mercredi , 23 octobre 2019
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ALLY BHUGALOO

ALLY BHUGALOO, marchand de pistaches : «Mon père m’a légué un art de vivre»

Qui ne connaît pas Ally, le marchand  de pistaches ? Ce métier, il l’affectionne et il le fait avec son cœur. Il aime raconter des anecdotes. Il nous a aussi surpris par son aisance à utiliser des devinettes. Rencontre.

En 1986, Ally Bhugaloo s’installa à l’angle des rues Bourbon et Rémy Ollier,  à Port-Louis. Il commença à vendre  au public des sachets de pistaches et des pois chiches qu’il exposait  sur une petite table. Depuis, Ally est passé maître dans l’art de préparer des pistaches salées et grillées et des pois chiches. Ses clients sont toujours revenus. À  ceux qui achètent ses produits,  Ally leur offre une poignée de pistaches en plus. Très vite, il allait se faire connaître de par son approche avec le public. Il considère que la vie est un cadeau de Dieu. « Notre plus grande richesse : les gens nous aiment et cela qui que nous soyons», nous dit-il.

Afin de répondre à la demande de ses clients, Ally doit se réveiller  à 4 heures du matin tous les jours. Commence alors la première étape de sa journée. Il prépare les pistaches et vers 9 heures, il quitte sa maison pour se diriger  vers la rue Bourbon. Il installe sa petite table et laisse son épouse vendre les pistaches. Alors, Ally va faire la livraison de ses sachets de pistaches dans les bureaux. Les samedis, Ally va vendre ses pistaches grillées au Champ de Mars. On le retrouvera aussi les dimanches à l’angle des rues Arsenal et Royal, à Port-Louis. Sa joie c’est de voir  revenir ses clients. Cela le motive à leur offrir la meilleure qualité de ses produits. Et lors de notre entretien, des gens de toutes les couches sociales, des employés de bureaux, des éboueurs, des étudiants sont venus acheter des pistaches. Et c’est qui nous a frappé le plus, Ally les considère comme de vieux amis. « Mon père m’a légué un riche héritage et m’a aussi inculqué cet art de vivre et la bonne approche aux clients », dit-il encore. À son tour de transmette ces valeurs à son fils.

Persévérance

Sa réussite au travail, il la doit à sa persévérance et  aux conseils de son père, Isoop. « Ce n’est pas un travail facile, il faut trouver des pistaches de  bonne qualité. Car, il faut aussi reconnaître que le client est roi. Des fois, il est exigeant. Alors, comme vendeur je dois m’assurer que tout se passe bien. Le dialogue entre mes clients et moi doit continuer à prévaloir », dit-il. Ally pense que si on fait un métier en y mettant du cœur, alors il devient votre passion. Pour lui, quitter ce travail pour faire un autre serait difficile. D’ailleurs, il n’y a jamais pensé.

Soulignons qu’Ally  Bhugaloo a vu le jour à Camp-Fouquereaux. Mais, il a passé son enfance tantôt  à Camp-Fouquereaux et tantôt à Port-Louis suite à une décision de ses parents. Ally  n’a jamais été à l’école, mais quand on l’entend  parler, personne ne dirait qu’il n’a pas été scolarisé. C’est un regret qu’il  porte toujours dans son cœur.  Toutefois, il remercie son père. « Mon père  a été  lui-même marchand des pistaches et c’est lui  qui a lancé ma carrière. Des fois, je me pose la question : je savais lire et écrire et si j’avais des diplômes, serais-jeaussi heureux ? » s’interroge-t-il.

Et avant de nous quitter, il nous raconte une petite anecdote.

« Alors qu’il faisait un voyage en Inde, mon père Isoop s’était égaré. Plusieurs jours sont passés sans qu’il ne donne signe de vie. On le croyait mort, mais voilà qu’on va le retrouver. Il avait passé quinze jours dans le coma suite à un accident.  Il a repris connaissance par la suite », nous raconte-t-il.

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