samedi , 18 mai 2019
Accueil / Actualités / Adeelah Kodabux : elle collabore avec la Fondation Mo Ibrahim
Adeelah Kodabux

Adeelah Kodabux : elle collabore avec la Fondation Mo Ibrahim

Chargée de cours à la Middlesex University Mauritius, Adeelah Kodabux a fait parler d’elle après que son article a été bien apprécié par l’équipe de recherche de Mo Ibrahim. Jeune et dynamique,  elle a très vite grimpé les échelons du succès. Rencontre avec cette jeune académicienne.

Adeelah Kodabux enseigne les modules, théories des relations internationales, géopolitique mondiale et analyse des médias. Détentrice d’une maîtrise en développement international et d’une licence en sciences politiques de l’université de Birmingham, Adeelah prépare actuellement sa thèse sur la convergence du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud sur la configuration des BRICS et ses implications pour le Sud.

D’ailleurs, les différentes recherches de cette chargée de cours ont été publiées dans des revues internationales. Deux de ces recherches sont liées à la mise en œuvre d’une stratégie de soutien à l’apprentissage des étudiants et à sa pertinence pour le campus grandissant de l’Université  Middlesex à Maurice. Un autre de ses articles a été publié dans une revue australienne.

Un autre article portant sa signature concerne Ibrahim Index of African Governance dans lequel elle a examiné de manière approfondie la méthodologie de l’indice et souligné l’importance de la définition des indicateurs utilisés. Elle indique qu’en juillet 2018, elle a présenté une partie de cette recherche lors d’un forum organisé par l’Association des études internationales en Équateur. Son article sur l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique a retenu l’attention de l’équipe de recherche de la Fondation Mo Ibrahim. Celle-ci l’a contactée et elle a pu rencontrer des membres de son conseil d’administration à son siège à Londres. « Suite au lancement de leur rapport 2018 de l’IIAG, je les ai invités à présenter leurs conclusions à la Middlesex University Mauritius. Le 16 novembre, ils sont intervenus numériquement sur notre campus où ils ont partagé leurs nouvelles découvertes. Des participants de différents secteurs étaient présents. Ils ont contribué à une discussion dynamique sur le thème de la mesure de la gouvernance et ont même fourni aux équipes de recherche des idées à prendre en compte dans leurs travaux futurs », lance-t-elle.

Le monde universitaire

Adeelah nous explique aussi que le monde universitaire a beaucoup à offrir. « En plus d’enseigner, j’apprends. Les milieux universitaires encouragent l’analyse approfondie de ce que nous savons déjà et aussi apprendre des nouvelles choses. De temps en temps, une question ou un commentaire de la part d’étudiants ou de collègues chercheurs peut me laisser envisager un sujet d’une nouvelle manière », dit-elle.

Notre interlocutrice confie qu’elle a choisi la filière politique et relations internationales suite à sa détermination à remettre en question des hypothèses sur la société et tout événement sociétal ou politique ayant une influence sur l’évolution de l’histoire. « En tant que chercheur, je peux examiner des théories qui expliquent ces phénomènes et déterminent la manière dont ils sont compris. J’aime particulièrement étudier ces interprétations théoriques car elles me poussent à considérer les facettes qui sont délibérément omises dans ces cadres et les implications de cette omission intentionnelle », souligne-t-elle.

Autres activités

Adeelah est aussi membre du comité du forum universitaire anti-corruption de l’ICAC. C’est une plate-forme où des universitaires de différents établissements d’enseignement supérieur (publics et privés) se rencontrent régulièrement, dit-elle. Selon, elle ce comité offre l’occasion d’examiner l’éducation à l’éthique et les possibilités de recherche collaborative sur la corruption. « J’ai également été responsable de l’organisation et de la mise en place d’un cours sur la communication pour Durrell Wildlife Conservation à Maurice. Les participants à ce cours venaient du secteur public et d’organisations non gouvernementales. C’était une excellente occasion de faire connaissance avec leurs différents travaux sur le rétablissement des espèces en péril sur l’île », relate-t-elle.

Ses souhaits

Adeelah révèle qu’à l’Université Middlesex de Maurice, il existe des possibilités d’échange de connaissances et de partage d’informations entre l’université et la société en général. « Nous souhaitons élargir nos réseaux de recherche et nos relations avec l’industrie. La recherche affine nos pratiques pédagogiques mais peut également avoir un impact sur la communauté. Dans un avenir proche, j’espère pouvoir continuer à approfondir mes recherches sur la mesure de la gouvernance en mettant un accent particulier sur l’Afrique et sur une étude des économies émergentes », souhaite-t-elle.

Commentaires

A propos de Nafissah Fakun

Ceci peut vous intéresser

eau

L’eau : une source vitale à ne pas négliger !

Pendant le mois du ramadan, les organismes du corps sont mis à l’épreuve. Donc, il …