samedi , 24 août 2019
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centre Dr Idrice Goomany

Le centre Dr Idrice Goomany – 32 ans d’existence : Imran Dhanoo invite les firmes et compagnies à sponsoriser le centre

Le Centre Dr Idrice Goomany célèbre le 16 avril prochain sa 32ème année d’existence. Cependant, Imran Dhanoo responsable du centre, nourrit les plus vives craintes pour l’avenir. La raison ?
Les finances du centre sont dans le rouge. 

Selon lui, le Centre Dr Idrice Goomany a grandement besoin d’un sponsor pour maintenir le cap. Depuis 2008, le Grant In Aid est resté le même et le Centre Dr Idrice Goomany n’a obtenu aucune augmentation de l’État. Et pourtant le Centre Goomany a toujours joué son rôle pour venir en aide aux toxicomanes et a été un partenaire de l’État..

Certes, le Centre Dr Idrice Goomany obtient un soutien financier mensuel du ministère de la Santé et de la Qualité de Vie mais les salaires des employés ainsi que les frais courants le bouffent presque entièrement.

Ventilation des dépenses

Des professionnels ainsi que des médecins bénévoles encadrent une équipe de cinq travailleurs sociaux et une secrétaire qui travaillent à plein temps. Le centre Goomany occupe depuis janvier 1992 un bâtiment d’un étage érigé par le «Trust Fund for Treatment & Rehabilitation of Drug Addicts» sur un lopin de terre loué à bail par la mairie de Port Louis. Tous les frais courants et l’achat des équipements étaient encourus par l’Agence Nationale pour le Traitement et la Réinsertion des Toxicomanes (NATRESA). Depuis la fermeture de la Natresa, c’est le ministère de la Santé qui finance le centre.

Les frais médicaux et de papeterie sont pris en charge par le département de Bien Être Social de la mairie de Port Louis. Le groupe Currimjee finance l’Economic Empowerment Program de 9 personnes nécessiteuses en phase de réinsertion. La subvention de la Corporate Social Responsibility aide aussi à couvrir d’autres frais. Si les responsabilités sont lourdes, les dépenses ne le sont pas moins.

Imran Dhanoo lance ainsi un appel aux firmes privées, aux compagnies et aux personnes qui se sentent concernées par les problèmes de la toxicomanie d’aider le Centre pour continuer à offrir ses services à la réhabilitation et réinsertion des drogués.

Encore que selon lui, après 32 ans d’existence, le centre fait face à un formidable défi : les ravages des drogues de synthèse. Pour le directeur du centre de désintoxication, il est important que les ONGs et l’État développent une stratégie commune et une posture cohérente pour combattre la grosse menace des drogues de synthèse. Imran Dhanoo est pour une concertation hebdomadaire entre toutes les parties concernées pour ébaucher un plan et partager des informations. « Ce que nous vivons maintenant, l’Europe connaît pire depuis 2008, » souligne-t-il.

Il lance un appel aux jeunes pour venir joindre l’équipe existante. Le Centre Dr Idrice Goomany projette l’idée de lancer une aile féminine cette année.

Plusieurs projets sont en chantier dont l’informatisation de toutes les données et la classification des noms des personnes selon les progrès notés après leur traitement. Au mois de juin 2018, un film sur la drogue synthétique intitulé «Synthetique péna nissa» sera lancé par le ministre Anwar Husnoo.

Un autre projet que Imran Dhanoo a à cœur est celui de la mise sur pied d’une ferme thérapeutique pour les toxicomanes.

Les statistiques pour 2017

1. Pour l’année 2017, 61 sessions du programme de prévention sur la drogue et HIV/AIDS ont été tenues.
2. 7,317 personnes ont suivi les sessions éducatives. Les sessions ont été tenues dans les écoles, la communauté, les organisations, les associations féminines et les familles.
3. 498 hommes et 22 femmes ont contacté le centre pour des traitements.
Alcoolisme: 7
Brown Sugar : 386
Synthétique: 56
Tabagisme: 8
Marijuana :13
Subutex : 7
Usagers de drogues multiples: 5
Psychotrope: 15
Colle : 15.
Le nombre de femmes concernées par le Brown Sugar :15
Alcool: 4
Synthétique : 2
Colle:1
70% des personnes ayant une dépendance à l’héroïne qui ont contacté le centre ont déjà consommé de la drogue synthétique.
En ce qui concerne le traitement par Méthadone en 2017, 76 hommes et 7 femmes suivent cette thérapie de substitution.

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