dimanche , 21 janvier 2018
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Leur cheval de bataille en 2018

Nouvelle année, nouvelles résolutions. Année charnière pour beaucoup, 2018 sera déterminante pour une majorité d’acteurs de l’économie. Plusieurs projets verront le jour en 2018 pour certains alors que pour d’autres, la nouvelle année sera synonyme d’une bouffée d’air frais pour se relancer. STAR a voulu savoir leur cheval de bataille…

Haniff Peerun, président du MLC : «Veiller à l’amendement des lois du travail»

030118_hanifHaniff Peerun, président du Mauritius Labour Congress et de la All workers Federation, ne compte pas chômer en 2018 en ce qu’il s’agit du combat en faveur des travailleurs. Il se dit satisfait que le gouvernement se soit aligné sur les propositions des syndicats pour la compensation salariale en faveur des travailleurs et souhaite que 2018 leur apportera bonheur et prospérité.  Haniff Peerun n’a nulle intention de jouer profil bas en 2018. Il veillera à ce  que le gouvernement vienne de l’avant au plus vite avec les amendements  à l’‘Employment Rights Act’ et à l’’‘Employment Relations Act’, deux lois qui ont remplacé l’Industrial Relations Act et la Labour Act.

Selon Haniff Peerun, les employeurs abusent de certaines clauses de ces lois pour licencier les travailleurs en l’absence d’un filet de protection pour ces derniers. Au temps de la Labour Act, au moment du licenciement, il fallait passer par le Termination of Contract Service Board (TCSB) pour le justifier. Or, avec cette nouvelle loi, un employeur peut licencier un travailleur comme bon lui semble et sans justification. Pour le gouvernement et le secteur privé, au nom de la modernisation et de la délocalisation, ils peuvent licencier les travailleurs. Haniff Peerun explique que le ministre du Travail, Sudesh Callichurn, a fait comprendre que le Parquet a déjà travaillé sur l’amendement. Le syndicaliste demande au ministre de faire circuler l’amendement pour avoir un consensus avant que le projet de loi soit passé au vote.

L’autre cheval de bataille pour 2018 sera celui en faveur des consommateurs. Selon Haniff Peerun, le gouvernement à libéralisé les prix des commodités. Or, cette situation a profité aux importateurs et commerçants qui ont créé un cartel. « Le gouvernement a le devoir de venir avec un «Price Mechanism Board» pour contrôler les prix et faire échec au cartel», dit-il.

Haniff Peerun n’est pas satisfait non plus des conditions de service dans le secteur privé qui, selon lui, doivent être améliorées dans les plus brefs délais.  « L’inégalité salariale entre les hommes et les femmes est un véritable problème. Les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes conditions de service alors qu’ils accomplissent le même travail. Il y a trop de favoritisme et de corruption dans le secteur privé », lance-t-il.  Le syndicaliste réclame la mise sur pied d’une «Parastatal Bodies Service Commission» pour un droit de regard en faveur des travailleurs des corps paraétatiques. Par ailleurs ,il souhaite présenter un mémoire au gouvernement lors du prochain budget pour que justice soit faite à la classe des travailleurs. « Il ne faut pas qu’il y ait justice à deux vitesses dans le recrutement et la promotion », laisse-t-il entendre. Il souhaite que la méritocratie prime. Haniff Peerun déplore le fait que le pouvoir d’achat des travailleurs soit en chute libre  et regrette que 90% des travailleurs se soient endettés auprès des banques, casseurs et sociétés coopératives. Il souhaite bonheur et prospérité à la classe des travailleurs pour 2018.


Shakeel Anarath, directeur d’Al Ihsaan Society : «Un ‘mayyat khanna’ moderne aux Plaines Wilhems»

030118_shakeelShakeel Anarath, directeur d’Al ihsaan Society située à la rue Magon à Plaine-Verte, compte construire un  deuxième ‘mayyat khanna’ moderne aux Plaine Wilhems pour faciliter la tâche des familles qui n’ont pas les facilités lors du décès d’un proche. Shakeel Anarath sollicitera l’aide du gouvernement pour qu’un terrain de l’État lui soit octroyé pour construire le centre funéraire avec toutes les facilités. Autre projet pour 2018 : la mise à jour d’un projet en faveur des sans-abri de la capitale. Le projet pour un abri de nuit ouvert à partir de 6 heures du soir à 6 heures du matin sera la priorité d’Al Ihsaan pour 2018. Les sans-abri seront pris en charge dès leur arrivée. Ils prendront un bain et recevront  un repas chaud dans des conditions hygiéniques et seront logés jusqu’à 6 heures de matin. Al ihsaan a réalisé de gros projets humanitaires en 2017 en faveur des réfugiés de Rohingyas en deux occasions. Une équipe de trois personnes s’étaient rendus sur place pour distribuer des vives, construire une madrassah et installer des pompes à eau. Toujours en 2017, la population de Gaza a bénéficié de 20 réservoirs d’eau pour 2500 familles et Al Ihsaan a sponsorisé 250 bread-pack pour les enfants de Gaza. Toujours pour les réfugiés de Rohingyas, un mayyat khanna verra le jour pour faciliter les bains rituels et les funérailles des personnes décédés.


Nazihah Hosany, présidente du Gift box 4 Syria : «Sponsoriser un orphelin en Palestine et en Syrie»

030118_nazihahNazihah Hosany, présidente du Gift box 4 Syria, et Husna Foondun Patel, présidente de «Together We Care», seront sur le front à partir du mois de février 2018 pour continuer leur  mission humanitaire auprès des populations dans les pays touchés par la guerre. Après les réfugiés syriens à la frontière de la Turquie en 2015 et les enfants syriens en 2016, Nazihah Hosany avait monté une opération humanitaire à la frontière du Bangladesh pour aider les réfugiés Rohingyas. Avec la collaboration de Husna Foondun-Patel, une équipe humanitaire avait passé deux semaines au Bangladesh pour fournir de la nourriture, construire des camps et installer des pompes à eau pour les réfugiés.

En 2018, Nazihah et Husna feront un suivi des projets déjà commencés à la frontière du Bangladesh au Cox Bazar. En sus de l’aide aux Rohingyas,  un conteneur sera acheminé en Somalie et en Syrie. L’équipe de Gift box 4 Syria et Together We Care va s’embarquer sur un projet d’installation de pompes à eau en Somalie et dans des pays du Moyen Orient. Le plus gros projet pour 2018 sera la prise en charge des orphelins en Palestine et Syrie. «Nous comptons sponsoriser un orphelin à  Gaza et en Syrie. Nous comptons sur la générosité des Mauriciens pour mener à bon port ce projet », nous dit Nazihah. Au nom des deux organisations, elle remercie les donateurs qui leur ont fait confiance.


Ali Jookun, président de l’ONG U-Link : «L’éducation inclusive pour les enfants handicapés»

030118_aliAli Jookun, président de U-Link, une association qui milite en faveur des personnes en situation de handicap, a placé la barre très haut pour 2018. Il espère que l’éducation inclusive pour les enfants handicapés devienne prochainement une réalité dans les établissements scolaires du pays. « L’éducation inclusive pour ces enfants serait un pas de plus vers la société inclusive. En 2017, j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs ateliers de travail y relatifs et j’ai également eu des rencontres avec le secrétaire permanent du ministère de l’Éducation. J’ai pu lui faire part de mes doléances et j’espère que nous allons franchir une nouvelle étape en 2018 », souligne-t-il.

Cela dit, Ali Jookun est conscient que l’éducation inclusive pour les enfants en situation de handicap nécessite des investissements massifs à tous les niveaux. « Que ce soit en termes de ressources humaines ou d’infrastructures, il faut des investissements conséquents dans tous les établissements de l’île. Cela va certainement prendre du temps mais j’espère que nous sommes en bonne voie. Les handicapés doivent pouvoir apprendre et avoir une éducation comme les autres. Ils n’auront ainsi pas de difficultés à s’intégrer au sein de notre société », ajoute-t-il.

Par ailleurs, le président de U-Link souhaite une réorganisation du National Children Council afin que les enfants handicapés soient également pris en considération. « J’ai pu avoir une rencontre avec la ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille, Roubina Jadoo-Jaunbocus, en ce sens. Je suis d’avis que si nous voulons aller vers la société inclusive à Maurice, il nous prendre en considération chaque petit détail. Les retombées sont très positive », nous dit Ali Jookun. Il nous apprend également que le Down Syndrome International (DSI) compte réaliser un sondage à Maurice prochainement. Sinon, le travailleur social indique que son combat en faveur des personnes handicapées se poursuit en 2018 avec une intensification des campagnes de sensibilisation.


Saajidah Dauhoo, présidente de SOS Poverty : «La construction d’un deuxième centre en 2018»

030118_saajidahL’année 2018 sera placée sous le signe du renouveau pour SOS Poverty. En effet, dans le cadre des 20 ans de l’association qui œuvre pour les plus démunis, la présidente de l’ONG, Saajidah Dauhoo, compte faire construire un deuxième centre à la route Abattoir à Port-Louis dans le but de venir en aide à un plus grand nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. C’est un projet que Saajidah Dauhoo tient à cœur depuis plusieurs années. « Ce deuxième centre ne sera certes pas complet comme celui à Vallée-Pitot mais il offrira presque les mêmes services soit de venir en aide aux plus démunis », souligne-t-elle.

Cela dit, pour pouvoir concrétiser ce projet social, la présidente de SOS Poverty souhaite recueillir les fonds nécessaires. « Faute d’argent, le projet n’a pu voir le jour plus tôt mais en 2018, j’espère de tout cœur que nous allons pouvoir venir de l’avant avec ce deuxième centre. Les habitants de Roche-Bois et les faubourgs avoisinants vont y bénéficier pleinement. Ce n’est pas toujours facile de recueillir de l’argent pour financer un tel projet », avance-t-elle.

Parallèlement, Saajidah Dauhoo compte ouvrir un Day Care Centre pour les personnes âgées à Vallée-Pitot, en 2018. Selon elle, plusieurs seniors de la région sont livrés à eux-mêmes alors qu’une bonne partie est abandonnée par les proches. « Ce Day Care Centre sera un lieu d’échanges pour ces personnes âgées. Elles pourront se rencontrer et passer une journée de détente entre amis. Ainsi, elles ne se sentiront plus isoler. Les personnes du troisième âge ont généralement beaucoup de choses à partager et à raconter. Il est malheureux que des enfants se servent de leurs parents et après, ils les abandonnent », ajoute la présidente de SOS Poverty.

Saajidah Dauhoo tient à rappeler que sa lutte contre la pauvreté va continuer et qu’elle viendra toujours en aide à ceux qui sont dans le besoin. « L’accompagnement scolaire ainsi que le repas chaud aux enfants continuent à être notre cheval de bataille également », fait-elle ressortir.


Fezal Ally Beegun, président de la Textile Manufacturers & Allied Union : «Sauvegarder les droits des travailleurs étrangers»

030118_fezalL’infatigable syndicaliste Fezal Ally Beegun a été de tous les combats pour sauvegarder les droits des travailleurs étrangers et mauriciens. Jour et nuit, il a été à leurs côtés pour veiller à la sauvegarde de leurs intérêts. Fezal Beegun redoute le climat de peur qui s’installe dans le secteur manufacturier avec les fermetures d’usines qui pointent à l’horizon. Il explique que des centaines de travailleurs n’ont pas obtenu de salaire depuis cinq mois et sont obligés à manifester pour obtenir leur boni de fin d’année. En 2018, Fezal Ally Beegun se battra pour que les travailleurs obtiennent un salaire décent car 70 % des ouvriers se sont endettés. En ce qui concerne les travailleurs étrangers, il veillera à ce que le ministre du Travail vienne de l’avant avec une loi pour  mettre hors d’état de nuire les faux agents recruteurs qui opèrent sans permis. Fezal Beegun fait ressortir que le ministre connaît les noms des agents recruteurs et espère qu’il agira en conséquence.

Par ailleurs, il lance un appel au gouvernement pour la construction d’un centre d’accueil décent pour les travailleurs étrangers. « Quand leurs usines ferment leurs portes  et qu’ils doivent regagner leur pays, ils sont retenus aux Casernes Centrales. Leurs mouvements sont contrôlés et leurs passeports confisqués. Or, dans un pays civilisé qui respecte les droits des travailleurs, il faut traités les travailleurs étrangers comme des êtres humains », dit-il.

Fezal Ally Beegun demande au ministre du Travail de veiller à ce que le carnet de commandes des usines qui font venir des travailleurs étrangers soit bien rempli pour au moins quatre ans. Autre cheval de bataille pour lui : l’amélioration des conditions d’hébergement des travailleurs étrangers. Il se battra pour que le gouvernement vienne avec une loi pour que les travailleurs reçoivent un traitement humain. « Il est chagrinant qu’à la veille du Nouvel An des centaines de personnes ont perdu leur emploi. Je demande la mise sur pied d’un fonds pour aider les travailleurs licenciés. Bizin arrête kozé, fine l’heure pou agir », laisse-t-il entendre.


Hydar Ryman, président de la Street Vendors Association : «Je suivrai de près le projet d’Urban Terminal»

030118_hydarLe combat pour faire valoir les droits des marchands ambulants continue pour Hydar Ryman. Il ne compte pas abdiquer et espère que les promesses faites à leur intention seront tenues en 2018. « L’année 2018 sera déterminante pour nous sur plusieurs aspects. Ce sera peut-être aussi la dernière année avant les élections générales et en tant que président de la Street Vendors Association, je veillerai au grain à ce que notre situation s’améliore », avance Hydar Ryman.

Selon lui, ce sont les quelque 1400 marchands ambulants de Port-Louis qui seront les plus concernés par les décisions gouvernementales. Mais il entend défendre les droits de ceux-ci avec rigueur. « Le ministre des Collectivités locales d’alors, Anwar Husnoo, l’ancien Lord-maire Oomar Khooleegan et le ministre Bodha nous avaient promis que la situation des marchands ambulants qui ont été relocalisés à la place Decaen et à la gare du Nord allait s’améliorer. Mais la situation est différente et les 1400 marchands ambulants sont quelque peu restés sur leur faim. Or, Nando Bodha nous a promis que la construction de l’Urban Terminal va résoudre nos problèmes. Ce projet d’envergure démarre en mars 2018 et doit prendre fin en 2020. Je suivrai de près ce projet car ce sont 1400 familles qui y sont concernés », déclare le porte-parole des marchands ambulants.

Selon Hydar Ryman, les marchands ambulants de la capitale ont été « menés en bateau » au cours de ces quinze dernières années et il est temps qu’ils obtiennent une « certaine assurance » de la part du gouvernement. « D’ici les élections générales, je compte intensifier mon combat et je ferai entendre la voix des marchands. Je ne ferai aucune concession dans mes prises de position sur cet aspect », ajoute-t-il. Par ailleurs, Hydar Ryman estime qu’il faut rendre à la ville de Port-Louis son « côté folklorique ». « Auparavant, avec les marchands ambulants et surtout durant les périodes festives, il y régnait une ambiance exceptionnelle dans la capitale et cela avait une répercussion positive économiquement. Il est dommage que tel n’est plus le cas avec la relocalisation », déplore le président de la Street Vendors Association.


Ally Lazer, président de l’ATSM : «Le combat contre la drogue continue»

030118_allyLe président de l’Association des travailleurs sociaux de l’Île Maurice (ATSM), Ally Lazer, estime que le combat contre la drogue qu’il mène depuis plus de 40 ans, va continuer en 2018 avec des campagnes intensives. Selon lui, trop de parents sont en train de souffrir à cause de leurs enfants qui sont tombés dans l’enfer de la drogue à un très jeune âge.

Selon lui, 2017 a été l’année de tous les records en termes de saisies de drogue ou autres arrestations y relatives mais il estime que le plus grand obstacle dans cette lutte demeure la corruption à tous les niveaux. « La population mauricienne a été choquée cette année avec le nombre d’arrestations, de saisies, les convocations devant la commission Lam Shang Leen et tous les professionnels impliqués dans le trafic de la drogue. Après plus de 40 ans de lutte, je ne suis guère surpris par tout cela mais j’éprouve une profonde tristesse quand les parents viennent me voir et versent des larmes de sang », nous dit le travailler social. Ainsi, en 2018, il estime que le combat doit continuer et que les campagnes seront tout aussi intensives qu’au cours des années précédentes. « Maurice a reçu la médaille d’or en trafic d’héroïne. Mais j’espère qu’en 2018, notre pays remportera l’or dans les diverses compétitions des Jeux des îles de l’océan Indien et non pas en trafic de drogue », ironise Ally Lazer. Il dit attendre avec impatience le rapport de la commission d’enquête sur la drogue que soumettront Paul Lam Shang Leen et ses deux assesseurs. « J’avais déposé la liste de quelque 136 marchands de drogue devant la commission. J’espère sincèrement qu’il y aura des mesures adéquates. Mais je ne garde pas beaucoup d’espoir car 31 ans de cela, la commission Rault n’avait pas débouché sur des actions concrètes. Attendons voir », souligne-t-il. Pour cette nouvelle année, Ally Lazer conseille aux parents de vivre « comme des camarades » avec leurs enfants.


Salim Muthy, travailleur social : «Agir comme médiateur entre la population et le gouvernement»

030118_salimTel Hercule, Salim Muthy a plusieurs travaux à entreprendre en 2018. L’infatigable travailleur social a des idées plein la tête pour la nouvelle année. Et l’un de ses priorités est d’agir en tant que médiateur, voire un facilitateur, entre la population et le gouvernement. « Beaucoup de personnes viennent me voir quand elles font face à des problèmes. Et bien souvent, elles ne savent pas à quelle porte frapper. Donc, en 2018, je me suis résolu à agir comme un facilitateur pour ces personnes. J’ai eu des rencontres avec quelques ministres et des officiels du Bureau du Premier ministre en ce sens et tout semble aller dans la bonne voie », nous dit-il.

Le combat contre l’usage de Maurice comme un paradis fiscal figure à l’agenda de Salim Muthy en 2018. Selon lui, il y a trop de sommes d’argent importantes qui quittent notre pays et sont canalisées vers d’autres pays. « C’est un très gros problème sur lequel je compte me pencher en 2018 », dit-il. Il ajoute qu’il compte mener une lutte afin que la Public Procurement Act soit amendée pour qu’il y ait plus de transparence. « La section 16 de cette loi m’intéresse particulièrement. Je suis d’avis qu’il faut venir de l’avant avec des amendements car lorsque le gouvernement lance des appels d’offres, ces derniers sont publiés dans la presse. Or, aucune information n’est rendue public lors de l’allocation des contrats après l’exercice d’appels d’offres », souligne-t-il.

Par ailleurs, Salim Muthy compte mener une campagne agressive pour sensibiliser les Mauriciens sur le surendettement. Le travailleur social estime que c’est un fléau qui touche de plus en plus de personnes à Maurice et que cela a une répercussion directe sur la vie personnelle, sociale et économique des gens. Autre combat que compte mener Salim Muthy concerne l’internet à Maurice. « La qualité d’internet que propose Mauritius Telecom en termes de capacité/coût laisse à désirer tout comme les chaînes de télévision My T. J’ai quelques propositions intéressantes à faire », indique-t-il. Enfin, en 2018, Salim Muthy compte formuler une demande au gouvernement pour venir de l’avant avec un « Land Court » car il estime que de nombreuses personnes font face à des problèmes de terre avec plusieurs cas en Cour suprême. « Cela servirait à décongestionner la Cour suprême », avance-t-il.


Georges Ah Yan, président du FCL : «Campagne intensive pour sauvegarder nos plages»

Georges Ah YanGeorges Ah Yan, le président du Forum Citoyens Libres (FCL), ne compte pas baisser les bras dans son combat pour préserver l’environnement et pour sauvegarder nos plages. Selon lui, il existe plusieurs failles dans nos lois qui favorisent ainsi « l’accaparement des plages publiques ». En 2018, il mettra les bouchées doubles pour faire entendre la voix des citoyens. Le 28 janvier, il organisera une marche de Surinam à Pomponette à 10h.

« C’est la prérogative du ministre de proclamer ou pas le statut de nos plages. Je réclame ainsi un projet de loi pour changer cette manière de faire. C’est au Conseil des ministres d’en décider ensuite », dit-il. Georges Ah Yan est aussi d’avis que les « hard copies » des documents concernant les projets hôteliers doivent pouvoir être accessibles au public. Il soutient que de nombreuses personnes n’ont pas accès à l’internet et ne peuvent donc pas consulter ces documents. « Si les projets concernent nos plages, j’estime qu’on a le droit d’avoir une copie », ajoute-t-il. Parallèlement, dans le but de préserver l’environnement, le président du FCL souhaite que les « wet lands » soient reconnues patrimoine nationale. Il argue qu’il n’existe aucun arpentage de ces vastes zones humides à Maurice et que les autorités peuvent « céder ces terres aux étrangers comme bon leur semble. »

Au cours de ces 19 dernières années de lutte, Georges Ah Yan dit constater une réduction de nos plages. « Il existe les facteurs naturelles et le réchauffement climatique mais il y a aussi les ravages causés par l’homme. Et d’ici 2050, nous allons perdre encore 16 km de plage à Maurice. C’est conséquent et il nous faut agir dès maintenant », fait-il ressortir. Selon lui, il est paradoxal que le gouvernement est en train de parler de développement durable et qu’en même temps, il est « en train de détruire nos plages. » « Il faut changer les loi et les normes environnementales avec l’aide de l’UNESCO et les autres instances internationales. À la veille de la COP24, il est essentiel que Maurice commence à prendre conscience des enjeux environnementaux », dit-il. En 2018, Georges Ah Yan avance qu’il pourra s’appuyer sur l’aide de plusieurs « resource persons » pour qu’il puisse mener à bien ses combats écologiques.

Rahim Murtuza et Nuur-Uddin Jandanee

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