jeudi , 21 septembre 2017
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Un calligraphe de grand talent – Nizam Baboorally : « J’écris les paroles d’Allah sans réclamer un sou »

Dans le cadre des vacances scolaires, le Jum­mah Mosque a organisé un atelier de travail sur la callagraphie islamique destiné aux enfants fréquentant la madrassa.Nissar Ramtoola, le président de la Jummah Mosque, avait invité un calligraphe émérite, Muhammad Noor Nizam Baboorally. Ce Mauricien établi en France depuis 30 ans était mardi matin à la Jummah Mosque et s’est retrouvé entouré des élèves de la madrassa et quelques touristes qui ont assisté, émerveillés, à la naissance sous son stylo de formes géométriques représentant les lettres de l’alphabet arabe. Nizam Baboorally, qui est Hafeez-ul Quraan, manie son stylo avec une facilité déconcertante. En quelques touches, il écrit le nom du prophète Muhammad (pssl) en plusieurs dimensions. Les enfants ont l’oeil rivé sur une feuille de papier et essaient d’imiter le maître.

La calligraphie est dans mon sang

Nizam Baboorally rappelle que la calligraphie arabe remonte au 8e siècle. « Auparavant on sculptait sur des rochers, on écrivait sur des écorces d’arbres, sur du papyrus et sur des peaux d’animaux. La calligraphie est un art et cela demande de la pratique », nous dit l’artiste. Nizam Baboorally précise qu’il ne réclame pas un sou quand il est appelé à calligraphier des versets du Coran sur les murs dans des mosquées. Il a à son actif, la calligraphie dans une mosquée en France de la sourate Ayat-ul-Kursi sur un pan de mur de 25 mètres de long. Il a fait le tour du monde sur invitation pour des travaux de calligraphie arabe sans réclamer un sou. Pour atteindre un tel niveau d’excellence, cela lui a pris 12 années d’observation. Il se souvient avoir rencontré un calligraphe irakien qui lui avait dit qu’il ne deviendrait jamais calligraphe. « Oubliez votre envie, abandonnez toutes vos prétentions », lui avait dit l’Irakien. Piqué au vif, Nizam a fait le contraire. Il a alors commencé à observer et à apprendre les rudiments de cet art. « Il n’y a pas de secret pour devenir calligraphe. La calligraphie est dans mon sang, je l’ai hérité de mon père. On ne s’improvise pas calligraphe », souligne l’artiste.

Profil

Né à Maurice, Nizam Baboorally a grandi à la Réunion.. La passion de la calligraphie lui a été léguée par son père bijoutier-joaillier qui gravait directement sur les bijoux. Depuis 25 ans, Nizam contribue au rayonnement de la calligraphie qui est un régal pour les yeux.

Pour sa part, Nissar Ramtoola, président de la Jummah Mosque, nous a déclaré que durant les vacances scolaires tous les élèves des autres madrassas seront invités à participer à d’autres activités islamiques pour mieux meubler leur temps dans un cadre islamique propice à leur épanouissement.

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