mercredi , 13 décembre 2017
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Bilkiss Jeetun Abdoolah

Bilkiss Jeetun Abdoolah : elle conteste sa mise à la retraite forcée

Bilkiss Jeetun Abdoolah «Research Scientist /Senior Research Scientist» (Entomology), a été mise à la retraite forcée pour raisons de santé. Elle conteste vivement cette décision prise par un ‘ médical board’.

Bilkiss Jeetun Abdoolah crie à l’injustice après que le ‘board médical’ ait conclu qu’elle n’est pas en mesure de continuer à travailler pour des raisons de santé et l’a forcée à prendre sa retraite prématurément. Elle avance des arguments solides pour soutenir sa contestation:  tous les tests médicaux qu’elle a effectués depuis 2012 démontrent que son taux de ‘Cholinesterase’ est bas et tous les certificats médicaux attestent qu’elle est médicalement apte à travailler. Elle indique aussi que tous les résultats des vingt prises de sang qu’elle a été forcée à faire depuis  2013 sont négatifs. Elle croit donc dur comme fer que sa mise à la retraite prématurée a d’autres motifs que ceux invoqués.

Elle considère, par ailleurs, que le département concerné pratiquerait une politique de deux poids deux mesures. En effet, alors qu’il a été d’une inflexibilité rigoureuse à son égard,   il a été plus souple et moins regardant à l’égard d’autres  employés. Celui-ci souffrant de la maladie d’Alzheimer a continué à travailler. Ce laboureur-là, amputé du pied, a été muté pour assumer des tâches légères (light duties). Ces deux femmes affectées aux travaux de champ qui sont désœuvrées  mais qui n’ont pas été mises à pied sur recommandation du « board ». Ce chauffeur qui avait subi une chirurgie cardiaque et qui été promu comme « clerk ».

Bilkiss Jeetun Abdoolah a déposé une plainte auprès de l’Equal Opportunity Commission (EOC), du National Human Rights Council (NHRC) et du ministère du Travail. D’ailleurs, le ministère du Travail a ordonné au département concerné de trouver un travail pour la contestataire et de ne pas la pénaliser car tous les test effectués chaque six mois démontrent qu’elle n’est exposée à aucune maladie.

Bilkiss Jeetun Abdoolah explique que l’examen de la cholinestérase permet de déterminer si une personne a été en contact et/ou a été intoxiquée par des substances que l’on trouve  dans certains pesticides. Or, elle affirme que sur son lieu de travail, elle ne manie aucun pesticide. En 2013, elle effectue un test dans un laboratoire privé qui trouve que le résultat de l’examen n’est pas alarmant. Le Dr Sivapargassen avait envoyé un rapport pour demander son redéploiement.

Bilkiss Jeetun Abdoolah fait ressortir qu’elle est humiliée sur son lieu de travail et reste  sans rien faire toute une journée.

Elle a contracté un emprunt pour construire sa maison et il y a six mois elle devait contracter un autre emprunt du Mutual Aid mais elle y flaire un piège. « Mo supérieur ti conné ki zotte pe force moi pou retire. Ki faire li fine signe document pou mo prend loan Mutual Aid ? », demande-t-elle.

C’est le 10 novembre 2017 qu’elle a reçu un courrier signé du Chief Executive Officer pour l’informer  de son placement en congé maladie et de sa mise à la retraite éventuelle. «The medical board which examined you on 6th May 2017 has found you unfit to discharge duties of your post as Research Scientists /Senior Research Scientist. Thus you are being placed on sick leave forthwith.

Arrangements are being made to retire you on medical ground. A further communication regarding your retirement will follow in due course ».

Mère de trois enfants, Bilkiss Jeetun Abdoolah trouve injuste la décision du board. « Je ne resterai pas les bras croisés et je me battrai jusqu’au bout », lance-t-elle.

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