête soit mise sur pied pour faire lumière sur les récents cas de fièvre aphteuse à Maurice et qu’elle soit présidée par un ancien juge de la Cour Suprême. Nous voulons comprendre comment ce virus a pu arriver à Maurice et quand est-ce que le premier virus a été détecté à Rodrigues », explique Maulana Khodadin. Le Sunniy Ulamâ & Aïmmah Council veut également connaître l’identité de la personne qui a autorisé l’embarcation des boeufs infectés de Rodrigues et les mesures envisagées pour atténuer le risque de prolifération à Maurice. Par ailleurs, le Conseil veut que la commission d’enquête détermine quand est-ce que le virus a été détecté à Maurice et si des boeufs infectés ont été envoyés à la Mauritius Meat Authority (MMA).

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