vendredi , 23 juin 2017
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Bilan 2016 : Les PME toujours en quête de stabilité

Dans son dernier budget, le ministre des Finances avait annoncé plusieurs mesures pour les petites et moyennes entreprises. Parmi, la suspension des Trade and Licenses Fees de moins de Rs 5 000 pour les trois prochaines années, la mise sur pied d’un National SME Incubator Scheme et la création de deux SME Industrial Parks, entre autres. Si l’actuel directeur de la SMEDA, Phalraj Servansingh, se dit satisfait de l’année 2016, Vijay Ramgoolam, l’ancien directeur, ne partage pas cet avis. Débat.

Phalraj Servansingh : « 2016 était l’année de l’action »

Le directeur de la Small and Medium Entreprises Development Authority (SMEDA), Phalraj Servansingh, explique que l’année 2016 était l’année de l’action et de l’implémentation des projets. « Cette année, nous avons initié et implémenté plusieurs projets. Des nouveaux plans ont été introduits pour les petites et moyennes entreprises. La SMEDA a aussi créé sa toute première académie d’artisanat où des cours sur le textile, des bijoux fantaisies et la menuiserie sont offerts gratuitement. L’académie est ouverte pour tous ceux qui veulent apprendre l’artisanat. Ainsi, la SMEDA est en train d’innover encore plus », indique-t-il.

Il soutient que le Business Facilitation Scheme mis sur pied a aidé plusieurs entrepreneurs à travers le pays. « Chaque PME fait face à des problèmes différents. Afin d’aider les PME et d’apporter le soutien nécessaire, la SMEDA leur donne la possibilité de s’entretenir avec des consultants afin de trouver ensemble des solutions. Les consultations sont gratuites et sont disponibles à travers le pays. L’entrepreneur doit seulement implémenter les recommandations sur ces propre frais. Plusieurs PME ont déjà bénéficié de ces facilités », dit-il.

En outre, le Managing Director indique que My Biz a travaillé très dur cette année. «Je ne comprends pas comment les gens peuvent critiquer My Biz car il est en train de faire ses preuves. Il y a un grand nombre de personnes qui sont venues vers l’organisme. Les start-ups ont bien reçu de l’aide de My Biz. L’organisme dispense des informations importantes qui concernent le lancement d’une entreprise. La mise en marche des logiciels informatiques est sur la bonne voie. D’ailleurs, My Biz a mis sur pied plusieurs projets pour les nouveaux PME », ajoute-t-il.

Selon Phalraj Servansingh, toutes les foires organisées durant l’année ont connu un grand succès et les PME en ont bénéficié pleinement. « La grande foire de la SMEDA ainsi que les foires régionales ont eu un impact positif. Nous avons pu créer plus de visibilité pour ces PME. Nous avons déjà trois SME Parks avec environ 100 espaces dédiés aux entrepreneurs. Ils doivent en tirer profit », soutient-il.

Il estime que le gouvernement et la SMEDA ont agi comme facilitateurs en initiant plusieurs projets au cours de l’année mais que maintenant c’est aux entrepreneurs de s’adapter et de saisir les opportunités. « L’année 2017 sera encore plus prometteuse », déclare-t-il.

Vijay Ramgoolam : « Un fiasco total pour les PME »

Ancien directeur de la SMEDA, Vijay Ramgoolam estime que l’année 2016 a été un fiasco total pour les PME. Pour lui rien n’a changé et toutes les promesses faites n’ont pas été tenues.

« La situation est encore plus pitoyable. Nous nous attendions à mieux mais rien n’a été fait. La SMEDA a failli dans sa tâche. La raison d’être de My Biz est remise en question. My Biz avait la tâche d’offrir tous les services dont les entrepreneurs ont besoin pour lancer et faire fructifier leur commerce. Mais malheureusement il ne sert à rien et ne fonctionne pas comme prévu. Il était prévu que les procédures allaient être accélérées mais en vain. Une autre institution qui a failli dans sa mission est la Maubank. Elle devait proposer plusieurs plans aux PME. Néanmoins celles-ci ont été déçues car elles n’ont pas eu des emprunts nécessaires », souligne-t-il.

Il laisse entendre aussi que tous les systèmes mis en place pour les PME n’ont pas fait leurs preuves. « La SMEDA et le gouvernement ont perdu plus de temps au lieu de venir en aide aux PME. Les anciennes méthodes qui ont fait leurs preuves ont été mises de côté. Un des plus grands soucis des PME c’est avoir des emprunts sans garantie. Les PME éprouvent d’énormes soucis pour pouvoir avoir une garantie. Il fallait trouver une solution pour soulager ces gens au lieu de leur compliquer la vie. My Biz sert seulement à fournir des informations mais n’éradique pas les problèmes. Pourquoi ne pas donner des emprunts par rapport aux besoins des entrepreneurs? Je cite en exemple le cas d’un entrepreneur qui a besoin d’un emprunt pour acheter une machine pour travailler. Pourquoi ne pas acheter la machine et la lui donner ? Au fur et à mesure qu’il travaille et génère de l’argent, il pourra rembourser sa dette. Dans le passé, nous avons procédé de la sorte », fait-il ressortir.

Selon l’ancien directeur, avoir des consultants à travers le pays n’est pas une bonne idée. «Les consultations servent à montrer aux PME les problèmes auxquels ils font face déjà. Ils vont uniquement donner des conseils et faire des recommandations. Mais les PME savent déjà ce qu’il faut faire mais n’ont pas les moyens pour appliquer les recommandations. Au lieu de dépenser de l’argent sur les consultants, pourquoi ne pas mettre en avant des systèmes pour aider les PME à s’améliorer », se demande-t-il.

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