lundi , 17 février 2020
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Avinash Teeluck

Avinash Teeluck, ministre des Arts et du patrimoine culturel : «Le dossier Hadj 2020 est l’une de nos priorités»

Le nouveau ministre des Arts et du Patrimoine culturel veut insuffler un nouveau dynamisme à son ministère pour l’avancement de la culture. Le Hadj 2020 et la mise sur pied de l’Arabic Speaking Union  figurent parmi ses principales priorités.

En tant que jeune ministre, comment comptez-vous donner une nouvelle impulsion à votre ministère ?
Je suis déjà quelqu’un de dynamique et de normalement positif. J’ai également été toujours actif tant sur le plan professionnel que social. Donc, c’est un nouveau dynamisme que je souhaite apporter. J’encourage déjà mes officiers à faire de leur mieux et je suis toujours à l’écoute et ouvert à des suggestions valables pour l’avancement de la culture. J’apporterai mon dynamisme et la compétence qu’il faut pour redonner un nouveau souffle à notre politique culturelle avec la mise en chantier de nouveaux projets d’envergure ayant pour objectif de mettre en valeur notre identité mauricienne et riche patrimoine culturel.

Avec le changement d’appellation du ministère, la sensibilisation sur des questions de protection, de conservation et de restauration de notre patrimoine culturel sera également notre cheval de bataille.

Le discours programme du gouvernement ne mentionne aucun projet concernant le domaine de l’art et de la culture. Cela vous a-t-il surpris ?
Pas du tout. Bien au contraire. Ayez une lecture plutôt approfondie du discours programme, car il y a tant d’éléments qui sont en faveur de la culture.

L’accent a été mis sur le tourisme culturel, un secteur qu’on souhaite développer davantage afin qu’il puisse contribuer dans l’économie mauricienne. En effet, ce que je souhaite c’est que la culture mauricienne soit beaucoup plus présente dans ce qu’on offre aux touristes. A cet effet et avec le soutien de mon collègue du Tourisme, nous essaierons de développer tout un segment d’activités autour de notre riche patrimoine culturel matériel et immatériel générant des bénéfices économiques. Je souhaite que notre culture mauricienne puisse participer au rayonnement de notre pays dans le monde.

Globalement nous voulons placer la culture Mauricienne au panthéon et nous ferons tout pour atteindre le niveau d’excellence.

Ou en sont les projets annoncés dans le manifeste de l’alliance gouvernementale a l’instar du stade dédié aux activités artistiques et des villes et villages avec un carrefour d’artistes ?
On travaille déjà sur plusieurs projets annoncés dans notre manifeste électoral. L’une de nos priorités est déjà la mise sur pied du musée intercontinental de l’esclavage. Ce projet, qui est suivi directement par le Premier ministre, est sur la bonne voie. En ce qui concerne un stade dédié aux activités artistiques, j’ai déjà eu une rencontre avec mon collègue du ministère de la Jeunesse et des Sports. Nous avons déjà identifié un lieu, qui est idéal à mon avis. J’ai moi-même été dans l’évènementiel donc je peux autant en témoigner. Les cadres techniques de mon ministère se penchent déjà dessus. Je donnerai plus de détails en temps et lieu.

Inauguré ce samedi 1er février, le musée en plein air du Morne se veut être une attraction phare. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Je peux déjà vous dire que ce musée en plein air est une première. Ce musée est une réplique d’un ancien village au Morne-Trou Chenille, connu comme le berceau du peuplement de la région sud-ouest de Maurice. Trou Chenille avait été le premier village formé par les esclaves après l’abolition de l’esclavage et il est maintenant considéré comme l’un des attributs qui soutiennent la valeur universelle exceptionnelle du paysage culturel du Morne, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce projet vise à contribuer à sensibiliser le public à l’importance culturelle de Trou-Chenille et du Morne comme symboles universels de la résistance à l’esclavage.

Sinon, depuis votre investiture, avez-vous eu l’occasion de vous pencher sur le dossier Hadj 2020 ?
Bien évidemment. Le dossier Hadj 2020 est l’une de nos priorités en ce moment. J’ai déjà rencontré les officiers responsables de ce dossier important au sein de mon ministère et également les membres de l’Islamic cultural centre pour d’abord comprendre tous les préparatifs autour et je souhaite les suivre de près pour m’assurer que le hadj 2020 se déroule sans anicroche. Une pre-hadj mission est prévue pour la semaine prochaine. Une équipe se rendra, en effet, à Makkah, Madinah et Jeddah du 3 au 7 février pour prendre connaissance des dispositions prises par les autorités saoudiennes pour accueillir les pèlerins et constater de visu les facilités que les organisateurs mettront au service de nos concitoyens.

Votre prédécesseur avait annoncé un système de « E Hadj » pour bientôt. Quand sera-t-il en vigueur ?
Justement, c’est l’un des sujets qui sera également évoqué par l’équipe de la pre-hadj mission. Notamment, une formation sur le e-hadj system.

En décembre dernier, vous annonciez que votre ministère travaille sur la mise sur pied d’une Arabic Speaking Union. Où en sont les travaux ?
La mise en place de l’Arabic Speaking Union reste une de mes priorités D’ailleurs, j’ai déjà demandé à ce qu’on réactive les démarches pour la constitution du board.

Par ailleurs, quels sont les projets que le ministère a pour l’Urdu Speaking Union ?
Je salue déjà le travail colossal qu’abat l’Urdu Speaking Union dans la promotion de la langue ourdoue. Je reste ouvert à toute proposition pour promouvoir davantage cette langue qu’on a hérité de nos ancêtres et qu’on a su préserver au fil des ans.

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